Mai s’achève et avec lui, une phase intense pour les pilotes de Star Citizen. Entre vitrines de nouveaux vaisseaux militaires et sessions de test en conditions (parfois très) réelles, cette période de vente et de découverte a eu son lot de surprises… et de crashs, parfois spectaculaires. Alors, qu’en avez-vous pensé de cette Invictus Week 2955 ? Est-ce que le moteur du jeu a tenu bon face à l’afflux de joueurs… ou est-ce qu’on a tous goûté au vide spatial un peu plus vite que prévu ?
Un peu de contexte

Tout au long de l’année, l’univers de Star Citizen est rythmé par des événements commerciaux, des périodes de Free Fly, des mises à jour, et bien d’autres surprises. Les auteurs de Cloud Imperium Games, emmenés par Dave Haddock, ont imaginé un monde d’une richesse et d’un niveau de détail impressionnants — au point qu’on peut s’y perdre avec délice (ou vertige). Faire vivre un univers aussi ambitieux a nécessité des années de recherche et développement, dans des technologies que peu maîtrisent, mais essentielles pour articuler l’ensemble et en faire un véritable jeu.
Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore à la version finale, mais nous nous en rapprochons. La fameuse 1.0 se profile à l’horizon, sans doute dans quelques années encore. En revanche, la vraie révolution technologique, elle, a déjà eu lieu – en début d’année, ou à la toute fin de la précédente, selon les points de vue. Avec la 4.0 et l’arrivée tant attendue du server meshing, nous touchons enfin du doigt ce que l’on peut appeler un vrai jeu… et même un vrai MMO. Fini la limite des serveurs à 100 joueurs. On passe désormais entre 600 et 700 joueurs : la vie a pris son envol dans notre univers préféré.
Je m’abstiendrai de m’attarder sur les drames car je trouve cela contre-productif, même si, comme beaucoup, j’ai les miens. Dans un univers qui déchaîne les passions, tout est sujet à controverse.
En avant pour la quinzaine commerciale
Comme chaque année depuis 5 ans, l’Invictus Week 2955 est le moment idéal pour découvrir – et acheter – de nouveaux véhicules axés sur le combat terrestre et spatial. C’est aussi l’occasion, comme toujours, de pouvoir les louer gratuitement pour se faire un avis avant d’éventuellement passer à l’achat. Alors faisons le tour des nouveautés de cette édition.
Greycat MTC
Lors de la première journée, Aegis Dynamics a frappé fort avec un vaisseau que tout le monde attendait (on en parle plus en détail dans l’article). De son côté, la petite firme Greycat a dévoilé un nouveau véhicule terrestre, qui semble se positionner comme un concurrent direct du RSI Ursa. Du moins, c’est ce qu’on pourrait croire au premier abord. En réalité, il s’agit d’un véhicule à roues, intermédiaire entre le Greycat PTV (la Jeep de l’espace) et le fameux Ursa.
Il est équipé d’une tourelle téléopérée, mais ne peut être pleinement utilisé que par deux personnes. Proposé à 48,60 €, ce petit engin pourrait devenir un excellent compagnon pour explorer un monde qui ne se limite pas à l’espace.
Mirai Guardian MX
Mirai nous a écoutés : cette fois, c’est bien un chasseur lourd qu’on a entre les mains — et non une version hybride comme le QI, que je considère davantage comme un vaisseau d’interdiction.
Qui dit “lourd” dit plus d’armement : les armes sont certes un peu plus petites que celles du Guardian QI, mais elles sont au nombre de 4. Et côté protection, cette nouvelle version bénéficie d’un meilleur bouclier. En revanche, comme tout bon chasseur lourd, il fait une croix sur le confort de vie : pas de lit, pas de fioritures. Prix : 291,80 €.
Anvil Asgard
Notre chère Valkyrie se décline désormais en une variante, ou plutôt une adaptation de son châssis, pensée spécifiquement pour le dropship.
Mais attends Fred, la Valkyrie faisait déjà du transport de troupes, non ? Oui, c’est vrai. Mais l’Asgard, elle, ne débarque pas des soldats : elle peut déposer un tank Nova… ou deux petits blindés Tumbril Storm. Plus besoin d’attendre qu’un gros Crusader C2 ou A2 se pointe pour apporter du support au sol, même en terrain hostile, comme dans le système Pyro.
Perso, je suis fan de la bouille de l’Asgard — tout comme celle de la Valkyrie d’ailleurs. Disponible pour 351,00 € sur le site de Star Citizen.
MISC Starlancer TAC
La version lourdement modifiée du MISC Starlancer Max est enfin accessible à tous. Pour faire simple : c’est un vaisseau d’appui-feu au sol façon AC-130… mais en mieux.
Prenez un Starlancer Max. Virez sa vaste zone de vie commune et remplacez-la par un hangar capable d’accueillir un Mirai Fury – voire deux, si vous êtes de très bons pilotes. Ajoutez deux grosses tourelles latérales, capables de frapper vers le sol à la manière du légendaire gunship Lockheed.
Adieu les petits luxes inutiles (le billard, vous pouvez oublier), et bonjour la baie médicale et la capacité à embarquer un Tumbril Storm pour les opérations au sol. Voilà un vaisseau taillé pour le combat, vendu 367,20 € : un vrai tout-en-un qui pourrait bien devenir votre nouvelle référence dans le verse.
Aegis Dynamics Idris-P
Voilà le big thing de cet Invictus 2955. Un vaisseau capital, dans tous les sens du terme. L’arrivée de l’Idris dans le jeu fut une vraie surprise. Annoncé depuis 2012, il devait initialement rester réservé à Squadron 42 — promesse non tenue, mais qu’importe : il est là.
Je doute que CIG l’ait lancé juste pour mettre à l’épreuve le server meshing… Mais clairement, avec ses 264 mètres de long, ses trois ponts et son statut de vaisseau amiral pour les grosses corporations, il a tout pour impressionner.
Deux kits de personnalisation payants permettent d’adapter l’Idris à différents styles de jeu. Il est immense, fonctionnel et redoutable — à condition, bien sûr, d’avoir assez de monde pour occuper tous les postes.
Le prix ? Disons qu’il vaut mieux avoir mis un salaire de côté…
L’exposition du Bevic Convention

