L’arrivée de Moza Racing dans le domaine de la simulation de vol et spatiale suscite un vif intérêt au sein de notre communauté de simeurs. Il faut dire qu’avec sa nouvelle base AB9 FFB, Moza promet de révolutionner notre expérience de vol virtuel, grâce à l’introduction du Force Feedback. Alors chez Superchicane, on a regardé ça d’un oeil intrigué… Mais cette base est-elle le game changer tant espéré ? Fred a-t-il mis trop d’espoirs dans un gadget affiché à 600 euros ? Voici sa réponse dans ce test sans détours de la Moza AB9.
Un peu de contexte
Petit rappel d’abord, Moza Racing est une société chinoise, filiale de Gudsen Technology, spécialisée dans la fabrication de stabilisateurs et gimbals née en 2021. La société a connu une forte croissance grâce à ses développements rapides dans le sim racing, avec une gamme complète (allant du gros direct drive au shifter typé rallye) et un logiciel performant, Moza Pit House.
Et surprise en 2024 : Moza annonce l’arrivée d’une gamme dédiée à la simulation de vol. L’entreprise entre ainsi en concurrence directe avec des fabricants établis tels que Thrustmaster, Virpil Controls, VKB, et WinWing. Fidèle à son approche agressive tant sur le développement des produits que ses tarifs, la marque nous sort un écosystème quasi complet centré autour d’un produit phare : une base avec retour de force, la Moza AB9 FFB, que nous avons en test aujourd’hui.
Fait notable, la technologie de retour de force (force feedback), couramment utilisée dans les simulations de course, a longtemps été négligée dans les simulations aériennes et spatiales. Seuls Microsoft et ses Sidewinder Force Feedback Pro et modèle 2 avaient tenté de l’exploiter, ce qui nous ramène à une époque précédant l’an 2000. Eh oui, incroyable mais vrai, plus aucun fabricant ne s’était aventuré sur ce terrain là. L’explication ? Peut-être un marché trop de niche. Mais les temps ont changé et à l’instar du sim racing qui porte le secteur, le flight sim vit actuellement ses heures de gloire. Alors forcément, l’arrivée de Moza sur ce terrain attire l’attention.
La gamme Moza Flight, c’est quoi ?
Commençons par le commencement, présentons un peu cette gamme Moza Flight Sim. Oui, on ne veut pas vous perdre, surtout si vous êtes un sim racer intéressé par la simulation de vol. On retrouve donc :
- La base Moza AB9 : La pièce maîtresse de l’écosystème qui fait l’objet de ce test. C’est une base à retour de force qui contient en son cœur deux moteurs. Elle est compatible avec divers manches de la concurrence (Thrustmaster, Virpil Controls, VKB…).
- Le grip MH16 : Ce manche orienté aviation militaire,qui ressemble au grip du HOTAS Warthog que nous avons testé ici, se démarque par ses nombreux boutons programmables et commandes de vol bien disposées.
- Le grip MA3X : Inspiré du manche de l’Airbus A320, il reprend les atouts du MH16 tout en s’adressant aux amateurs d’aviation civile grâce à son design spécifique.
- Le module d’Axe Z : Ce module ajoute un axe Z par torsion du manche, permettant de contrôler le lacet sans utiliser un palonnier. Une solution pratique pour les configurations simplifiées ou limitées en espace.
- Le palonnier : Prévu prochainement, le palonnier a été brièvement présenté lors de la Gamescom 2024. Aucun détail supplémentaire n’est encore disponible, mais il suscite déjà l’intérêt.
- La manette des gaz : Également à venir, elle a été aperçue en avant-première à la Gamescom 2024. On attend avec impatience plus d’informations sur ses fonctionnalités.
- Divers accessoires de fixation et option : Un interrupteur d’arrêt d’urgence ou E-Stop Switch a pour fonction de couper le FFB (Force Feedback). Le Flight Base Table Clamp permet de fixer solidement la base au bureau. Ensuite, le Flight Base Mount Adapter sert à monter la base ou la manette des gaz sur le bureau. Enfin, des add-ons pour la manette des gaz seront également disponibles.

Disponibilité et précommandes
Lors du FlightSimExpo 2024, Moza a officiellement ouvert les précommandes pour sa gamme de produits Moza Flight Sim. Les premières livraisons ont commencé le 31 juillet 2024. À ce jour (novembre 2024), les retards de livraison restent fréquents, et les précommandes sont toujours en cours pour les nouveaux produits.
La base Moza Flight AB9 FFB, c’est quoi ?
Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet avec le test de cette Moza AB9 FFB. Pour commencer, voici ses mensuration : 228 mm de large, 157 mm de profondeur et 204 mm de haut, pour un poids total de 5 kg. Oui, c’est un beau bébé. Pour le reste, il s’agit d’une base classique à 2 axes (X et Y), sur laquelle il est nécessaire d’ajouter un manche Moza ou compatible. À noter que la base AB9 FFB ne dispose pas d’un axe de torsion Z, qui est couramment utilisé comme palonnier.
Actuellement, pour ajouter cette fonctionnalité, Moza propose un module supplémentaire. Ce choix rappelle celui de Winwing, un autre fabricant asiatique qui propose également un accessoire dédié. On peut d’ailleurs s’interroger sur la similitude entre les deux dispositifs.
Pour ceux qui souhaitent bénéficier d’un axe Z, il faudra donc opter pour ce module complémentaire ou envisager un palonnier indépendant, qu’il soit de chez Moza (à venir) ou d’un concurrent. Cette option, bien que moins intégrée, reste plus réaliste pour les simulations.
Le force feedback, un vrai plus ?
Le véritable atout de cette base AB9 FFB réside dans l’utilisation de deux moteurs dédiés aux axes X et Y. La technologie employée est celle d’un double moteur à courroie indépendante. Le système à courroie est une configuration qui domine encore le marché des bases sim racing d’entrée de gamme (voici un article pour comprendre comment ça marche). On est donc pas sur du direct drive, mais ce n’est pas un problème, tant Moza a bien bossé son sujet, on va y revenir. Côté perfs, ces moteurs sont soutenus par des encodeurs haute résolution et sont capables de délivrer un couple constant de 9 NM, avec un pic de puissance atteignant 12 NM.

