FSWeekend 2026 : les news qu’il ne fallait pas rater

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FSWeekend 2026, c’est l’instant où la simulation arrête de promettre des lendemains parfaits et commence à poser des clous dans le réel. Lelystad, Aviodrome… ce n’est plus seulement un salon. C’est une piste de décollage pour des annonces qui, parfois, changent ton cockpit sans même toucher ton matériel. Cette année, le programme est clair comme un ciel d’hiver : Microsoft Flight Simulator, Navigraph, Aerosoft. Chacun vient déposer sa pièce sur l’échiquier, à heure fixe, sur la scène FSElite.

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Un peu de contexte

FSWeekend 2026 se tient les 21 et 22 mars à l’Aviodrome de Lelystad. Le cœur battant de l’événement, c’est le FSElite Stage : un “hub” d’annonces diffusées en direct. C’est un salon qui réunit plus de 60 exposants et une foule de passionnés. Ce n’est pas un détail : ici, on vient autant pour écouter que pour toucher.

Et surtout, Microsoft est là en personne : une présence officielle qui donne du relief à la keynote MSFS. Quand l’équipe du simulateur monte sur scène, ce n’est pas pour faire de la figuration c’est pour donner une direction.

Côté planning du samedi, mon attention s’est portée principalement sur : Microsoft Flight Simulator à 10h30, Navigraph à 12h00, Aerosoft + ToLiss à 15h00. Au cours de cette journée, il y a également eu les annonces de Moza Flight et WinCTRL, qui ont eu le privilège d’avoir leur propre actualité dédiée.

Sur le papier, le dimanche semble plus détendu. Virtual Fly démarre à 11h00 CET et ExcellAir à midi. C’est exactement le genre de “calme” que j’apprécie. Le jour où les détails se révèlent et le concret prend enfin le pas.

MSFS 2024 : Microsoft arrive, et ce n’est pas pour faire de la figuration

Microsoft a profité de FSWeekend pour dévoiler une véritable feuille de route de ce qui arrive et de ce qui est déjà sorti. Oui, déjà, et c’est un peu la surprise. Car pour une première parmi les exposants, le président de MSFS a montré des choses concrètes. La mauvaise nouvelle, c’est que la Sim Update 5 est malheureusement décalée de quelques semaines, et ce pour une bonne raison.

PSVR2 sur PS5 : la VR console arrive

Microsoft confirme l’arrivée du support PSVR2 sur la version PS5 avec la future Sim Update 5 (SU5). C’est un changement important : jusque-là, la VR restait essentiellement une affaire de PC. C’est d’ailleurs la principale raison du retard de la SU5. Désormais, il faut miser sur le cross-plateforme. Ce sera aussi une première pour un jeu qui se veut contemplatif, car pour rappel, la VR n’est pas prise en charge sur les Xbox Series S/X.

City Update 14 : Benelux

City Update 14 “Netherlands and Belgium” est annoncé comme disponible et directement lié au lieu de l’évènement. Il fallait faire passer la pilule de la SU5 et quelle meilleure façon que de nous annoncer une nouvelle city update. Il s’agit d’un pack axé sur le Benelux, avec des villes aux Pays-Bas et en Belgique. Le tour d’horizon bientôt sur SuperChicane.fr.

AAU4 + Sim Update 5

Le nerf de la guerre pour MSFS 2024, c’est d’aligner les avions hérités avec les “standards 2024”. Microsoft confirme que l’AAU4 arrivera avec le SU5. AAU4 signifie Aircraft & Avionics Update 4. L’idée : mettre à jour plusieurs appareils pour les amener aux standards 2024.

L’Aircraft & Avionics Update 4 concerne plusieurs avions, notamment les ATR 42/72, Antonov An‑2, Fokker F.VII, Latécoère 631 et Savoia-Marchetti S.55, et apporte également l’intégration des Avidyne IFD 540/550 comme options avioniques pour les développeurs.

