Le Heusinkveld DisplayDash arrivera en août en Europe, et il ne vient pas simplement jouer les écrans de plus derrière le volant. Avec ses boutons physiques, ses encodeurs, son affichage contextuel et sa compatibilité SimHub, Heusinkveld propose un vrai hybride entre dashboard et button box. Et face à un Corsair Xeneon Edge très séduisant, mais plus “écran” que “poste de commande”, ce DisplayDash pourrait bien avoir l’argument qui change tout : des commandes que l’on sent sous les doigts.

Un peu de contexte
Le DisplayDash n’arrive pas de nulle part. Sur Superchicane.fr, on avait déjà suivi le sujet avec attention, d’abord comme un prototype sérieux, puis comme une vraie tentative de fusionner deux mondes : le dashboard numérique et la button box physique. L’idée de départ est simple, mais très pertinente : ne plus choisir entre un écran lisible mais passif, et une boîte à boutons efficace mais souvent figée par des stickers ou des mémorisations maison. Heusinkveld résume son concept avec une formule qui dit tout : “Physical input, digital context”. Autrement dit, des commandes physiques, mais avec un affichage dynamique capable d’expliquer en temps réel ce que chaque bouton ou encodeur contrôle.
Depuis son apparition initiale, le produit a pas mal évolué. Heusinkveld a revu le boîtier, réduit les bordures, agrandi l’écran, amélioré la visibilité des LED RGB et surtout confirmé un corps entièrement en aluminium, ce qui colle bien à l’image premium de la marque. On parle ici d’un périphérique pensé pour encaisser de longues sessions, pas d’un petit gadget à poser vite fait derrière un volant. Heusinkveld indique également que le DisplayDash proposera 12 encodeurs rotatifs push, 4 boutons physiques, un switch 7 directions, soit 47 entrées au total, accompagnées de 17 LED RGB configurables.
Le prix est enfin connu
La grosse nouveauté, c’est donc le tarif. Jusqu’ici, Heusinkveld parlait d’un prix estimatif autour de 300 €, voire d’une fourchette plus large. Les Néerlandais communiquent enfin sur le prix et mettent désormais fin à toutes les spéculations. Les choses sont claires : 389 € TTC pour l’Europe, 324 € hors taxes pour les marchés non européens. Oui, c’est plus cher que l’estimation initiale (y compris la mienne). Mais il faut aussi replacer le produit dans sa vraie catégorie : ce n’est pas seulement un DDU, ce n’est pas seulement une button box, c’est un périphérique hybride qui combine écran tactile, commandes physiques, RGB, SimHub, hub USB et montage VESA.
Heusinkveld explique aussi que le retard vient des dernières optimisations de design et de tests, et que les designs sont désormais finalisés avant passage en production. La disponibilité est annoncée pour août, avec une production continue prévue juste après la première vague afin de réduire l’attente si le stock initial part rapidement. C’est un point important, parce que les produits Heusinkveld ont souvent une vraie demande au lancement, et la marque semble vouloir éviter l’effet “première série introuvable pendant des mois”. Le DisplayDash sera présent au Sim Gaming Expo de Chicago, du 18 au 20 septembre, sur le stand 403.


Le vrai intérêt : des boutons physiques autour d’un écran
La force du DisplayDash, ce n’est pas simplement d’afficher de la télémétrie. Des dashboards, il en existe déjà beaucoup. La vraie différence, c’est que Heusinkveld ajoute une couche physique très dense autour de l’écran. Les 12 push-rotaries, les 4 boutons et le switch 7 directions permettent de gérer énormément de fonctions directement au doigt, avec un retour tactile immédiat. On peut imaginer y placer le brake bias, le TC, l’ABS, les cartographies moteur, les phares, les essuie-glaces, les menus ou certaines procédures selon les jeux et les voitures.
Et surtout, l’écran donne le contexte. C’est là que le produit devient intelligent : plutôt que d’avoir des autocollants définitifs ou de tout retenir par cœur, le DisplayDash peut afficher la fonction et la valeur associée directement au-dessus des commandes. Quand on change de voiture, de profil ou de discipline, on garde donc une interface adaptable. C’est typiquement le genre de détail qui peut sembler secondaire en photo, mais qui change tout en course. Parce qu’en plein relais, avec la pression, le trafic et la fatigue, un bouton physique clairement identifié vaut souvent mieux qu’un joli écran tactile sur lequel il faut chercher.

Face au Corsair Xeneon Edge
C’est aussi pour ça que la comparaison avec le Corsair Xeneon Edge, vu notamment dans la vidéo de Sevyo devient marrante. Le Xeneon Edge peut très bien servir de dashboard SimHub, soit via l’intégration iCUE avec un widget dédié, soit comme écran secondaire séparé. Corsair explique d’ailleurs officiellement ces deux méthodes d’utilisation pour le simracing. Sur ce point, le produit est malin, polyvalent, et peut parfaitement trouver sa place dans un cockpit.
Mais là où le Corsair reste avant tout un écran, le Heusinkveld ajoute ce qui lui manque pour devenir un véritable centre de contrôle : les boutons physiques. Ce n’est pas un détail. En simracing, on parle souvent d’immersion, mais l’efficacité en piste passe aussi par la rapidité d’accès aux fonctions. Un tactile peut être pratique, un écran peut être magnifique, mais une commande que l’on sent sous le doigt reste plus naturelle quand il faut agir vite. C’est exactement là que le DisplayDash marque sa différence : il ne remplace pas seulement un dashboard, il remplace aussi une partie de la button box.
L’avis de Fred
Franchement, le prix de 389 € TTC me calme un peu. Si on avait gardé en tête les “environ 300 €” évoqués plus tôt, c’est devenu un lointain rêve. Mais une fois qu’on regarde le produit pour ce qu’il est vraiment, la pilule passe mieux. On n’est pas devant un simple écran SimHub. On est devant un périphérique hybride, dense, bien pensé, qui semble vouloir résoudre un vrai problème de cockpit : comment garder la souplesse du numérique sans perdre l’efficacité du physique.
Et c’est pour cela que Heusinkveld DisplayDash me plaît. La marque ne copie pas juste ce qui existe. Elle prend un usage réel et propose une solution cohérente. Le DisplayDash a ses boutons, ses encodeurs, ses LED, son écran tactile, son VESA, son USB unique, son SimHub… bref, tout ce qu’il faut pour devenir une pièce centrale d’un cockpit. Il faudra évidemment juger la finition finale, la qualité des encodeurs, la lisibilité en conditions réelles et la souplesse de configuration. Mais sur le papier, c’est propre, intelligent, et surtout très Heusinkveld.


























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