Test du volant Moza Revuelto : pour qui, pour quoi ?

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Test volant moza Revuelto

La marque chinoise continue d’élargir sa gamme de volants à un rythme soutenu, et cette fois, elle frappe fort avec une réplique homologuée du volant de la Lamborghini Revuelto. Un volant typé hypercar, taillé pour la route plutôt que pour la piste, vendu 429€. De quoi susciter la curiosité, poser quelques questions !

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Comme d’habitude, test écrit, ou vidéo, c’est vous qui choisissez !

Le Moza Revuelto, c’est quoi ?

Fidèle à l’original, le Moza Revuelto reprend le volant de la Lamborghini Revuelto à l’échelle 1:1, avec un diamètre de 340 mm. On est clairement sur un volant typé hypercar, orienté voiture de route plutôt que piste. Les boutons ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux du vrai volant — mêmes encodeurs, mêmes pictogrammes, commandes vocales, mode électrique, appels de phare et clignotants. La totale.

Test volant Moza revuelto

Côté connectivité, le volant embarque le Quick Release D1 Spec de Moza ainsi qu’un port RJ, permettant de le connecter à n’importe quelle base via le hub universel Moza. Une compatibilité élargie qui ne se limite donc pas aux bases de la marque.

Fabrication et finitions : du sérieux, (mais avec un tout petit bémol quand même)

Premier contact, première bonne impression. Le Moza Revuelto affiche une structure aluminium pour les éléments principaux, complétée par un tour de volant en cuir microfibre — le même que celui qu’on retrouve habituellement chez Moza, et un peu de plastique au niveau des caches. Des surpiqûres rouges viennent agrémenter l’ensemble, aussi bien sur le contour du volant qu’au niveau des repose-pouces. L’ensemble est bien présenté et la finition globale est à la hauteur du tarif.

Test volant Moza revuelto

Le volant embarque 34 boutons au total. En façade, on retrouve les commandes directement inspirées du vrai Revuelto. À l’arrière, cinq boutons de chaque côté complètent la dotation. Tous sont rétro-éclairés, mais uniquement en blanc — pas de RGB ici. Un choix assumé qui colle parfaitement à l’ambiance intérieure de la vraie Lamborghini.

Test volant Moza Revuelto

Les palettes sont dans la lignée de ce que propose Moza sur ses autres volants : entièrement en carbone, deux en position haute et deux palettes axiales en bas. Chacune dispose de petites vis permettant d’ajuster légèrement leur position pour un confort optimal. Elles peuvent être loin pour les plus petites mains

Seul bémol notable : quelques boutons semblent ne pas être parfaitement ancrés dans leur logement. En virage appuyé ou lors de contre-braquages, un léger bruit plastique parasite peut se faire entendre. Dans le même registre, le plastique en façade peut produire un grincement lorsque le pouce glisse dessus. Des détails, certes, mais sur un volant à 429€, ça mérite d’être signalé.

Quelles différences avec le vrai Revuelto ?

Réplique officielle ne veut pas dire copie conforme. Si les boutons et les commandes sont identiques à ceux du vrai Revuelto, les matériaux, eux, diffèrent. Sur la vraie Lamborghini, la partie centrale est recouverte de cuir et la partie supérieure intègre du carbone — des matériaux absents de la version sim racing, qui fait du coup bien moins haut de gamme. La couleur du bouton central est également moins fidèle à l’original : là où le vrai Revuelto arbore un rouge vif et pétant, la version Moza opte pour une teinte plus sombre, tirant légèrement sur le bordeaux. Une différence subtile, mais perceptible pour les puristes.

Test volant Moza revuelto

Moza Pit House : simple et efficace

Le Moza Revuelto se configure via Moza Pit House, le logiciel maison centralisant le paramétrage de tous les équipements Moza. L’interface s’organise en trois zones — les appareils à gauche, le lanceur de jeux à droite, et un menu central où se trouvent les réglages de vos équipements Moza connectés (volant,  base, pédalier…).

Côté réglages du volant, le logiciel propose une cartographie visuelle complète avec numérotation précise de chaque bouton. Pratique quand votre jeu vous demande d’appuyer sur un bouton spécifique, sans avoir à tâtonner pour trouver quel est le dit bouton. Les palettes axiales offrent deux modes de configuration : combinaison d’axe ou séparation d’axe. Le premier partage la course entre les deux palettes pour plus de précision, le second assigne une fonction indépendante à chacune. Des raccourcis permettent aussi de modifier certains paramètres à la volée, comme l’angle de rotation, sans quitter la piste.

Le rétro-éclairage quant à lui se règle en luminosité et en mode veille. 

