Test du Fanatec Podium Pedals Formula : Un nouveau standard de pédalier ?

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Le Fanatec Podium Pedals Formula que nous avons aujourd’hui en test est un pédalier haut de gamme typé Formule, à deux pédales (frein et accélérateur), construit en carbone et aluminium forgé. Il se décline en deux versions partageant le même tarif : la version Formula que nous testons aujourd’hui, et une version GT à trois pédales attendue pour le troisième trimestre 2026. La grosse particularité de ce pédalier, c’est son système de réglage mécanique extrêmement poussé, avec un mélange de ressorts et d’élastomères dont on peut contrôler à la fois la résistance et la profondeur de compression.

Vendu 699,95€, le Podium Pedals Formula se montre compatible avec l’ensemble des bases Fanatec actuelles (CSL DD, GT DD Pro, ClubSport DD, ClubSport DD+, Podium DD), aussi bien sur PC que sur PlayStation et Xbox. À ce tarif, il vient se frotter à du très lourd : le Simagic P2000, le SRP GT-S, le Sim-Lab XP1, sans oublier la concurrence interne de Fanatec avec le ClubSport V3, et le Simnet SP-PRO 2 sur console.

Notre test en vidéo

La flemme de lire un long test écrit par un journaliste consciencieux mais auquel vous ne devez rien ? Et bien jetez un oeil à notre version vidéo de ce test. Vous y trouverez les mêmes informations, le plaisir visuel en plus.

Petite précision avant d’attaquer : cette vidéo et cet article ne sont pas sponsorisés. On remercie tout de même Fanatec de nous avoir fait parvenir le pédalier dans les temps, puisqu’on ne l’a reçu que trois jours avant la sortie. Autant dire qu’on a dû travailler dans l’urgence, mais on a relevé le défi avec brio.

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Le Fanatec Podium Pedals en test ? Mais c’est quoi ?

Formula ou GT : quelle différence ?

Commençons par lever une confusion légitime. Fanatec propose donc deux pédaliers au nom très proche, le Podium Pedals Formula et le Podium Pedals GT, tous deux vendus 699,95€. D’un côté, vous achetez deux pédales pour 700 balles, de l’autre trois pédales pour le même prix. Bizarre ? Pas tant que ça.

La différence se situe dans l’équipement. La version GT, qu’on n’a pas encore pu tester puisqu’elle ne sortira qu’au troisième trimestre, propose trois pédales avec un embrayage classique à plaques typé GT. Rien d’inhabituel par rapport à ce qu’on voit sur la quasi-totalité des pédaliers. La version Formula, elle, mise tout sur la finition : grandes plaques carbone, cale-pied latéral, repose-talon, le tout en carbone ultra léger. C’est ce surcroît de finition que vous payez quand vous choisissez la Formula plutôt que la GT.

Test Podium Pedals Fanatec

Bonne nouvelle pour les acheteurs de la première heure : Fanatec annonce que si vous prenez la version Formula maintenant, vous recevrez aussi les plaques pour la transformer en GT. Il faudra en revanche acheter l’embrayage séparément, facturé environ 200€ (199,95€). Ce sont les informations dont on dispose au moment du test, elles peuvent évidemment évoluer.

Nous, ces fameuses plaques GT, on ne les a pas reçues, car elles ne sont pas encore disponibles. Pareil pour l’embrayage. On a donc testé la Formula dans sa configuration pure, deux pédales.

Construction et finitions : c’est du beau

Test Podium Pedals Fanatec

Soyons clairs d’entrée : esthétiquement, ce pédalier envoie du lourd tout en étant très léger. Dès la sortie de carton, il en impose. On est sur du carbone pour les plaques, de l’aluminium forgé moulé sous pression pour certaines pièces, et l’ensemble respire la qualité. Ce n’est vraiment pas le genre de matériel qu’on voit tous les jours, et il faut bien avouer que c’est franchement beau.

Les deux pédales sont massives, presque immenses, mais pas si lourdes que ça grâce au carbone. Et puisqu’on parle des détails, glissons un mot sur les roulements à billes des bras de pédales : ils sont propres, de haut niveau technique, du beau travail. Fanatec a clairement soigné chaque pièce visible de son pédalier.

