Test : que vaut le Thrustmaster HOTAS Warthog en 2024 ?

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Certains périphériques marquent l’histoire des simmers, et le Thrustmaster Hotas Warthog fait incontestablement partie de cette catégorie. Alors qu’avec les innovations récentes, notamment la base A.V.A. de Thrustmaster, mais aussi l’arrivée de nouveaux fabricants, on peut se demander si, en 2024 et 2025, ce périphérique de vol conserve toujours son statut de référence. Réponse dans ce test détaillé du HOTAS Warthog.

Un peu de contexte

Pour commencer, replongeons dans nos souvenirs, ou pour les plus jeunes d’entre nous, ouvrons le coffre-fort. Alors, quelle est la combinaison de mon coffre ? Trouvée : 2010. En effet, c’est en 2010 que notre Hotas Warthog a été présenté pour la première fois lors de l’EA de Los Angeles. Le Warthog est sorti 8 ans après une autre référence dans la simulation aérienne, le Hotas Cougar, également de Thrustmaster. Nos amis Carentois possédaient historiquement la fameuse licence de l’US Army. Le premier Hotas de la marque était celui des commandes de vol du General Dynamics F16-A, un modèle toujours maintenu à jour logiciellement en 2024. Pour s’adapter à une époque où les avions légendaires dominent, Thrustmaster a décidé de créer un réplique du Fairchild A10 Warthog.

Test HOTAS Warthog
Photo du Fairchild A-10 Warthog (U.S. Air Force photo/Tech. Sgt. Parker Gyokeres)

Le A-10 Warthog partage, comme manche à balais, le grip du F16-A. Une aubaine pour Thrustmaster, qui peut ainsi réutiliser le grip de son précédent Hotas, en y apportant quelques modifications mineures. Les Français ont donc créé un réplique de la manette des gaz et du grip du Fairchild. Deux ans plus tard, Digital Combat Simulator sort, avec parmi ses premiers avions, le fameux A-10 en figure de proue. La trajectoire était ainsi tracée pour faire de ce modèle la future référence des années à venir.

Il est à noter qu’auparavant, il était impossible d’acheter uniquement la base : il fallait obligatoirement acquérir l’ensemble complet du Warthog. Ce n’est que depuis cette année, ou peut-être l’année dernière, que l’on peut enfin acheter séparément la base, le grip et la manette des gaz (throttle).

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L’extrême fidélisation du cockpit de l’A-10 Warthog sous DCS

H.E.A.R.T., le coeur d’une technologie

À l’époque, la Base Magnétique introduit une nouvelle technologie « game changer » qui détrône le guidage linéaire : le HallEffect AccuRate Technology (H.E.A.R.T.), pour capteurs à effet Hall. Jusqu’alors, la transition entre les deux axes, bien qu’exempte d’à-coups, manquait de fluidité. La technologie H.E.A.R.T. repose sur des capteurs magnétiques ultraprécis capables de mesurer avec finesse les mouvements des grips. Par ailleurs, contrairement aux potentiomètres classiques qui s’appuient sur la friction mécanique, ces capteurs sans contact éliminent les problèmes de drift (déplacements involontaires du curseur), offrant ainsi une précision exceptionnelle en jeu. S’il est désormais possible de configurer efficacement et facilement ses grips dans T.A.R.G.E.T., l’autre atout majeur, c’est l’absence de friction qui élimine l’usure. De quoi garantir des performances constantes sur le long terme.

Première approche

On commence le test de ce HOTAS Warthog de Thrustmaster avec une présentation des différents éléments qui le compose. Ce bundle est composé du grip réplique du Général Dynamics F16-A, de la Base Magnétique équipée de la technologie H.E.A.R.T., montée sur une grande et lourde plaque métallique fournie, de la double manette des gaz du Fairchild A-10 Warthog avec la post-combustion débrayable, ainsi que d’un manuel d’installation.

Le Warthog est conçu pour durer, mais il est préférable de ne pas le laisser tomber près de vos pieds ou de toute autre extrémité. Sa construction est lourde et robuste. Ce matériel semble être fabriqué à partir de métal de qualité militaire, et on dirait presque que Thrustmaster a mené un raid nocturne sur une ligne de production de l’armée de l’air. Après avoir pris le contrôle, la société y a ajouté un câble USB, et voilà, le tour est joué.

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Une base, un grip et une manette des gaz

La Base Magnétique

La Base Magnétique (nouvelle dénomination choisie par Thrustmaster), c’est le cœur du système de Thrustmaster. Plutôt élégante et discrète, elle se présente sous la forme d’un petit boîtier rond en plastique, renforcé par une structure métallique en H pour maintenir toute la mécanique en place. Le contrôle de l’ensemble est assuré par la technologie propriétaire H.E.A.R.T.

