Asetek a frappé fort en ce début d’année en présentant sa « Next Gen Drop« . Nouveaux Hubs, apparition de la gamme Initium… et une énorme mise à jour pour son pédalier star, le Invicta et son module hydraulique ! Nous avons pu recevoir l’Asetek Invicta S-Series THORP 2 en avant première à la rédaction. Voici nos premières impressions avant un test plus complet.
Asetek Invicta S-Series THORP 2, qui êtes vous ?
Le pédalier Asetek Invicta S-Series THORP 2 se classe dans le top de la gamme du fabriquant danois, avec un système hydraulique de nouvelle génération. Nommé T.H.O.R.P (pour Twin Hydraulic Opposing Rapid Pistons), il vise à reproduire les sensations d’un freinage authentique d’une voiture de course. Le système Asetek décompose le freinage en deux parties, avec une phase souple sur un élastomère, et la phase dure, directement sur l’hydraulique. Dans la version S-Series que nous avons reçu, les deux pédales sont séparées, et peuvent être fixées à 40 centimètres l’une de l’autre. L’avantage : s’adapter aux mieux à votre position assise et à vos jambes.
Côté pédale de frein, un capteur mesure la pression entre 0 et 100 bar. Asetek précise que le système complet a été teste avec près d’un million d’activations répétées. L’accélérateur fonctionne avec un capteur magnétique Hall TPS 16 bits. Chaque corps de pédale est conçu pour résister à une force de 200 kilos, et les tests en labo seraient montés jusqu’à 700 kilos, point de rupture ! Sur ce point, on peut faire confiance au fabricant.
Un modèle plus polyvalent
La philosophie de ce pédalier, elle est simple. Une pédalier efficace au niveau du freinage et dur comme la pierre, comme dans une vraie voiture de course… Ou presque. Dans cette version THORP 2, Asetek est revenu sur ce principe. En effet, la marque tente d’apporter un peu plus de polyvalence à son pédalier. Car la nouveauté vient bien de son frein, avec un module hydraulique qui a reçu une évolution notable, dans la position, et dans le fonctionnement.
Premier point dans le carton, le pédalier est livré d’office avec un kit de 5 élastomères pour modifier la dureté (sur la première génération, le kit était à acheter séparément). Une bonne surprise, pour une personnalisation maximale dès le début.
La version que nous avons reçu, en S-Series, est vendue 1.019,99 €. Le Invicta existe également en version unie, avec les deux pédales fixées sur la même plaque, pour 959,99 €.
Le THORP 2 : plus de polyvalence, et de simplicité ?
Sortie du carton, la principale nouveauté qui saute au yeux, c’est ce module hydraulique THORP 2. Entièrement revu par rapport à la première génération, il est ainsi plus volumineux, mais surtout beaucoup plus pratique au premier abord. Terminés les démontages à l’arrière de l’axe (et donc, les déplacements laborieux à l’avant du châssis). La partie comprenant les élastomères se trouve sur le dessus de l’axe, vers la pédale. Il vous suffit ainsi de démonter ce qui s’apparente à un gros bouchon orange, et de remplacer votre gomme.
Le réglage de la bague ajuste la pédale pour reproduire ce ressenti en deux temps, qui fait tout le sel de ce pédalier. L’axe peut également être positionné en deux positions, pour jouer également sur la course de la pédale, et sa dureté (également disponible pour l’accélérateur). L’Asetek Invicta THORP 2 propose de nombreuses possibilités de réglages avec une promesse : une course de pédale pouvant allongée jusqu’à 40% que sur la précédente version, et surtout plus de souplesse.
Premier contact : du solide, prêt à l’emploi.
Une nouvelle fois, Asetek ne faillit pas à sa réputation côté finitions. Avec une conception en aluminium usiné CNC, l’ensemble parait solide, dès le premier regard. À peine sorti du carton, le pédalier se paye le luxe d’être déjà prêt à l’emploi. 8 vis et leur insert pour votre profilé, deux câbles à brancher, et vous voila prêt à rouler. Côté design, le pédalier intègre des bandes LED RGB sur chaque partie, entièrement personnalisables selon vos préférences.
Pour notre test, le pédalier Asetek Invicta S-Series THORP 2 sera directement vissé sur le support de pédalier de notre châssis Sim Lab P1X Pro, qui permet, de par sa rigidité, de monter les pédales sans avoir besoin de plaque supplémentaire. Car sans même faire de test poussé, inutile de vous dire que vous allez passer un sale quart d’heure si vous monter ce pédalier sur un tubulaire, un wheel stand, et même sous votre bureau.
Premier réglage du Asetek Invicta S-Series THORP 2 : on a envie de tout toucher
L’Asetek Invicta THORP 2 facilite les ajustements grâce à un repère visuel malin : toutes les vis de réglage sont orange. En clair, si c’est orange, c’est fait pour être modifié ! Inclinaison des pédales, butée et attaque du ressort de l’accélérateur, dureté du frein, remplacement des gommes : tout se fait à la main, sans aucun outil supplémentaire.