Local Legend : le Fokker F27 “Friendship” (iniBuilds)

Microsoft a dévoilé une carte qui touche en plein cœur : la Local Legend 23, le Fokker F27 “Friendship”, développé par iniBuilds. Ce turbopropulseur régional néerlandais est un avion de ligne “à taille humaine” — pas fait pour impressionner, mais pour connecter, assurer les rotations et faire vivre des centaines d’aéroports jour après jour. Et forcément, avec le FSWeekend qui se tient en Hollande, ce choix a tout son sens.

La F27 est déjà en vente sur le Marketplace pour MSFS 2020 et MSFS 2024, avec une intégration prévue aux systèmes 2024, y compris le Career Mode. Côté tarif, Microsoft évoque 19,99 $, un prix presque symbolique pour remettre en vol un morceau d’histoire.

Aerosoft

Le créneau Aerosoft, c’est un double battement : l’avion qui fait rêver les long-haulers, et l’aéroport qui devient ta prochaine destination. Deux annonces, deux usages. Deux raisons de noter des dates.

A340-600 Pro (Aerosoft + ToLiss)

L’A340-600 Pro est sorti le 12 mars 2026 pour MSFS 2020 et 2024. MSFS Addons met l’accent sur la complexité des systèmes et l’ambition “study-level” de ce projet. Ce n’est pas un avion pour un simple tour de piste : il est conçu pour t’absorber pendant des heures et te plonger dans une immersion totale.

Stuttgart (EDDS)

Aerosoft annonce la sortie de Stuttgart Airport (EDDS) pour MSFS 2024 le 23/03/2026, avec une option bundle : l’aéroport seul à 22,49 $, ou le pack incluant des terrains locaux à 29,99 $. C’est le genre d’annonce qui fait plaisir : pas un “soon” (Clin d’oeil a Cloud Imperium Game et Star Citizen), mais un vrai “à lundi”.

Navigraph

Navigraph n’a pas besoin de paillettes. Ils font l’infrastructure, l’outil de notre quotidien. C’est le jeu avant le jeu, celui que l’on ouvre avant même de mettre en route les moteurs. Et à FSWeekend 2026, leur annonce reste fidèle à ce style : trois nouveautés Charts, présentées et promises “dans la prochaine release”. Alors, qu’attendons-nous vraiment de ces annonces ?

Approach feathers : une surcouche qui affiche les infos clés d’approche (cap, fréquence, identifiant, front/back course) pour arrêter de “chercher” et enfin passer à “exécuter”.

Les axes de piste prolongés : une aide visuelle simple mais redoutablement efficace, particulièrement utile en VFR et sur les terrains complexes — presque évidente, mais d’une grande utilité.

Outil de mesure : enfin un système multi-points (distance/cap), idéal même pour le taxi incluant les déplacements sur le tarmac de l’aéroport. Parce que la meilleure optimisation, c’est de savoir où tu vas avant d’y aller.

Virtual Fly

Virtual Fly continue de faire du Virtual Fly : du solide, du modulaire. Cette année, Virtual Fly fête ses 15 ans et aborde la conférence avec une idée simple : un cockpit ne doit pas ressembler à un empilement de périphériques, mais à un vrai poste de pilotage.

La prise de parole a été très courte, à peine une dizaine de minutes. Juste le temps de montrer ce qui arrive ensuite sur le stand : un yoke à retour de force annoncé à 165 Nm, encore au stade de prototype. Et quelque part, c’est assez révélateur du moment actuel : depuis que le retour de force est redevenu un vrai sujet, tout le monde veut sa place dans la bataille. Merci Moza.

L’autre produit mis en avant pendant la conférence, ce sont les panneaux et cadres orientés cockpit GA, avec une esthétique inspirée du Cessna 172 et des ouvertures prévues pour du G1000 ou de l’EFIS, affichés à 299,00 €. Avec cette approche modulaire autour des cadres Switcho EFIS et Switcho G1000, Virtual Fly veut permettre de construire un cockpit progressivement, pièce par pièce, jusqu’à ce que l’installation ne ressemble plus à un simple bureau équipé, mais à un véritable environnement de simulation et d’apprentissage.

