L’actualité est brûlante pour Turtle Beach. Après le test du VelocityOne Race dans nos colonnes, voici l’arrivée du VelocityOne FlightDeck, un HOTAS milieu de gamme qui cherche à faire bouger les lignes et surtout ses concurrents. Alors que vaut cet ensemble joystick et throttle bourré de commandes et de fonctions affiché pour la coquette somme de 399,99€ ? Notre réponse dans ce test détaillé.
Le test du VelocityOne FlightDeck à lire ou à regarder
Comme d’habitude sur Superchicane, vous avez le choix. Vous pouvez lire notre article concocté avec amour ou bien regarder le test du VelocityOne FlightDeck dans cette vidéo, elle aussi super chouette. En gros, c’est vous qui voyez.
Le VelocityOne Flightdeck, c’est quoi ?
Le Turtle Beach VelocityOne FlightDeck que nous avons en test aujourd’hui, est un ensemble HOTAS. Une abréviation pour Hands on Throttle and Stick, soit « Les mains sur la manette des gaz et le joystick ». Il se compose donc logiquement d’un joystick monté sur un socle, offrant une multitude de commandes, et d’une manette des gaz, également montée sur un socle et dotée de nombreuses fonctions. Sa grosse particularité : proposer un écran tactile intégré.

Le pack comprend également deux cordons USB de 2 mètres (USB-C vers USB-A) pour la connectivité, ainsi que six vis de fixation, bien qu’aucun support pour bureau ne soit inclus. Le logiciel de gestion est disponible sur PC Windows uniquement, avec une application dédiée pour les appareils iOS et Android. Il est à noter que cet ensemble est compatible uniquement avec les PC Windows et n’est donc pas compatible avec les consoles.
Son tarif de 399,99€ le positionne au dessus des références de la gamme de Logitech G / Saitek et de ses X52, X56, mais aussi en dessous du HOTAS Warthog de Thrustmaster. Bon, mais qu’est-ce qu’on a pour ce prix là ?
Les fonctions du VelocityOne Flightdeck

Le joystick comprend 3 axes principaux : X, Y et Z, ainsi qu’une hauteur réglable sur 4 positions. Le joystick est amovible (donc interchangeable), bien qu’aucun autre modèle ne soit actuellement disponible. Autre détail important : il n’est pas possible de régler la résistance du joystick. Les fonctions comprennent une gâchette de tir à double cran, une gâchette secondaire avec un axe et un bouton, un bouton pour le majeur, deux autres pour le pouce, une molette également située sous le pouce, 3 croix directionnelles, dont deux sont cliquables, et un stick analogique cliquable.

De plus, un sélecteur permet de transformer le bouton simple de pouce « Fire » en un trackpad. C’est pas hyper précis, mais ça marche. À noter la présence très appréciée d’un moteur de vibration sur le joystick, même si pour le moment, il n’est pas dynamique. Dans le logiciel, on définit une position spécifique et le périphérique vibre une fois qu’il l’atteint. C’est aussi simple que ça. Cependant, lors de nos tests, cette fonctionnalité n’a pas fonctionné à chaque fois.

Enfin, un écran de forme carrée et qui mesure environ 3 centimètres de diagonale est situé au sommet du joystick. Il permet de visualiser facilement et rapidement des informations importantes. Il n’est pas très lumineux, mais globalement, il fait bien le job.
Le socle du joystick

Le socle du joystick est équipé d’un port USB-C et d’une manette à deux positions pour déclencher l’ouverture et la fermeture du train d’atterrissage. On y trouve également une molette infinie à trois positions, ainsi que trois sélecteurs : deux à ressort qui reviennent en position initiale et un qui reste en place après action. Je ne comprends pas bien ce choix, mais il doit y avoir une raison. Par ailleurs, on compte cinq boutons en caoutchouc, dont la sensation au toucher n’est pas optimale, mais nous y reviendrons. En façade, il y a également quatre boutons secs et un port casque. Eh oui, le FlightDeck dispose d’une fonction de carte son interne, ce qui permet de brancher un casque. Ce n’est pas game changer, mais c’est plutôt sympa.
La manette des gaz / throttle du VelocityOne Flightdeck



On poursuit le test du VelocityOne Flightdeck avec tour de la manette des gaz. Celle-ci est équipée d’une manette double déverrouillable à la volée, avec un gros bouton pour le verrou sur le côté gauche. Pour le pouce, on retrouve une molette, un stick analogique cliquable, ainsi qu’un autre stick analogique cliquable et un sélecteur à trois positions, accompagnés de trois boutons secs. Pour les autres doigts de la main, dans l’ordre, l’index dispose d’un stick analogique cliquable, le majeur d’une molette et d’un bouton sec, l’annulaire d’un sélecteur à ressort à deux positions, de même que le petit doigt. Pfiou, ça en fait des commandes pour cette main gauche !

