C’est une tradition, comme chaque année, avec le printemps arrive la nouvelle saison de MotoGP. Les roses fleurissent, les jours rallongent, et Milestone nous propose son jeu tiré de la saison 2026 Championnat du monde de MotoGP. Entre son nouveau modèle physique, sa carrière évoluée et l’ajout de nouveaux modes « Race Off », voici venu le temps du test de MotoGP 26, et de ses nouveautés.
- Conditions du test
- Test de MotoGP 26 : bienvenue dans la catégorie reine !
- La moto, c’est physique !
- Beau comme une moto (ou presque)
- Vroom vroooooom (vous l’aurez compris, ici on parle du son)
- Une carrière à la carte
- Une carrière en mode paddock 3D
- MotoGP 26 : zoom sur le développement
- Une Intelligence artificielle encore perfectible, même si ça progresse
- Aides, règles, physique : une accessibilité remarquable
- Les modes Race Off : pas super utiles
- Conclusion du test de MotoGP 26

Conditions du test
Ce test a été réalisé sans aucune contrepartie commerciale, avec un code fourni une semaine avant la sortie du jeu par l’éditeur. Au moment de rédiger ce test de MotoGP 26, le jeu a été testé pendant un peu plus de 6 heures.
Test de MotoGP 26 : bienvenue dans la catégorie reine !
Si vous n’êtes pas familier de la série, la franchise MotoGP de Milestone, c’est l’équivalent de notre bon vieux F1 25 sur deux roues. Chaque année, le studio italien sort un nouvel opus sous licence complète du championnat du monde, avec catégories, pilotes, écuries, motos et circuits officiels, dans leur élément. C’est le seul jeu qui vous permet aujourd’hui d’incarner les meilleurs pilotes Moto du monde, comme Marc Marquez, Jorge Martin, ou encore Johann Zarco et Fabio Quartararo pour faire preuve d’un peu de chauvinisme.
La série ne se révolutionne pas vraiment chaque année, mais elle sait évoluer. Après l’arrivée d’Unreal Engine 5 l’année passée, MotoGP 26 arrive cette fois avec une vraie ambition. Au programme : une physique entièrement repensée et un mode carrière enfin à la hauteur. De quoi relancer la machine ?

La moto, c’est physique !
Entrons dans le vif du sujet : la physique. Cela a toujours été le point fort de la série, et c’est toujours le cas. Pour être accessible à toutes et tous, deux modes de physique sont possibles. En mode « Arcade », la moto se pilote facilement, tourne bien, et se prend en main très vite. Tandis qu’en mode « Pro », vous passez cette fois dans une physique réaliste, qui intègre pour la première fois un nouveau système, baptisé « Rider Based Handling Technology ».
Concrètement, là où les anciens épisodes faisaient bouger directement la moto via le stick, on contrôle désormais le pilote lui-même. Ses mouvements, sa gestion du poids, ses transferts de masse, tout ça impacte directement le comportement de la machine.

Freinage, prise de corde, ré-accélération : on a une vraie sensation de contrôle total. Le retour haptique de la manette amplifie encore cette sensation, en rendant les limites de la moto parfaitement lisibles. On sent au doigt à quel moment ça va décrocher, ce qui est exactement ce qu’on attend d’une bonne simulation.
Idem pour les sorties de route. La physique est très lisible et prévisible. Trop de frein en entrée de virage ? La roue avant plonge. Accélération trop brutale en sortie ? C’est l’arrière qui part. Vous devrez donc apprendre à anticiper vos freinages, et à relâcher la pression au moment de prendre votre virage.
Beau comme une moto (ou presque)