Le cœur de l’expérience repose sur le logiciel Moza Cockpit, véritable chef d’orchestre. En effet, si les moteurs et les encodeurs assurent la sensation matérielle, c’est la couche logicielle qui interprète et lit les données des jeux, nous permettant de profiter pleinement des sensations immersives offertes par le retour de force.
Moza Active Shifter
Bonne nouvelle pour les simracers, la base AB9 se transforme en levier de vitesse / shifter à retour de force. Hein, quoi, comment ? Retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur le Moza Active Shifter dans notre test complet. –
Qui y a t-il dans ce beau carton ?
C’est parti pour l’unboxing. Dans l’emballage, on va trouver :
- La base Moza AB9 FFB avec un 6 pin aviation
- 1 tissus de protection de la base
- 2 clefs allen
- 12 vis BTR (8 M6 et 4 M4), 4 rondelles et 4 attaches pour rail aluminium
- 1 alimentation de 216 W
- 1 documentation et 1 planche de stickers Moza Flight
- 1 câble USB-A vers USB-B
À noter que n’ayant pas reçu mon grip Moza MH16 pour ce test de la Moza AB9, j’ai installé sur la base le manche du Thrustmaster Warthog. Mais rassurez-vous, j’ai prévu de vous parler des grips dans un autre article.

Premiere rencontre
La base AB9 FFB adopte une forme rectangulaire, et tout le bloc est conçu, selon Moza, en aluminium de grade aéronautique. C’est un ensemble solide et robuste, avec une belle qualité perçue. Le support du manche est fabriqué en acier. Il est doté d’un connecteur d’aviation à 6 broches. Enfin, un revêtement en simili cuir protège élégamment le débattement des axes contre la poussière.
Vous commencez à le savoir si vous me lisez régulièrement, je ne suis pas un amateur de plastique, surtout lorsqu’il s’agit de produits haut de gamme. Et encore moins à ce prix. Cependant, contrairement à ce que j’ai pu tester chez Thrustmaster, je dois reconnaître que je suis satisfait. S’il vous plaît, ne me jugez pas pour le cuir synthétique. Certes, il est composé de plastique et de pétrole, mais il reste élégant et bien plus agréable visuellement qu’un plastique dur. Bref, Pour 600€, j’ai vraiment un bel objet en main.
Des fixations variées
Comparée à des modèles comme la A.V.A. de Thrustmaster ou la Mangoost CM3 de Virpil Controls, l’AB9 est bien plus imposante. Bon point, Moza a également inclus plusieurs gabarits de perçage : 4 perçages M6 avec un entraxe de 54 x 82 mm, 4 perçages M4 à 60 x 60 mm, et enfin 4 perçages M4 à 69 x 110 mm.
Notons également la présence de rainures en T pour la fixation sur un profilé d’aluminium. C’est un détail très appréciable et un merci à Moza pour cette prévoyance. Il est important de mentionner que, dans le domaine de la mécanique industrielle, et avec un entraxe de 74 mm, à moins d’une erreur ou d’un oubli de ma part, il n’existe pas de profilé aluminium correspondant à cet entraxe.
Une connectique complète
Au niveau de l’empreinte, le standard Thrustmaster est respecté, avec un brochage à 6 broches aviation. Le pin supplémentaire permet de connecter des accessoires, tels que le module d’axe Z ou d’autres modules pour le grip MH16. À l’arrière de la base, on retrouve le connecteur d’alimentation, un port USB-A, ainsi qu’un HUB capable de connecter jusqu’à 4 accessoires Moza Flight. On parle bien sûr du palonnier, de la manette des gaz ou encore le bouton d’arrêt d’urgence pour le retour de force. Pour quand ils seront disponibles.
Montage de la base
Pour l’installation, cette base offre une grande polyvalence. Ainsi, vous avez 3 options de montage :
- La première est d’installer la base sur un cockpit dédié au flight sim, voire au sim racing, avec une plaque déportée type shifter mount, avec peut-être un peu de perçage à la clé. On peut aussi installer la base entre les jambes, en fonction du type d’aéronef que l’on préfère piloter.
- La deuxième option consiste à opter pour un support de bureau, type MonsterTech ou le support de bureau Flight Base Table Clamp de Moza (toujours pas reçu à ce jour lors de l’écriture de ce texte).
- La troisième option, enfin, c’est de jouer directement sur bureau. Et là, il faut qu’on se dise les termes.
L’installation : bureau ou pas bureau ?
Cela me semble être une aberration, une impossibilité, à moins que quelqu’un m’explique comment faire. La base mesure 20 cm de hauteur, à laquelle s’ajoute un manche de 20 cm, ce qui nous amène à 40 cm au-dessus du bureau. Et si l’on ajoute le module d’axe Z de 10 cm, on atteint 50 cm sur un bureau. Je sais bien que tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir un cockpit ou un support de qualité comme ceux proposés par MonsterTech ou d’autres marques. Mais là, c’est absolument nécessaire, tant le confort de vol est essentiel, surtout avec un retour de force.
En effet, le bras a tendance à vite se fatiguer et, en cas de mouvements brusques pendant un dogfight, le FFB est très voire trop fort, et malgré le poids de l’ensemble, ça bouge. Sur Flight Simulator, ça passe, car on fait des mouvements lents. En revanche, sur War Thunder ou DCS, c’est inutilisable ! La bonne nouvelle, c’est que j’ai découvert une fonctionnalité inattendue : on peut jouer debout et là, on est pile à la bonne hauteur !
Vous l’avez compris, la base, munie de son grip, doit être placée à la hauteur de l’assise pour une expérience de vol optimale. Il est donc fortement conseillé, au minimum, de se procurer un support à fixer au bureau.
La plaque, indispensable sur bureau
Disons-le clairement, si vous n’avez pas le choix que de jouer sur bureau, procurez-vous à minima une plaque de support pour stabiliser l’ensemble. Oui, car elle est vendue par Moza, Flight Base Mount Adapter, au prix de 55.00€. C’est vrai, cela fait monter le prix de départ. Et contrairement à Thrustmaster, la plaque est fournie sans les vis. Eh oui, vous les avez eues dans la base.
Fidèle à mes habitudes de simeur, j’ai conservé ma plaque du Warthog et je l’ai repercée. Et ça marche, la base ne bouge plus. Mais comme mentionné plus haut, la position de pilotage sur bureau reste trop haute. À vous de voir.
Installation logicielle
À partir d’ici, on entre dans le flou artistique. Outre le fait qu’à ce stade, et comme nous le verrons plus tard, le logiciel est perfectible (un euphémisme), il va falloir bien s’entendre avec ce Moza Cockpit pour faire tourner notre AB9. Eh oui, car sans un logiciel fonctionnel et correctement paramétré, il n’y aura pas de retour de force. Nous ne sommes pas dans un univers comme le sim racing, où Moza Pit House est réglé de manière optimale dès le départ. Ici, on se retrouve avec une véritable usine à gaz et en anglais par-dessus le marché. Alors entendons-nous bien, c’est convivial, certes, mais en constante évolution. Nous examinons la version 1.1.1.30.