En plus de cela, au cas où la main droite s’ennuierait, on trouve quatre molettes crantées sans fin, dont deux concentriques, une petite manette progressive, ainsi qu’un bouton « Fire ». Et pour ceux qui n’en auraient pas assez (et qui parviendraient à mémoriser la fonction de tous ces machins), il y a en prime un écran tactile de 10 centimètres de diagonale. Ce dernier offre des fonctionnalités multipages (avec 3 pages pour ajouter des boutons), permettant jusqu’à 13 boutons tactiles ou virtuels par page, ainsi que l’accès à certains réglages, notamment les réactions haptiques.
Eh oui, il y a aussi des vibrations côté throttle, avec un moteur dans le socle et un moteur dans la manette des gaz. Ils peuvent être déclenchés au choix, soit l’un, soit l’autre, soit les deux. Cependant, comme nous le verrons dans la partie réglages de ce test, nous n’avons pas un contrôle total sur leur fonctionnement.
Finitions et fabrication du VelocityOne Flightdeck

Cet ensemble HOTAS est plutôt dans l’esprit des modèles de chez Saitek, avec tout de même une montée en gamme sur les matériaux. On retrouve certes du plastique à tous les niveaux, mais celui-ci présente une meilleure qualité et une finition globale plus aboutie. Et ce malgré quelques petits ratés. Mais rentrons dans les détails.
Un joystick bien conçu
Le joystick présente un socle en plastique mat avec des côtés à l’effet bronze, mais notez bien que ça reste du plastique. Son châssis est en métal, équipé de quatre patins antidérapants et de trois trous de fixation. Cependant, on regrette l’absence d’un quatrième trou de fixation, ce que proposent les autres modèles de joysticks. À noter qu’une partie centrale ronde avec éclairage LED RGB ajoute une touche esthétique.

Côté boutons, la plupart sont en plastique ou en gomme, tandis que le joystick est recouvert d’une gomme dure antidérapante et offre ainsi une prise en main confortable. De même, pour le contour de la molette. Les gâchettes, quant à elles, sont fabriquées en métal, ce qui renforce leur qualité perçue.
Dans l’ensemble, le design est très attrayant, avec peu de vis apparentes. Cependant, quelques défauts mineurs sont à noter, notamment l’effet carbone sur le dessus du joystick. Je parle bien d’effet, il ne s’agit pas de vrai carbone, mais bien d’un sticker. On regrette également que certaines jointures décoratives semblent un peu fragiles et s’écartent légèrement si on tire un peu dessus. Malgré tout, l’ensemble reste esthétiquement plaisant.
Une manette des gaz / throttle engageante

La manette des gaz présente un socle similaire à celui du joystick, avec un revêtement en plastique mat franchement agréable, ainsi qu’un châssis en métal, équipé de trois trous de fixation et de quatre patins antidérapants. La double manette des gaz est dotée d’une surface en gomme antidérapante, mais le verrouillage n’est pas parfait, on sent un léger jeu. Rien de redhibitoire cela dit, les manettes ne se sont jamais séparées toutes seules pendant nos sessions de jeu.
Les molettes et les manettes supplémentaires sont aussi en plastique, mais c’est plutôt joli dans l’ensemble. La seule ombre au tableau, c’est le bouton « Fire ». Ce dernier présente une finition qui laisse à désirer, et le ressort a tendance à le remettre légèrement de travers. Assez bof.
Enfin, l’écran tactile n’est pas en plastique mou et moche, on est plutôt sur une surface en verre du plus bel effet. En revanche, on aurait apprécié une meilleur luminosité. Malgré ses petits défauts, l’ensemble est un beau HOTAS, on a l’impression d’avoir quelque chose de sérieux entre les mains. c’est supérieur à la proposition actuelle de Logitech G ou Saitek.
Un logiciel plutôt complet
Passons à la mise en service de l’engin. Pour faciliter l’enboarding, Turtle Beach fournit le logiciel PC Flight Hangar, disponible sur leur site. Ce soft offre plusieurs fonctionnalités, notamment la possibilité de tester chaque bouton, de régler les boutons de l’écran (dont nous discuterons plus tard en détails), et de configurer l’haptique de la manette des gaz et du joystick. Et s’il permet également de régler les zones mortes, il n’offre pas de réglage de sensibilité pour l’ensemble les axes disponibles. Voilà un point qui devra être ajusté jeu par jeu.