La base intègre deux axes, les seuls présents, dans un design très compact. Relativement légère, elle ne pèse que 900 grammes, mais sa plaque de fixation alourdit l’ensemble à 2,5 kg. Pour ce qui est des connecteurs, on retrouve un système à 5 pins.

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Le produit est désormais ancien, voire dépassé pour certains, mais il bénéficie de l’ingéniosité de petits moddeurs talentueux qui l’ont amélioré au fil du temps. Le Warthog n’est pas conçu pour être démonté facilement, ce qui rend chaque intervention assez fastidieuse.

Pendant la période du COVID en 2020, j’ai décidé de remplacer le ressort de retour au centre. J’en ai également profité pour ajouter un kit d’extensions afin d’améliorer la précision du Warthog, notamment pour les manœuvres d’approche ou lors des phases de dogfighting. Cependant, après plusieurs heures de jeu, j’ai constaté une perte de précision : la poussière, ennemie naturelle du capteur H.E.A.R.T., a fini par poser problème. J’avais oublié de remplacer la bague de protection contre la poussière, ce qui s’est avéré être une erreur.

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Le Grip du Warthog

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Le Grip du F-16A est entièrement en métal

L’ergonomie du Warthog est parfaite, et il est entièrement conçu en métal aero brillant, ce qui lui donne une sensation froide au premier contact. Cependant, il se réchauffe rapidement au fur et à mesure que vous passez du temps à voler. Si vous touchez ce périphérique pour la première fois et que vous venez de n’importe quel autre périphérique en plastique, le charme opère immédiatement et vous serez agréablement surpris par la qualité du produit. À lui seul, le grip pèse près d’un kilogramme.

Il est équipé de 4 boutons Push, d’une gâchette à double détente en métal rouge, d’un chapeau chinois à 8 voies, de 2 boutons à 4 voies et d’un bouton à 4 voies avec fonction Push. En tout, cela représente 27 boutons assignables. Sur la base du joystick, on trouve une languette permettant d’actionner l’un des 4 boutons Push, ainsi qu’une grosse molette de serrage. Enfin, une broche 5 pins aviation vient compléter l’ensemble. Thrustmaster garantit que la qualité des boutons – en plastiques -, ainsi que la pression, est identique à celle de l’original. Impossible de vérifier par nous-même, on doit faire confiance au constructeur sur ce point.

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Chaque bouton tombe parfaitement sous les doigts. C’est un réplica.

La manette des gaz du Warthog

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Que de fonctions au niveau d’un pouce

Étant donné que Thrustmaster a piraté une ligne de fabrication de l’US Air Force, la manette des gaz suit la même philosophie. Prochaine étape : Tucson, le cimetière des avions américains ! À nous les tournevis, de toute façon, cela ne manquera à personne !

La manette des gaz du Warthog se compose de la Throttle et d’une boîte à boutons. La double throttle permet de contrôler indépendamment les deux réacteurs d’un avion, ainsi que tous les biréacteurs utilisés dans les simulations. Sa principale caractéristique réside donc dans ses deux axes indépendants.

Côté commandes, on retrouve un chapeau chinois 8 voies, un bouton 4 voies, un mini-stick, un bouton-poussoir, ainsi que quatre boutons à trois positions.

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Et les autres doigts ne sont pas en reste.

Du côté de la boîte à boutons, on trouve un axe avec la fonction Trim, 2 boutons Push, 5 boutons à 2 positions, 1 bouton à 3 positions et, pour finir, 2 boutons à 2 positions avec retour au centre sur une position. On retrouve tantôt du plastique dur, tantôt du plastique souple, et certains boutons sont même en métal. Ah, j’ai failli oublier : il y a aussi une molette pour ajuster la friction de la Throttle (soutenue par un axe en plastique dur), permettant de la rendre plus ou moins rigide dans son mouvement. Au total, on atteint 44 fonctionnalités assignables directement en jeu.

Comme vous l’aurez deviné, la construction de cette manette des gaz est, excepté l’axe et certains boutons, intégralement métallique. Le châssis est recouvert de plaques métalliques rivetées, et le dessus est habillé de deux plaques en acrylique noir. Les inscriptions sérigraphiées indiquent les fonctions propres au Fairchild, et l’ensemble est rétroéclairé par des LED vertes. D’ailleurs, 5 de ces LED sont pilotables via le logiciel maison. Avec ses 5 kilos sur la balance (oui, 5 kg !), la sensation de robustesse est juste incroyable. Rien à voir avec les jouets en plastique de Mr OLIVE. En effet, la qualité perçue reste supérieure à celle du VelocityOne FlightDeck de chez Turtle Beach.

