Du DIY en simracing ? Et pourquoi pas !

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La mode du DIY, signifiant Do It Yourself (« fais le toi-même »), a envahi depuis quelques années nos foyers, les réseaux sociaux et internet. De la lessive aux vêtements en passant par de la mécanique, faire les choses soi-même revêt tout d’abord un aspect économique mais surtout un côté satisfaisant d’avoir réalisé quelque chose de ses propres mains. Le simracing a-t-il été oublié du concept ? Et bien pas du tout ! Nous allons vous faire découvrir qu’il est tout à fait possible de concevoir votre propre matériel.

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Impression 3D, le vrai bon plan ?

Tous les aficionados de la simulation de course automobile seront d’accord sur un point : le matériel peut parfois s’avérer assez coûteux, entre le châssis, baquet, volant, pédalier et consorts.

Si on regarde du côté des grandes marques spécialisées dans le domaine, il faudra débourser une (voire plusieurs) centaines d’euros par élément, que ce soit pour un pédalier Fanatec ou encore un volant de chez Moza. Evidemment, à ce prix-là, la qualité sera au rendez-vous. Vous aurez un design irréprochable avec la possibilité d’acquérir un volant réplique de celui monté dans les vraies autos de compétition, une ergonomie et de l’électronique de pointe, en bref des produits hyper qualitatifs. Et si on met tout bout à bout, l’addition s’avère quelque peu salée.

Alors quand la passion se heurte au portefeuille, l’impression 3D apparaît comme une solution à la fois accessible et créative. Surtout que de nos jours, en chinant sur la toile, vous tomberez sans grande difficulté sur des plans gratuits à télécharger, que ce soit pour vous assembler une boîte de vitesse ou un support pour votre Dashboard.

Par exemple, nous pouvons citer Cults3d, site sur lequel vous retrouverez nombre de plans 3D. Qu’ils soient gratuits ou moyennant quelques-uns de vos deniers, un large choix s’offre à vous.

Modèle de volant disponible chez DIY Sim Studio

Avec ou sans matos

Si vous possédez déjà une imprimante dédiée, il vous suffit tout simplement de télécharger des plans et c’est parti pour des soirées d’impressions pour vous confectionner le setup idéal à vos mains et à vos pieds. C’est là qu’entrent en jeu les professionnels de la création 3D. Nous avons rencontré l’un d’entre eux : DIY Sim Studio. Son créateur, Chokry, ne se contente pas de proposer des plans prêts à l’emploi, il met aussi à disposition toute son expertise et ses conseils.

Et là je vous entends déjà me glisser à l’oreille « Mais moi je n’ai pas d’imprimante 3D et je n’y connais rien ! ». Certes, mais rien n’est impossible. Dans ce cas, vous pouvez très bien envoyer les fichiers .STL (format de fichier pour les impressions 3D) à des sites spécialisés qui vous imprimeront et enverrons les pièces directement chez vous, moyennant paiement bien entendu. C’est ce que propose notamment La Française de l’Impression 3D, qui vous permet d’imprimer vos créations ou trouvailles.

Sur la question de la solidité, nous ne pouvons pas trancher sans expérimenter nous-mêmes. Sachez également qu’il existe une autre alternative qui paraît bien plus robuste pour certaines pièces spécifiques, comme le pédalier, tout en restant abordable : la découpe d’aluminium ou d’acier inoxydable.

Ci-dessous, des exemples de réalisations possibles via DIY Sim Studio 👇🏻

On monte en gamme

Pédalier à monter soi-même sur DIY Sim Studio

Il est tout à fait possible de vous fabriquer du matériel solide et durable. Mais soyons honnêtes : il est assez rare d’avoir une découpeuse laser chez soi pour fabriquer ce type de pièce. Heureusement, des sociétés spécialisées peuvent s’en charger à votre place, à l’instar de Ma Pièce sur Mesure, entreprise française qui sera à même de fabriquer la pièce de votre choix. Il suffit de leur transmettre un fichier au format .DXF correspondant au modèle qui vous intéresse… et quelques jours plus tard, la pièce arrive directement dans votre boîte aux lettres.

« Pour un pédalier complet en aluminium il faut compter entre 70 et 80 euros, pour de l’acier inox c’est une centaine d’euros, frais de port inclus », nous a confié Chokri. À noter que des fichiers .DXF, vous pourrez d’ailleurs en trouver plein chez DIY Sim Studio.