Côté capteurs, on reste sur du standard pour cette catégorie. Le frein embarque un load cell de 150 kg, tandis que l’accélérateur fonctionne avec un capteur à effet Hall. Notez au passage que Fanatec joue encore un peu avec les mots, comme pour les Newton-mètre de ses bases : le capteur est certifié jusqu’à 200 kg, mais l’exploitation réelle plafonne à 150 kg. À 150 kg, vous êtes donc à 100% de la course, soit le réglage le plus dur possible.

Montage : pensé pour le cockpit, pas pour le bureau

Niveau fixation, qu’on soit sur les pédales seules avec leur petit boîtier ou sur la grande plaque optionnelle, on s’adresse clairement à des gens équipés d’un cockpit. À la limite et vraiment à la limite, un wheel stand costaud pourrait convenir, mais oubliez le bureau. La pression qu’on met sur ce genre de machine n’est pas faite pour ça.

La plaque livrée par Fanatec pour le test (mais optionnelle) permet d’accueillir l’ensemble des pédales en configuration deux ou trois pédales, avec les rails qui vont bien et les trous au format Fanatec habituel sous la plaque. Si vous avez un châssis taillé pour du ClubSport V3, du CSL et compagnie, ça passe sans souci.

Test Podium Pedals Fanatec

Petit bémol toutefois : en configuration Formula, cette jolie plaque n’est pas tout à fait compatible avec le repose-talon. Il faut faire un choix, soit le repose-talon en fixation, soit la plaque à la place. Nous, on a bricolé un peu : on a positionné la plaque et retiré le repose-talon, et ça fonctionne très bien sur notre cockpit. On a d’ailleurs dû sortir un cockpit non-Fanatec pour filmer, parce que dans un cockpit Fanatec fermé, on ne voit plus rien une fois installé dedans.

Des réglages mécaniques d’une rare richesse

C’est ici que ce pédalier prend toute sa dimension. Il y a énormément à dire sur les réglages, et c’est sans doute son plus grand atout.

Position, angle et hauteur

Côté éléments communs aux deux pédales, on peut déjà déplacer le repose-talon d’avant en arrière, régler l’angle de la pédale (avec un nombre de positions impressionnant, jusqu’à 90° voire au-delà pour une installation inversée), et ajuster la hauteur de la plaque de pédale. Sur ce dernier point, la latitude est considérable : en réglage médian, on relève 21,5 cm au milieu de la plaque et 28 cm en haut, et on peut dépasser les 30 cm en plaçant la pédale tout au fond. C’est plus haut que la majorité des pédaliers passés entre nos mains, de quoi convenir à tous les gabarits de pieds, du 32 au 46 sans difficulté.

Résistance et course

Vient ensuite le réglage de la résistance et de la profondeur. À l’arrière, on retrouve un ressort doté de deux réglages. Une première bague dorée gère la résistance de la pédale : une petite bague sert de point de blocage, une seconde permet de serrer ou desserrer le ressort, et l’ensemble se verrouille avec la bague extérieure. Une roue crantée gère de son côté la course de la pédale, pour un débattement plutôt court ou au contraire bien plus long.

Le frein et son système de restricteurs

Test Podium Pedals Fanatec

Le morceau le plus intéressant reste la pédale de frein. À la première prise en main, avant de consulter la notice (assez fournie), on peine à comprendre l’agencement. Il repose en fait sur un enchaînement de quatre éléments, ressorts ou élastomères. La boîte contient quatre ressorts, quatre élastomères, et des petites pièces plastiques servant à caler le tout. Fanatec fournit également les câbles, un USB pour un branchement direct sur PC et un autre pour la connexion à une base Fanatec.

Pour chacun de ces ressorts ou élastomères, on dispose d’un réglage à bague double. Et Fanatec a soigné l’accompagnement : la boîte renferme un schéma qui conseille, selon le ressenti recherché, la combinaison de ressorts et d’élastomères à adopter. Pour une voiture de route, on s’orientera plutôt vers le ressort, donc une sensation plus souple. Pour une voiture typée formule, plutôt vers l’élastomère, donc une réponse plus ferme. Rien d’inédit, on retrouve cette logique chez d’autres constructeurs.

L’élément le plus astucieux, ce sont les petits rouleaux. Leur fonction demande un temps d’adaptation, mais le principe est aussi simple qu’ingénieux : en desserrant le rouleau noir, on empêche l’élastomère situé dessous de trop se comprimer. On fixe ainsi une limite à la compression. Concrètement, on sélectionne la profondeur de chacun des quatre ressorts ou élastomères, puis on verrouille le réglage avec une bague. Fanatec fournit même un outil dédié, une clé à ergot, pour déverrouiller lorsque la bague est trop serrée, avec une règle intégrée permettant de mesurer la profondeur de chaque élément. Un soin du détail appréciable.