Lors de ma précommande en août 2024 de ma base, j’ai voulu regarder le logiciel pour m’en imprégner. J’ai dû effectuer l’installation du logiciel Moza Cockpit au moins 4 ou 5 fois sur différents postes afin d’avoir une installation fonctionnelle. Au fur et à mesure des mises à jour hebdomadaires du logiciel, j’ai pu, fin septembre, enfin obtenir une installation propre sur mon PC dédié à la simulation. Après un départ chaotique, le logiciel est maintenu constamment à jour, et chaque mise à jour apporte son lot d’améliorations. Génération des chemins d’accès, amélioration de la compatibilité avec les jeux, etc., on peut dire que ça bosse. Et en plus, Moza Flight est vraiment à l’écoute de sa communauté sur Discord.
Compatibilité avec les fabricants tiers
Je l’ai déjà dit plus haut, la base Moza AB9 FFB est compatible avec beaucoup de manches de la concurrence. Un très bon point, Moza le fait aussi avec sa gamme sim racing. Tous les grips Thrustmaster sont reconnus par le logiciel Moza Cockpit, facile, il n’y en a que deux ! Outre bien entendu les deux manches de Moza Flight, c’est aussi une bonne partie des grips de Virpil Control et VKB qui sont reconnus par le logiciel. Dans un espace dédié au réglage dans le logiciel, vous sélectionnerez donc le manche compatible.

Peu de jeux encore disponibles
Pour l’instant, Moza a choisi de se concentrer sur DCS, ainsi que sur MSFS 2020 et MSFS 2024, bien qu’une compatibilité avec de nombreux autres jeux ait été annoncée. La communication entre les jeux et le logiciel Moza Cockpit est cruciale pour garantir une expérience immersive, et c’est précisément ce logiciel qui en est la clé. Moza a donc d’abord souhaiter mettre l’accent sur ces trois simulateurs.
Il est à noter qu’après plusieurs échanges avec Moza, la communauté et des utilisateurs, il est prévu que le fabricant s’oriente prochainement vers X-Plane 12 et probablement IL-2 Sturmovik. Star Citizen et Squadron 42 sont également dans les plans pour 2025, suivis sans doute par d’autres jeux. On verra bien.
Mais soyons honnêtes, on aurait apprécié que Moza soit plus clair dès le départ sur ses intentions avec cette AB9 et communique plus clairement la liste des jeux réellement compatibles à sa sortie. En l’état, on a l’impression d’avoir un produit fini, mais en réalité, ce n’est pas tout à fait le cas. Entendez-moi bien, et je reviendrai là-dessus, mécaniquement, la base est au rendez-vous et répond avec brio. Mais du côté logiciel et de la compatibilité avec les jeux, à ce jour, c’est perfectible.
Les réglages
Pour commencer, et il est important de le rappeler, tout ce qui suit pourrait changer dès demain matin ou, au moins, lors de la prochaine mise à jour du logiciel Moza Cockpit et des firmwares. En premier lieu, nous allons aborder la partie « usine à gaz » en version 2.0.
L’écran d’accueil du logiciel est divisé en trois parties. À gauche, il est possible de sélectionner directement le périphérique à configurer, d’accéder aux paramètres ainsi qu’aux mises à jour des firmwares. Au centre, les périphériques Moza connectés sont affichés (la base, le grip, la manette des gaz et le palonnier). Enfin, à droite, se trouvent les jeux compatibles reconnus ainsi que leurs modules de paramétrage.

Les réglages du manche à balais
Moza Flight Sim propose deux types de grips. Le MH16 est une réplique du manche à balai du F-16A. Il est équipé d’un addon très intéressant qui ajoute un bouton à quatre positions avec un push et un autre bouton à deux positions. Le logiciel permet de convertir le bouton ALPS du chapeau chinois en axe ou en simple bouton push. Pour une meilleure sensation et un fonctionnement optimal du grip, il est possible de réaliser une calibration spécifique pour le cogging, effet bien connu des sim racers. Le MA3X, quant à lui, s’inspire du grip de l’Airbus A320 et possède aussi un bouton ALPS pour le chapeau chinois.

Les reglages de la base Moza AB9 FFB
Outre la section personnalisée et personnalisable de la base par notre profil ou ceux de Moza Flight Sim que nous examinerons plus tard, nous disposons de six menus de réglage différents et distincts, comprenant une multitude de sous-menus et d’interactions que nous allons détailler ci-dessous. Accrochez-vous !
Basic Settings
Tout d’abord, il faut dire que c’est l’outil et la page principale que l’on va utiliser. Elle se découpe en trois parties : les presets de jeu, les réglages basiques ainsi que la position des axes et la possibilité de faire une calibration.
Preset
Nous disposons d’une liste exhaustive des jeux actuellement compatibles avec la base. Cependant, il faut préciser que dans cette version, MSFS X et Star Citizen ne sont pas configurables. Nous avons la possibilité de parcourir le répertoire de stockage des fichiers presets en .json, d’exporter pour la communauté, ou d’importer des presets ainsi que de sauvegarder notre propre réglage.

