Test de RoadCraft : un modèle qui se renouvèle ?

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Il est là, fraichement arrivé dans notre bibliothèque : RoadCraft. Le cinquième opus de Saber Interactive débarque le 20 mai. Après un Expeditions : a Mudrunner game qui nous a laissé sur notre faim, que vaut ce nouvel épisode ? La réponse avec ce test de RoadCraft, maintenant !

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Conditions du test

Ce test de RoadCraft a été réalisé sur PC, avec un code fourni par l’éditeur Focus Interactive, le tout avec une bonne quarantaine d’heures au compteur. Afin de nous intéresser à l’optimisation du jeu, deux configurations différentes ont été testées. Retrouvez tous les détails dans la partie dédiée de ce test.

RoadCraft : vous aimez les catastrophes naturelles ?

Après un « Expeditions » orienté sur l’exploration et les missions scientifiques, Saber Interactive opère un virage à 90° dans la boue. Bienvenue sur des cartes dévastées par des catastrophes naturelles. Placé à la tête d’une compagnie de reconstruction, vous intervenez ainsi sur des terrains ravagés. Vous avez donc pour mission de relancer la vie locale, et de reconstruire ce qui a été détruit. Clairement, niveau enjeux, on ne pouvait pas faire mieux.

Pour y parvenir, le jeu met à votre disposition près de 40 véhicules. Ça va du petit 4×4 « Scout » paré pour l’exploration, à la grue de chantier. Repartis sur huit cartes de 4 km² chacune, il va falloir faire preuve de polyvalence pour parvenir à vos fins et maîtriser chacun d’entre eux.

Après avoir eu l’occasion de tester pour vous la preview, nous avons pu mettre la main sur cet opus en avant -première. Nous avons réalisé le test de RoadCraft sur PC, manette en main, seulement. En effet, le jeu ne propose pour le moment qu’une compatibilité volant limitée aux Logitech G29, G920, G923, ainsi qu’aux Thrustmaster T150, T248… Et le Ferrari 458 Spider sur Xbox ! Une liste assez curieuse et peu remplie, qui devrait s’allonger dans le futur, selon Saber Interactive. Dommage, je range ma Simagic Alpha du coup.

Test RoadCraft
Ça risque de couter cher en assurance, tout ça…

Déblayer, recycler, reconstruire, recommencer

Le parti pris de ce test de RoadCraft saute aux yeux dès les premières minutes. Ainsi, pour se démarquer des précédents épisodes, le jeu vous plonge dans des environnements frappés par des catastrophes naturelles. Sur chacune des huit cartes proposées, vous êtes accueilli(e) par Kelly, un personnage clé qui vous confiera l’ensemble de vos missions. Vous alternez alors entre phases d’exploration et interventions à bord des différents véhicules du jeu, chacun bénéficiant de son propre gameplay.

Petit à petit, RoadCraft introduit les différentes mécaniques du jeu, et elles sont nombreuses. Dans la conduite, vous serez invité(e) à vous installer au volant d’engins bien connus des amateurs de la série. Du petit 4×4 scout pour ouvrir le terrain, au camion benne, en passant par la grue mobile, vous allez également croiser de nouveaux compagnons survitaminés.

Devenez un as des (très) gros travaux !

Les véhicules servent dans des missions bien précises, qui petit à petit, vous permettront d’ouvrir de nouvelles zones sur la map. Au fil de votre progression, vous couperez des arbres, déblayerez le terrain à coups de bulldozer, puis poserez du goudron frais pour le rendre à nouveau praticable. Chacune de ces actions vous est présentée dans un tutoriel complet, pour vous permettre de passer à l’action rapidement.

Et côté actions, vous ne manquerez pas de tâches à accomplir. Il vous faudra déblayer des zones précises, ouvrir des accès à l’aide d’un bulldozer, relier un générateur à une zone privée d’électricité grâce à un câblier, ou encore déplacer des charges lourdes à l’aide de grues fixes. Que ce soit sur un chantier ou dans un port. Vous devrez également couper et traiter des troncs, supprimer des souches, construire des ponts pour franchir des rivières, ou encore réparer les connexions entre usines en remplaçant des tuyaux défectueux. Enfin, la pose de goudron ne se fera pas sans effort : pas moins de quatre véhicules différents seront nécessaires pour mener cette tâche à bien.