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Le logiciel Fanatec : complet et bien pensé

Côté logiciel, tout passe par l’application officielle Fanatec. On commence systématiquement par vérifier les firmwares. Un conseil pratique au passage : pour les mises à jour Fanatec, mieux vaut attendre qu’au moins une semaine se soit écoulée sans signalement de problème. Le Discord de la marque reste une bonne source pour éviter les mauvaises surprises, et de manière générale, tant que tout fonctionne, inutile de se précipiter sur une mise à jour. Pour notre test, nous avons dû installer une version beta, seul moyen de faire fonctionner le pédalier dans les délais.

Réglage de la break force et des courbes

Dans le logiciel, on accède aux pédales et à la valeur de break force, réglable de 150 N (environ 15 kg) à 1500 N (environ 150 kg), ce qui correspond à la capacité du load cell. Le mode avancé permet d’ajuster la courbe : linéaire, progressive, dégressive, ainsi que trois courbes personnalisées (les « custom »). Le visuel situé sous la courbe se révèle précieux : il permet de vérifier si, lors d’un gros freinage à fond, on tient bien la position ou si des variations apparaissent.

Une limite mérite d’être signalée : on dispose d’une zone morte basse, mais pas de zone morte haute. Contrairement à Moza ou Simagic, impossible donc de plafonner volontairement la course en se bloquant à 80% sur un appui maximal. Cette fonction n’est pas disponible à ce jour.

Des réglages stockés dans le pédalier

Le véritable atout Fanatec reste le stockage des réglages. Une fois l’enregistrement permanent activé, les courbes (linéaire, progressive, dégressive et les trois custom) sont mémorisées directement dans le pédalier. On agit alors sur la mémoire du pédalier, et non plus sur le logiciel. On retrouve ainsi ces réglages depuis n’importe quel volant équipé d’un écran, et surtout, le système fonctionne sur PlayStation et sur Xbox, même logiciel éteint. Pour les joueurs sur console, c’est un vrai confort. Sur le volant Formula, on retrouve l’écran (identique à celui du GT DD Extreme), avec le réglage de break force en pourcentage et le choix de la courbe, quelle que soit la plateforme. Que l’on soit en QR1 ou QR2, sur GT DD Pro, CSL DD, Podium ou ClubSport récente, l’ensemble reste opérationnel. On peut même enregistrer plusieurs profils et les associer à des jeux, voire lier plusieurs profils à un même jeu pour passer d’une voiture à l’autre.

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En piste : des sensations qui surprennent

Place au pilotage. Nous avons commencé par un tour de Spa en F3, une voiture typée formule. Pour l’occasion, nous avons réglé un accélérateur plutôt court et un frein très court, avec une précharge quasi inexistante (de l’ordre de 1 à 2 mm) et un appui laissant environ 2 mm de gomme avant le load cell. Soit une profondeur totale d’à peine 4 mm sur l’axe. C’est peu, ce qu’on appelle la plaque de fer, ou le mur.

Premières sensations en formule

Et la surprise est au rendez-vous : les sensations sont étonnamment bonnes. Les pédales sont massives, imposantes, mais surtout confortables. Les cale-pieds latéraux participent pleinement à ce confort. Sur le frein, on perçoit parfaitement le moment où les roues approchent du blocage, ce qui est idéal. Le visuel de saturation à l’écran aide énormément : on voit en direct le moment où l’on sature, et donc le pourcentage atteint.

Test Podium Pedals Fanatec

En revanche, en poussant les réglages sur des valeurs aussi extrêmes, on déclenche deux phénomènes désagréables. À droite, sur l’accélérateur réglé au plus court, le ressort s’écrase sur lui-même et crée une sorte de point dur en fin de course. À gauche, sur le frein, le ressenti diffère légèrement : une fois en bout de plaque, on sent le moment où le petit cylindre vient au contact du suivant, ce qui produit un à-coup peu naturel.

Le point faible : l’effet des restricteurs

Sur le frein, ce défaut gêne peu, car il intervient à un instant précis que l’on intègre rapidement. Sur l’accélérateur en revanche, dès que l’on est à fond, ce point dur devient désagréable. La solution consiste à redonner un peu d’espace aux élastomères et aux ressorts. En ajoutant ne serait-ce que 3 mm par rapport à la valeur extrême, le problème de l’accélérateur disparaît totalement et la courbe redevient impeccable. Le frein s’améliore également nettement, même s’il subsiste une légère sensation résiduelle.