Montage de la Base Magnétique

On passe au montage de ce HOTAS Warthog que nous avons en test. Concernant les options de montage, vous avez trois possibilités :

  • Installer la base sur un cockpit dédié au flight sim voire au simracing avec une plaque déportée type shifter mount – avec peut-être du perçage à la clé (seulement 4 vis M4) à mettre sous la base) ;
  • Opter pour un support de bureau type Monstertech ;
  • Jouer sur bureau. Pour ce faire, rien de bien sorcier, il suffit de fixer la Base Magnétique à la plaque fournie et voilà, vous pouvez jouer. Une fois la base fixée, il n’y a aucun problème de stabilité ou de fonctionnement.

Quant à la manette des gaz, elle se connecte directement au PC, sans passer par un hub, contrairement à ce qu’on peut voir dans certains setups de simracing.

L’installation : bureau ou pas bureau ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que je possède le Warthog depuis une dizaine d’années. Je l’ai utilisé dans différentes configurations : posé directement sur un bureau, fixé à un support spécifique ou encore monté sur un fauteuil. Fort de cette expérience et de nombreuses heures de vol, je peux affirmer que l’utilisation sur un bureau classique est loin d’être idéale. À mes yeux, c’est même un non-sens. Bien entendu, je suis conscient que tout le monde n’a pas les moyens d’investir dans un cockpit ou dans des accessoires de maintien comme ceux proposés par Monstertech ou d’autres fabricants.

Cependant, pour ceux qui volent régulièrement pendant de longues sessions, je ne saurais trop insister sur l’importance d’éviter l’utilisation sur un bureau. Le confort est un élément clé. Pour une expérience optimale, la base du joystick, avec son grip, doit être positionnée à hauteur de l’assise. Cela garantit un meilleur contrôle et préserve le confort sur la durée. À défaut, je recommande fortement l’achat d’un support à fixer sur le bureau, qui représente une solution intermédiaire accessible.

Soyons clairs : si vous n’avez pas d’autre option que de jouer sur un bureau, cela peut convenir pour un usage occasionnel. Un joueur casual trouvera l’expérience agréable, d’autant que le joystick, avec ses 3,5 kg et ses patins anti-vibrations, reste bien en place, sans glisser, tout comme la manette des gaz. Mais pour un joueur régulier ou assidu, c’est une autre histoire. La position trop haute du joystick entraîne rapidement une fatigue du bras, ce qui nuit au confort et à la précision lors des sessions prolongées.

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Paré pour la chasse sous DCS

Installation logicielle

Passons désormais à l’installation logicielle, étape essentielle qui nécessite de suivre scrupuleusement la procédure. Et oui, nous avons affaire à un périphérique relativement ancien, ce qui implique quelques étapes spécifiques, comme pour tous les produits Thrustmaster.

Rendez-vous d’abord sur le site officiel du fabricant pour télécharger les derniers pilotes ainsi que le mode d’emploi correspondant à votre matériel. Une fois le téléchargement terminé, installez les pilotes. Ensuite :

  • Branchez le câble USB de la base à votre ordinateur.
  • Procédez à la mise à jour du firmware de la base magnétique avec le Grip connecté.
  • Débranchez ensuite le joystick pour effectuer la mise à jour de la manette des gaz.
  • Débranchez l’ensemble des périphériques une fois les mises à jour terminées.
  • Redémarrez votre PC.
  • Enfin, rebranchez les périphériques USB lorsque Windows est complètement lancé.
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Procédure de mise à jour de Firmware

En 2010, nous n’avions pas de logiciel moderne comme le MOZA Flight Cockpit ou bien un Asetek SimSport Race Hub pour le simracing. Nous avions droit un magnifique T.A.R.G.E.T. avec de superbes couleurs. Et c’est toujours le cas aujourd’hui.

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Une veille version de TARGET dans le milieu des années 2010

Mon meilleur ami s’appelle : T.A.R.G.E.T.

Ce logiciel, compatible avec tous le hardware flight de Thrustmaster à partir de la gamme intermédiaire, permet de configurer ses différents périphériques, programmer des profils de commande, affecter des raccourcis clavier, effectuer des combinaisons de touches claviers (macro), modifier les courbes de chaque axes des périphériques et même faire croire à Windows et au jeu que nous n’avons qu’un seul et unique périphérique alors que nous en avons en fait quatre. Bref, T.A.R.G.E.T., c’est la possibilité de personnaliser vos expériences de vol selon ses besoins.