C’est parti pour la visite ! L’Invictus, c’est aussi un showroom géant où l’on peut admirer les vaisseaux sous toutes leurs coutures. Et bien sûr les essayer !


Les 4 nouveautés sont là. On peut vraiment se faire une idée précise de chaque véhicule. Je suis comme un gamin devant son tout premier salon de l’auto, les yeux brillants d’émerveillement. Et même si je suis le projet depuis ses débuts, je suis toujours heureux de pouvoir flâner dans les allées.


C’est une expérience assez unique, autant pour les nouveaux joueurs que pour les anciens. Voir de près les vaisseaux qu’on ne possède pas, mais qu’on croise en jeu, reste quelque chose de très plaisant à mes yeux. Surtout quand on a un coup de cœur pour un vaisseau…

La Chasse au Polaris et Les mission Gilly

Comme si l’Invictus 2955 ne suffisait pas, Cloud Imperium Games a ajouté une belle couche de contenu avec une mission spéciale ouverte à tous via la Shard… et une série de missions d’entraînement proposées par un certain Gilly, vétéran de son état.
Ces missions ont été pensées pour pousser les limites du server meshing, et côté données serveur, on peut dire qu’on a bien bossé. Les six premières missions sont plutôt accessibles, mais à partir de la 7e, le niveau monte en flèche : on se retrouve face à un Aegis Hammerhead escorté. Et à la 8e ? Rien de moins qu’un Polaris RSI avec deux Corsair de Drake en soutien. Pas question d’y aller en solo.
Et justement, en parlant d’impossible en solo… on arrive à la Chasse au Polaris. Un vrai moment de bravoure collectif : voir tous ces joueurs se ruer pour le traquer, à bord de vaisseaux de toutes tailles, c’était un vrai plaisir. Bon, les premières tentatives avec quatre frégates Idris, c’était un peu abusé, le challenge n’était pas vraiment au rendez-vous. Mais sur la fin de la quinzaine c’est devenu un vrai challenge. Le capital ship étant quasiment plus présent, les affrontements devenaient bien plus intenses, bien plus techniques… Bref : dur, très dur.

L’avis de SuperChicane
On tourne la page de l’Invictus Week 2955. Et, je l’avoue, c’est avec un petit pincement que je referme ce chapitre. Il va falloir attendre un an avant de revivre tout ça. Vous l’aurez compris : j’ai vraiment pris plaisir à participer à cet événement majeur, alors même que tous les ingrédients étaient réunis pour que ce soit un cauchemar pour les joueurs.
Au final, je tiens à remercier CIG pour les efforts faits sur la qualité de vie en jeu, et surtout pour nous avoir enfin livré un server meshing qui fonctionne. Certes, commercialement, certains aspects ont pu faire grincer des dents – chacun son point de vue – mais aujourd’hui, on a un jeu qui marche. Pas parfait, non, mais fonctionnel. Et ça, c’est déjà énorme. On entre enfin dans l’ère d’un vrai MMO.
En résumé : je me suis bien amusé, et surtout, je reprends plaisir à jouer.
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Sur ce, bon vol à tous !
À lire sur Superchicane.fr :
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