Milestone a opté pour Unreal Engine 5, dans la foulée de Moto25, avec un rendu globalement au point. La modélisation des motos est soignée, les effets de lumière convaincants, les textures propres. Sur circuit, le rendu est clairement satisfaisant. La licence officielle fait aussi son travail : l’interface utilisateur reprend les codes visuels du MotoGP (polices officielles, présentation des pilotes, graphismes calqués sur les diffusions TV). En cas de chute ou de pénalité, on retrouve également les petites animations typiques du championnat réel.
Là où ça coince un peu, c’est du côté des pilotes. Les visages ont parfois des expressions assez peu naturelles (et parfois franchement malaisantes). Heureusement, les pilotes sont le plus souvent casqués, mais cela ne donne pas forcément envie de passer beaucoup de temps dans les menus, notamment pour la personnalisation du pilote.
Vroom vroooooom (vous l’aurez compris, ici on parle du son)
Du point de vue de l’environnement sonore, si vous avez lu notre test de Ride 26, mes conclusions sont assez similaires. Les sons sont bien réalisés et varient d’une machine à l’autre : on ne confondra pas une Honda avec une Ducati, et c’est tant mieux. Sur circuit, la spatialisation du son est efficace : on arrive à localiser les autres motos, notamment dans le dos, sans avoir besoin de regarder le rétroviseur.
Au niveau de l’ambiance sonore globale, la licence apporte également le thème officiel de la compétition. Les Français pourront profiter des commentaires de Laurent Rigal, commentateur lui aussi officiel du MotoGP sur Canal+. Ses commentaires restent discrets, et se cantonnent à la présentation de l’événement et aux cinématiques. J’aurais adoré avoir le « ET BOUM », sa signature, au moment du départ.

Une carrière à la carte
C’est le mode central du jeu en solo, et Milestone a décidé cette année de le rendre modulable pour chaque joueur. Objectif affiché : proposer une expérience de jeu entièrement personnalisé, et ça fonctionne bien. Du novice qui démarre en Moto3 à l’ambitieux qui plonge directement dans la catégorie reine, chaque joueur peut construire la carrière qui lui ressemble. On peut même incarner un pilote IRL du MotoGP, le faire changer d’équipe, et même le faire repartir de zéro en Moto3, une idée fun qui permet de réécrire l’histoire du championnat à sa façon.

Dans le fonctionnement même du Championnat, vous pouvez également personnaliser la longueur de la saison, et la durée des courses. Si vous êtes pressé, vous pourrez paramétrer une année courte, sans essais ni qualifications, et des courses en 5 tours. Au contraire, si vous voulez passer du temps à apprendre vos circuits, vous pouvez paramétrer une saison complète avec essais libres, qualifications, et 100% de durée de course.

Une carrière en mode paddock 3D
Le mode carrière s’articule désormais autour d’un paddock entièrement modélisé en 3D, qui fait office de hub central. C’est là que l’on interagit avec son manager pour orienter sa carrière et organiser des rencontres avec les équipes, qu’on négocie ses contrats, et qu’on suit l’évolution du marché des pilotes. Les conférences de presse du jeudi ajoutent une couche de profondeur sympa : selon les réponses choisies, on définit son image. On peut par exemple, partir sur un rôle de pilote de développement qui travaille dans l’ombre, ou de grande gueule qui met la pression à ses rivaux. Ces choix ont des conséquences concrètes sur la progression et les relations au sein du paddock, avec les autres pilotes et les équipes.
MotoGP 26 : zoom sur le développement
Arrivé en MotoGP, la carrière intègre également des sessions de développement moto, et c’est une bonne idée sur le papier. On participe à des tests avec des livrées carbone spéciales plutôt impressionnantes où l’on compare deux orientations de développement différentes. Par exemple, une configuration A avec plus de moteur, et une configuration B avec plus d’aérodynamique. Le choix engage la performance de toute l’écurie sur les prochains Grands Prix.

Si cette fonctionnalité apporte encore plus de personnalisation à la carrière, on manque en revanche d’un vrai accompagnement. On est lâché sur le circuit sans ingénieur pour nous donner des objectifs précis à remplir. Si vous n’êtes pas déjà un peu calé sur l’univers MotoGP, vous risquez d’enchaîner les tours sans trop savoir ce que vous cherchez. C’est dommage, car en vous tenant un peu plus la main, ces sessions auraient pu apporter un vrai aspect développement au jeu, au delà de simplement enchaîner les meilleurs chronos.
Une Intelligence artificielle encore perfectible, même si ça progresse
MotoGP 26 propose un système d’IA Adaptative, et l’intention est bonne : l’IA s’ajuste à votre niveau pour vous offrir un défi cohérent dès le départ. Pour un débutant qui cherche à se jauger, c’est utile. En pratique, les débuts sont un peu chaotiques : tantôt trop facile, tantôt à vous coller une seconde au tour, mais l’équilibre finit par se trouver.
Le vrai problème, c’est l’IA en course, de façon générale. Et là, la frustration est réelle. Les adversaires ont la fâcheuse tendance à faire comme si vous n’étiez pas là. Sortie des stands sans regarder, trajectoire vous éjectant de la piste, appui sans scrupule sur votre moto au freinage. Tant d’actions qui vous feront écoper de pénalités si vous vous décidez à les commettre, là ou l’IA semble bénéficier de l’immunité parlementaire.