Prenons l’exemple de la pose de goudron, qui donne d’ailleurs son nom au titre. Vous devrez, dans l’ordre : déposer du sable avec une benne, utiliser un bulldozer pour le mettre à plat, poser du goudron et utiliser un compacteur d’asphalte pour terminer la route. Une fois votre première route posée, rien ne vous empêche de recouvrir l’ensemble des chemins de la carte de goudron. À condition, bien sûr, d’avoir un peu de temps devant vous ! Une nouveauté dans le gameplay qui vous permet de réellement modifier l’aspect de la map. Et vous simplifier la tâche.

Test RoadCraft
Elle est pas belle, ma « Krot » ? Ce charmant engin vous sert à enfouir des câbles électriques !

RoadCraft mise sur une grande variété d’engins

Test RoadCraft
Je vous dépose ça où ?

Pour les tâches de déblayage et de reconstruction, vous aurez accès à une large gamme d’engins, répartis en plusieurs catégories selon leur fonction. Ainsi, aux véhicules classiques s’ajoutent des machines plus spécialisées, adaptées aux besoins spécifiques de chaque mission.  Le Vostok TK-53 « Krot », mon préféré, sert par exemple à enfouir des câbles pour relier un générateur d’électricité à une zone coupée du courant.

Bon point à noter, RoadCraft ne vous impose pas de tous les acheter dès le départ. Face à l’étendue de la flotte, les développeurs ont opté pour une solution plutôt maligne : à chaque nouvelle phase de gameplay, le jeu vous « offre » une version usée et rouillée du véhicule requis. Moins performante, certes, mais parfaitement suffisante pour accomplir la mission en cours. Impossible à revendre, l’engin vous accompagnera fidèlement, jusqu’à ce que vous ayez suffisamment d’argent pour acquérir la version neuve, aux bonnes statistiques.

Autre bonne nouvelle, RoadCraft arrive avec une toute nouvelle physique, et ça se voit. D’ailleurs, la conduite dans la boue a clairement été simplifiée comparée à un SnowRunner, qui vous oblige à changer de pneus pour ne pas resté coincé. S’il est toujours possible de s’enliser, les premières heures de jeu, situées dans un environnement désertique, vous laissent globalement à l’abri de ce genre de mésaventures. Ce n’est qu’au moment où vous arriverez sur les cartes inondées que vous allez vivre vos premières galères. Toutefois, l’effet reste beaucoup moins prononcé que sur SnowRunner. Et de notre avis, ce n’est pas plus mal.

Gestion des ressources et automatisation au programme

Test RoadCraft
Une américaine qui va finir au recyclage…

Elle nous avait déjà été présentée dans la preview : la gestion des ressources est une donnée centrale du gameplay de RoadCraft. Sur chacune des maps, vous aurez besoin selon la zone, de bois, de métal, de béton, de tuyaux. Pour les accumuler, une usine de recyclage vous invite à nettoyer la zone à l’aide d’une grue et d’un camion, en y déposant des déchets classés par des couleurs.

Une fois la barre de recyclage remplie, vous débloquerez un élément neuf, à utiliser sur la map pour réparer une structure, ou encore fabriquer un pont. Cela a pour but de vous encourager à nettoyer les différentes zones. Ça apporte un côté de gestion qui fait varier le gameplay. Et en prime, on peut faire mumuse avec une grue.

RoadCraft vous invite également à vous mettre dans la peau d’un patron, en automatisant certaines actions. La pose du bitume, par exemple, peut être entièrement gérée par l’IA, sur les zones d’objectifs à remplir. Il vous suffit de déposer les véhicules dans la zone, l’ordi s’occupe du reste. Pratique.

Des itinéraires à tracer, pour des convois

Test RoadCraft
Trace ta route pour les itinéraires !

En plus des réparations de bâtiments, certaines missions « Infrastructures » vous obligent à prendre de la hauteur, en traçant des itinéraires entre deux zones que vous avez débloquées auparavant. En récompense, vous gagnerez des ressources bonus, des points d’expérience, et de l’argent. Ainsi, en reliant un point A à un point B, vous devez trouver une route idéale pour organiser un convoi, généré par l’IA.

Cela dit, attention à la précision. La moindre pierre, table, chaise de camping qui trainera sur votre route entrainera le plantage (quasi) systématique du convoi. En effet, l’intelligence artificielle ne peut pas contourner les obstacles. Elle aura parfois tendance à se coincer n’importe où, ou à labourer le terrain au point de rendre le chemin complètement impraticable. Il vous faudra au minimum un peu de sable pour le réparer. Un aspect qui mériterait sans doute une mise à jour prochaine…

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Un gameplay convaincant… à la manette

Impossible de réaliser un test de RoadCraft au volant à ce stade, en raison du trop petit nombre de modèles compatibles. Comme cité plus haut, seuls quelques modèles Logitech et Thrustmaster sont pris en compte. S’il reste possible de configurer quelques touches sur mon Simagic, le faire fonctionner s’est avéré impossible à ce stade. On espère sincèrement que l’écosystème de volants compatibles s’ouvrira dans les prochaines semaines, pour profiter de RoadCraft dans les meilleures conditions.

