Test : Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

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Deuxième étape de notre fil rouge 2025 sur les yokes, et cette fois, c’est Turtle Beach qui passe sur le grill avec son VelocityOne Flight Universal Control System. Après une première incursion remarquée dans le monde de la simu, le constructeur revient avec un périphérique qui se veut polyvalent, accessible et taillé pour la simulation civile comme spatiale. Yoke à piston, SIP lumineux, compatibilité Xbox et PC, design soigné… Sur le papier, tout est là pour séduire les apprentis pilotes comme les plus curieux. Mais qu’en est-il une fois en vol ? Sensations, finition, ergonomie, on vous dit tout dans ce test du VelocityOne Flight Universal Control System.

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Préambule

Ce test du Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System a été réalisé avec du matériel que Turtle Beach nous a prêté, sans contrepartie commerciale. J’ai effectué toutes les évaluations sur PC, Magic Sim sur Xbox Series X. J’ai pris mon temps et essayé ce pack pendant de nombreuses sessions de jeu pour vous livrer un avis détaillé.

Un peu de contexte

Turtle Beach est une entreprise américaine renommée, spécialisée dans la conception d’accessoires de jeux vidéo, tels que des casques audio, des manettes et des périphériques pour PC. Fondée en 1975, la société a commencé par développer des cartes son, des synthétiseurs MIDI et des logiciels audio avant de se transformer en un acteur majeur dans l’univers des accessoires gaming. Basée à San Diego, en Californie, Turtle Beach s’est également imposée comme un leader dans les simulations aériennes et spatiales, notamment avec sa gamme récente, le VelocityOne Flight.

En 2021, et à la surprise générale de la communauté des flight simmers, un grand nom des fabricants de périphériques a lancé un produit inattendu : le VelocityOne Flight. Si l’aspect « casual » du produit, avec son corps en plastique, détonne dans un univers où les matériaux nobles sont souvent privilégiés, Turtle Beach a tout de même surpris en proposant un yoke à piston. Cette démarche constitue une véritable offensive contre les références établies, à savoir le Logitech G (Saitek) et le Honeycomb. Deux périphériques, deux philosophies. L’un, une entrée de gamme vieillissante, mais toujours efficace pour découvrir l’univers de la simulation sans se ruiner. L’autre, la référence accessible pour le plus grand nombre, un yoke pensé pour ceux qui veulent aller plus loin sans exploser leur budget. Parce qu’au-delà, on entre dans un autre monde. Comme en sim racing, les prix décollent… et pas qu’un peu.

La gamme VelocityOne, c’est quoi ?

Un rapide tour d’horizon de la gamme Turtle Beach s’impose, bien que cela soit plutôt succinct. Je vais vous en parler brièvement pour que vous saisissiez l’intérêt et le positionnement du fabricant. En tout, ce sont seulement quatre produits proposés. Cinq, en réalité, mais le dernier est un stand, qui, à mon sens, ne compte pas vraiment comme un périphérique.

Commençons par le VelocityOne Flight Universal Control System, dont je ne vais pas vous faire perdre de temps en présentation, étant donné que c’est précisément le produit testé ici. Il est proposé à 379,99 € sur le site de Turtle Beach.

Vient ensuite le VelocityOne Flightstick, un joystick 3 axes (en réalité 8 axes) conçu pour être ambidextre et offrant une grande flexibilité pour diverses configurations. Il est doté de 27 boutons ainsi que d’un petit affichage digital. Son prix est de 129,99 €.

Enfin, on retrouve le VelocityOne™ Flightdeck, un HOTAS moderne avec un afficheur programmable sur la manette des gaz, déjà testé par notre Olive, et dont je ne m’attarderai pas davantage. À 399,99 €, est-ce une bonne affaire ou une affaire tout court ? La réponse ci-dessous. 👇🏻

Et pour conclure la gamme, nous avons un palonnier, le VelocityOne Rudder. Ce modèle reprend un classique avec un frein central de friction d’axe ainsi qu’une vision propre à Turtle Beach. Il se négocie à 299,99 € et fera l’objet prochainement d’un test détaillé. Et pour en savoir plus sur cette gamme, retrouvez notre article détaillé ci-dessous 👇🏻

L’intégration d’un trim

Globalement, Turtle Beach est un fabricant d’accessoires plutôt de qualité (même si on le verra avec ce VelocityOne Flight Universal Control System, les finitions sont perfectibles), mais ce qui les distingue vraiment, c’est leur couche logicielle moderne, à l’instar de Moza. Le premier ajout notable a été une interface agréable. Le second, en plus de la compatibilité Xbox, fut l’intégration d’un trim. Oui, un trim ! Car, au-delà des boutons et des axes que l’on retrouve partout, l’ajout d’un trim constitue une première pour des périphériques destinés au grand public.

