Avec ce test de la base Asetek Forte, c’est le retour d’une éternelle question : est on obligé de dépasser les 25nm de couple pour se faire plaisir ? Ce modèle de la marque danoise, avec ses 18nm, nous propose de plonger dans cette question. Nous avons pris le temps de l’essayer sur une très longue durée (plus de 100 heures au total) pour nous faire notre avis.
- Préambule du test
- Test de la base Asetek Forte : y’a quoi dans ce bloc ?
- « Si t’as pas d’châssis, il faut que t’oublies »
- L’écosystème de la base Asetek Forte
- Bonus : le support Asetek SimSports Front Mount
- Test de la base Asetek Forte : des réglages sur RaceHub
- Une sécurité parfaitement maitrisée
- Les sensations après plus de 100 heures de jeu
- De LMU à ETS 2 : la polyvalence au rendez-vous
- Conclusion du test de cette base Asetek Forte

Préambule du test
Ce test de la base Asetek Forte a été réalisé avec du matériel fourni par la marque, sans contrepartie commerciale. La base a déjà tourné une bonne centaine d’heures : sessions courtes, longues, sur plusieurs catégories de simulation. L’avis qui suit repose donc sur un test approfondi.
Vous pouvez aussi retrouver le test de la base Forte, intégré au bundle avec volant et pédalier, sur notre chaine Youtube.
Test de la base Asetek Forte : y’a quoi dans ce bloc ?
Chez Asetek, la gamme « Forte » est le milieu de gamme du fabricant danois. Placée entre les gammes « La Prima » et « Invicta », son segment, c’est le rapport qualité-prix. Une base pensée pour être complète, avec tout ce qu’il faut niveau Force Feedback, couple, et compatible avec la majorité des châssis du marché.
Premier contact visuel : Asetek a soigné le design. Loin du gros cube industriel, la structure combine aluminium usiné, caches plastique, logos en relief et quatre bandes LED personnalisables via RaceHub : le premier contact visuel est parfaitement réussi.

Niveau chiffres, on rentre dans le paragraphe qui fait mal à la tête. La base Asetek Forte annonce 18 Nm de couple maximal, le mètre-étalon des Direct Drive. Un juste milieu entre les 12 Nm de La Prima et les 27 Nm de l’Invicta. La base embarque également un encodeur 22 bits pour un slew rate de 6,7 Nm/ms pour la montée en couple. Concrètement, ça promet de la réactivité.
« Si t’as pas d’châssis, il faut que t’oublies »
Vous l’aurez compris : à part si vous tenez absolument à trouver une bonne raison de changer de bureau, le châssis est ici obligatoire. Le montage se fait de deux façons différentes. En dessous, vous disposez de 4 fixations en M16, avec des écrous T-Nuts ajustables en longueur (de 30mm à 160 mm). La largeur est fixe, avec 87mm. La base peut s’attacher frontalement via un support dédié. C’est avec cette solution, l’Asetek SimSports Front Mount, que le test de la base Asetek Forte a été réalisé.
Au niveau du Quick Relase, Asetek nous propose son modèle inspiré du QR Simucube SC2. En effet, début 2021 la marque avait acquis des données intellectuelles de Granite Devices, société à l’origine du QR Simucube. Ici pas de bague à la Fanatec ou Moza, vous glissez le volant de haut en bas. Une fois en place, le volant tient parfaitement en place. En revanche, ce système peut parfois se montrer capricieux, notamment lorsque vous changez régulièrement de volant en session. Il y a vraiment un coup de main à prendre pour l’enclencher parfaitement sur la glissière.

Pour moi, ancien propriétaire de bases Simagic et Fanatec, le passage est rude. Je ne suis pas fan de ce système, pourtant censé être plus sécurisant et précis. Il est trop facile de visser le volant de travers, de louper la glissière, et manquer de faire tomber le volant par terre durant la calibration.
L’écosystème de la base Asetek Forte

La Forte embarque cinq ports USB à l’arrière pour connecter accessoires et pédalier, ainsi qu’une alimentation de 400 W. Avec la base, deux boutons d’alimentation externalisés sont fournis. Le premier sert à démarrer la base, et le second est un bouton de sécurité, permettant de désactiver le FFB en cas d’urgence. Très utile quand certains jeux ont un FFB un peu chaotique, et que la roue s’emballe. Leur format déporté permet de les fixer où vous le souhaitez. Lorsque vous disposez du support de châssis dédié, les boutons se fixent de chaque côté de la base dans un emplacement prévu à cet effet.
Bonus : le support Asetek SimSports Front Mount
Parlons justement de ce support Asetek SimSports Front Mount, fourni par la marque danoise dans le cadre de ce test). Positionné à la verticale, il s’agit d’une plaque en acier de 8mm d’épaisseur, sur laquelle vient se fixer la base au moyen de 4 vis frontales positionnées autour du QR.
L’installation est simple et sécurisée. En dévissant le couvercle de la base — la partie électrique est protégée, pas de panique — on positionne la plaque entre celui-ci et le corps de la Forte. Aucun jeu à signaler, la base reste parfaitement en place. Il ne reste ensuite qu’à fixer les deux boutons de chaque côté, avec un peu de bricolage pour les intégrer dans le corps du support via le kit d’adaptation fourni.