Pour ce test, on vous propose uniquement du gameplay à la manette. De ce point de vue, force est de constater que les nombreux raccourcis que demandent chaque véhicule sont plutôt bien gérés, et rappelés en permanence dans un coin de l’écran. En mode grue, vous pouvez ainsi tourner votre cargaison facilement, même si un temps d’adaptation, logique, est nécessaire. Nul besoin d’un clavier, même pour les fonctions les plus avancées, grâce à des combinaisons de touches, ouvrant de nouvelles fonctionnalités.

Toutes les différentes phases de gameplay proposées par RoadCraft sont agréables à jouer. Mais elle passent encore plus vite en jouant à plusieurs. Comme lors de la preview, le jeu est ouvert au multi, et en coopération.

RoadCraft : la coop agile !

RoadCraft fait partie de ces jeux particulièrement adaptés à la coop. Bingo, si vous avez des potes qui partagent la même passion. Le soft reprend le principe des précédents opus, avec une session que vous pouvez rejoindre avec un code d’invitation. Nous n’avons souffert d’aucun problème avec cette phase, et le fait de se retrouver ensemble sur une carte est une expérience hyper agréable. En revanche, le jeu peut parfois se montrer capricieux, notamment dans les sections de tuto, ou certaines fonctionnalités se bloquent. Je me suis par exemple retrouvé à regarder Sevyo jouer seul, sans pouvoir faire apparaitre de véhicule. Sur une autre partie, le jeu a commencé à généré de façon infinie des Bulldozers au garage, obligeant à recommencer ce qui est pourtant le tout premier tutoriel du jeu.

Car en solo, à moins d’être un acharné de SnowRunner, la frustration peut se faire ressentir assez rapidement auprès de nouveaux joueurs. La livraison de sable sur une zone de route à faire est horriblement longue en solo. En multi, vous gagnez en efficacité : quatre camions, quatre fois plus de sable… Le partage des tâches, quoi !

Vous pouvez jouer jusqu’à quatre joueurs en simultané dans la même session, avec une fonctionnalité cross-play disponible à la sortie du jeu. Franchement, c’est à essayer absolument, tant le fait de bosser à plusieurs sur des objectifs est extrêmement plaisant.

Sortir des sentiers battus et poser du bitume n’importe où

Il parait que dans RoadCraft, on peut poser du bitume n’importe où. Bah c’est ce qu’on va voir !

N’ayant que ça à faire, je me suis lancé pour SuperChicane dans une petite expérience, rien que pour mon test de RoadCraft. Sur l’une des premières cartes proposées, je me suis lancé dans la traversée d’un marécage boueux — un vrai cauchemar — pour y poser un magnifique ruban d’asphalte. Ce n’était absolument pas prévu dans les objectifs du jeu, mais je voulais vérifier si RoadCraft offrait une vraie liberté d’action.

Montre en main, en solo, cela m’a pris approximativement une heure. Les allers-retours pour aller chercher du sable m’ont un peu usé, mais une fois mis à plat avec mon bulldozer (très satisfaisant, je dois reconnaitre), tout s’est accéléré. Bitume, rouleau, et hop, la route sort de terre. Pas grand chose à redire : si vous trouvez un copain qui est aussi bizarre que vous/moi, vous allez vous marrer.

Cet aspect est probablement le plus réussi de Roadcraft : une vraie liberté pour modeler un peu, le paysage à sa volonté. Réparer des routes, recycler des objets, déblayer des forêts, oui, ça peut sembler répétitif sur le papier, et après quelques dizaines d’heure au compteur, la lassitude n’a pas vraiment pointé le bout de son nez. RoadCraft apporte un véritable vent de fraîcheur, et parvient à se renouveler. Même après plusieurs centaines d’heures passées sur SnowRunner, la sensation de nouveauté reste intacte en découvrant ce nouvel opus. Et c’est assez amusant de se dire que chaque joueur vivra une expérience différente.

RoadCraft, répétitif ?