Pour trouver un trim dans un objectif de réalisme, il faut se tourner vers des fabricants de haut de gamme comme Brunner Simulation, Virtual Fly, ou d’autres spécialisés dans les cockpits professionnels. Ainsi, en plus de l’enthousiasme suscité par l’apparition de ce VelocityOne Flight Universal Control System, l’ajout du trim a éveillé la curiosité. Et au final, ce qui aurait pu sembler un périphérique secondaire est rapidement devenu un produit apprécié et adopté par la communauté, en témoigne les nombreux contenus disponible sur Internet à son sujet.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Un trim : définition, fonctionnement, avantages

Bon, si vous êtes un nouveau venu, un petit point définition s’impose. Le trim, c’est une grosse molette qui se tourne et qui permet un ajustement fin des surfaces de contrôle d’un avion pour compenser les forces aérodynamiques. En gros, il permet de rendre le vol plus stable sans que le pilote ait à exercer une pression constante sur les commandes. Cela se fait par des éléments appelés trim tabs, situés sur les ailerons, la gouverne de profondeur et la direction. Il existe trois types de trim : le trim de profondeur (pour la montée ou descente), le trim de direction (pour le lacet) et le trim latéral (pour l’inclinaison des ailes). Sur notre périphérique, c’est le trim de profondeur qui est reconstitué.

Sans trim, le pilote devrait sans cesse appuyer sur les commandes pour maintenir l’avion stable, ce qui est fatigant. Le trim allège cette tâche, réduisant la fatigue du pilote et lui permettant de mieux se concentrer sur des aspects essentiels du vol comme la navigation et la communication. De plus, il permet une meilleure stabilité et un contrôle plus précis, en particulier dans des conditions difficiles ou lors des manœuvres complexes. Enfin, bien réglé, le trim peut améliorer l’efficacité énergétique de l’avion.

Petite molette en bas à droite du siège du pilote et juste avant la manette des gaz dans un Daher TBM 900

Première rencontre

Nous allons, comme à notre habitude, commencer par le déballage du carton avant de mettre en application et d’installer le logiciel.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?

À l’ouverture du carton, je ne vous cache pas que j’ai pris un moment pour réfléchir. Ma première pensée a été : « Putain ! Fred, dans quoi t’es-tu encore embarqué ? ^^ ». J’ai pris une grande respiration et j’ai jeté un œil à la notice d’utilisation. OK, c’est bon, j’ai compris. Ça n’est pas venu naturellement, en fait. Tout d’abord, je me suis occupé et j’ai déballé chaque module de ce yoke.

Et tout de suite, la présence de plastique partout me gêne beaucoup. Je suis plutôt habitué aux gammes en métal avec un poids conséquent. Là, j’ai l’impression d’avoir un gros jouet entre les mains. À ce stade, je suis un peu déçu par l’ensemble proposé par Turtle Beach. En plus, je n’arrive pas à comprendre comment fixer le yoke sur la table. Mais bon, je vais essayer de faire abstraction et avancer un peu. Nous avons donc :

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System
  • Le Yoke VelocityOne Flight
  • 1 insert vierge d’infos données pour SIP
  • 3 plaques d’autocollants nommés pour renseigner la plaque d’insert vierge SIP
  • 4 bandes nano micro-adhésives
  • Câble USB-A vers USB-C de 2 m de couleur rouge
  • 8 vis de fixation du cockpit sur un châssis
  • Le quadrant VelocityOne Flight
  • 8 insert plastiques interchangeable pour les 4 leviers à personnalisés
  • Un câble USB-C vers USB-C de 1 m de couleur bleu
  • Un guide de démarrage rapide
  • Une aide pour l’utilisation sur MSFS2020
Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

La manette des gaz avec trim

Tout d’abord, je me suis attaqué à la manette des gaz, qui est, pour moi, l’attraction principale de cet ensemble Turtle Beach. Elle dispose de 12 boutons assignables, et Turtle Beach fournit une plaquette avec des noms pour assigner physiquement chaque bouton à une fonction. L’ensemble est rétroéclairé, ce qui est vraiment pratique.

Passons ensuite aux axes. Si vous n’êtes pas satisfaits, je ne sais plus quoi faire ! Il y en a 8 au total, dont un dédié au trim, avec un axe lent, parfait pour cette fonction. Sur la partie supérieure, nous avons 4 axes et boutons, car en position basse, c’est un bouton qui se déclenche. Cela permet de gérer facilement le train d’atterrissage, un biréacteur avec 2 axes plus le reverse, ainsi que les flaps.

Dans le cas d’un Cessna, les 3 axes peuvent être utilisés pour le mélange (mixture) en rouge, le régime moteur en noir, et la tirette de réchauffage du carburateur en bleu. Mais en fonction du jeu et du type d’avion ou de vaisseau, je suis sûr qu’on pourra facilement assigner d’autres fonctions. Nous avons également un câble USB pour connecter l’accessoire au yoke, ainsi qu’un bouton pour dissocier les deux éléments.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Le Yoke de Turtle Beach

Passons maintenant au yoke, qui se compose de trois éléments : la base dans laquelle se trouve l’électronique, l’axe et le yoke (le volant si vous préférez). On retrouve la compatibilité Xbox, avec le bouton Xbox ainsi que les trois boutons habituels des manettes. Il y a aussi 4 boutons poussoirs labellisés A, B, X, Y, qui sont assignables. Derrière le yoke, on trouve les 4 gâchettes d’une manette classique, offrant une bonne sensation.

Le fait de pousser et tirer le manche sur ma table en bois fait légèrement lever l’arrière de la base, ce qui me semble un peu étrange. Cependant, en voyant les 4 bandes autocollantes, je me dis qu’il faudra les coller. Et ça, je trouve que c’est un petit bémol. En ouvrant le capot, je découvre une clé. Là, je râle et me demande pourquoi avoir mis une clé alors que les pinces de serrage sont absentes. Ça m’agace un peu, et je commence à me demander si j’ai oublié quelque chose… Spoiler : oui.

