Le CRP2 est le nouveau pédalier haut de gamme de la marque Moza. Annoncé cet été lors de la Gamescom, il vient remplacer le CRP sur ce segment prisé. A l’approche des fêtes de Noël, les possesseurs du CRP peuvent légitimement se poser la question de l’intérêt de l’upgrade. On va comparer les deux modèles point par point pour vous dire si ça vaut le coup de remplacer son pédalier.
De meilleures finitions
La première chose à remarquer dès la sortie de la boite, c’est que le pédalier CRP2 présente un design bien différent. Les pédales et l’armature sont pleines et les plaques texturées là où le CRP avait un aspect plus « brut » et métallique. Ces modifications sont principalement d’ordre esthétiques, donc à juger selon les goûts de chacun.

La qualité de finition est tout de même meilleure avec ce nouveau modèle. Le CRP2 est ainsi constitué d’aluminium « de qualité aéronautique ». On peut néanmoins regretter la présence d’une plaque plus petite sur l’accélérateur, ce qui n’est pas bien grave. Et puis, une plaque aux dimensions similaires est vendue séparément au prix de 29€.
A préciser, le châssis des deux modèles présente les mêmes points de fixation, la compatibilité reste donc identique vis-à-vis des supports et cockpits.
Avantage pour le CRP2 donc.
Des réglages plus faciles
Nous vous en avions parlé dans notre précédent article, ce pédalier CRP2 est entièrement réglable. Accélérateur et embrayage disposent chacun de deux ressorts différents. Vous pouvez donc choisir celui qui vous sied le mieux pour adapter la résistance à l’appui et le retour de pédale. Pour le frein, c’est encore mieux ! Moza fournit effectivement un lot d’élastomères avec de nombreuses combinaisons – avec schémas à l’appui – pour simuler la conduite de toutes les classes de véhicules. Si les 125 possibilités ne vous suffisent pas, vous pouvez acquérir le kit performance qui décuple les options pour 21,99€ de plus !


Jusque-là, rien de bien étonnant pour un pédalier haut de gamme. La où le CRP2 se démarque de son prédécesseur c’est sur la facilité et la rapidité de ces ajustements. Changer un ressort ou un élastomère se fait réellement en quelques secondes. En revanche, et contrairement à ce qui est annoncé sur le site de la marque, certaines manœuvres (telles que la modification de l’angle ou de la hauteur des pédales) nécessitent bel et bien l’utilisation d’outils. Mais ceux-ci sont fournis et les manipulations ne sont pas très contraignantes.

La suite des réglages se fait comme toujours via le logiciel PitHouse qui a déjà fait la preuve de son ergonomie et de l’exhaustivité de ses options. Citons d’ailleurs une fonctionnalité inédite concernant la pédale de frein. Avec le CRP2, il est maintenant possible d’attribuer le signal du freinage au capteur load cell de 200 kg, au simple potentiomètre, ou alors effectuer un mix des deux. On y reviendra au chapitre des sensations en course.
Avantage : CRP2 toujours !
Des sensations affinées
Est-ce-que ces nouveautés se font ressentir en course ?
L’axe de l’accélérateur est plus résistant par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir sur le marché. Le ressenti est donc plus réaliste, et améliore en prime la performance. On sent mieux l’effet de son appui, ce qui aide à éviter les spins lors de la ré-accélération (surtout en l’absence de contrôle de traction). Le constat est par contre moins favorable en fin de course : la pièce en caoutchouc donne une butée beaucoup moins nette, ce qui nuit un peu à l’immersion.