Soyons clairs : si vous n’aimez pas passer des heures à chercher votre chemin ou à répéter les mêmes actions pour construire des routes, il est peu probable que ce jeu vous séduise par sa proposition. On reste sur un titre lent, autant par son rythme que par son gameplay. C’est un jeu qui s’apprécie sur la durée. À l’image d’un Minecraft — dans un tout autre registre — c’est son aspect bac à sable, votre imagination, et les objectifs que vous vous fixerez vous-même qui donneront toute sa saveur à l’expérience.

Graphismes et environnement : une réalisation bien inégale

Passons au côté visuel de ce test de RoadCraft. Nous avions été assez cléments chez SuperChicane durant la version preview du jeu, avec un premier aperçu convaincant, et stable. Assez peu d’évolutions sont à noter de ce côté. Graphiquement, la simulation reste très inégale dans son ensemble. Les screenshots tirés du jeu (et dans ce test) n’ont pas grand chose à voir avec les artworks promotionnels. Loin d’être désagréable à l’œil, le jeu bénéficie d’un travail soigné sur les véhicules. Variés, colorés, les détails sont très convaincants. L’animation des châssis est bien réalisée, et les intérieurs vivants renforcent le sentiment d’immersion.

On restera néanmoins surpris de voir que par rapport à ses prédécesseurs, et notamment SnowRunner, le jeu est en recul sur plusieurs aspects. Votre personnage par exemple, est désormais intégralement inanimé. Certaines textures sont buggées, au moment où nous écrivons ces lignes. Le sable posé dans votre remorque est flou. Le relief de la boue finit encore de se charger lorsque vous arrivez dedans, et certains détails au sols sont très en dessous du reste.

Test RoadCraft
Un camion franchement convaincant, mais les détails au sol (branches) et le paysage au loin restent trop grossiers
Test RoadCraft
Certains éléments deviennent transparents sans raison : ici la grue !
Test RoadCraft
Les affichages au loin souffrent en 1080p.

Côté sonore, les environnement sont variés, et les différents véhicules disposent de sons spécifiques. Bruit du sable, du bitume coulé, de boue, tout passe bien aux oreilles, et sont bien équilibrés. En revanche, quelques problèmes surviennent parfois. En effet, il m’est arrivé d’avoir le son d’un déchargement de sable en continu après avoir déchargé une benne. La seule solution : revenir au menu, et recharger la map. À part ça, rien à signaler !

RoadCraft souffre d’une optimisation encore fragile

Dans le cadre du test, deux configurations différentes ont été éprouvés, afin de constater que l’optimisation du jeu, qui malheureusement, doit encore être adaptée. Le premier PC dispose d’un Ryzen 9 5950X 16 coeurs, d’une GeForce RTX 4070TI, et de 32Go de RAM. Sur cette première, le jeu tourne à 140fps, constant, en qualité Ultra. Aucun ralentissement précis à signaler, tout est stable, y compris dans les environnements boisés, demandeurs en ressources.

En revanche, le passage en 4K s’avère assez étonnant : tombant logiquement à un 80/90fps de moyenne en sans bordures, il est également arrivé que le passage à ce réglage en mode plein écran fasse purement passer le jeu en mode diaporama du code de la route, à 3 FPS. Côté données, l’ordinateur fait pourtant remonter une utilisation normale des ressources, avec un GPU à 70%, une VRAM à 79%, et un CPU à 15%. Un coup de redémarrage plus tard et tout revient à la normale.

Pas encore adapté à toutes les configs

Sur le deuxième PC, moins performant, le jeu s’est révélé capricieux à faire tourner convenablement. Un ordinateur portable Lenovo Legion 5 Pro avec une RTX 3070, 32Go de Ram, un Ryzen 7 5800H 8 cœurs et une installation sur un disque dur SSD NVME. Ce qui est, en soi, une configuration bien au dessus des minimums requis. En résolution native, via un écran 2K, le jeu est parvenu à tourner entre 30 et 40 fps, avec des réglages au minimum, et en mode d’affichage sans bordure. Impossible d’obtenir un meilleur résultat, même en jouant sur le DLSS, avec une résolution de rendu en mode Ultra Performance. Ce réglage permet notamment de jouer sur une résolution 3x inférieure, avec de l’upscaling.

Certaines modifications ont tout simplement fait planter le jeu à 3FPS, alors qu’elles étaient censé l’améliorer (Exemple, le passage d’affichage des textures de « Elevé » à « Moyen »). Le passage en mode « Plein écran », censé allouer toutes les performances, produit parfois le même effet. Redémarrage obligatoire. Une configuration qui fait pourtant tourner SnowRunner comme un charme. Dommage. (Merci à mon pote Alexis aka « FatXTransistor » sur les internets, pour m’avoir prêté sa configuration dans le cadre de ce test).

