Sim-Lab présente officiellement ses bases Direct Drive, avec la gamme DDS TorqueSync. On en avait déjà parlé en octobre, lors de la SimRacing Expo, avec ses deux modèles annoncés : une base 26 et une base 39 Nm.

On découvre enfin les bases Direct Drive de Sim-Lab, la gamme DDS TorqueSync
Après une première apparition remarquée lors de la SimRacing Expo, Sim-Lab présente officiellement sa gamme de bases Direct Drive baptisée DDS TorqueSync, et ouvrira les précommandes en avril. Comme on l’avait annoncé lors de la SimRacing Expo, deux modèles au programme : DD26 et DD39, affichant respectivement 26 Nm et 39 Nm de couple.
Dans sa communication officielle, Sim-Lab décrit un processus brut, complexe et en plusieurs itérations, rassemblant ses équipes en électronique, logiciel, mécanique et firmware, afin de créer ces bases. Désormais, le design est validé et les bases sont prêtes pour une production de masse. Et ne nous y trompons pas : c’est un moment important. Le constructeur néerlandais était surtout connu pour ses châssis, il se lance maintenant sur le marché des bases Direct Drive, avec deux modèles très haut de gamme.
Deux modèles : 26 Nm et 39 Nm


Donc on l’a dit, Sim-Lab propose deux bases dans cette gamme. Voici ce qui les différencie dans leurs configurations :
- DD26 TorqueSync
- 26 Nm de couple
- 1 399 € en précommande (1 499 € ensuite)
- Alimentation intégrée 1 200 W
- Dimensions : 305 x 130 x 130 mm
- Poids : 11,1 kg
- DD39 TorqueSync
- 39 Nm de couple
- 1 999 €
- Alimentation intégrée 1 500 W
- Dimensions : 355 x 130 x 130 mm
- Poids : 13,8 kg
On nous promet un couple soutenu, avec ces bases. Là où un certain nombre des bases DD du marché proposent un couple variable, réduisent parfois la puissance en cas de chauffe notamment, les bases Sim-Lab DDS sont conçues pour maintenir leur couple maximal sur la durée, ce qui est particulièrement pertinent en endurance.

Par ailleurs, au-delà de ces différences, les deux modèles partagent une bonne partie de leur base technique :
- Encodeur 24 bits (16,7 millions de points par tour)
- Boucle de contrôle 100 kHz via DSP multicœur
- Refroidissement actif
Enfin, en dehors de ces caractéristiques techniques, les deux bases, DD26 et DD39, profitent d’une garantie de 48 mois chez Sim-Lab.
TorqueSync, un retour de force sans latence ?
Ce qui est le plus mis en avant dans la communication autour de cette nouvelle gamme, c’est sa technologie propriétaire TorqueSync. Concrètement, TorqueSync traduit le signal qui synchronise les données du jeu avec le moteur à une fréquence supérieure à 100 kHz, soit 100 000 fois par seconde. Evidemment, l’objectif est de réduire la latence entre l’information simulée et la réaction physique du volant. En outre, Sim-Lab insiste sur une conception globale. Ici, le retour de force ne repose pas sur un composant en particulier, le moteur par exemple. L’architecture moteur, l’électronique du retour de force et la gestion logicielle sont pensés tout ensemble, afin d’assurer un FFB cohérent, lisible, et stable.
Une architecture 350 V, et l’alimentation qui va avec
Un autre des éléments marquants des bases DDS : leur architecture interne. Là où la majorité des bases haut de gamme concurrentes fonctionnent encore en 48 V, SIm-Lab fait un choix radical : 350 V ! Cette architecture a plusieurs implications concrètes :
- Une montée en couple plus rapide (slew rate élevé)
- Une meilleure tenue du couple à haute vitesse
- Des transitions plus nettes lors des changements de direction
En pratique, cela se traduit par des sensations plus franches : un train avant plus précis à l’entrée en virage, des détails de surface mieux retranscrits, et surtout une capacité à réagir plus rapidement lors des pertes d’adhérence. Evidemment, cette architecture nécessite une sacrée alimentation, Sim-Lab y associe donc une alimentation intégrée atteignant 1200 W en pic sur la DD26 et 1500 W sur la DD39.
Un servomoteur industriel qui promet : torque ripple réduit, encodeur 24 bits…
Les bases DDS intègrent des servomoteurs industriels, assemblés à la main, avec une architecture visant à réduire le torque ripple (irrégularités dans le couple). Associé à l’encodeur haute résolution 24 bits et à une gestion fine du courant, cela doit permettre d’obtenir un retour de force plus homogène, notamment autour du point milieu, souvent critique. Ainsi, on nous promet moins de vibrations parasites, des détails plus lisibles, et de manière globale une sensation plus continue.
Compatibilité, écosystème, connectivité… et QR Xero-Play !

On pouvait s’y attendre, ces bases s’intègrent parfaitement dans les cockpits de la marque. Les points de fixation sont alignés avec les châssis existants de Sim-Lab, ce qui simplifie l’installation et garantit la rigidité. Mais la gamme DDS TorqueSync ne se limite pas à l’écosystème Sim-Lab : grâce à ses multiples options de montage (front mount, side mount et bottom mount) et à des rails sur ses quatre faces, elle est conçue pour s’adapter à la grande majorité des cockpits du marché.
En plus, d’autres éléments confirment que Sim-Lab mise sur un écosystème ouvert, sur des bases compatibles avec le matériel des autres marques. Ainsi, les bases sont compatibles avec la majorité des volants du marché grâce à un système de USB passthrough intégré. La connexion au PC, elle, se fait en USB 3.0. Le slipring, remplaçable et accessible facilement par l’avant, assure une transmission fiable et continue des données et de l’alimentation. L’idée : limiter l’usure, mais également faciliter la durabilité de la base puisqu’il est remplaçable facilement.
Les bases DDS TorqueSync intègrent le quick-release Xero-Play de Sim-Lab. Il propose une approche légèrement différente de ce qu’on voit d’habitude. Ici, le mécanisme principal, le plus complexe et le plus précis, est directement intégré à la base. Côté volant, les adaptateurs sont plus simples et donc moins coûteux, ce qui réduit le prix à mesure que l’on multiplie les roues. Sur le plan technique, ce système repose sur une interface conique inspirée du sport automobile, avec un verrouillage rigide, qu’on nous annonce sans aucun jeu même sous de fortes contraintes. Il intègre également le passage des données et de l’alimentation (jusqu’à 5V / 2A), ainsi que quatre lignes supplémentaires configurables (CAN, EtherCAT, etc.) pour des usages plus avancés.

Côté software, le logiciel RaceDirector pour gérer les bases Sim-Lab
Comme une majorité de ses concurrents, Sim-Lab accompagne ses bases d’un logiciel dédié. En l’occurrence, il s’intitule RaceDirector, et permet de gérer le couple, les filtres, le slew rate, et créer des profils personnalisés. Par ailleurs, RaceDirector diffuse en temps réel les données télémétriques, afin de visualiser le signal de retour de force entrant ainsi que le couple appliqué au volant. Ceci devrait aider les simracers expérimentés à régler et configurer leur base.
Les bases Sim-Lab DDS TorqueSync, la DD26 et la DD39, devraient être disponibles en précommande le mois prochain.





















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