Test du Simagic P700 : Celui-là, OUI

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Test P700

Le Simagic P700 débarque avec une mission claire : faire oublier son prédécesseur. Le P500 avait laissé un souvenir mitigé — certains d’entre vous s’en souviennent peut-être, Sevyo avait réussi l’exploit de le casser. Avec ce nouveau pédalier entrée-milieu de gamme, Simagic revoit sa copie. Verdict après plusieurs semaines de test.

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Notre test en vidéo

Comme d’habitude, on vous propose aussi le test vidéo :

Le Simagic P700, c’est quoi ?

Le Simagic P700 est le nouveau pédalier entrée-milieu de gamme de la marque. Première bonne nouvelle dès la sortie de boîte : pas de plastique en vue sur la structure. Aluminium, acier — seuls les petits embouts de pédales font exception, un détail négligeable.

Le P700 arrive en kit à assembler : accélérateur, frein et embrayage (en option) sont livrés séparément. Une plaque de base complète l’ensemble — elle fait office de repose-pied, relie les pédales entre elles et accueille le boîtier de contrôle. Un ensemble soigné, aux formes plus arrondies que le P500 — une évolution bienvenue, on y reviendra.

Test Simagic P700

Le pédalier est proposé à 250€ avec embrayage, à condition de bien scroller en bas de la page produit sur le site de RSeat pour sélectionner l’option clutch. Sans cette manipulation, le prix grimpe à 297,50€ — un point de vigilance important au moment de la commande.

Fabrication et finitions

Le Simagic P700 marque une vraie rupture avec son prédécesseur. La structure full métal inspire immédiatement confiance — on est loin de la base en plastique du P500. Le pédalier est fin, bien fini, avec des formes arrondies qui tranchent avec l’aspect anguleux de l’ancienne génération. La bande rouge aux couleurs de Simagic apporte une touche esthétique appréciable. Pour 250€ en version 3 pédales, le résultat est franchement soigné.

Le repose-pied a également été revu : plus large, plus arrondi sur la partie avant, il élimine les problèmes d’accroche que pouvaient causer les chaussures sur le P500. Un point qui paraît anodin mais qui change vraiment le confort en session.

Côté capteurs, le P700 embarque des capteurs d’angle sur les trois pédales. La pédale de frein bénéficie en plus d’un capteur load cell de 150 kg — une belle spec pour ce niveau de prix. Plusieurs ressorts et élastomères sont fournis dans la boîte, permettant de personnaliser la résistance de chaque pédale selon ses préférences.

Test Simagic P700

Le système de changement de ressorts mérite une mention particulière : des petites molettes rouges permettent de libérer la pédale en un geste, même à une main. Remettre un ressort est tout aussi simple. Un système aussi pratique à ce niveau de prix, c’est rare.

Test Simagic P700

Connectiques et installation

Le boîtier de contrôle du Simagic P700 dispose de quatre ports pour les pédales — et non trois, car la pédale de frein embarque deux capteurs distincts (angle et load cell), chacun nécessitant son propre connecteur. On retrouve également une prise RJ45 pour connecter le pédalier à une base Simagic, ainsi qu’un port USB-B pour une connexion directe au PC. Enfin, quatre prises d’alimentation complètent la connectique : une reliée au secteur, et trois sorties femelles destinées à alimenter les moteurs haptiques optionnels sur chaque pédale.

Test Simagic P700

Le P700 s’adapte à différentes configurations d’installation. Sur un châssis disposant de barres en profilé alu pour installer les pédales, celles-ci peuvent être fixées directement sans le repose pieds. Pour une fixation sur châssis à plaque perforée, vous pourrez installer le pédalier assemblé avec son repose pieds. Il suffit de retirer le tapis en caoutchouc pour accéder aux points de vissage. Au sol, une barre métallique optionnelle permet de caler le pédalier contre un mur pour éviter tout glissement au freinage. Des pads antidérapants à crampons sont également disponibles pour une utilisation sur tapis.

Un bémol cependant : remettre le tapis en caoutchouc en place après l’avoir retiré peut relever du casse-tête. Il ne se positionne  presque jamais correctement du premier coup, et l’opération peut facilement prendre un petit moment ! Un point d’amélioration pour Simagic.

Réglages et logiciel

Le Simagic P700 se configure via Simpro Manager V3, le logiciel maison qui centralise le paramétrage de l’ensemble de l’écosystème Simagic. L’interface est claire et lisible : menu à gauche, lanceur de jeux au centre, et vue rapide des éléments connectés en bas d’écran.

Pour la pédale de frein, il est possible de basculer entre le capteur d’angle et le capteur load cell directement dans le logiciel, avec un menu dédié pour régler l’intensité nécessaire à l’activation du load cell.

Si des moteurs haptiques sont installés, le logiciel permet de les configurer finement : seuils d’activation, intensité, comportement selon les situations. Sobre et sans fioriture, Simpro Manager V3 fait le travail efficacement. Il est disponible en français et propose même plusieurs thèmes visuels — un détail, mais appréciable.