Je dois faire un test de RoadCraft, ou rester sur SnowRunner ?

Vous nous aviez posé la question en stream avec l’ami Sevyo durant la preview. Pour ceux qui aimeraient savoir si le jeu est meilleur que SnowRunner, ma réponse sera la suivante : les deux opus prennent des directions différentes la comparaison n’est donc pas aisée. Les maps de RoadCraft sont certes composés d’une seule zone, la conduite dans la boue est simplifiée, sans doute pour permettre à tous les véhicules de passer, mais les nombreux véhicules ajoutés ne donnent pas l’impression d’avoir perdu en gameplay.

Les acharnés de la conduite – enfin, de puzzles – ceux qui aiment passer trois heures à planifier leur itinéraire pour éviter les ornières souhaiteront sans doute revenir à SnowRunner. Mais ceux qui recherchent une expérience plus accessible, avec une progression plus rapide, auront tout intérêt à donner sa chance à RoadCraft. Je fais partie de cette deuxième catégorie. J’ai beaucoup apprécié SnowRunner, mais l’accessibilité plus raisonnable de ce nouveau titre n’est pas pour me déplaire.

L’approche se veut beaucoup plus dirigiste sur ses premières heures. Vous n’êtes pas lâché(e) dans la nature. Et chaque découverte de la map se fait dans un ordre bien précis. Un choix qui peut diminuer le sentiment de liberté dans le gameplay. Avantage : il évite la frustration de ne pas savoir quoi faire. Avec plusieurs dizaines d’heures de jeu sur Snowrunner, je me suis souvent perdu. Sans oublier le doute sur le choix du véhicule, avant de partir en livraison… Bref, manette en mains, c’est une expérience que je préfère.

Conclusion du test de RoadCraft : un jeu qui évite le fossé, mais gare aux nids de poule

Test RoadCraft

Difficile de dire que je n’ai pas apprécié ce test de RoadCraft. Oui, graphiquement, le jeu n’est pas à la hauteur d’un triple A. Oui, il souffre encore de bugs, et Oui, l’optimisation doit être absolument revue. Mais cela n’empêche pas d’apprécier les qualités du gameplay, avec des camions franchement assez bien réalisés, à l’échelle du jeu.

La variété de gameplay nous avait déjà plu durant la preview, et la version complète confirme cette impression. Passer d’une grue à un véhicule scout, avant de partir créer une route de zéro au milieu de nulle part procure un vrai plaisir dans le jeu, et donne envie d’y revenir régulièrement. Il reste dommage que la réalisation ne soit pas 100 % à la hauteur, car passé les bugs d’IA qui se plantent un peu partout, les bugs graphiques, le jeu qui plante parfois au moment de revenir à Windows, RoadCraft a un énorme potentiel, et vient parfaitement trouver sa place à côté d’un SnowRunner, qui a convaincu des milliers de joueurs.

RoadCraft a lieu ce 20 mai sur PC, PS5 et Xbox Series pour 39,99 €. Il faudra compter 49,99€ pour la version Rebuild. Celle-ci propose un véhicule d’exploration supplémentaire, et deux nouvelles cartes (non testées ici).

Pour :
  • Un gameplay varié, innovant, avec des véhicules plaisant à conduire
  • La construction de routes est particulièrement réussie
  • La coopération apporte un vrai plus dans certaines missions longues
  • Les mécaniques introduites de façon progressives pour prendre ses marques
  • Monter dans une grue n’a jamais été aussi excitant
Contre :
  • Une réalisation encore trop inégale graphiquement
  • Une optimisation à revoir
  • Seulement trois volants Logitech et Thrustmaster supportés au lancement…
  • Certaines phases peuvent lasser en solo
  • L’IA parfois aux fraises dans le tracé d’itinéraires

RoadCraft

  • Plateformes : PC, Playstation 5, Xbox Series X & S 
  • Date de sortie initiale : 20 mai 2025
  • Développeur : Saber Interactive
  • Éditeur : Focus Entertainement
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Écrit par
Alexandre Dalvai

Pilote du dimanche sur Iracing avec la Scuderia Volpe Competizione. Détenteur du prestigieux Spin d’or 2022 et récompensé à de nombreuses reprises aux Graviers Awards. Le pilote de la Safety Car est mon meilleur pote.

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