Basic Settings
Ensuite, nous entrons dans la phase des réglages basiques. La partie la plus importante est le choix du type de retour de force. Le mode Direct Input permet au jeu de contrôler directement les effets de retour du périphérique. Le mode Telemetry FFB utilise les données de télémétrie fournies par le jeu pour générer les effets de retour de force via le logiciel Moza Cockpit. Dans ce mode, le retour de force Direct Input est désactivé. Le mode Integrated FFB assure que les effets de retour soient produits à la fois par le mode Direct Input et par le mode Telemetry FFB. C’est le mode utilisé par les presets de Moza Flight Sim et, à mon avis, ce sera le mode privilégié à l’avenir.
Un autre aspect crucial est le mode de contrôle de la température des moteurs. Le mode Conservateur, qui préserve les moteurs et limite la puissance à 9 NM et la température à 30°C. Le mode Agressif ou Pleine Puissance permet d’atteindre 12 NM avec une température maximale de 40°C. Nous pouvons ajuster individuellement la puissance maximale de sortie (9 ou 12 NM selon le mode choisi), l’intensité du retour de force, l’équivalent des ressorts, l’amortissement, l’inertie, la friction et le gain du retour de force ajustable par le jeu.
Axis Inputs
Pour conclure avec ce panel, c’est le sous-menu qui nécessitera le moins d’interaction. Nous disposons de la visualisation absolue et réelle des axes X et Y avec la possibilité de recalibrer chacun de manière automatique ou indépendante. Il est également possible d’effectuer un reset de la base, ainsi que le calibrage de l’axe Z, qui doit être réalisé manuellement et systématiquement si vous possédez le module.

Expert Settings
« Rapide, je suis rapide, » dit Flash McQueen. Bien que cela semble hors de contexte pour l’instant, c’est ici que nous pouvons ajuster axialement tous les paramètres. Actuellement, nous sommes seulement capables de modifier les zones mortes des axes X et Y, soit conjointement, soit indépendamment, et ce, aussi bien en positif qu’en négatif.

Telemetry FFB
La gestion du retour de force est au cœur du système et il va falloir donner de votre temps pour bien le régler. Vous avez la possibilité de configurer individuellement les données de force feedback pour les effets généraux, ainsi que spécifiquement pour les avions à hélice, les jets et les hélicoptères, assurant ainsi une expérience équitable pour tous.
General Aircraft Effects
Mais où sont passés les réglages pour les vaisseaux spatiaux ? Blague à part, nous allons pouvoir configurer de manière indépendante chaque fonction et sous-fonction. Je vais vous énumérer la liste des fonctions sans leurs détails car c’est tout simplement impressionnant le nombre de fonctions que l’on peut paramétrer. Les Forces G, le décrochage, l’armement, les effets ascensionnels, la canopy, les effets des dégâts, la décélération, le ressenti des volets, les effets moteurs, les vibrations du sol, la vitesse de l’air, les aérofreins et leur mouvement, les turbulences…
Propellers Aircraft Effects
Non satisfaits des effets généraux, nous allons regarder de plus près les effets spécifiques à chaque technologie d’aéronefs sans préjugé. Voici les effets spécifiques des avions à hélice : la sensation dans le manche du régime moteur, la sensation de la vitesse du vent avec la vitesse maximale de l’avion, et les efforts spécifiques de l’action du vent sur l’aérodynamisme de notre avion.

Jet Aircraft Effects
Comme dans le chapitre précédent, c’est au tour des avions à réaction d’être examinés avec leurs particularités. Nous allons donc explorer l’effet d’un moteur à réacteur ainsi que lors de son passage en postcombustion. Il est également essentiel de considérer les effets du vent sur l’aérodynamisme du jet, ainsi que les effets du retour de force en fonction de la vitesse de l’avion. Bien que ce dernier aspect ne soit pas significatif en soi, avec les bonnes données de l’appareil, la sensation au manche peut être radicalement différente.
Helicopters Effects
Vous l’aurez compris, c’est le dernier sous-menu de réglage spécifique pour les hélicoptères. Ici, c’est un peu un mix des deux précédents panneaux que nous avons abordés. Puisque nous avons un moteur à hélice, nous allons donc gérer le régime moteur de l’hélice, et non pas l’hélice elle-même. On ajuste également les vibrations dans le manche en fonction de la vitesse, les effets du vent sur la carlingue, etc.

Axis Travel
Abordons directement les courbes d’axes. Chaque aéronef possède une courbe d’axe spécifique, et c’est sur ce menu que nous allons les modifier directement. Avec le soutien de la communauté et des équipes de Moza Flight Sim à l’avenir, car tout est une question de futur, nous disposerons à la fois de profils de FFB et de courbes d’axes spécifiques et inhérents à chaque type d’appareil. Il nous restera simplement à ajuster ces réglages pour affiner l’expérience de vol et garantir un ressenti précis et adapté à chaque situation.

Axis Force
Le retour de force possède également sa propre courbe de réglage, ainsi il n’y aura pas de jaloux et il y en aura pour tous les goûts. Chaque axe est géré de manière indépendante. Dans la configuration actuelle du logiciel, il n’est pas possible de bloquer un axe dans une position fixe, mais en travaillant sur les forces des moteurs et leurs courbes, il est possible d’obtenir la sensation désirée.

Special
Pour conclure les menus de réglage de la base, nous avons des fonctionnalités spéciales. Pour l’instant, une seule est prévue avec le support de la fonction Trim. Le Grip MH16 de Moza est équipé de boutons ALPS. Le chapeau chinois permet de gérer aisément la fonction Trim dès qu’elle est activée dans les paramètres du joystick dédié. Ainsi, ce sont deux axes supplémentaires qui peuvent être associés à un jeu. Qui peut le plus peut le moins, et voilà !

Les réglages de la manette des gaz et de son addons
Pour commencer, la manette des gaz de chez Moza Flight n’est pour le moment pas disponible, même en précommande. On remarque que la manette des gaz à 5 axes permet bien sûr une calibration individuelle et indépendante. Pour un peu de confort, nous pourrons également régler la luminosité des LED.

Les réglages du palonnier
En conclusion, pour ce dernier périphérique, le palonnier de Moza Flight Sim, je ne vais pas m’étendre dessus, car il n’est pas encore disponible. Les réglages seront simples mais importants. Les deux pédales de frein sont des axes, tout comme le palonnier pour le contrôle de la dérive. On pourra bien entendu gérer et modifier les courbes des axes selon les préférences.