Mais attention ! T.A.R.G.E.T. est un logiciel complexe et pensé avec une logique d’apprentissage désuète. Il est difficile d’accès pour les non initiés. C’est un excellent logiciel mais qui demande une sérieuse prise en main et un temps d’apprentissage conséquent. C’est l’outil indispensable à maîtriser dans un second temps, car il vous sauvera la vie plus d’une fois. Il sera toutefois nécessaire de télécharger le manuel d’utilisation, de le lire attentivement et de s’y référer régulièrement pour éviter les mauvaises surprises. Il faudra également créer les profils nécessaires. Thrustmaster fournit d’ailleurs des profils prêts à l’emploi pour certains jeux, comme Star CitizenElite DangerousIL-2War ThunderDCS, et bien d’autres.

En tout premier lieu, on crée un profil pour tous les contrôleurs Thrustmaster que nous avons, et ce, pour chaque simulateur, chaque aéronef ou vaisseau spatial. Pourquoi cela ? Pour retrouver du réalisme dans les commandes. Nous pouvons, de manière logicielle, modifier chaque courbe d’axe, créer des zones mortes, configurer des axes avec des incréments relatifs ou absolus, inverser les axes… et affecter des commandes de vol spécifiques à chacun.

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Mise en place des profil dans T.A.R.G.E.T.

Et les autres ?

L’avantage, lorsque l’on ne change pas sa gamme tous les quatre matins et que l’on laisse le temps au produit de mûrir, c’est que des solutions tierces finissent par apparaître. À l’image du modding de la base, des logiciels annexes sont venus concurrencer et améliorer T.A.R.G.E.T. Je pense notamment à Joystick Gremlin en écrivant cela.

Soyons clairs, c’est une autre usine à gaz. Malgré les tutoriels disponibles sur YouTube – comme celui récemment réalisé par une de mes connaissances de Star Citizen – ou encore les tutos en PDF et les traductions de manuels, cela reste complexe. On est très loin de la simplicité des réglages que l’on peut trouver dans le simracing.

Base Magnétique VS A.V.A

La base modulaire A.V.A

Il est à la fois facile et complexe d’expliquer la différence entre la base magnétique et la base A.V.A. La première est conçue pour être plug-and-play, tandis que la seconde mise sur la polyvalence. Pour vous donner une idée, les modifications des courbes d’axe se font exclusivement via le logiciel T.A.R.G.E.T. sur la base magnétique, alors qu’avec la base A.V.A., ces ajustements se réalisent physiquement. Lorsqu’on débute, cela demande de nombreux essais pour trouver les bons réglages. Cela dit, je trouve les ajustements d’axe bien plus précis sur la base A.V.A., car il est possible de modifier la courbe d’axe grâce au ressort en utilisant une seule et même came. Pour en savoir plus sur la base A.V.A, allez-donc voir mon test 👇🏻

Le principal point de différence réside dans la gestion des ressorts pour le retour de force. En d’autres termes, aucun logiciel, que ce soit T.A.R.G.E.T. ou une autre solution, ne pourra améliorer le ressenti physique du manche. De plus, la base magnétique n’est pas conçue pour être démontée. Chaque tentative de démontage devient une opération… Gare à ne pas oublier le joint ou anneau de protection contre la poussière.

Et en jeu, ça donne quoi ?

Entrons désormais à proprement parler dans le test de ce HOTAS Warthog. Pour rappel, je me considère comme un utilisateur averti et non comme un expert dans le domaine. Il existe des professionnels, comme ceux qui utilisent ces simulations pour préparer leurs vols ou sur des plateformes de contrôle aérien, qui sont bien plus compétents que moi. Quoi qu’il en soit, je possède ce HOTAS depuis plus de 10 ans, et il n’a pris sa retraite que cette année, du moins pour la base A.V.A.

Je dispose également de la manette des gaz Thrustmaster TQS Mission Pack, en plus de celle du HOTAS Warthog. En fonction du type d’appareil avec lequel je vais voler, je change systématiquement ma manette des gaz pour être au plus proche de la réalité. Pour le grip du HOTAS Warthog, je le récupère également pour l’installer sur la base A.V.A.

La Base Magnétique et le grip

Le ressenti général avec cette base et ce joystick est excellent, surtout lorsqu’on passe de jouets en plastique à un tel matériel. L’apport du grip en acier joue énormément : on sent immédiatement qu’on a un outil sérieux entre les mains. La base, quant à elle, fait parfaitement le travail, et ce, depuis des années, sans faillir. La prise en main est facile et convient à toutes les tailles de mains, grâce à sa conception fidèle au manche du F-16. Le retour au centre est assuré par un ressort au tarage moyen, offrant un équilibre idéal : ni trop ferme, ni trop souple. Enfin, côté forces et faiblesses, il n’y a rien de notable à redire : c’est un produit fiable et robuste, fait pour durer.