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Vector : Le Boeing 787

Vector, ce n’est pas un studio qui arrive pour faire un “787 de plus”. Leur ambition est clairement ailleurs : proposer un 787 poussé sur le plan système, avec une sortie visée pour 2026. La vision affichée par Vector est celle d’un avion pensé pour être crédible de bout en bout. Le projet est porté par des pilotes de 787, mais aussi par des mécaniciens, des ingénieurs et des développeurs qui veulent approcher l’appareil avec le plus de sérieux possible. Le discours est limpide : ici, on ne cherche pas seulement à reproduire une silhouette, mais un comportement, une logique et une façon de vivre l’avion.

Pour cette première apparition publique, Vector confirme les trois variantes du 787 et maintient sa fenêtre de sortie en 2026. Les images montrées, présentées comme du gameplay sous MSFS 2024, mettent déjà l’accent sur la profondeur du projet : logique système, synoptiques, détails de cabine et éléments propres au Dreamliner, comme les fenêtres à teinte variable.

Excell’Air

Excell’Air joue dans un autre registre. Ici, on quitte l’univers du cockpit “builder” au sens passionné du terme pour aller vers quelque chose de plus structuré, plus professionnel. Et au fond, c’est aussi l’ADN historique de la FSWeekend : un lieu où se croisent les passionnés les plus exigeants et les acteurs du monde pro.

Leur philosophie est claire : réduire au maximum la friction entre l’utilisateur et la machine. Pas de profils à charger, pas de scripts à bricoler, pas de logiciels à ouvrir dans tous les sens. Leur approche, qu’ils résument autour du concept One Flite, repose sur une logique de plug and fly : des simulateurs pensés pour être préinstallés, configurés et immédiatement prêts à fonctionner.

La nouveauté mise en avant cette année, c’est leur travail autour d’un cockpit Embraer. Jusqu’ici, la marque suisse évoluait surtout dans les univers Airbus et Boeing. Là, on sent une volonté d’élargir le terrain de jeu, toujours avec une orientation très clairement professionnelle.

Excell’Air veut désormais aussi aller chercher le marché semi-pro, avec notamment un panneau de commande proposé en précommande à 550 CHF. Une fois intégré dans un ensemble cockpit cohérent, le tarif de ce type de produit peut rapidement dépasser les 3000 CHF. On est donc très loin du périphérique grand public : ici, on parle d’outils pensés pour ceux qui veulent un vrai cadre de travail, ou à défaut, quelque chose qui s’en rapproche le plus possible.

L’avis de Fred de SuperChicane.fr

Alors, que penser de cette nouvelle mouture de FSWeekend ?

D’abord, elle a tenu ses promesses. Les halls ont vécu, les stands ont tourné, et chacun a pu mettre les yeux sur des prototypes, des nouveautés ou des produits déjà très avancés. Pour les fabricants de périphériques, c’est plus qu’un salon : c’est un laboratoire de test.

Ensuite, on sent clairement qu’un duel commence à se dessiner. Moza Flight et WinCTRL avancent sur un terrain qui, il y a encore peu, paraissait presque inaccessible au grand public. Si leurs promesses sont tenues, le marché pourrait prendre un vrai coup d’accélérateur, avec des produits plus ambitieux, plus immersifs, et peut-être enfin proposés à des tarifs un peu moins délirants que ce que l’on voyait jusqu’ici.

En parallèle, les plateformes continuent, elles aussi, de poser leurs jalons. DCS, MSFS, X-Plane : chacun avance, chacun travaille de plus en plus étroitement avec les fabricants de matériel. Et c’est probablement là que se joue le plus intéressant : dans cette convergence entre logiciel, matériel et usages.

Oui, les annonces ont peut-être été un peu moins spectaculaires que lors des éditions précédentes. Mais derrière ce relatif calme, il y avait quelque chose de plus important : de la structure et des signaux très clairs pour la suite.

Et parfois, dans notre passion, ce sont justement les éditions les moins bruyantes qui préparent les plus grands changements.

Bon vol à tous.

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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

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