Passons au frein. Le système de choix entre load cell et potentiomètre semblait plutôt prometteur. On pouvait imaginer s’affranchir du capteur de pression en début de course, pour les virages rapides nécessitant une simple touchette de la pédale. En réalité, cette fonctionnalité n’apporte pas grand chose et se révèle peu réaliste. Autant se baser entièrement sur le load cell qui remplit très bien le contrat, et dont la limite à 200 kg est amplement suffisante.
La pédale d’embrayage offre une sensation de « cran » au passage de vitesse à proprement parler. Cet effet de course en deux temps était d’ailleurs mis en avant lors de l’annonce. En pratique, il faut paramétrer la course de la pédale au maximum pour bien le sentir, ce qui est assez bizarre. Et si vous optez au contraire pour une courbe courte, vous perdrez cet effet de décroché. Ainsi, nous ne retenons pas ce point comme une plus-value majeure du CRP2.
Avantage : CRP2 tout de même !
Des possibilités d’upgrade
Le CRP2 présente plusieurs options d’évolution dont ne dispose pas le CRP1.
En premier lieu, nous avons remarqué la présence d’un accroche-accessoire à l’arrière des pédales. Si pour l’instant aucun accessoire n’est compatible sur la boutique de Moza, on peut espérer voir apparaitre des modules tels que des moteurs à vibrations pour agrémenter l’expérience. Mais ce ne sont là que des spéculations pour le moment.
Ce qui est certain, c’est que mBooster sera compatible avec ce CRP2. Il s’agit là d’une nouvelle pédale active pouvant remplacer n’importe quelle pédale en y ajoutant un retour haptique. Rien de mieux pour simuler le contrôle de traction, l’ABS ou encore les vraies sensations des passages de vitesses. Tout cela, ajusté selon la classe de véhicule. Positionné en guise de frein, le load cell inclus peut cette fois supporter jusqu’à 400 kg de pression !

Enfin, pour les amateurs, le CRP2 peut être fixé en position inversée sur votre cockpit. La plaque initiale reste en place, c’est en fait un second châssis qui vient se fixer au dessus. L’accélérateur reste donc fixé en bas, tandis que les deux autres pédales s’inversent. Ce kit spécifique coûte néanmoins la somme de 194 €.

Avantage : CRP2 !
Une petite augmentation
Victoire totale du CRP2, donc ? Non, pas totalement ! Le CRP2 est vendu 449 €, en version deux pédales. L’embrayage seul vaut 109 €. Ainsi, l’ensemble complet coûte 558 €. Avant la fin définitive des stocks, le CRP1 était affiché à 529 €. La nouvelle génération voit donc une augmentation de 29 €.
Accordons cette fois un point pour le CRP1 sur la question du prix. Même s’il est plutôt bien vu de proposer l’achat du set deux pédales pour ceux qui n’ont pas besoin d’un embrayage, ou qui au contraire voudraient positionner le mBooster à la place.
Conclusion
Nous recommandons fortement l’achat du CRP2 pour un nouvel acquéreur intéressé par l’écosystème Moza. Ce n’est pas une surprise, mais ça ne répond pas à la question.
Que faire si vous avez déjà un CRP1 ? L’upgrade en vaut-elle la peine ? Le CRP2 présente de meilleures finitions, des réglages plus fins et surtout plus faciles, de meilleures sensations en course et des possibilités d’évolution entre le mBooster ou d’éventuels accessoires pas encore annoncés.
Mais elles sont également un peu plus chères pour un set complet trois pédales équivalent. Et les avantages en termes de facilités de réglages et de ressenti ajoutent au confort mais ne représentent pas non plus un gros gap.
Au final, si vous vendez votre CRP1 à prix correct, si ces « petits plus » font toute la différence pour vous, l’évolution vers un CRP2 reste très intéressante. Si vous souhaitez un setup évolutif et comptez acheter le mBooster, foncez, c’est le seul modèle compatible. Mais, si vous êtes satisfaits de votre CRP1 et ne souhaitez changer que si l’expérience s’en trouve bouleversée, pas besoin de passer par l’étape revente/achat, votre modèle reste de très bonne qualité et n’a pas à rougir face à son successeur.
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Attention cette marque ne fait pas de SAV….
J’ai acheté un pédalier CRP 1 il y a 3 ans et aujourd’hui il est impossible de se procurer le kit de ressort et amortisseur pour la pédale de frein….