La manette des gaz

Le ressenti avec la manette des gaz est lui aussi très bon, car il s’agit d’une réplique pensée par un concepteur d’avion. La course de la manette est parfaitement fidèle, offrant une sensation réaliste, avec une butée bien présente. On retrouve exactement la même sensation que dans l’avion, notamment avec la mise à l’arrêt et l’allumage dans la course de la manette des gaz.

En ce qui concerne la button box, elle dispose d’un nombre suffisant de boutons et ceux-ci sont bien placés, faciles d’accès et agréables à utiliser. Pour ma part, je n’ai jamais eu de problème de casse. L’ensemble est très intuitif et offre une excellente prise en main, notamment pour les avions à bi-réacteur.

La seule faiblesse notable concerne la première génération, où le bouton utilisé comme mini-stick était inutilisable en raison de sa souplesse excessive. Heureusement, dans la dernière version, ce bouton a été remplacé par un système plus pratique et plus facile à manipuler.

Quels réglages utiliser ? Je suis perdu !

Pour débuter cet épineux sujet, je tiens à dire qu’il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide auprès de la communauté. Thrustmaster nous fournit, et ce pour beaucoup de jeux, des profils dédiés. Il faudra donc partir de cette base pour débuter. Pour commencer à appréhender la bête, on commencera par ces profils et ensuite on adaptera son ressenti via T.A.R.G.E.T.. Tout passera de toute façon par le logiciel maison. En outre, pour aller plus loin et se rapprocher du réalisme de certains simulateurs, il faudra explorer les forums officiels des jeux, puis ceux de la communauté.

Cette aparté étant fait, je vais vous partager mes réglages et mes sensations sur les jeux suivants, sachant bien sûr, que cela n’engage que moi.

Microsoft Flight Simulator 2020 / Xplane 12

Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accumuler plusieurs périphériques. Le Hotas Warthog est nativement reconnu par les deux jeux et bien sûr, MSFS 2024. Pas besoin d’utiliser T.A.R.G.E.T. ici dans un premier temps.

En effet, pour débuter notre apprentissage, nous n’allons pas modifier les courbes d’axes, car c’est notre seul axe de progression et de travail pour tous les jeux. Puis viendra le temps de la recherche de réalisme, avec un peu plus de sensations.

Daher TBM 930

Le Daher TBM 930, l’avion avec lequel j’effectue 75% de mes vol sous MSFS

Position de pilotage en pilote. Le joystick se trouve au centre du bureau et la manette des gaz sur la droite. Dans cette configuration, l’utilisation du quadrant sera plus adaptée, mais cela reste jouable. On n’utilise pas de toute façon les fonctions de la Throttle que l’on retrouve normalement sur le pouce.

Pendant près de quatre ans, j’ai utilisé mon combo manette des gaz et Base Magnétique. Le Daher TBM 930 est un avion mono-moteur à hélice. Je verrouillais systématiquement les 2 axes de ma Throttle avec la petite barre métallique. Avec le temps, j’ai effectué des recherches et j’ai trouvé un profil de courbe adapté à cet avion. T.A.R.G.E.T. étant mon ami, j’ai implanté la courbe souhaitée dans le profil T.A.R.G.E.T. de Thrustmaster. Les sensations en vol sont juste excellentes, on est sur des valeurs proches de la base A.V.A.. Excellent feeling. La courbe étant relativement plate, cela permet de générer de micro-corrections au grip et d’être finalement très précis au niveau du pilotage.

Test HOTAS Warthog

Airbus A320 Néo

Survol de la Finlande avec un Airbus A320 Neo

Position de pilotage en co-pilote (à la droite du cockpit). Le joystick se trouve être à la droite du bureau et la manette des gaz sur la gauche. Dans cette configuration, l’utilisation du quadrant sera de toute manière plus adaptée, mais cela reste plus que jouable. L’avion étant plus complexe, nous avons une assignation des touches sous le pouce de la Throttle.

N’étant pas pilote de ligne, je ne peux pas parfaitement retranscrire les sensations d’une commande de vol entièrement électrique. Je me fie donc à mes connaissances et aux indications de Thrustmaster dans un premier temps. Une chose est sûre : le comportement en vol est excellent. On perçoit un feeling très agréable, presque immersif, tant l’avion réagit avec précision au moindre mouvement du grip. Toujours dans la même recherche, je suis allé sur internet pour trouver la courbe adéquate. Surprise, après avoir parcouru plusieurs forums, la courbe est droite et linéaire. J’ai donc décidé de ne pas changer les paramètres dans MSFS.