Notre avis sur le logiciel Moza Cockpit
Vous l’avez vu, malgré sa jeunesse, le logiciel est extrêmement complet et paramétrable. Le revers de la médaille, c’est que son utilisation peut sembler un peu déroutante au premier abord. Cependant, en y regardant de plus près, il n’est pas aussi complexe qu’il y paraît. Il suffit de choisir un preset correspondant et d’ajuster les réglages selon son ressenti. Certes, tous les presets ne sont pas encore disponibles, mais vu la manière dont les équipes de Moza Flight Sim travaillent, je suis convaincu que les profils manquants arriveront avec le temps.
Pour ma part, je me suis retrouvé dans l’impossibilité de jouer, et c’est grâce à la communauté que j’ai pu tout reconfigurer correctement. Un grand merci à eux et à Moza d’assurer le suivi.
Et en jeu, ça donne quoi ?
Pour rappel, je me considère comme un utilisateur averti et non un expert dans le domaine, car il existe des professionnels qui utilisent ces simulations pour préparer leurs vols, ainsi que des plateformes de contrôle aérien. Il y a donc des personnes bien plus compétentes que moi dans ce domaine. J’ai précommandé cette base parce que je crois en cette technologie, mais je suis conscient que c’est la partie logicielle qui décidera de la pérennité de ce projet.
Quand on démarre la base et qu’on la configure, on entend un léger bruit des moteurs – il n’y a pas de ventilateur – mais une fois en jeu, on entend plus rien. Globalement, vous allez le voir, les sensations du retour de force de cette AB9 sont bien présentes et renforcent vraiment l’immersion. On se prend au jeu et on apprécie pouvoir ressentir toutes les forces qui contraignent nos aéronefs. Difficile ensuite de s’en passer tant l’expérience est concluante !
Quels réglages utiliser ? Je suis perdu !
Pour débuter cet épineux sujet, je voudrais souligner qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide auprès de la communauté, ne serait-ce que pour se rapprocher du réalisme de certains simulateurs. Je l’ai déjà dit, Moza Flight Sim nous propose des profils, notamment pour les jeux compatibles. Il faudra donc partir de ces bases pour démarrer. Pour appréhender la bête, il est préférable de commencer avec ces presets et ensuite ajuster son ressenti via Moza Cockpit. De toute manière, tout passera par le logiciel maison.
Cette aparté étant faite, je vais vous partager mes sensations sur les jeux suivants. Le paramétrage du jeu sera essentiel pour assurer une bonne communication entre la base, le logiciel et le simulateur. Bien sûr, chaque paramètre sera différent.
Microsoft Flight Simulator 2020 / 2024
Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Mais cela implique une complexité de paramétrage assez redoutable. Ça a été l’horreur pour moi. Il m’a fallu une demi-journée pour paramétrer chaque jeu, et c’est grâce au Discord que j’ai finalement compris où était le problème.
À ce jour, dans le simulateur, il faut installer le Simconnect SDK via l’onglet développeur de réglages. Ensuite, vous devez configurer dans le logiciel Moza Cockpit le bon chemin d’accès et tous les sous-chemins associés. Une fois cette étape réalisée, vous lancez le jeu et vérifiez dans celui-ci si la télémétrie fonctionne correctement, avec le voyant qui s’allume en vert. Si tout est bon, vous pouvez affecter les axes de la base aux différentes fonctions de pilotage.
Pour débuter l’apprentissage du vol, il suffit de sélectionner le profil adéquat, ou celui qui s’en rapproche le plus. À ce stade, il n’y a que quatre profils pour MSFS. Moza commence tout juste à développer ces profils, au moment où j’écris ces lignes. Mais bientôt, la recherche du réalisme s’intensifiera et la communauté sera là pour nous guider.
Daher TBM 930

Position de pilotage en mode pilote : le joystick se trouve au centre du bureau, et la manette des gaz du Thrustmaster Warthog est placée sur la droite. Dans cette configuration, l’utilisation d’un quadrant de manette des gaz serait plus adaptée, mais je n’en dispose pas pour le moment.
J’ai chargé le profil Moza pour le Textron Cessna C172. Malheureusement, je n’ai que quelques heures de vol avec ce modèle, et cela n’est pas suffisant pour ajuster les paramètres. Cependant, même sans les réglages parfaits, le ressenti est déjà extrêmement agréable. On perçoit bien le moteur et le couple du moteur à travers les axes. Si l’on prête attention, on peut même sentir le pas de l’hélice. En vol, les effets du vent sont remarquablement bien simulés : le Mistral dans le dos rend l’avion plus léger à piloter, alors qu’en vol de face au décollage, la sensation de résistance est plus forte. Dès que la vitesse permet d’atteindre la portance, la sensation devient totalement différente. Honnêtement, c’est un régal à ce stade, même sans avoir le bon profil. Les courbes sont encore droites, mais Moza semble pour le moment se concentrer sur les données de télémétrie.

Airbus A320 Neo

Position de pilotage en co-pilote (à la droite du cockpit) : le joystick MA3X serait plus adapté, mais je ne l’ai pas encore reçu à ce stade. Le grip est placé à la droite du bureau, et la manette des gaz est à gauche. Dans cette configuration, l’utilisation d’un quadrant de manette des gaz serait sans doute plus adaptée, mais cela reste tout à fait jouable.
J’ai chargé le profil de l’Airbus A320 de Moza et, après quelques ajustements, je me suis lancé dans un petit tour. Et là, quelle révélation ! Je pensais savoir à quoi m’attendre, mais j’étais complètement à côté de la plaque, malgré mon expérience en tant que simeur. Si Moza a réussi à retranscrire les sensations d’un pilote de ligne avec sa base, c’est tout simplement bluffant. Le comportement en vol est irréprochable. On ressent un feeling extrêmement agréable, presque immersif. L’avion réagit avec une précision parfaite à chaque mouvement du grip. Les courbes sont encore droites, et c’est dans le paramétrage du FFB que l’on peut vraiment ajuster l’expérience pour la rendre plus fidèle. C’est une expérience bien plus proche de la réalité que ce que je pouvais imaginer.