Continuons notre tour d’horizon, en nous concentrant sur les commandes principales. On retrouve, en double, un bouton à 4 positions, un chapeau chinois et un bouton poussoir. Ce n’est peut-être pas un réplique exacte de Cessna, mais je trouve l’ensemble bien pensé et adapté à plusieurs simulations. Et puis, il y a cet écran au centre avec ses 4 boutons dédiés. Au final, je trouve ce produit séduisant.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Montage du pack

Pour commencer l’assemblage, j’ai d’abord connecté le quadrant au yoke, mais rien ne nous empêche de le séparer et de le placer un peu plus loin ou sur un autre support. Un câble d’un mètre relie les deux éléments ; il doit obligatoirement être connecté, sinon le quadrant ne fonctionnera pas. Je reprends la notice, pensant avoir raté quelque chose au niveau du serrage. Et là, en regardant un peu plus attentivement, je réalise que j’avais complètement ignoré les vis qui permettent de dévisser les pinces ! Oui, les pinces sont bien présentes et insérées dans la base du yoke. Malin ! Elles ont un débattement de 65 mm, ce qui permet de fixer le yoke et sa base sur des tables assez épaisses.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Outre le fait que je me suis traité de tous les noms d’oiseaux possibles, je trouve que cet ensemble, malgré le manque de métal, est vraiment intéressant sur plusieurs points. Une fois posé sur le bureau, je me rends compte qu’il prend pas mal de place. Il va falloir que je prévoie de l’installer sur un châssis ou de rallonger le câble USB-C pour pouvoir le rapprocher de ma main droite. Je branche le tout et, hop, tout s’allume. Franchement, c’est très appréciable.

Pour un Cessna 152 ou 172 Skyhawk, tout se retrouve bien en face. Il manque juste un support pour pouvoir ajouter un RealSim Garmin G1000 sur la base, et là, on peut presque imaginer un cockpit complet. Il m’a fallu, à cause du débattement de 5 cm du Yoke en profondeur, déplacer mon palonnier pour l’ajuster correctement.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Installation du logiciel

Pour commencer la partie délicate, j’ai téléchargé le logiciel Turtle Beach, le Turtle Beach Control Center. J’étais content de pouvoir utiliser un logiciel moderne. J’ai suivi les instructions et procédé à la mise à jour du firmware.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Quittant le logiciel de Turtle Beach, je suis allé faire un tour du côté du panneau de configuration pour voir comment Windows gérait les axes. Déjà, que ce soit le quadrant ou le yoke, les deux portent le même nom. Rien de grave – c’est plus une question pratique – et une mise à jour mineure du firmware pourrait régler cela. C’est d’ailleurs le même problème que j’ai rencontré avec la base AB9 FFB de Moza (toujours pas résolu au moment où j’écris ces lignes).

Quelques surprises sont apparues. La première concernait le yoke. Les gâchettes LT et RT sont considérées comme un axe, mais un seul et même axe. Elles peuvent donc être assignées comme palonnier. C’est une bonne surprise au final, mais en consultant la notice, on s’aperçoit qu’elles sont censées gérer les freins de roues de manière indépendante dans MSFS 2020. À suivre, donc. La deuxième surprise vient des tirettes de type Cessna, qui, en réalité, correspondent aux axes X, Y et Z. Rien de grave en soi, mais j’aurais simplement préféré voir une représentation plus classique des tirettes, comme pour les autres axes.

Retour sur le logiciel de Turtle Beach, j’ai voulu explorer les réglages. Là, grosse déception, car il s’agit uniquement d’un logiciel de mise à jour du firmware, avec une option pour revenir à une version précédente si besoin. En gros, il faut utiliser ce logiciel principalement pour les mises à jour du firmware.

Les réglages

Turtle Beach a choisi d’utiliser un logiciel propre pour gérer le SIP. Le SIP, c’est un ensemble de LED qui permet de valider ou non une fonction. Vous savez, la plaque métallique avec les inscriptions, et celle vierge où l’on peut personnaliser les fonctions. C’est ici que ça se passe. En plus de devoir coller le bon autocollant sur la bonne fonction, il faudra assigner un code couleur et bien vérifier la compatibilité du jeu. En gros, le panneau du Yoke sert aussi à régler les LEDs de couleur, mais uniquement pour l’ensemble des LEDs allumées du Quadrant.

On suit donc le manuel pour tout configurer, et je remarque que la dernière mise à jour du logiciel date de janvier 2023. Il me semble que nous sommes en 2025. Plus de mises à jour, donc. Et où est passée la promesse d’ajouter de nouveaux jeux ? ^^ Finalement, seuls 4 jeux sont compatibles avec le Turtle Beach : Microsoft Flight Simulator 2020 (j’espère pour 2024), X-Plane 11 et 12, Prepar3D Simulation System de Lockheed Martin et Elite Dangerous. La liste est donc assez courte.

