Les réactions sont nombreuses dans le milieu du sim racing depuis l’annonce parue hier de cessation de paiement de l’entreprise Endor AG qui gère la marque Fanatec. Questions et spéculations vont bon train sur l’avenir de la société. Thomas Jackermeier, l’ancien CEO et toujours actionnaire majoritaire, livre sa réponse et fait part lui aussi de son point de vue. Décryptage.
Contexte de la cessation de paiement
Fanatec est dans la tourmente depuis quelques mois. Conséquence affichée d’une supposée mauvaise gestion d’Endor AG, la société qui possède Fanatec, par son CEO Thomas Jackermeier. En mai 2024, un plan de relance visant à combler une dette approchant les 100 millions d’euros, avec un rachat de Fanatec par Corsair, avait été annoncé. Cependant, ce plan a subi un revers cette semaine, sur fond de conflit entre les banques-investisseurs et Thomas Jackermeier, qui ne compte pas se laisser évincer si facilement.
Nous vous en avons fait un résumé très complet hier soir lors d’un live exceptionnel.
Le complément rassurant officiel de Fanatec
Le 30 juillet, Endor AG avait publié un communiqué visant à rassurer les consommateurs. Celui-ci certifiait que les ventes et le support client continueraient normalement, indépendamment de cette actualité brûlante. Une note rassurante en conclusion affirmait que « le processus de restructuration est conçu pour rationaliser nos opérations et préparer le terrain pour un avenir plus fort et plus résilient« .
La réponse de Thomas Jackermeier
Celui autour de qui la tempête fait rage a lui aussi fait part de son positionnement sur le site allemand Wall Street Online hier matin. Disponible en allemand ici et traduite en anglais ici. Il accuse clairement Corsair d’utiliser la menace de cessation de paiement pour s’approprier librement les droits acquis, sans se soucier de l’entreprise existante. Il affirme ne pas comprendre pourquoi les banques n’ont pas reconnu et stoppé cette manœuvre, malgré « ses avertissements répétés ».

Selon ses propos, l’assemblée générale, fidèle à Corsair, aurait rejeté les propositions « d’investisseurs puissants ». Par exemple, Robin von Büren, l’un des investisseurs majoritaires proposés, aurait réaffirmé sa volonté de participer à la relance via la banque Swiss CIC il y a 48 heures. Andres Ruff (l’actuel CEO de Fanatec) aurait encore une fois répondu négativement, invoquant la nécessité d’attendre une offre sérieuse avant d’accorder l’accès aux bases de données. Thomas Jackermeier interprète ces arguments comme un blocage de toute forme de concurrence à Corsair concernant le rachat.
Enfin, il conclut son communiqué en affirmant sa détermination à poursuivre son combat pour sauver l’entreprise et ses employés. Il exprime également l’espoir de voir un administrateur « neutre » nommé pour gérer ce dossier épineux.
Conclusion de la réponse de Jackermeier
La guerre ouverte fait désormais rage entre Thomas Jackermeier, son remplaçant à la tête de Fanatec, et les autres parties impliquées. Il ne s’agit plus seulement de « petites phrases » glissées dans des communiqués de presse, mais de secrets et de manœuvres en coulisses depuis quelques mois, désormais publiquement exposés. Le fondateur de Fanatec espère visiblement obtenir les faveurs de l’opinion publique en affirmant œuvrer pour le bien de l’entreprise et de ses employés. Cette stratégie l’aidera-t-elle à avoir gain de cause dans cette affaire complexe ? L’avenir nous le dira.






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