Moins d’un mois après son lancement, le DLC Japanese GT500 Pack de Project Motor Racing a été retiré de la vente. Et ce sur l’ensemble des plateformes. Aucune explication officielle n’est fournie par Straight4 Studios ou Giants Software. Et tous les posts promotionnels liés au contenu ont été supprimés des réseaux sociaux et du site officiel du jeu.

Project Motor Racing : le DLC retiré en silence
Sorti le 31 mars 2026 au prix de 9,99€, le Japanese GT500 Pack proposait neuf voitures de la catégorie GT500 (cinq modèles modernes et quatre légendes JGTC des années 2000) ainsi que le Takimiya Circuit, fortement inspiré du circuit d’Okayama. Ce contenu se distinguait par la présence de modèles jamais vus auparavant en simracing, notamment la Nissan Calsonic Impul Z GT500 2022 ou la Honda Civic GT500 2024.
Le 22 avril 2026, le DLC a disparu des boutiques numériques. Sur Steam et PlayStation, il reste visible dans les listes mais ne peut plus être acheté. Sur Xbox, il a complètement disparu du store. Les joueurs ayant déjà acquis le pack conservent l’accès au contenu et peuvent continuer à l’utiliser normalement.

Silence total côté développeur ?
Ni Straight4 Studios ni Giants Software n’ont communiqué sur les raisons de ce retrait pendant les deux premiers jours. Tous les posts annonçant le DLC sur les comptes officiels du jeu ont été supprimés, de même que les mentions sur le site web de Project Motor Racing. Ce black-out complet alimentait les spéculations autour d’un potentiel problème juridique. Le média britannique Traxion.gg avait même contacté les deux studios sans obtenir de réponse.
Aujourd’hui, une réponse est apparue sur le Facebook de Project Motor Racing. Elle ne donne malheureusement aucune raison sur cette disparition du DLC et ne fait que demander de la patience au joueur, tout en présentant des excuses. Une habitude désormais bien ancrée de la part de Straight4 Studios.

La piste d’un conflit de licence

Plusieurs éléments pointent vers un possible litige autour des droits d’exploitation. Le DLC utilisait des voitures officiellement licenciées par les constructeurs (Nissan, Honda, Toyota), mais sans licence officielle du championnat Super GT japonais. Cette zone grise juridique a pu poser problème a posteriori.
Sur les forums et Reddit, la communauté évoque plusieurs hypothèses. La principale, un conflit avec un sponsor présent sur les livrées. Ou une exclusivité de licence détenue par un autre éditeur. (Gran Turismo 7 dispose d’un accès officiel au championnat Super GT). Ou encore un simple retrait temporaire pour correction. Selon certains utilisateurs du forum officiel Straight4, le contenu GT500 serait également désactivé en mode classé online, ce qui renforce l’hypothèse d’un blocage juridique plutôt que d’un simple bug technique.

Un pattern qui se répète
Ce retrait s’inscrit dans une tendance déjà observable avec Project Motor Racing : le jeu repousse régulièrement les limites des licences. Plusieurs véhicules rares figurent au catalogue (Morgan Aero8, TVR T400R, Toyota GR010 Hybrid), tout comme des circuits laser-scannés mais parfois renommés pour éviter les droits officiels.
Cette approche audacieuse permet de proposer du contenu inédit, mais expose également le studio à des risques juridiques. Le timing du retrait — moins d’un mois après la sortie — suggère que la sécurisation des droits n’était peut-être pas totalement verrouillée en amont.
Et évidemment, comment ne pas pointer une énième controverse avec Project Motor Racing. D’un lancement assez catastrophique à une mise à jour récente qui n’est que moyennement satisfaisante, la série noire continue pour ce jeu de Ian Bell, créateur des séries GTR et Project Cars. Et la colère des joueurs qui ont acheté le jeu ou ce DLC demeure plus que jamais compréhensible. Voir ce DLC, qui accompagnait la version 2.0, retiré sans information, n’améliorera pas la réputation de Project Motor Racing auprès de ses nombreux détracteurs.

Et maintenant que le DLC de Project Motor Racing est retiré?
Impossible de savoir si le DLC reviendra un jour en vente. Aucun délai communiqué, et le silence des studios laisse planer le doute sur une résolution rapide. Pour les joueurs intéressés par ces voitures GT500 uniques, l’attente risque d’être longue. Pour ceux qui ont acheté le pack avant son retrait, bonne nouvelle : le contenu reste accessible et fonctionnel… pour le moment.
Ce cas illustre une réalité souvent méconnue du simracing : obtenir des licences pour du contenu motorsport reste un parcours du combattant juridique, où une erreur de négociation ou un désaccord tardif peut faire disparaître un DLC du jour au lendemain.
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