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Quelles sensations en jeu ?

Dès la prise en main, le Moza Revuelto marque des points. La position de conduite est confortable, l’arceau du volant agréable à prendre en main. Les palettes sont excellentes, si vous avez des grandes mains, dans la lignée de ce que Moza propose habituellement : bien placées, accès naturel aux palettes axiales juste en dessous. Pour les petites mains, elles peuvent cependant paraitre un peu lointaines, sans empêcher leur usage. Le rétro-éclairage blanc, minimaliste, renforce l’immersion. On se sent vraiment au volant d’une voiture de route.

Les boutons, en revanche, posent question en conditions de course. Leur qualité de fabrication est bonne — le clic est agréable, tous relativement accessibles, y compris ceux à l’arrière pour la navigation. Mais c’est valable quand on roule tranquillement. Dès qu’on cherche à aller vite, retrouver une fonction précise devient nettement plus compliqué : les boutons plats ne se distinguent pas au toucher, et ceux qui ont un profil particulier ont une forme assez spécifique qui ne facilite pas l’identification à l’aveugle. En pleine course, aller les chercher sans se tromper relève du défi. À l’arrière, même constat : la navigation dans les menus en virage, c’est mission quasi impossible.

Ce volant, c’est avant tout un volant de touring. Assetto Corsa, Assetto Corsa Evo — dans ces disciplines, il est dans son élément. Les modes autoroute japonaise, slalom en voiture sportive : c’est exactement là qu’il brille. En revanche, GT3, drift, rallye, ce n’est pas sa cible, et ça se sent.

En rallye, on a essayé pour l’anecdote, mais le constat est sans appel. La position des pouces est mauvaise : impossible de les poser dans les repose-pouces prévus à cet effet quand on a besoin de réactivité. Le méplat en bas du volant gêne clairement les manœuvres rapides. Et aller chercher les boutons en pleine spéciale ? Tout simplement impossible. Ce volant n’est tout simplement pas fait pour ça.

Face à la concurrence : un segment quasi inexploré

Sur ce segment précis — la réplique de volant hypercar de route —, la concurrence est quasi inexistante. Le seul concurrent identifiable est le Thrustmaster Hypercar Wheel Add-On, proposé à un tarif similaire, aux alentours de 400€. Et pour ce prix, les matériaux sont clairement meilleurs : carbone forgé en une pièce, cuir, alcantara — un niveau de finition bien plus élevé, complété par des touches piano assez originales. En revanche, le style est nettement plus écrasé et orienté ultra-sportif, là où le Moza Revuelto mise sur l’immersion d’une vraie voiture de route. Deux philosophies différentes, deux publics différents — difficile de les opposer frontalement.

Verdict : une belle pièce, mais pour qui ?

Après plusieurs sessions au volant, le Moza Revuelto s’impose comme un produit bien construit, bien fini, agréable à utiliser. La fabrication est solide, le confort au rendez-vous, et l’immersion réussie — quand on est au volant d’une Lamborghini virtuelle, on s’y croit vraiment. Les palettes sont excellentes, le rétro-éclairage sobre mais efficace. Mais la vraie question que pose ce volant, c’est celle de sa cible. Le catalogue sim racing actuel est majoritairement orienté GT3, GT4, prototypes — des disciplines pour lesquelles ce volant n’est pas adapté. Rally, drift : même constat. Et quand on fait de la GT3, on a naturellement envie d’un volant typé GT3. C’est logique. Les jeux proposant des hypercars de route se comptent sur les doigts d’une main : Assetto Corsa et Assetto Corsa Evo — en attendant que la Revuelto y soit disponible, c’est la Huracán qui fera l’affaire — ou Forza Horizon, pour cités les plus connus. C’est peu.

Pour un fan de Lamborghini qui souhaite une pièce immersive et cohérente avec son univers, le Revuelto est une évidence. Pour un simracer cherchant un volant polyvalent et passe-partout, il faudra regarder ailleurs — vers des modèles plus neutres, comme le Moza CS Pro.

Les plus
  • Construction solide, finitions soignées
  • Confort de prise en main excellent
  • Réplique fidèle du vrai volant Lamborghini Revuelto (boutons, pictogrammes, encodeurs)
  • Palettes carbone de qualité, bien placées, avec palettes axiales
  • Rétroéclairage blanc immersif
  • Compatible toutes bases via hub universel Moza
Les moins
  • Boutons difficiles d’accès en conditions de course
  • Cible sim racing très étroite — peu de jeux adaptés au type de voiture
  • Inadapté au rally, au drift et à la GT3, formula …
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