Digital Combat Simulator – DCS
Le simulateur de combat aérien par excellence, DCS, est le jeu de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant que simeur. Le réalisme exceptionnel est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes. Moza a pris l’option de développer en priorité un grand nombre de profils pour ce jeu. De nombreux aéronefs sont déjà présents avec leurs profils dédiés. Certains sont encore à améliorer, mais déjà, la communauté des anciens pilotes de chasse met son grain de sel pour faire évoluer les profils dans le bon sens.
DLC F-14 A/B Tomcat

Pour le F-14, j’opte pour une position centrale de la base et sans la rallonge pour le moment. La manette des gaz et le simulateur permettent de gérer de manière indépendante les deux réacteurs. Le pied !
On va faire très simple. J’ai utilisé le profil du F-14B de Moza, avec une légère modification proposée par la communauté, ainsi que la fonction spéciale du Trim du MH16. Je n’avais absolument pas pris en compte que j’utilisais le Grip F-16 du TM Warthog. Résultat, quand j’ai voulu effectuer un trim, je me suis écrasé. Il y a tellement d’informations dans le manche que j’en ai raté mon premier appontage. Et je me suis encore écrasé sur le porte-avions en cassant le train d’atterrissage. J’ai d’ailleurs failli louper mon catapultage, alors que c’est censé être simple. À part ça, on a tellement de sensations que c’est vraiment grisant.
L’excitation est présente dès que j’enserre le manche pour le vol. Avec l’expérience et les heures au compteur, je commence à mieux appréhender l’appontage et le ravitaillement en vol. J’ai tellement de marge de progression que j’ai l’impression d’être redevenu un apprenti pilote. Et dire que je pensais savoir voler… ^^ J’espère que Moza nous sortira un réplique du Grip du F-14. Par défaut, les données de post-combustion et des effets du moteur à réaction ne sont pas activées, et cela fait justement partie des ajustements demandés par la communauté.