Et comme je ne suis pas forcément un pro pour expliquer tout ça, Turtle Beach a fait une petite vidéo explicative du fonctionnement de son Yoke. 👇🏻

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Turtle Beach SIPConnect 1.4.0

Le logiciel SIPConnect, qui est la fonctionnalité principale à part le petit écran, est un logiciel de contrôle des LEDs, ni plus ni moins. Il récupère les informations des jeux compatibles, un peu comme le font les logiciels de sim racing de Moza Racing, Asetek SimSport, Fanatec, etc., et modifie l’état des LEDs en fonction. On peut donc configurer ces changements d’état selon nos préférences.

Comment fonctionne donc le logiciel ?

Moi qui pensais être au 21e siècle, je déchante rapidement en voyant l’interface. Le logiciel en soi fait son job, mais on dirait qu’aucun développeur ne pense à offrir aux flight simmers quelque chose de léger ou moderne, comme on peut le voir pour le sim racing. Après m’être bien énervé, je me suis plongé une nouvelle fois dans la notice. J’ai suivi la procédure initiale pour le lancement du logiciel et la configuration du yoke, puis j’ai appliqué les recommandations pour configurer les trois jeux que je possède sur les quatre compatibles.

On peut personnaliser le layout de base pour chaque jeu et attribuer des configurations ou des codes couleur spécifiques à chaque avion. Par exemple, on peut avoir une version pour les avions légers et une autre pour les modèles plus grands. Pour les hélicoptères, par contre, on repassera, car un yoke n’est absolument pas adapté à ce type de vol.

La procédure est relativement simple : un bouton, une fonction, un éclairage. Le jeu envoie un signal qui fait changer l’état des LEDs. Très simple au final, mais encore faut-il que tout fonctionne correctement. Il faudra être stratégique dans le placement des éléments, car on n’a qu’un seul panneau vierge. Là encore, il faut saluer Turtle Beach pour nous permettre déjà cette flexibilité.

Le respect de la procédure

Afin de vous éviter les nombreux désagréments que j’ai rencontrés, et qui peuvent vraiment générer de la frustration, surtout lorsque vous êtes sûr d’avoir bien effectué les étapes, voici la procédure pour basculer en mode SIPConnect du yoke :

  • Démarrez votre jeu et assurez-vous d’être dans le menu principal.
  • Lancez le logiciel Turtle Beach SIP Connect en mode administrateur, de préférence.
  • Basculez le logiciel SIP Connect dans le jeu (MSFS 2020, X-Plane 12, etc.).
  • Retournez dans votre simulation (MSFS 2020, X-Plane 12, etc.).
  • Vérifiez que le panneau SIP Connect et les LEDs de base fonctionnent correctement.
Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Et en jeu ca donne quoi ?

Pour rappel, je me considère comme un utilisateur averti, mais pas un expert. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de partager quelques sessions et heures de vol avec un pilote professionnel effectuant des liaisons nationales.

Grâce à son retour, j’ai pu mieux comprendre la différence entre jouer à un simulateur et piloter un avion dans la vie réelle. Cela m’a aussi fait prendre conscience du chemin qu’il me reste à parcourir si je veux vraiment obtenir mes ailes. Revenons à nos avions. Contrairement aux autres tests, pas de DCS aujourd’hui. Et oui, les avions de chasse n’ont pas de yoke, donc j’ai dû réadapter mon approche pour l’occasion.

Microsoft Flight Simulator 20/24

Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation du yoke est idéale pour se rapprocher au maximum de la réalité. Grâce à la polyvalence du Yoke à piston de Turtle Beach, il est possible d’explorer une plus grande variété d’avions. De plus, grâce à sa conception et à son logiciel SIPConnect, il n’y a normalement aucune configuration complexe pour MSFS. Il suffit de brancher et de voler.

Cessna 172 Skyhawk

Je ne suis pas un habitué du Cessna, préférant plutôt le Daher, mais pour l’occasion, et étant donné que nous avons un yoke et une manette des gaz proches de ceux du Cessna, j’ai fait l’effort de prendre cet avion. On pourrait considérer le SIP Connect comme un gadget, mais sous Microsoft Flight Simulator, il apporte un vrai plus. Ce n’est pas un « game changer », mais franchement, le fait d’avoir un insert avec les noms des alarmes et des actions qui s’allument et s’éteignent, c’est vraiment agréable. Dans un Cessna, l’intérêt est limité (quoique), mais pour un TBM 930, je dis oui, car cet avion est plus moderne.

Concernant les sensations de vol, je dois dire que c’est très plaisant. Le feeling est vraiment bon. J’ai utilisé le trim pour la première fois, et là, je peux affirmer que c’est un véritable « game changer ». Le trim est souvent un problème en simulation de vol, on ne sait jamais sur quel bouton ou axe le configurer pour ressentir les bonnes sensations. Ici, c’est bien plus intuitif. Bien joué !

Une autre particularité qui me fait dire que c’est un bon choix pour ce type d’appareil, c’est le yoke à piston. Personnellement, je trouve que le yoke est presque plus agréable à utiliser que le Thrustmaster que j’ai testé récemment. Le feeling est excellent, vraiment excellent, et on se rapproche davantage de la réalité. Il manque un petit côté fluide (j’y reviens plus tard) dans la colonne de plongée, mais avoir un système à piston nous plonge un peu plus dans une expérience réaliste.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Boieng 787 Dreamliner

Du côté du Boeing, c’est pareil : le feeling est bon, mais on est clairement moins immergé que dans le Cessna. Et globalement, il fait moins bien que le Thrustmaster, vraiment plus adapté au pilotage d’une telle machine. Les commandes de gaz sont très fonctionnelles, mais elles manquent un peu de résistance. C’est agréable d’avoir les 4 axes, ce qui permet de gérer à la fois la puissance des réacteurs, les flaps et le speed brake.