Les réglages disponibles sont complets et bien pensés. Chaque pédale dispose de sa propre courbe de réponse, soit entièrement personnalisable, soit par le biais de préréglages. Une zone morte est paramétrable pour éliminer les micro-signaux parasites — utile sur le long terme. La calibration se fait facilement après chaque modification mécanique. La gestion des profils permet de créer des configurations par discipline ou par jeu, et de les rappeler en un clic.

Test Simagic P700
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Sensations en jeu

Premières sensations en utilisation : le repose-pied large et arrondi permet de poser le pied confortablement, sans risquer d’accrocher un angle de base comme c’était le cas avec le P500. L’espacement des pédales est bien dosé — ni trop large, ni trop serré, et reste personnalisable tout de même si vous le souhaitez.

Petit bémol cependant : les plaques de pédales sont glissantes. Un point à noter surtout pour ceux qui pilotent en chaussettes — les chaussures offriront un meilleur grip. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est à garder en tête.

La personnalisation des ressorts et élastomères prend tout son sens en jeu. Il est possible d’adapter chaque pédale indépendamment selon ses préférences ou la discipline pratiquée. À titre d’exemple, le ressort d’origine du frein peut être déplacé sur l’embrayage pour un retour plus franc, tandis que des élastomères sur le frein permettent d’obtenir une résistance plus importante et une course plus courte, idéale pour exploiter pleinement le load cell.

En drift sur Assetto Corsa Evo, le dosage de l’accélérateur est précis et agréable, les clutch kicks passent naturellement, et les pédales se prêtent bien au talon-pointe — bien alignées et espacées pile comme il faut. Un pédalier qui surprend agréablement, surtout quand on arrive avec les a priori du P500 en tête.

Face à la concurrence

À 250-300€, le Simagic P700 se frotte à trois concurrents directs. Le Thrustmaster TLCM, d’abord, légèrement moins cher aux alentours de 230-240€. Il propose une belle fabrication et un load cell, mais limité à 100 kg contre 150 kg sur le P700. C’est le haut de gamme de chez Thrustmaster, un pédalier qui a fait ses preuves et qui fonctionne très bien.

Le Fanatec CSL Elite V2, affiché aux alentours de 300€, accuse son âge. Malgré une structure métallique, la finition et le style sont en retrait par rapport au P700. Son load cell de 90 kg offre également moins de flexibilité de réglage.

Enfin, le Moza SRP2, tout juste sorti au moment du test, n’a pas encore pu être testé par la rédaction. Sur le papier, load cell de 100 kg et fabrication full métal, mais une esthétique peut-être plus simple et moins soignée que celle du P700.

En dehors de ces trois concurrents directs, le P700 n’a pas vraiment d’adversaire. Les modèles moins chers font l’impasse sur le load cell, tandis que les pédaliers plus haut de gamme — comme le Fanatec Club Sport V3 ou les modèles Simnet — se positionnent sur des tarifs supérieurs sans offrir une expérience forcément meilleure.

Verdict

Difficile de ne pas être conquis par le Simagic P700. Difficile surtout quand on arrive avec les souvenirs du P500 et une envie farouche de ne pas l’aimer. Et pourtant.

La structure full métal rassure immédiatement, l’ergonomie a été entièrement repensée, et la personnalisation des ressorts et élastomères est d’une simplicité désarmante. En jeu, les sensations sont propres, la course agréable, et le load cell de 150 kg offre une belle marge de réglage pour tous les profils.

Le P700 n’est pas un pédalier à gadgets. Pas de fioritures — mais une base solide, et évolutive grâce aux moteurs haptiques optionnels, aux différents jeux de ressorts et aux élastomères qui feront varier votre ressenti, et déclinable en version deux pédales à 220€ pour ceux qui n’ont pas besoin d’embrayage. Un écosystème accessible et cohérent.

Face à sa concurrence directe, il s’impose clairement comme le plus abouti — et le plus beau. À ce prix, c’est une recommandation franche et sans réserve. Le P500 peut reposer en paix.

Les plus
  • Structure entièrement en métal
  • Finitions soignées, design élégant
  • Load cell 150 kg sur la pédale de frein
  • Personnalisation poussée des ressorts et élastomères, système de changement ultra simple
  • Réglage de la hauteur et de l’inclinaison des pédales
  • Logiciel Simpro Manager V3 clair, complet et disponible en français
  • Moteurs haptiques optionnels
  • Excellent rapport qualité-prix
Les moins
  • Plaques de pédales glissantes à l’usage en chaussettes
  • Tapis en caoutchouc difficile à remettre en place
P 700

SIMAGIC

P 700
Compatibilité : PC
Load Cell : 150 kg
Logiciel : Simpro Manager V3
Prix :250,80 €
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