DLC Mustang P-51 D

Position centrale de la base sans rallonge de 10 cm pour cet avion de légende. La manette trouve sa place naturellement sur la gauche, assez près du fauteuil.
Bon, comment dire cela… Le testeur est mauvais, il faudrait que SuperChicane change de personne ! Je me suis encore écrasé, une nouvelle fois. À mon grand regret, j’ai chargé le profil du Mustang. Je tiens à rendre hommage aux pilotes de la Seconde Guerre mondiale. Bravo messieurs ! Pour avoir accompli ce qu’ils ont fait avec leurs avions, chapeau bas.
Je l’avais vu dans une vidéo, il y a quelques mois. Lors d’un piqué, je n’ai pas réussi à redresser l’appareil tant le retour de force est important. Il a fallu que je force vraiment pour tenter de remettre le manche dans le bon sens, mais l’avion n’a pas réagi. Si le moteur avait été plus puissant, je n’aurais jamais réussi à ramener le manche vers moi. Oui, c’est puissant !
J’ai toujours aimé le design du Mustang ainsi que son histoire, mais je ne vous cache pas que mon expérience m’a un peu refroidi. Ce n’est pas que les sensations sont mauvaises, bien au contraire. Elles sont là, et elles sont très réalistes. Mais la moindre erreur peut se payer cash, et vous finirez en mille morceaux. Je n’ai tout simplement pas le niveau requis pour voler sur ce type d’appareil, et ce, malgré des courbes droites. Mais dans l’avenir, je suis convaincu que le profil évoluera assurément.
Et Star Citizen alors ?
La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes.
Précisons que le logiciel est compatible avec Star Citizen mais que le module en question n’est pas encore fonctionnel. Pourtant, début octobre, j’ai pu faire un test du jeu et de la base pendant une semaine. Ce fut presque une révélation. Les premiers ressentis étaient bons. Cela présage de bon augure pour la suite.
Mon avis sur cette base AB9
Alors que ce test de la Moza AB9 se dirige vers la conclusion, il est temps de vous donner mon avis sur le sujet. Disons-le sans détour, cette technologie est un GAME CHANGER. Moza est le premier à proposer une telle solution, nous devons donc accepter les imperfections et essuyer les plâtres. Oui, le fabricant chinois a choisi une approche commerciale agressive et s’est dépêché de sortir son AB9 ainsi qu’une bonne partie de sa gamme, plutôt que de sortir un produit 100% au point. Ce qu’aurait probablement fait une marque comme Virpil Controls, par exemple.
S’il faut accepter qu’à ce jour, le software est encore en phase de développement, clairement, la base est impressionnante. On a des sensations vraiment intéressantes, qui procurent un vrai plaisir de vol. Quel plaisir de ressentir enfin un vrai retour de force digne de ce nom, presque 20 ans après le Sidewinder ! Quant au logiciel, il a un énorme potentiel.
La base Moza AB9 FFB oui, mais pour qui ?
Alors, est-ce qu’un utilisateur lambda saura apprécier cette base à sa juste valeur ? À cette question, je réponds oui. Il faudra un certain temps pour la prendre en main. Il faudra être patient, car les mises à jour très régulières du logiciel ainsi que des firmwares peuvent parfois gâcher l’expérience en jeu. De plus, la configuration de chaque jeu ne facilite pas toujours les choses.
Vous pouvez trouver la base Moza AB9 FFB seule. Moza ne propose pas de bundle au moment où ces lignes sont écrites. Il faudra compter 599,00 € pour la base. Si vous possédez déjà un grip compatible, vous n’êtes pas obligé d’en rajouter un. Il faudra choisir entre le MH16 à 189,00 € ou le MA3X à 89,00 €. Pour le Z Axis Module, comptez 89 euros en sus. En revanche, il faudra impérativement vous équiper d’un support de base pour la fixer à votre bureau, à 24,00 € sur le site de Moza ou bien opter pour une plaque de chez Monstertech.
Et la concurrence dans tout cela ?
Facile, il n’y en a pas, ou quasiment pas. Soit on part dans le professionnel et on ne parle plus de budget, soit on évoque un petit accessoire chez Winwing qui, par un retour haptique, simule un petit quelque chose dans la main. Je vous propose donc les principaux concurrents en base modulaire. Moza a le champ libre pour le moment, mais on sait que la concurrence travaille dessus. C’est le cas de Virpil notamment, qui a annoncé avoir préféré décaler la sortie de sa base, car leur logiciel n’est pas suffisamment abouti.
WinWing
Winwing a été le premier à se positionner comme une alternative sérieuse face à Thrustmaster et VKB. Ils se sont spécialisés dans les accessoires complémentaires pour les cockpits DIY, notamment avec des éléments très réalistes inspirés du McDonnell Douglas F-16A. Leur logiciel, quant à lui, est plus avancé que ceux des concurrents, mais il demande un certain niveau d’expertise.
Winwing Orion 2
C’est la base que je connais le moins. Elle propose les fonctionnalités classiques d’une base modulaire, mais ne permet pas de verrouiller l’embrayage sur un axe indépendant. Elle est ultra-compacte, et Winwing a fait le choix de tout miniaturiser, intégrant dans des dimensions très réduites la base. Intervenir dessus n’est donc pas chose aisée. À cela, il faudra rajouter le Grip Viper Ace EX, qui possède un moteur haptique dans son module connexe.
Tout est une question d’options chez Winwing. La base est vendue nue à 207,31 € HT, et à cela, il faudra rajouter le grip à 179,47 € HT et le shaker à 40,76 € HT.
VKB Sim
Peut-être un des plus anciens concurrents de Thrustmaster, VKB, fondé en Russie et maintenant sous pavillon asiatique, propose une seule base modulaire. Leur logiciel de configuration est également connu pour être assez complexe à prendre en main.
VKB Gunfighter IV
La VKB Gunfighter IV est probablement la base modulaire qui se rapproche le plus de la base A.V.A. de Thrustmaster. Avec cette quatrième version, elle permet, tout comme les bases Virpil, un contrôle avancé de l’amortissement et de l’embrayage. Elle offre une personnalisation complète grâce à des cames et des ressorts spécifiques, adaptés à tous les types de simulations : combat aérien, aviation civile, ou simulation spatiale.
VKB a aussi fait le choix de déporter l’électronique dans un boîtier externe, ce qui réduit les interférences et rend la Gunfighter IV plus compacte.
Vendue avec ses cames et ses ressorts pour la somme de 329,00 €, elle se positionne à 179 € de moins que la base Moza AB9, le retour de force en moins.
Thrustmaster
Thrustmaster est un fabricant américain de périphériques de jeu vidéo, fondé en 1990 et acquis en 1999 par le groupe Guillemot, basé à Carentoir, France. Fort d’une longue expérience dans le flight Sim et le sim racing, Thrustmaster est une marque bien implantée dans le secteur de la simulation.
Thrustmaster AVA
La base A.V.A. (Advanced Versatile Aviation) de Thrustmaster est une base modulaire que l’on peut configurer à souhait grâce à des éléments interchangeables comme des cames, des ressorts et des amortisseurs. Elle est compatible avec tous les types d’avions et permet des ajustements rapides et faciles pour une précision optimale des mouvements. C’est vraiment une excellente base.
Vendue pour la modique somme de 279.00 €, elle se positionne donc 211.00 € moins chère que la base Moza, mais toujours sans le force feedback. Pour en savoir plus sur cette base, retrouvez mon test ci-dessous 👇🏻
Virpil Control
Les lituaniens de Virpil proposent deux bases joystick au sein de leur catalogue, toutes deux réputées pour leur durabilité exceptionnelle. Ces bases partagent des fonctionnalités communes et sont accompagnées d’un logiciel de configuration puissant. Là où T.A.R.G.E.T. peut ressembler à une usine à gaz, Virpil passe à un niveau supérieur avec un logiciel aux allures de centrale nucléaire. À noter que VPC travaille actuellement sur une évolution majeure de ce logiciel. Explorons rapidement ces deux bases.
VPC Mangoost T-50 CM3
La base MongoosT-50CM3 s’appuie sur l’excellence des précédents modèles MongoosT-50, tout en offrant des améliorations notables. Sa qualité de fabrication est encore plus raffinée, intégrant des amortisseurs d’embrayage ajustables indépendamment. Ces embrayages, tout comme les prétensionneurs d’axe, peuvent être configurés à la volée sans nécessiter de démontage.
Les embrayages peuvent être réglés pour maintenir le manche en position après l’avoir relâché. Cela permet aux pilotes d’hélicoptères d’appliquer un toucher plus léger et un contrôle plus facile. Cette fonctionnalité offre également des avantages pour les pilotes de simulation spatiale. Dans les cockpits à double grips, les embrayages peuvent être ajustés indépendamment, permettant au manche de vol de rester en position le long de l’axe Y pour le contrôle du moteur, tout en permettant à l’axe X d’être ajusté pour d’autres entrées.
Il est important de noter que la base VPC MongoosT-50CM3 nécessite un montage et n’est pas conçue pour une utilisation sur le bureau. Elle est bien plus précise qu’une WarBRD-D et est prévue pour être utilisée avec des rallonges. Les cames et ressorts sont inclus. Le tarif affiché est de 319,95 € HT. Vous l’aurez compris, le retour de force est absent.
Conclusion
Tout d’abord, veuillez m’excuser pour ce qui suit. Je ne peux pas donner mon avis de manière totalement objective, et vous l’aurez compris en lisant cet article. La base est véritablement un GAME CHANGER et représente l’avenir. Si vous souhaitez être un artisan de labeur, supporter les mises à jour constantes, et accepter que tout puisse changer d’une semaine à l’autre, alors achetez cette base maintenant. En revanche, si vous recherchez un produit qui fonctionne parfaitement tout le temps, mieux vaut attendre un peu.
Moza, soyez indulgent. Il faudra probablement attendre une bonne année avant que la compatibilité et les évolutions à venir ne soient abouties. Ou du moins en très bonne voie. À ce jour, entre le moment où j’écris ces lignes et la publication de cet article, nous recevons une mise à jour hebdomadaire du logiciel. Si vous jouez à DCS, cependant, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Oh et ne partez pas trop vite, découvrez la vidéo de Sevyo qui a également testé l’AB9 et l’Active Shifter !
Pour :
-
Les sensations au rendez-vous
-
La construction massive
-
Les nombreuses possibilité de réglages et d’évolution
-
Les profils
-
La compatibilité avec les grips tiers
-
La communauté Moza Flight Sim
Contre :
-
Le software toujours en développement
-
L’entraxe de 74 mm pour fixer la base
-
La fiabilité que nous ne connaissons pas
-
Le manque de jeu (pour le moment)
MOZA AB9 FFB
-
Type : Base flight sim Base flight sim
-
Matériaux : aluminium, plastique
-
Pédalier : NC
-
Support Logiciel : Moza Cockpit
-
Compatibilité : PC Windows
-
Prix officiel : 599 euros

À lire sur Superchicane.fr :
- Moza Racing : décollage imminent pour sa gamme Flight Simulator
- Microsoft Flight Simulator 2024 : L’avis de Fred, un mois après
- MSFS 2024 : nos premières impressions
- Thrustmaster : une gamme complète pour les passionnés de flight sim
- Test : que vaut le Thrustmaster HOTAS Warthog en 2024 ?
- Test de la base Thrustmaster A.V.A. : le Saint Graal
- Moza CRP ou CRP2 : faut-il upgrader son pédalier ?