Pour les plus bricoleurs d’entre vous, il est même possible d’imprimer sur une feuille A4 le modèle et de le découper vous-même à partir d’une plaque d’alu ou d’inox que vous trouverez chez BricoLolo pas très loin de chez vous. La fierté du « fait maison » vous emparera dès les premiers tours de roues sur votre simulation favorite. Par-dessus tout ça, vous pourrez également, à votre guise, passer au load cell grâce à l’ajout d’un petit module électronique de type Arduino.

Vous allez me dire « Oui, encore quelque chose que je ne comprends pas, ça devient un peu trop compliqué pour moi », ne vous inquiétez pas, le net regorge de tutos et vidéos explicatives sur le paramétrage et l’installation de ce petit circuit sur votre pédalier.

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Un monde de vis !

Les plans, check. Impression des pièces, check. Load cell, check. Il manque encore quelques petites choses… La visserie !

Et oui, il faut penser à assembler tout ce petit monde pour obtenir le produit final. Si vous avez l’âme du technicien, vous pourrez de vous-même faire votre liste de course et acheter les divers vis, écrous, rondelles nécessaires pour finaliser votre projet. Ce n’est évidemment pas chose aisée. Certains sites vous mâcheront le travail en vous fournissant un listing détaillé des fournitures et outillages dont vous aurez besoin, à l’instar de DIY Sim Studio. Pour chacun des plans disponibles à la vente sur le site, Chokri a voulu vous simplifier la vie au maximum. Des vidéos et plans de montage hyper détaillés ainsi que l’intégralité du matériel est listée, de quoi se lancer sereinement dans l’aventure du DIY.

Jusqu’au bout du DIY

Ça y est, vous êtes devenu accroc du bricolage. Et si vous faisiez vous-même votre cockpit ?

On a parlé du budget matériel avec le volant, pédalier et autres périphériques, mais il faut bien installer le tout quelque part. Et là encore, le marché est vaste et les solutions aussi. De l’installation sur un bureau (super économique) aux châssis sur vérins (le prix d’une très belle voiture), seul votre portefeuille dictera votre choix.

Exemple de plan 3D d’un cockpit profilé alu

Il est tout à fait possible de se lancer dans la création d’un cockpit, la toile sera votre plus grande source d’inspiration. Que ce soit à partir de panneaux en bois ou bien en profilés alu pour plus d’ergonomie et de modularité, ajoutez-y un siège baquet déniché sur les sites d’occasion et vous aurez le pack complet du simracer accompli. Bien sûr, cela va demander quelques compétences en bricolage (en même temps on parle de fait-maison), mais une fois de plus, vous pourrez penser votre installation comme bon vous semble, elle sera faite pour vous et PAR vous !

Les limites du DIY

Alors oui, sur le papier, le DIY a tout pour plaire : prix plus doux, personnalisation infinie et la satisfaction du “c’est moi qui l’ai fait”. Mais soyons réalistes : tout n’est pas aussi simple. Une pièce imprimée en 3D tiendra-t-elle aussi longtemps qu’un modèle issu d’une grande marque ? Ça dépendra de la qualité du matériau, des réglages d’impression, et même de l’usage que vous en ferez. Même chose pour l’alu découpé : c’est costaud, mais encore faut-il savoir assembler correctement les éléments et ne pas sous-estimer la précision nécessaire.

Ajoutez à cela le temps : trouver les bons fichiers, lancer des impressions qui s’étirent parfois sur des jours, commander les pièces manquantes et assembler le tout… un vrai test de patience et de persévérance ! Eh oui, le DIY, c’est un peu comme une course d’endurance : on s’y prépare longtemps, mais la ligne d’arrivée en vaut la peine.

En guise de conclusion

Au final, le DIY dans le simracing, c’est une affaire de choix. Certains préféreront sortir la carte bleue pour s’offrir un matériel prêt à l’emploi, performant et garanti. D’autres prendront plaisir à imaginer, construire et peaufiner leur setup pièce par pièce, quitte à y consacrer du temps et quelques efforts supplémentaires.

Le simracing offre désormais cette liberté : acheter du tout fait, ou mettre un peu d’huile de coude pour façonner un cockpit unique, taillé sur mesure. Dans tous les cas, l’essentiel reste le même : s’installer derrière le volant, et vivre sa passion à fond. 

Et vous, vous avez testé le DIY ? Dites-le nous en commentaires !

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