Test Podium Pedals Fanatec

C’est là le point faible du pédalier, et nous l’assumons : dès lors que l’on opte pour de fortes restrictions des élastomères ou des ressorts, on s’expose à ces sensations parasites. Ce système de restricteur n’est pas une exclusivité Fanatec, nous l’avions déjà ressenti chez Sim-Lab et sur du Simnet. Le phénomène se manifeste surtout lorsqu’on cherche à trop contraindre les valeurs extrêmes. Mais dans l’ensemble, ce pédalier convainc largement.

Comportement en GT3

Nous avons ensuite enchaîné sur de la GT3, au volant d’une 911 Cup, un profil de voiture radicalement différent. En GT, le freinage dégressif demande davantage de précision qu’en formule, et là encore, le pédalier répond présent. Dès les premiers virages, les repères se mettent en place et l’on gagne rapidement en précision au freinage. Un point important pour les grands gabarits : Seb chausse du 46 avec des pieds larges, et avec les deux cales latérales de la version Formula, mieux vaut surveiller le choix de ses chaussures. Sur les grandes pointures, des chaussures trop larges peuvent vite gêner. Un modèle plus adapté a résolu le souci.

En desserrant le ressort et en ajoutant davantage de distance sur les élastomères, on obtient un comportement nettement plus moelleux, bien plus cohérent avec une GT. L’un des grands mérites de ce pédalier, c’est qu’il permet de dissocier totalement la compression à appliquer de la course de la pédale. Avec un peu d’entraînement, on soigne ses gros freinages dans le détail et l’on peut même enchaîner une forte réaccélération sans partir en tête-à-queue.

Un dernier comportement à connaître

Une dernière sensation mérite d’être signalée, une fois sur des valeurs médianes avec un accélérateur réglé au plus profond : le point dur disparaît, mais laisse place à un léger flottement en fin de course. Surtout, en arrivant en butée d’accélérateur, un appui supplémentaire donne l’impression de presser un bouton. Ce comportement provient de deux parties du ressort qui se chevauchent. Une fois l’habitude prise, ce n’est pas réellement gênant, mais cela surprend au début.

Nous avons même tenté un tour de rallye, en mode séquentiel et sans embrayage. Ce n’est évidemment pas la vocation de ce pédalier, mais à l’achat d’un matériel de ce niveau, même typé formule, on peut légitimement vouloir le tester dans d’autres disciplines. Avec les gommes en configuration libérée, de la profondeur sous le pied et un accélérateur un peu plus ferme, le résultat se révèle convaincant, y compris dans cet exercice inattendu.

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Face à la concurrence

À ce tarif, le Podium Pedals Formula affronte du très lourd, et il faut bien définir à quoi le comparer. Les références ne manquent pas, sur PC comme sur console, et chacune défend une philosophie différente.

Sur PC : Simagic, SRP et Sim-Lab

Sur PC, la référence reste pour nous le Simagic P2000, qu’Olive a utilisé intensivement pendant deux ans et qui figure encore parmi nos pédaliers préférés. Le tarif n’est pas tout à fait comparable, mais on reste dans la même catégorie de produit, sur du deux pédales très typé formule. La grande différence tient à la technologie : ici, aucun système hydraulique, on reste sur du ressort et de l’élastomère. Deux philosophies assez éloignées, notamment du fait de l’aptic présent sur le P2000. Et pourtant, notre préférence va au Fanatec, en grande partie pour le confort des pédales : ces larges plaques et la perception nette de chaque écrasement font la différence.

Pédales : FAQ – Service Client Fanatec

Autre approche radicalement différente, le SRP GT-S, testé récemment, fonctionne en pneumatique. Les sensations sont excellentes, mais le Podium se révèle plus satisfaisant : on perçoit vraiment l’écrasement des élastomères, dont on règle en plus la profondeur. Difficile de trancher sur la performance pure, mais le Fanatec se montre très convaincant. Le voir rivaliser avec du SRP malgré une technologie totalement différente force le respect.