Le logiciel maison de Turtle Beach permet également de créer des profils, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus intuitif. Au début, on peut se retrouver à chercher les différentes fonctions et en plus, il en manque. Clairement, donner des réglages fins pour chacune des nombreuses commandes disponibles prendra probablement des années de développement. Wait & see.
Le réglage de l’écran tactile du throttle
Pour le réglage de l’écran tactile du throttle, accrochez-vous, je vais entrer dans les détails. Il est possible de paramétrer 13 boutons ou emplacements par page, avec la possibilité d’avoir jusqu’à 3 pages. Vous pouvez positionner des boutons simples, des sélecteurs toggle (ON ou OFF) ou des molettes. Les boutons simples sont des touches classiques, les toggle permettent d’activer ou de désactiver une fonction (et non de passer de l’une à l’autre) et les molettes se composent d’un bouton haut et un bouton bas. Avec pour ce dernier point la possibilité de faire des gestes de translation.

Mais attention, dans le cas des toggle, c’est un peu particulier. En effet, si on désactive un toggle, on cesse d’envoyer la commande correspondante. Cependant, dans de nombreux jeux, le fait de désactiver le toggle ne changera pas la position de l’interrupteur. Habituellement, les toggles en jeu fournissent deux informations : en haut et en bas. Avec le système actuel, c’est plutôt « en haut ou pas en haut », ce qui n’est pas forcément pratique en jeu..
Enfin, à noter aussi que chaque bouton offre une touche du clavier par position, mais elles ne sont pas remappables, et ça peut-être compliqué. Surtout que le clavier utilisé est le QWERTY, ce qui n’est pas forcément logique pour les francophones.
Une app mobile dédiée

Pour notre plus grand plaisir, Turtle Beach propose une application mobile pour smartphone et tablette qui permet la gestion des profils. Vous pouvez donc facilement créer, modifier et sélectionner des profils directement depuis votre appareil mobile. Cette fonction est franchement bienvenue et permet de faire ses réglages à la volée sans devoir repasser par le logiciel interne. Il est aussi possible d’utiliser son smartphone ou sa tablette comme une button box externe, et donc se rajouter encore plus de commande, suivant la taille de l’écran de l’appareil utilisé.
Absence de profils jeux
Durant le test de ce VelocityOne Flightdeck, et parmi tous les jeux que nous avons testés (DCS, Star Wars Squadron et Fligth Simulator) aucun n’avait de profil intégré pour le Turtle Beach FlightDeck. Il a fallu tout rentrer à la main. Ce qui est franchement pénible, surtout si on se met à la place d’un débutant. Alors, si c’est votre premier HOTAS, accrochez-vous parce que vous allez y passer du temps.
Un joystick qui répond bien

Passons au test à proprement parler de ce VelocityOne Flightdeck, à commencer par le joystick. En vol, la prise en main de ce dernier est agréable et dans l’ensemble, il se révèle très plaisant à utiliser. Toutefois, il est assez imposant même lorsqu’il est réglé au niveau le plus bas, ce qui le rend peu adapté pour les enfants. De plus, la gâchette secondaire peut sembler un peu éloignée, ce qui peut poser un léger problème d’ergonomie. Un autre point à prendre en compte : le joystick manque un peu de stabilité, il ne faut pas hésiter à le fixer sur un support pour plus de confort.


En ce qui concerne la dureté du stick, on sent que celui-ci est optimisé pour une utilisation de jeux spatiaux. Alors bien sûr, il fonctionne sans problème pour simulation d’avion pure et dure. Mais on sent qu’il a été davantage été conçu pour des titres plus typés arcade. Cela se traduit par une sensation vive et réactive. Ce qui pourra manquer légèrement de résistance pour des joueurs habitués à des joysticks plus rigides. Malgré cela, la prise en main reste très agréable dans l’ensemble.
Une manette des gaz plutôt simu
Et en jeu, ce throttle se montre plutôt résistant lorsqu’on le pousse ou qu’on le tire. Disons qu’il semble avoir été conçu pour les simulations de vol réaliste plutôt que pour celles de type arcade. Même si les deux passent très bien. Clairement, on apprécie la précision de cette manette des gaz, avec son approche très réaliste de sa physique. Un point à noter sur ce throttle, l’absence de palettes qui feraient office de palonnier (plus précises que l’axe Z), comme on en trouve sur le T16000 de Thrustmaster.