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Digital Combat Simulator – DCS

Le simulateur de combat aérien par excellence, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous puissions jouer en tant que simmeur. Le réalisme exceptionnel est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes. Ici, pas de Yoke bien sûr, sauf si on choisit de piloter un aéronef civil, mais principalement un joystick pour les avions de chasse, ou un collectif pour gérer le rotor des hélicoptères. Cette logique d’équipement s’applique d’ailleurs aux simulateurs civils : chaque appareil appelle un type de périphérique dédié pour une immersion optimale. La communauté est hyper présente et partage chaque réglage et adaptation de la simulation.

DLC F-14 A/B Tomcat

Top Gun is here ^^

Pour le F-14, j’opte pour une position centrale de la base avec une rallonge de 20 cm. La manette des gaz et le simulateur permettent de gérer de manière indépendante les deux réacteurs. Le pied !

Pendant un certain nombre d’années, j’ai utilisé mon combo manette des gaz et base magnétique. J’avais d’excellentes sensations et cela m’a convenu longtemps. Mais quand on fréquente un peu la communauté de DCS, on se rend compte qu’il existe des réglages différents pour chaque avion militaire. T.A.R.G.E.T. prend ici une nouvelle fois le pas sur les réglages standard. On injecte soit le profil DCS du F-14, soit un profil de F-14 de la communauté pour DCS. Les boutons de base seront positionnés de la même manière, mais ce sont les courbes et l’accélération des axes qui diffèrent. Utilisant une rallonge, j’ai opté, de mon côté, pour le profil de la communauté.

Au fil du temps, j’ai mené des recherches et trouvé un profil de courbe adapté à cet avion. T.A.R.G.E.T. étant mon allié, j’ai intégré la courbe désirée dans le profil T.A.R.G.E.T. de Thrustmaster. Les sensations en vol sont tout simplement excellentes, fidèles aux valeurs de référence. La courbe, étant relativement plate, permet de réaliser des micro-corrections sur le grip, ce qui augmente la précision du pilotage. Les sensations sont bien présentes. L’extension augmente l’amplitude du mouvement. Grâce au contrôle de la technologie H.E.A.R.T., effectuer de petits ajustements permet d’atteindre une précision maximale. Réaliser un appontage reste un exercice complexe, mais avec l’équipement adéquat, l’opération devient nettement plus aisée.

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DLC A-10 Warthog

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Le tueur de char entre en action

Position centrale de la base avec une rallonge de 10 cm pour cet avion de légende. La manette trouve sa place naturellement sur la gauche, assez près du fauteuil.

Rien de plus simple ici, le Hotas de Thrustmaster et DCS sont sortis presque en même temps et ont évolué en même temps. Il suffit d’appliquer les réglages de DCS. Après plusieurs tests de profils de la communauté, je suis finalement resté sur le réglage que proposait DCS pour T.A.R.G.E.T.. Très agréable comme pilotage. La précision est juste diabolique sur ce type d’appareil. Les mouvements sont souples et précis. On peut jouer pendant des heures. La visée se fait naturellement, comme si le joystick était l’extension de votre avion. On y est, le réalisme est là.

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Star Citizen

La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes.

Origin Jumpworks M50

Sur vol de Microtech en M50

Position centrale de la base sans rallonge. La manette trouve sa place naturellement sur la gauche, assez près du fauteuil.

Pendant très longtemps, j’ai piloté avec un Hotas sur Star Citizen. J’ai adapté mes modèles de vol que très récemment pour le passage en HOSAS. Ici, en revanche, la communauté, même si elle est ultra présente, a basculé très rapidement vers le HOSAS et on trouvera beaucoup plus facilement des configurations Virpil Control ou VKB. Le profil Thrustmaster existe et heureusement, car c’est ma base de travail. Alors, en fonction du vaisseau, j’ai adapté. Pour un vaisseau de course comme le M50, j’ai mis une courbe linéaire directe. Les mouvements sont ultra rapides et très précis, mais tout peut être adapté grâce à T.A.R.G.E.T..

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MISC Hull C

Position à droite de la base sans rallonge. La manette trouve sa place naturellement sur la gauche.

Le Hull C est un vaisseau de transport lourd et encombrant, pour ne pas dire une véritable baleine spatiale. Les mouvements sont lents, et l’inertie est omniprésente. Pour traduire ce poids dans la sensation de pilotage, il faut donc apporter de la lourdeur dans les axes via T.A.R.G.E.T., rendant chaque manœuvre plus réaliste et exigeante. Il faut trouver le bon réglage pour cela.