Une fois monté, le résultat est soigné. L’intégration des boutons est particulièrement réussie : facile d’accès, elle contribue aussi à l’immersion. En revanche, ceux qui ont l’habitude d’utiliser du profilé alu perdront la praticité du matériau pour intégrer des accessoires, dashboards, button box à proximité immédiate de la base.
Côté vibrations et mouvements en utilisation, rien à signaler. Le support joue parfaitement son rôle, et donne réellement une sensation de solidité.

Test de la base Asetek Forte : des réglages sur RaceHub



Comme pour tous les produits de la marque danoise, la base Asetek Forte se paramètre via « RaceHub », un logiciel complet. Si vous débutez dans le Direct Drive, Asetek propose un mode simplifié limité à l’essentiel, afin d’éviter de partir dans tous les sens, et de se retrouver avec un setup complètement inutilisable en course. Mais vous passerez alors à côté du « fine tuning » de votre base permettant de l’adapter à chaque simulation. En mode complet un petit regret, le soft ne propose pas de presets pré-définis par jeu. Il faudra dans ce cas passer par la case internet, ou faire appel à un ami.
Car côté réglages, si vous êtes novice, vous allez devoir gérer 12 paramètres différents, allant de la force maximale à l’angle de rotation du volant, en passant par l’amortissement… Heureusement, chaque réglage affiche sa définition au survol du curseur.

Une sécurité parfaitement maitrisée
Pour ce qui est de votre sécurité, Asetek a plutôt bien fait les choses. Par défaut lors de votre première utilisation, la base démarre en mode « Low Torque », afin d’éviter un départ trop brutal. Elle restera d’ailleurs dans cette configuration tant que vous ne lancerez pas RaceHub, même après son installation.
Désactiver ce mode pour la première fois vous incitera à lire une notice d’avertissement, et il vous sera toujours possible d’y revenir en un claquement de doigts. De même, l’onglet « Safety » vous fait bénéficier de fonctionnalités de coupure automatique du force feedback dans certaines situations: recentrage automatique dans les menus, détection des mains sur le volant…
Franchement, je ne compte pas les fois où j’ai remercié la sécurité de s’être enclenchée. Crashs in game, dérapages incontrôlés : la coupure automatique du couple est une vraie plus-value. Avec 18nm de couple maxi, vous pouvez déjà bien vous blesser.
Les sensations après plus de 100 heures de jeu
Bon, cette base, j’ai essayé de l’utiliser dans un maximum de configurations. Que ce soit sur Le Mans Ultimate en Peugeot 9X8, sur F1 25, iRacing en Mazda MX5, et même Euro Truck Simulator 2 en Scania Topline, j’ai eu la chance de la tester longuement.
Qu’est-ce que j’en retiens globalement ? Et bien qu’une base bien paramétrée, ne développant « que » 18nm de couple maxi est déjà parfaitement adaptée à la majorité des simracers. Sur iRacing, je me suis amusé à faire des tours avec le FFB réglé à fond : mes bras flasques ont souffert.

Côté sensations, la base ne souffre d’aucun reproche sur les détails de la piste. Courbes longues, vibreurs, ou de changements de surface, tout remonte parfaitement dans les mains avec précisions. Globalement, je suis bien plus proche des 14-15 nm en pic, que des 18 nm annoncés
De LMU à ETS 2 : la polyvalence au rendez-vous
Autre gros point fort de cette base Forte, sa polyvalence. Après une bonne heure de course en LMP3 sur LMU à ressentir la moindre aspérité, blocage de roue, décrochage du train arrière à la ré-accélération, le passage à une session chill sur ETS 2 se fait tout en douceur. La base redevient douce pour simuler une bonne direction assistée, mais reste présente pour balancer un bon gros choc si vous décidez d’emboutir une voiture, un mur, ou un poteau.

En bref, Asetek propose un vrai retour de force dynamique, qui s’adapte parfaitement aux différentes situations. Attention toujours aux forces de couples maximales, qui peuvent surprendre les premières fois, notamment si c’est votre premier Direct Drive en 18nm. Venant d’une base Simagic Alpha (ancienne génération) de 15nm, sur ce point la Forte m’a vraiment surpris. Je me suis déjà fait mal à plusieurs reprises, en ne prenant pas le temps nécessaire pour installer le bon profil et faire les réglages nécessaires.
Conclusion du test de cette base Asetek Forte
Après plus de 100 heures passées en sa compagnie, je dois honnêtement avouer que je suis loin d’avoir passé un mauvais moment avec ce test de la base Asetek Forte. Et la réponse à la question posée en intro est toute trouvée. Il vaut mieux 18 Nm maitrisés, que 25 ou 30 Nm que vous ne parviendrez pas à prendre en main sans vous fracturer un poignet !
La base Forte est polyvalente et adaptée à de nombreuses simulations, avec un FFB maîtrisé et personnalisable, une sécurité renforcée, et 18 nm de couple maxi qui suffiront largement à la majorité des joueurs. Que demander de plus ?
Par contre, et au risque d’ouvrir un débat, je n’aime pas vraiment le Quick Realase de cette base. Le système d’attache à glissière n’est pas le plus simple à utiliser. J’ai eu du mal à ne pas m’y reprendre à deux, voire trois fois pour fixer le volant.
Je suis donc curieux d’avoir vos avis sur ce point, et sur tout le reste dans les commentaires !
- Une base aboutie et précise, adaptée à tous
- Une sécurité optimisé
- Le montage facile
- La compatible avec de nombreuses configurations
- Polyvalente
- Grand choix de réglages dans RaceHub
- Un couple qui peut surprendre au début
- Absence de presets par jeux dans RaceHub
- Un Quick Release à prendre en main

ASETEK






















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