Enfin, il y a beaucoup, mais beaucoup de commandes sur ce throttle. Et c’est vrai que chez Turtle Beach, ils ont eu les yeux plus gros que le ventre. Certaines de ces commandes laissent à désirer, notamment les trois boutons sélecteurs, parmi lesquels l’un est à crans alors que les autres sont à ressort. Il faut le dire : ce n’est pas du tout cohérent sur le plan ergonomique. En plus, certains boutons situés du côté droit du dispositif peuvent se coincer et offrent en prime un toucher désagréable. Enfin, le bouton « Fire » est, disons les choses, moche. Mais surtout, il est très mal placé.
Pour autant, utiliser cette manette des gaz est plutôt plaisante. L’ensemble offre une multitude de possibilités, et l’aspect évolutif grâce à l’écran tactile est un vrai plus. Manque plus qu’un palonnier pour parfaire l’expérience ! Cependant, un petit regret subsiste. Les deux éléments du pack sont considérés comme distincts dans Windows. Ce qui peut poser problème avec certains jeux plus anciens ou non conçus pour un HOTAS. Je pense notamment à Strike Suit Zero qui supporte très bien le joystick, mais pas les gaz sur un élément séparé. S’il y avait eu une petite manette des gaz sur le joystick, ça aurait été le top.
Un écran tactile en demi-teinte…

Un mot sur l’écran tactile du throttle de ce VelocityOne FlightDeck, notre test ayant révélé une utilisation qui n’est pas des plus évidentes. En effet, il est difficile de visualiser clairement ce que l’on fait sur l’écran, ce qui rend les réglages délicats. En plus, la réactivité du tactile laisse à désirer, et il n’est pas possible d’associer le retour haptique à l’action d’une touche, ce qui pourrait vraiment faciliter l’interaction avec l’écran. Enfin, on l’a dit mais la luminosité de l’écran est insuffisante (et surtout non réglable, aïe !).
Tarif et concurrents du VelocityOne Flightdeck
Parlons peu, parlons bien, parlons prix. 399,99€, c’est la somme qu’il vous faudra débourser pour obtenir ce bel objet. Ça peut sembler élevé pour un HOTAS en plastique, surtout comparé au Logitech X56, qui est moins cher. Cependant, le Turtle Beach FlightDeck offre davantage de fonctionnalités et un design plus attrayant, notamment grâce à son écran tactile. Et puis bien que le plastique soit largement utilisé, il donne une impression de qualité. Maintenant, oui, 400 euros, ça reste un budget. On le conseille donc avant tout à ceux qui savent où ils mettent les pieds.
On a parlé du X56, mais même face au Warthog de Thrustmaster, la comparaison ne nous paraît pas pertinente. En même temps, le FlightDeck ne vise pas le même marché, ni le même public. Le Warthog, c’est une réplique à la finition difficile à prendre en défaut, destinée aux passionnés de simulation de vol militaire. Là où le Flight Deck adopte une approche plus polyvalente et innovante, avec ses nombreuses fonctions, tout en visant un public plus large.


Quoi qu’il en soit, l’arrivée d’un nouvel acteur sur le marché du flight sim est encourageante. Car elle pourrait stimuler la concurrence et inciter d’autres fabricants comme Logitech et Thrustmaster à innover davantage. La présence de l’écran, la qualité des logiciels, sont des points très positifs dont les autres marques devraient s’inspirer.
Conclusion

Pour conclure le test de ce VelocityOne FlightDeck, Turtle Beach fait une jolie entrée dans le monde des HOTAS. Cet ensemble joystick / throttle est une belle surprise avec une ergonomie intéressante. Une qualité de fabrication qui tient la route, de nombreuses fonctions telles que les vibrations, l’écran tactile. Ainsi qu’un large éventail de commandes. Les sensations de jeu sont bonnes et il procure un réel plaisir en jeu.
Si on critique certains choix de fonctions, le produit est encore jeune. Et malheureusement, Turtle Beach n’a pas assez travaillé son intégration dans les jeux. Oui, vous allez passer du temps à tout régler. Mais promis, ça vaut le coup. Sans aucun doute, ce VelocityOne FligthDeck a plus d’un tour dans son sac. Il se place très bien face à ses concurrents de chez Logitech ou Thrustmaster.
Pour :
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Un HOTAS polyvalent
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Des commandes à foisons
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De bonnes sensations
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Écran et vibrations inédites
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Le support logiciel
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La qualité de fabrication et de finition
Contre :
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Les vibrations non dynamiques
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Quelques défauts d’ergonomie
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Pas de haptique sur l’écran
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Il manque des réglages de courbes d’axes
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L’intégration dans les jeux encore inexistante






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