Test HOTAS Warthog

Le HOTAS Warthog oui, mais pour qui ?

Alors, est-ce qu’un utilisateur lambda saura apprécier cette le HOTAS Warthog et sa Base Magnétique à sa juste valeur ? À cette question, je réponds oui. Il faudra un certain temps pour la prendre en main. Elle sera plus facile à appréhender qu’une base A.V.A.. D’ailleurs, je conseille de ne pas farfouiller dans T.A.R.G.E.T., dans un premier temps, pour ne pas se perdre dans les courbes d’axes et ensuite dans toute la programmation des macros et raccourcis qu’offre le logiciel. C’est à partir de ce moment que vous comprendrez pourquoi la Base Magnétique du Warthog a été une référence pendant une décennie.

Vous pouvez trouver le Hotas Warthog (Base Magnétique + Grip F-16A + Manette des gaz). Et comme je vous le disais plus haut, on peut désormais se propcurer la manette des gaz seule (Hotas Warthog Dual Trottle), mais aussi la base magnétique seule (Hotas base magnétique) ou avec le Grip (Hotas Warthog Flight Stick). Vous la trouverez à 149.99€ seule, avec son Grip F-16A à 329.99€. La double Trottle se négociera à 269.99€ et enfin le Hotas à 549.99€, ce qui me semble être un bon rapport qualité/prix.

Et la concurrence dans tout cela ?

Pour arriver doucement à la fin de ce test du HOTAS Warthog, je vais vous présenter un aperçu rapide de ses principaux concurrents. Les produits de la concurrence ci-dessous sont également vendus sans grip, afin de se concentrer uniquement sur la base. Sachez que le plus gros avantage de cette dernière reste sa durabilité et ses réglages au sein de T.A.R.G.E.T. Autre forces de Thrustmaster : c’est la seule marque à proposer un tel bundle (base + grip + throttle) à prix contenu, mais aussi une réplica.

Virpil Control

Nos amis lituaniens ont dans leur catalogue deux bases de conceptions différentes. Elles sont toutes d’une durabilité exceptionnelle et partagent des fonctionnalités communes avec un logiciel de configuration. Si T.A.R.G.E.T. est une véritable usine à gaz, chez Virpil, ils proposent plutôt une version nucléaire avec leur propre logiciel. Il est à noter que VPC travaille actuellement sur une évolution majeure de ce logiciel. Passons rapidement en revue une de ces deux bases. On lui ajoutera une manette des gaz et un grip, ce qui fera bien sûr grimper la note.

VPC WarBRD-D

La base WarBRD-D est la dernière évolution de la très populaire base WarBRD. Elle intègre désormais des amortisseurs d’embrayage à axe réglables indépendamment. Ces derniers ont été introduits pour la première fois sur la base VPC MongoosT-50CM3. La base WarBRD-D bénéficie désormais également de cette même capacité de réglage. Les embrayages peuvent être ajustés pour s’adapter à un large éventail d’applications, allant de complètement débrayés pour des entrées rapides et brutes, à semi-amortis pour éviter les oscillations de centrage et aider à la visée stable, et même entièrement verrouillés pour empêcher le manche de revenir au centre.

Des cames et des ressorts sont fournis avec la base. Elle se positionne à un prix très agressif pour une base modulaire, à 219,95 € HT. Elle est plus chère que la Base Magnétique, mais selon moi, les réglages sont mécaniques. Je la trouve aussi légèrement moins précise.

VPC CDT-VMAX Throttle

La manette des gaz VPC CDT-VMAX représente la nouvelle série de contrôleurs CADET ! En se concentrant sur les éléments essentiels pour contrôler l’aéronef de votre choix, avec un design compact, le CDT-VMAX est parfait pour les nouveaux pilotes. Avec un mécanisme d’axe construit en métal, le CDT-VMAX conserve les principes de base de la conception VIRPIL : précision et qualité. Grâce à des points d’accès rapide pour régler individuellement la friction de la double manette des gaz et de l’axe auxiliaire, vous pouvez ajuster la sensation de l’accélérateur selon vos préférences.

Vous la trouverez à 229,95 € HT et à cela, il faudra ajouter une petite boîte à boutons ainsi qu’un grip compatible.

VKB Sim

Peut-être l’un des plus vieux concurrents de Thrustmaster, VKB, fondé en Russie et désormais sous pavillon asiatique, propose une seule base modulaire. Le logiciel qu’ils offrent pour la configuration est également réputé pour être assez complexe à utiliser. Il faudra procéder à un double achat : la manette des gaz, puis la base avec son grip. Là aussi, on dépasse le budget d’un HOTAS Warthog.