En bagarre, c’est encore pire : freinages suicidaires, contacts assumés, aucune notion de fair-play. Une sérieuse impression de déjà vu par rapport aux précédents opus, qui peut frustrer au point de simplement éteindre le jeu pour aller faire autre chose (En 5 heures de jeu, ça m’est arrivé au moins deux fois durant ce test de MotoGP 26).
Aides, règles, physique : une accessibilité remarquable
Mis à part cette IA frustrante, MotoGP 26 réussit vraiment bien son pari d’accessibilité. Les modes Arcade et Pro permettent à tout le monde de trouver son réglage de confort. Les aides neurales sont pensées pour les débutants, avec assistance sur la direction, l’accélération, le freinage, et se désactivent progressivement au fur et à mesure de la progression du joueur. C’est bien dosé, et ça évite la frustration des premiers tours où l’on arrive même pas à enchaîner deux virages.
La gestion des règles de course est aussi bien pensée. On peut paramétrer finement la tolérance des commissaires MotoGP: track limits, contacts, virages coupés, du mode « tkt je regarde ailleurs » au mode « sans pitié à la moindre ligne blanche franchie ». C’est un vrai point fort pour adapter l’expérience à son profil.
Les modes Race Off : pas super utiles
MotoGP 26 propose de s’essayer à quatre disciplines annexes. Flat Track, Supermotard, Minibike, et la nouveauté : les motos de série. Ces « Production Bikes » permettent de rouler sur trois circuits du calendrier au guidon de Superbike de chez Yamaha, KTM et Ducati.
En pratique, c’est plus frustrant qu’autre chose. Une nouvelle physique à appréhender, mais pas de mode entraînement pour la découvrir tranquillement. On se retrouve directement en course, avec une IA qui, surprise, fait toujours comme si vous n’étiez pas là. Apprendre à rouler en Flat Track ou en Supermotard dans ces conditions, c’est quasi impossible.

Personnellement, j’aurais préféré voir Milestone profiter de ce mode pour ramener de vieilles MotoGP historiques, les 500cc deux-temps, par exemple. Et surtout, rendre ces machines disponibles en solo, sans limitation de circuits. Selon moi, seule la catégorie minibike garde une utilité : c’est l’intermède rigolo du lot, et il n’a pas à rougir.
Donc en bref : essayez les Minimotos, c’est rigolo, et puis si vous voulez vous tirer la bourre en Yamaha R1, partez sur Ride 6 !
Conclusion du test de MotoGP 26
MotoGP 26 est un bon représentant de la saga MotoGP développée et éditée par Milestone sous licence officielle. Cette simulation est accessible à tous les profils, avec une physique de moto revue et vraiment convaincante. C’est un excellent opus côté physique de pilotage. Le mode carrière a gagné en profondeur, la modularité est appréciable, et l’environnement sonore est plaisant.

Toutefois, il reste dommage de voir toujours les mêmes angles morts persister au fil des séries. L’IA est toujours aussi kamikaze en bagarre. Les modes Race Off, malgré une bonne intention, n’apportent pas grand chose. Au mieux, c’est un mode de motos tamponneuses, en raison de l’IA un peu trop brutale.
Alors, faut-il acheter ce nouvel opus de MotoGP ? J’aurais ici le même commentaire que pour Ride 26. La faible teneur en bons jeux de motos fait que ce nouvel opus de MotoGP trouvera facilement sa place dans votre ludothèque. Des fans hardcore aux nouveaux venus, ce jeu, toujours aussi réussi niveau accessibilité, reste extrêmement agréable à jouer pour toute personne aimant un peu (ou beaucoup) la moto !

- Physique vraiment convaincante en mode Pro
- Accessibilité remarquable du jeu (aides, modes de physique, règles…)
- Une licence complete MotoGP, Moto2, Moto3
- Le mode carrière revu et repensé
- Une optimisation au poil sur PC
- L’intelligence Artificielle paramétrée en mode Kamikaze
- Les modes Race Off, trop restrictifs
- Côté graphismes, les visages des pilotes, c’est pas joli…
- Le mode développement : une bonne idée, qui nécessite plus d’encadrement

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