Il est à noter que j’ai remarqué une légère flexion en torsion du manche sous un effort latéral. Peut-être que je découvrirai plus tard d’où cela vient. Néanmoins, la sensation reste bonne. Le SIP Connect apporte son lot d’informations. Ce n’est pas indispensable, mais c’est agréable à utiliser, et j’apprécie vraiment son utilité.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

X-Plane 12

X-Plane, concurrent direct de Flight Simulator, est souvent vu comme son alter ego. Certains adorent, d’autres moins. Les sensations en vol sont assez différentes de celles de MSFS. En théorie, X-Plane se rapproche davantage des sensations réalistes en vol, mais pour moi, cela relève davantage d’une question de préférence, même s’il existe de vraies différences entre les deux. Si on cherche le réalisme, X-Plane offrira des sensations plus authentiques sur certains points, mais Flight Simulator n’est pas loin derrière, et il surpasse X-Plane sur bien d’autres aspects. Il sera crucial de configurer correctement X-Plane via la notice de SIPConnect, sinon ce sera un échec. Et ça serait dommage de ne pas profiter des changements d’état des fonctions.

Cessna 172 Skyhawk

Les sensations de vol sont vraiment au rendez-vous, c’est agréable et immersif. L’utilité du trim et des voyants contrôlés par le SIP Connect se révèle essentielle. Ce n’est pas un changement radical, mais c’est un véritable atout pour ceux qui ne sont pas des experts du jeu. Encore une fois, le trim, c’est vraiment génial. Avoir un ensemble avec un contrôle physique du trim, pour le coup, permet d’avoir la plupart des fonctions essentielles de pilotage et ça c’est très pratique quand on débute.

Cela renforce l’immersion, et même si le yoke à piston est un bon choix, il lui manque un peu de poids et de fluidité. Il y a ce petit « je-ne-sais-quoi » qui pourrait vraiment améliorer l’expérience. Cela dit, l’utilisation du trim rend la conduite du Skyhawk bien plus simple, et grâce à cette fonctionnalité, il est facile de le maîtriser et de comprendre son fonctionnement.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Boeing 787 Dreamliner

Le Boeing et moi, ça ne fait pas vraiment bon ménage. Peut-être que c’est dû à ma précédente expérience avec le Thrustmaster, mais le feeling ici est clairement moins bon. Est-ce que c’est lié au modèle de vol ou à la technologie du yoke ? Si on cherche à recréer les sensations réelles de vol, il semblerait qu’il faille chercher ailleurs. Mais bon, ça fonctionne, il ne faut pas exagérer.

Le SIP Connect reste un vrai plus, il est vraiment agréable à utiliser, surtout avec les alarmes qui se déclenchent. Par contre, j’ai rencontré un problème avec le Boeing 787 où le SIP Connect ne répondait pas correctement sans raison apparente. C’était un peu frustrant. Mais l’utilisation du trim, par contre, reste une vraie satisfaction. C’est probablement la fonctionnalité la plus impressionnante de ce périphérique.

Cependant, sur le 787, j’ai ressenti ce phénomène de torsion du yoke. L’avion n’est pas très lourd, mais on veut le tourner à la force du poignet et là, il manque un peu de rigidité sur la colonne de profondeur. Cela nous amène à devoir ajuster la courbe d’axe dans le jeu pour compenser cette sensation. Malheureusement, il n’y a pas de réglages dans les logiciels (dont X-Plane) pour pallier ça, ce qui peut être un peu gênant à long terme.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System
La magie du trim ou contrôler un avion avec un doigt ^^

Star Citizen

La simulation spatiale ultime, toujours en développement, c’est bien sûr Star Citizen. Ce jeu offre deux approches principales : un réalisme qu’on espère atteindre ou un style plus orienté « shooter ». De mon côté, je m’efforce de m’approcher du plus de réalisme possible, en suivant les modèles de vol proposés par Cloud Imperium Games.

Dans ce type de jeu, l’idéal, c’est de jouer en HOSAS (Hands On Stick And Stick), avec un double joystick : un pour les mouvements de base (Pitch, Yaw, Roll) et l’autre pour les straffes. Mais alors, pourquoi jouer à un jeu conçu pour HOSAS avec un yoke ? C’est là qu’intervient une petite ambiguïté à lever.

La raison est simple. Dans Star Citizen, il existe plusieurs fabricants de vaisseaux, et certains utilisent des yokes au lieu des joysticks. Par exemple, la série 300i d’Origin Jumpworks ou les vaisseaux industriels de Musashi (MISC). Et pourquoi ne pas adapter le yoke dans ce cas ? Je n’ai même pas eu besoin de configurer quoi que ce soit. Sur le Spectrum, un membre de la communauté a déjà préparé la configuration pour moi, il m’a suffi de l’appliquer et de jouer.