Je suis un fervant adepte des vidéos you tube et j’avais déjà vu quelques tests sur ce site auparavant mais je dois quand même dire que celui ci est particulièrement complet et bien réalisé.
Ce périphérique a l air top soit dit en passant .
Merci
Merci pour ce message sympa Alexandre !
Merci FRED pour ton retour d’expérience, très agréable à lire et très intéressant, sur ce produit qui semble plein de potentiel.
Je me le suis également procuré, mais je t’avoue qu’en bon Français je me suis lancé dans son utilisation avant de comprendre la notice.
Vu les possibilités du produit, je regrette d’ailleurs que la documentation ne soit qu’en Anglais
Mais l’investissement du temps passé au paramétrage des périphériques est bien souvent proportionnel au plaisir final de la simulation.
Ton sujet me remotive afin de remettre les mains dans le « cambouis », si tu connais de bons tutos (en Français), je suis preneur.
Salut
j’ai le problème de télémétrie ‘telemetry service disconnected’ qui ne fonctionne pas avec MSFS 20/24 dans le logiciel moza cockpit comme tu semblais avoir aussi. Est ce que tu pourrais indiquer comment installer SimConnect SDK ou le lien où la communauté t’a aidé? J’ai installé le SDK de MSFS 2024 et dans son répertoire il y a le répertoire simconnect avec un répertoire Installer. J’ai lancé Simconnect.msi mais toujours pas de télémétrie. Les répertoires configurés dans cockpit semblent corrects pour 2024:
C:\XboxGames\Microsoft Flight Simulator 2024\Content
C:\Users\monpc\AppData\Local\Packages\Microsoft.Limitless_8wekyb3d8bbwe\LocalCache
C:\Users\monpc\AppData\Local\Packages\Microsoft.Limitless_8wekyb3d8bbwe\LocalCache\Packages\Official2024\OneStore
C:\Users\monpc\AppData\Local\Packages\Microsoft.Limitless_8wekyb3d8bbwe\LocalCache\Packages\Community
Est ce que le service doit passer en vert dès le démarrage de msfs ou seulement lorsqu’une partie est en cours?
Merci d’avance
Bonjour,
La solution est presque simple et il faut bien suivre les étapes mais je pense que tu as déjà du le faire.
– Mettre msfs24 et 20 en mode développeur
– Installer le sdk de simconnect pour 24 et 20 dans des répertoire différents
– Du cote de Moza Cockpit (être a jour, …), réinitialiser msfs20 et 24
– Mettre les chemin d’accès, qui doivent être en automatique maintenant, et indiquer le chemin d’accès du sdk de chaque jeu (d’où l’importance d’avoir des répertoires séparer)
– sauvegarder et redémarrer le pc
– lancer Moza Cockpit, sélectionner un profil sous DCS (ou un autre jeu)
– lancer MSFS. Le jeu basculera au vert dans le menu
et démarrer un vol
– revenir sous Moza Cockpit et sélectionner le bon profil.
– Le FFB sera fonctionnel
Bon vol a toi
Hello, excellent article..!
Quel profil de joystick doit-on choisir dans ‘MOZA cockpit’ pour le joystick Thrustmaster Warthog…MH16, WW16..? Je ne le vois pas dans la liste… (J’utilise le P51. Merci.
Bonjour remi et merci pour ton commentaire. Le profil à utiliser, c’est le MH16. En revanche, le trim fonctionne mal.
Merci pour cet article, dur de trouver des informations précises sur le AB9, en particulier sur le trim. Depuis Décembre et les évolutions logicielles de moza cockpit et fs2024, je n’arrive pas à savoir si on peut trimmer correctement un avion dans FS2024.
Pour moi c’est le principal intérêt d’un stick à retour d’effort. Si on compare avec du vol réel où on trimme en annulant l’effort et les contraintes aérodynamiques sur l’axe Y, avec les sticks existants on est obligé de trimmer puis recentrer le joystick (en général il y a des ressorts de rappel en position centrale), voir si l’avion maintient l’assiette ou pas et re-trimmer si nécessaire. C’est carrément du training négatif..
Bonjour,
Pour le Trim, je ne peux pas valider à ce stade, car cela dépend largement de la simulation et de l’aéronef utilisé.
Sur DCS, le Trim avec le Moza MH16 fonctionne bien pour les F-14, F-16 et F-18, grâce au chapeau chinois dédié au Trim. Sur MSFS 2020, ça fonctionne dans la majorité des cas, mais avec MSFS 2024, c’est une autre histoire. Cela semble dépendre du firmware et de la version du logiciel Cockpit.
Bien que Moza lance son Yoke FFB, qui est sûrement excellent et une véritable première dans le domaine, je trouve que le matériel progresse plus rapidement que le côté logiciel. Les produits Moza sont de très bonne qualité, mais comme le souligne le test, nous sommes tous un peu des bêta-testeurs. Je recommande tout de même la base, car c’est un véritable game changer, et j’espère pouvoir la comparer avec la WinWing dans un avenir proche.
J’ai acquis la base en août, avec une livraison prévue pour novembre ou fin octobre 2024, de mémoire. Dès que je l’utilise, que ce soit sur MSFS ou sur Star Citizen (avec un profil dédié que j’ai créé), je prends un réel plaisir. Mais c’est sur DCS que je m’éclate vraiment.
Néanmoins, je pense que le problème majeur réside dans le logiciel et l’interprétation des données du jeu. C’est vraiment là que se situe la clé, et c’est un défi similaire à celui du sim racing.
Bon vol à toi !
Bonjour et merci pour ta réponse Fred.
F14 F16 et F18, si dans l’absolu je testerais volontiers, il s’agit plutôt d’entrainement sur les trapanelles que nous pouvons trouver en aéroclub, genre DR400 ou DA40 et pas avec un yoke donc. Pour MSFS2024, nous sommes des beta testeurs pour tout, pas surpris que ça marche mieux dans 2020.
Pour winwing tu parles du hotas orion 2 avec shaker ? Je n’avais pas compris que ça pouvait faire du trim qui déplace le neutre. Je suis sidéré par le prix de ce qu’ils vendent, un MCDU 320 à 125€ c’est délirant.