La position des pédales, en elle même, est assez verrouillée. S’il reste possible de régler l’inclinaison via les vis située à l’avant des pédales, ces dernières restent conçues pour une utilisation droite, et ne conviendront pas forcément à ceux qui préfèrent avoir des pédales plus inclinés.
Dans une petite boite, en plus des élastomères, vous trouverez un kit de longue course. Il permet, comme son nom l’indique, d’avoir un freinage plus allongé, et plus de mouvement dans la pédale.
Après les réglages hardware, le software !
Une fois connecté à votre PC, le réglage du pédalier passe par le logiciel maison de Asetek, RaceHub. Immédiatement reconnu, votre pédalier apparait dans l’interface, pour encore plus de réglages. Vous avez pris une heure à trouver la position idéale ? C’est parti pour le software à présent avec encore de belles heures devant vous ! Les courbes sont entièrement personnalisables, sur l’accélérateur comme sur le frein. Trois presets sont implémentés, mais tous peuvent être modifiés.
RaceHub permet également de personnaliser les bandes LED RGB présentes devant chaque pédale. Leur implantation peut paraitre étrange (sous les pieds, donc en grande partie masquées lorsque vous roulez), mais elles sont capable de réagir aux mouvement de votre voiture en piste. ABS, TC, blocage de roue… Le pédalier est en mesure de recevoir les données de votre simulation, et cela parait logique. Asetek avait en effet annoncé fin 2023 travailler sur un module ABS, qui utilise ces données.

Premier roulage avec le Asetek Invicta S-Series THORP 2: on tape dans le dur…
Un changement de pédalier, c’est toujours un moment pénible, frustrant pour les premiers tours. C’est évidemment le cas avec le Asetek Invicta S-Series THORP 2, qui pour ma part, a changé pas mal de choses. Après avoir passé ces 5 dernières années sur un Fanatec ClubSport V3, puis un P1 Sim Mistral, la claque a été énorme. Pour ne pas me faciliter la vie, j’ai suivi la philosophie Asetek. Plus c’est dur, mieux c’est. Ayant pris l’élastomère le plus dur, et sur la course de pédale la plus courte possible, j’ai pris la piste sur ma simulation favorite, iRacing.
Pour gagner des secondes, il faut d’abord en perdre. La première impression est déstabilisante. La pédale de frein bouge, mais vous ne la sentez pas se déplacer. Tout se fait à la mémoire musculaire. Taper un grand coup pour faire monter la courbe, puis relâcher petit à petit la pression. La gymnastique au niveau du cerveau prend du temps à mettre en place, mais le feeling est absolument incomparable.
T’as des bottes, mon pote, elles me bottent !
Oui, j’ai eu l’excellente idée de tenter de faire un tour en chaussettes. Si l’expérience n’est pas impossible, les chaussures sont plus que recommandées avant de vous installer dans votre siège. Déjà parce que c’est classe, mais aussi parce que vous aurez du mal à tenir longtemps si vous persistez à vous la jouer cool en pieds nus (sur un réglage dur, en tout cas).
Pour ma part, je suis rapidement parti commander des chaussures adaptées à mon simu, afin de protéger mes pieds. Et même avec ça, je dois dire que j’ai mis un certain temps à m’habituer à cette dureté de pédales. Gros point fort pour les chaussures : le grip des pédales est irréprochable. Vos pieds sembles collés aux plaques, et aucune glissade ne semble possible. Les premières sessions ne dépassaient pas 20 minutes. J’ai réussi à boucler mes premiers relais d’une heure en GT3 sur iRacing, en souffrant un peu les derniers tours au niveau du pied gauche… En même temps, Asetek nous avait prévenus. La gamme Invicta, ça n’est pas fait pour tout le monde, et on vous le confirme.

Premières impressions, avant un test plus abouti
Après une dizaine d’heures à rouler avec ce pédalier, la sensation d’être en apprentissage est toujours là. Si le matériel se règle facilement niveau hardware et software, c’est au niveau du pilotage que cela prend du temps. Le passage à l’hydraulique, et à une pédale aussi ferme prend un temps d’adaptation. Et cela n’est clairement pas fait pour tout le monde.
Toutefois, le Asetek Invicta S-Series THORP 2 ouvre de nouvelles possibilités, avec des réglages plus souples mis en avant par la marque danoise. S’il parait clair au vu du nouveau module hydraulique que le progrès sera au rendez-vous de ce côté, il n’en reste pas moins un pédalier qui restera clivant au niveau des usages, et des sensations.
Et c’est pour cela que nous vous proposons d’abord ce premier aperçu. Car au vu des réglages possibles, il parait assez réducteur de ne s’attarder que sur ce côté dur du freinage. Nous vous proposerons donc prochainement un test complet, avec de nombreux réglages différents !
Et vous, qu’est-ce que vous voudriez voir figurer dans notre test ? Les commentaires sont à vous, et seront pris en compte dans notre essai final !
Source des images d’illustration : bêta de RaceHub 3.0, images partagées par lesmeilleursvolants.fr
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