Origin Jumpworks 350 R

Trop lent. La réactivité du vaisseau est trop lente. Obligation de modifier les courbes dans le jeu pour que le périphérique réagisse correctement. L’attrait du yoke est vraiment très agréable et intéressant, mais les commandes sont un peu justes ou manquent de sensibilité. Le feeling de l’utilisation des boutons était meilleur avec le yoke de Thrustmaster pour le contrôle des 4 autres axes. La gestion des 6 axes est très importante en simulation spatiale, et cela se ressent sur l’utilisation des boutons du yoke.

MISC Hull C

Trop rapide cette fois-ci, je suis de nouveau obligé de modifier la courbe d’axe dans le jeu. Le réglage de base fonctionne en revanche parfaitement. On ressent mieux le poids du vaisseau, mais il manque la sensation de smooth, une légère sensation de lourdeur dans la colonne. Je sais comment régler ce problème de manière physique. Le ressenti des boutons est aussi bon au niveau des axes. On est sur un bon ensemble pour les vaisseaux de fret, notamment chez MISC, où nous avons beaucoup d’inertie des vaisseaux. Le Turtle Beach s’en sort vraiment bien, et il manque juste le petit plus facilement modifiable.

Elite Dangerous

Elite Dangerous est un peu l’alter ego de Star Citizen. Je n’apprécie pas ce jeu… Fred est un fanboy de Star Citizen. Alors, oui et non. C’est surtout que j’ai joué à tous les Elite avant, et que pour moi, cet Elite Dangerous n’a que le nom, et qu’il aurait dû s’appeler autrement. Avec le temps et le développement qui s’en est suivi, il se rapproche du jeu initial, mais ce n’est pas encore ça.

La raison principale et qui me permettra de replonger dedans, c’est la compatibilité avec le Yoke de Turtle Beach. Du coup, je n’attends rien si ce n’est prendre du plaisir en jeu.

Franchement, c’est sympa à jouer, le keybinding est automatiquement reconnu par le jeu, ce qui est agréable. Le SIP Connect est vraiment l’attrait du yoke. Quand on ne sait plus trop où l’on se situe, avoir des voyants physiques du vaisseau, ça aide beaucoup, surtout quand on débute. Rien à ajouter de plus : le feeling général est bon, mais je n’ai pas mes marques habituelles.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Mon avis sur le Turtle Beach VelocityOne Flight Universal System

Je suis content d’avoir pu tester ce produit car il a pas mal d’atouts pour lui. Il est très simple à installer. On a de bonnes sensations, surtout quand on utilise un avion civil léger, ça « matche » directement et sur ce point, c’est une réussite. Cela dit, je ne peux pas être totalement conquis par ce périphérique, car il lui manque une touche acier et surtout, du poids. Alors oui, le Turtle Beach VelocityOne Flight Universal System fait un peu jouet, mais reste un bon produit.

Le SIP Connect, quand il marche, est une aide remarquable. Notamment pour les nouveaux joueurs ou joueurs amateurs qui apprennent les fonctions. Ils n’ont pas à rechercher les informations sur l’écran des Garmin, qui ne sont pas toujours très visibles. Donc, c’est très agréable. En revanche, seulement 5 jeux compatibles et des manques dans le logiciel (courbe d’axe, keybinding) sont décevants, surtout au bout de 3 ans d’exploitation. Petit rappel : la dernière mise à jour date de janvier 2024. Et je ne cible pas que Turtle Beach ici : Thrustmaster, Virpil et d’autres ont encore beaucoup à faire côté flight sim. Leur suite logicielle est souvent bien plus développée pour le sim racing que pour l’aviation. Or, le monde du vol demande tout autant, voire plus, de précision, de réglages fins et de personnalisation. Il est temps que les fabricants prennent cet aspect au sérieux.

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

Ça peut paraître bête, mais le trim est vraiment un game changer. Honnêtement, si on pouvait utiliser la manette des gaz en dehors du yoke, le périphérique serait en permanence dans mon setup. Car oui, le trim fait la différence en vol. Si ce dernier pouvait être motorisé comme le VirtualFly Trim Neo, cela serait juste incroyable. Mais là, on parle d’un produit hors de prix par rapport à la cible de Turtle Beach.

La manette des gaz est très pratique (le fait de pouvoir tirer des leviers, comme dans de nombreux avions monomoteurs à hélice est très immersif), mais manque légèrement de rigidité ou de possibilités de réglages. Le rétroéclairage est un plus, et le fait d’avoir les éléments de commande de Cessna renforce la bonne immersion. On peut la dissocier du yoke et se faire un positionnement plus réaliste dans son cockpit. Je valide cela.

Reste le problème de la colonne de direction qui n’est pas parfaitement fluide. Par acquis de conscience, j’ai contacté mon collègue Dopamine, qui avait testé ce yoke il y a bien longtemps. À l’époque déjà, il avait remonté un souci : une sensation de « collage » du yoke. C’est exactement ce que je ressens quand je parle du manque de « smooth » ou de cette légère lourdeur qui devrait accompagner les mouvements. Une modification rapide des ressorts permet de corriger cela — il suffit de démonter 11 vis pour accéder au mécanisme. Autre possibilité plus probante encore : ajouter un mod.