Le Sim-Lab XP1, que nous apprécions beaucoup, se fait lui aussi devancer. Chez Sim-Lab, les élastomères se déforment totalement, tandis que sur le Fanatec, cette déformation reste maîtrisée. Le gain en mémoire musculaire est réel : on se repère bien plus facilement. C’est même la première fois que nous atteignons ce niveau de constance, y compris sur un circuit ou une voiture inconnus. Reproduire le même freinage trois ou quatre fois de suite, pile à la limite de l’ABS, devient possible simplement parce que le pédalier est facile à régler. Un tel niveau de répétabilité, nous ne l’avions jamais connu.

Sur console : ClubSport V3 et Simnet SP-PRO 2

Sur console, avec une base Fanatec, le concurrent direct est le ClubSport V3. Il dispose d’haptiques, mais d’anciennes génération et de faible puissance, ce qui constitue son seul véritable avantage. Pour le reste, la comparaison tourne nettement à l’avantage du Podium. À l’usage, ce dernier se positionne beaucoup plus près du pilote, dans une logique cockpit, là où le ClubSport V3 peut éventuellement convenir sur un bureau.

Reste le Simnet SP-PRO 2, que Seb utilise sur sa configuration PlayStation. Il bénéficie de bons haptiques et se montre supérieur au ClubSport V3. Là encore, notre préférence va malgré tout au Podium, pour son confort (les pédales du Simnet sont nettement plus petites) et pour sa qualité de freinage.

Une réserve toutefois : nous n’avons pas encore reçu les haptiques du Podium, alors que l’emplacement est prévu pour les accueillir. Nous attendons de les tester avant de juger sur ce terrain précis.

Verdict : Fanatec ne rattrape plus, il innove

Nous avons reçu ce pédalier trois jours avant de boucler le test, autant dire dans des conditions serrées. Et pourtant, les réglages se sont révélés si accessibles que nous avons rapidement trouvé de bonnes sensations. C’est peut-être là le plus impressionnant.

Les points forts

En finition, rien à redire : l’ensemble est soigné, élégant, et impose le respect dès la sortie du carton. Les réglages sont d’une simplicité remarquable, et l’application Fanatec propose des graphiques qui permettent de comprendre immédiatement ce que l’on modifie. Côté sensations, le niveau est élevé, notamment grâce à la personnalisation : passer d’un ressenti formule à un ressenti GT se fait sans outils et en quelques secondes. Sur ce point, le bilan est très positif.

La réserve

Le principal défaut tient à ce système de restricteurs, qui introduit des sensations parasites dès que l’on contraint trop avec des valeurs extrêmes. Le phénomène n’est pas propre à Fanatec mais au système de restricteurs. Et le défaut se corrige en redonnant un peu d’espace aux éléments, mais il mérite d’être signalé.

Notre conclusion

Au final, face à la concurrence, ce Podium Pedals Formula ne se contente pas de combler un retard. Sur PC, il se défend brillamment face au Simagic P2000, au SRP GT-S et au Sim-Lab XP1. Sur console, pour qui dispose du budget et d’une base Fanatec (GT DD Pro, CSL DD, ClubSport, Podium), il s’impose comme un choix évident. Beau, performant, il impose le respect sur le plan visuel, sur les matériaux comme sur les sensations. Fanatec ne se contente plus de suivre la concurrence : la marque innove et pose un nouveau standard. Un constat que nous n’avions pas anticipé en débutant le test, partis sans réelle attente avant d’être pleinement convaincus. Il ne reste plus qu’à attendre les haptiques et la version GT pour compléter le tableau.

Les plus
  • Finition et esthétique exceptionnelles
  • Pédales massives et très confortables
  • Réglages mécaniques d’une richesse rare
  • Compatible avec tous les gabarits
  • Logiciel clair avec visualisation
  • Réglages stockés dans le pédalier, accessibles sur PC, PlayStation et Xbox
  • Répétabilité des freinages exceptionnelle
Les moins
  • Effet de point dur des restricteurs sur les valeurs extrêmes
  • Pas de zone morte haute
  • Réservé au cockpit
  • Haptiques et version GT en retard
Podium Pedals Formula

Fanatec

Podium Pedals Formula
Matériaux : Aluminium forgé / moulé
Load Cell : 150 kg
Compatibilité : PC, PS5, Xbox
Prix :699,95 €
Écrit par
OliveRoiDuBocal

Testeur de matos depuis une dizaine d'années, j'aime particulièrement mettre les mains dans les sticks arcade, les casques, et évidemment tout ce qui touche au simracing.

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