Un yoke modable

Pour résoudre ce petit désagrément, plusieurs utilisateurs malins ont imaginé un système pour améliorer le Turtle Beach VelocityOne Flight Universal System. C’est notamment par un ensemble de roulements monté sur la colonne de plongée que l’on peut augmenter la friction du manche. FixProCo en est le concepteur, et c’est par cet artifice que nous pouvons grandement améliorer notre expérience. Cela a pour but d’améliorer une colonne légèrement plus dure, mais avec un mouvement linéaire qui se rapproche de la réalité d’un Cessna 152. Effet « smooth » garanti !

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

L’avis de Magic Sim sur Xbox Series X

Aussitôt testé, l’ami Fred m’a envoyé ce yoke pour que je puisse vous donner mon avis sur Xbox Series X. Car oui, c’est vraiment un point fort de ce modèle, et ça se confirme encore plus avec l’arrivée de MSFS 2024, qui tourne de manière impressionnante sur l’écosystème Xbox. Je précise d’ailleurs que je ne l’ai testé que sur cette version du simulateur.

Côté mise en route, c’est ultra simple : n’oubliez pas de mettre à jour le firmware (merci Fred de l’avoir fait pour moi), ensuite on branche… et on joue. Pour le coup, Turtle Beach a bien bossé la configuration sur le jeu et c’est parfait pour quelqu’un comme moi qui n’aime pas passer des heures dans des menus. Chaque touche est préaffectée à une fonction, ce qui permet de rapidement prendre un avion en main. On se demande où sont les axes du palonnier… ah ben ils sont dans les gâchettes ! Pratique !

Bon point, Turtle Beach fournit d’ailleurs un récapitulatif des touches dans la boîte, et c’est très appréciable. À noter qu’il est possible de basculer sur d’autres configurations via l’écran du yoke, mais honnêtement, je n’ai pas relevé de changements dans l’affectation des touches. C’est comme si ça ne fonctionnait pas. Bref, ce n’est pas grave, si besoin, je conseille de modifier les fonctions directement dans MSFS 2024, selon vos préférences.

Des finitions perfectibles

Côté qualité de fabrication, ça tient la route (enfin, le ciel). Le yoke tient bien en main, il est agréable à utiliser, les gâchettes et les différents boutons sont bien positionnés. Mais, soyons francs : les finitions sont perfectibles. Ce n’est pas tant le plastique qui me gêne, mais un bouton s’est détaché, et l’aimant situé dans la base du yoke (celui qui gère la gouverne de profondeur) s’est désolidarisé pendant le transport… Il a donc fallu démonter la bête et le recoller… Pas dramatique, mais on aurait préféré éviter ce genre de manipulation.

Parlons maintenant interface. L’écran de configuration intégré est un vrai plus, surtout sur console. Il permet non seulement de changer la couleur des LED (bon, gadget, mais sympa), mais surtout, il donne accès à un mode « practice » très pratique pour tester tous les axes et boutons. C’est d’ailleurs grâce à ce mode que j’ai repéré un souci sur l’axe de profondeur qui ne répondait pas correctement.

De bonnes sensations pour de petits avions

En jeu, les sensations sont bonnes, et il est clair que piloter un petit avion type Cessna avec ce yoke est bien plus immersif qu’avec un joystick classique. Le pilotage devient plus naturel, plus accessible, et franchement, on prend vraiment goût à l’expérience. L’envie d’ajouter un palonnier comme le VelocityOne Rudder vient vite pour compléter l’ensemble, histoire d’améliorer la gestion de l’avion au sol.

Petit bémol néanmoins – confirmé aussi par Fred – la colonne de direction accroche légèrement quand on tire ou pousse le manche. Cela semble venir du poids qu’on exerce sur le yoke, ce qui perturbe la fluidité de la colonne. C’est dommage, mais pas rédhibitoire non plus, on peut très bien faire avec.

Enfin, le SIP Connect fonctionne parfaitement sur Xbox, sans aucune configuration supplémentaire. Et franchement, c’est un vrai plaisir d’avoir ces informations visuelles à portée de vue. Cela renforce l’immersion, et c’est un ajout que je trouve vraiment bien pensé.

Clairement, vu le positionnement débutant/intermédiaire de ce modèle, c’est un très bon choix pour ceux qui veulent piloter des petits avions. Ne serait-ce que pour la commande de trim, vraiment pratique ! Évidemment, rien ne vous empêche de voler sur des liners, mais ce yoke me semble parfaitement adapté si vous débutez en aviation (que vous soyez un adulte ou un enfant d’ailleurs) et que vous souhaitez apprendre à voler sur un Cessna 172 ou un DR400. Ce qui, au passage, est le meilleur conseil à suivre. Apprendre à piloter, ça demande du temps et de l’investissement, donc c’est un périphérique qu’on peut potentiellement garder longtemps. Avant, peut-être, de passer sur un yoke plus spécifique comme le Boeing de Thrustmaster. Modèle qui ravira ceux qui veulent s’attaquer sérieusement aux gros porteurs.

Voilà, c’est tout pour moi, je rends la parole à Fred !

Et la concurrence ?

Il va de soi qu’il est nécessaire de faire un petit état des lieux de la concurrence, car elle est bien installée. Turtle Beach a du travail pour se faire une place au soleil sans se brûler les ailes. C’est ce que nous allons découvrir dès maintenant.

Thrustmaster TCA Yoke Pack Edition Boeing

Le Thrustmaster TCA Yoke Boeing Edition Pack est un pack complet pour la simulation aérienne civile officiellement licencié par Boeing et Xbox, compatible avec Xbox One, Xbox Series X|S et PC. Il est conçu pour reproduire les commandes, la cinématique de vol et les sensations des pilotes de Boeing aux commandes d’un Boeing 787. Il est vendu au prix 499.99€. Nous l’avons testé dernièrement sur notre site et je vous renvoie donc vers ce dernier.

Logitech G Saitek Pro Flight Yoke System

Le Logitech G Saitek Pro Flight Yoke System proposé à 159,95 euros, est un yoke à piston qui comprend un manche à balai et un quadrant de manette des gaz à 3 axes, offrant un total de 5 axes de contrôle. Il s’agit du modèle le plus ancien de la gamme (il date de l’époque de Saitek, avant son acquisition par Logitech) et, même s’il est le moins cher, il reste un choix solide pour les pilotes débutants ou ceux qui souhaitent s’initier à la simulation de vol.

En effet, ce modèle, très apprécié dans le milieu de la simulation aérienne, continue d’être utilisé dans certaines écoles d’aviation. En complément du yoke, la gamme d’accessoires inclut des panneaux de contrôle avec écran LCD de 3,5 pouces configurable, des panneaux à switch assez fidèles à ceux des avions réels, et même des panneaux de contrôle radio. Ces accessoires sont souvent proposés aux alentours de 169,99 €.

Honeycomb Alpha Flight Control with XPC

Le Honeycomb Alpha Flight Controls XPC est lui aussi un yoke à piston, équipé de capteurs à effet Hall, comme son concurrent de chez Thrustmaster. Toujours plebiscité, il était l’ancien roi, le roi de notre petite niche. D’après nous, le véritable concurrent du Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System et on espère pouvoir vous le tester un jour. Ce Alpha Flight Control, vous pouvez le trouver au prix de 352,53 $ HT sur divers sites, hors frais de livraison. Il est très souvent en rupture de stock. Son compère, le Bravo Throttle Quadrant (qu’on trouve autour de 280 euros), est aussi une référence dans le domaine. Même si le Honeycomb semble mieux fini, il faut le VelocityOne Flight Universal Control System propose un combo yoke + quadrant.

Virpil Advanced Flight Yoke Base

Nos amis lituaniens n’ont pour le moment pas de Yoke dans leur catalogue. Mais souvenez-vous, ils ont lancé campagne Kickstarter pour leur nouvelle gamme dédiée à l’aviation civile. Ce projet a fortement avancé, et mi-février, le design du yoke type Boeing a été validé. Ayant participé à ce projet, j’attends avec impatience de pouvoir partager mon ressenti avec vous. On est ici sur un yoke à piston. Celui-ci n’est plus disponible à la vente pour l’instant, mais sa commercialisation est prévue pour le deuxième semestre. Sa présentation officielle devrait avoir lieu lors de la Flightsimexpo 2025, à Providence. Côté tarif, il devrait être proposé plus cher que le modèle de Turtle Beach que nous avons en test.

Moza Flight AY210 Yoke

C’est clairement le game changer qui débarque, signé Moza Racing et dont on a parlé ici. Il s’agira donc d’une base à retour de force + un yoke détachable avec un QR. Petite remarque importante : la base AY210 Yoke n’est pas conçue pour être posée sur un bureau. Elle nécessite un véritable support ou cockpit, ou bien des attaches à ajouter à la commande. Elle est proposée à 769 €, auxquels il faudra ajouter 159 € pour le yoke détachable de type Boeing 737. Au vu de ce tarif, et à l’instar du futur modèle de chez Virpil, le AY210 ne jouera pas dans la même catégorie que le modèle Turtle Beach.

Conclusion

Tout d’abord, je tenais à remercier Turtle Beach pour nous avoir permis de tester ce périphérique. Alors ce n’est pas le meilleur, ce n’est pas le plus précis, ce n’est pas celui qui a la suite logicielle la plus pertinente, ni celui qui est le plus compatible avec les jeux. Bref, en revanche, c’est le plus versatile. Il sera utilisable dans toutes les mains et quel que soit votre niveau de connaissance.

C’est un produit Plug and Play. Simple et efficace, il marche dans toutes les situations. Le trim est juste génial. Un atout qui place le périphérique Turtle Beach dans le haut du panier. Alors oui, la suite logicielle et le tout plastique me rebutent, mais si vous volez principalement en Cessna ou petit avion civil, je vous recommande fortement cet accessoire, car vous allez vous régaler.

Bon vol à tous !

Pour :
  • Plug & Play, facile à installer sur PC et Xbox
  • Trim physique intégré !
  • SIP Connect (quand il fonctionne)
  • Bonnes sensations globales
  • Compatibilité Xbox
Contre :
  • Colonne de direction qui accroche
  • Finitions un peu légères
  • Manque de mises à jour logicielles
  • Peu de jeux compatibles

Turtle Beach VelocityOne Flight Universal Control System

  • Type : Yoke 
  • Matériaux : Plastique
  • Support Logiciel :
  • Compatibilité : PC / Xbox 
  • Prix officiel : 379.99 euros
Test VelocityOne Flight Control
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

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