VKB Gunfighter IV

Cette base modulaire de VKB est sans doute celle qui se rapproche le plus de la base A.V.A. de Thrustmaster. Dans sa quatrième version, elle permet, tout comme les bases Virpil, un contrôle plus poussé de l’amortissement et de l’embrayage. Elle offre une personnalisation complète avec des cames et des ressorts spécifiques adaptés à la simulation aérienne, que ce soit pour le combat, le civil ou la simulation spatiale. Il est à noter que VKB a choisi de déporter l’électronique dans un boîtier externe, ce qui permet de réduire les interférences et de rendre la Gunfighter IV plus compacte.

Vendu avec ses cames et ses ressorts pour la modique somme de 329,00€, elle se positionne donc 150 euros plus chère que la Base Magnétique.

VKB STECS

Cette double manette des gaz qui peut se transformer en quadrant est construite sur une base en acier robuste, le STECS Standard peut servir d’appareil indépendant sur un bureau ou être fixé à un simulateur de vol ou à un support de siège. Il inclut un dispositif compatible avec le MFH (MultiFunctional Holder) pour relier des modules d’extension frontaux. Nous sommes sur un dispositif intéressant qui mérite une attention particulière.

Vendu avec ses cames et ses ressorts pour la modique somme de 346,00€, elle se positionne donc 80€ plus chère que la throttle du Hotas Warthog.

Logitech

Logitech est une entreprise suisse fondée en 1981, spécialisée dans la conception de périphériques informatiques. Depuis ses débuts, Logitech a élargi son offre pour inclure des produits tels que des claviers, des souris, des écouteurs, des enceintes et des télécommandes universelles. L’entreprise est aujourd’hui présente dans plus de 100 pays et emploie plus de 9 000 personnes.

En septembre 2016, Logitech a annoncé l’acquisition de la marque Saitek et de ses produits de simulation. Saitek, fondée en 1979, était connue pour ses contrôleurs de vol et de simulation spatiale. Cette acquisition a permis à Logitech de renforcer sa position sur le marché des périphériques de simulation, en complétant son portefeuille existant avec les produits Saitek. Logitech a ainsi pu offrir une gamme plus large de produits pour les amateurs de simulation de vol et de jeux de combat spatiaux.

Logitech G / Saitek X56

Conçu pour améliorer l’expérience des jeux de simulation aérienne et des vols spatiaux, Logitech G vous propose le X56. Il s’agit d’un système doté de commandes comprenant des sticks analogiques, un aileron avec des capteurs 16 bits, un éclairage RVB et un axe de gouvernail. Il est vieux, mais toujours là. La dernière version du système X56 de 2021 arbore une finition noire et grise discrète et présente des améliorations techniques en réponse aux demandes de la communauté/

Dans les jeux de simulation de vols spatiaux modernes, où les caractéristiques physiques des vaisseaux sont plus dynamiques, les commandes s’avèrent plus complexes. Elles sont, en outre, très différentes des jeux de simulation de vol classiques. Le terme 6DoF représente les six degrés de liberté : roulis, tangage, lacet, recul, avancée, vers le haut, le bas, la gauche et la droite. Tout ce dont vous avez besoin, en somme. Quant au logiciel, je préfère ne pas m’attarder dessus, car une fois de plus, il semble appartenir à une époque révolue.

Avec son design plus « jeu vidéo », il me semble plus adapté au space sim qu’à la simulation de vol classique (même s’il fera bien sûr l’affaire sur un MSFS 2024). Il contient aussi plus de plastique que le HOTAS Warthog. L’ensemble est aussi moins cher. Vous le trouverez, quand il sera de nouveau disponible, pour 299,00 € TTC.

Logitech G / Saitek X52 Pro

Le système X52 Pro combine une commande des gaz entièrement intégrée et un joystick de vol. Avec le X52 Pro, toutes les fonctionnalités exceptionnelles du X52 Original sont rehaussées. Mais ce n’est pas tout : l’écran LCD multifonction a été repensé pour afficher les données du jeu en temps réel, tandis que le nouveau mécanisme de centrage à double ressort, doté d’un cône métallique, améliore la précision.

Disponible au prix de 229,00 € TTC, le X52 Pro est, à mon sens, un périphérique tout en plastique, certes, mais qui remplit parfaitement sa mission.

Turtle Beach

Turtle Beach, l’un des leaders mondiaux des accessoires de jeu, a été fondée en 1975 et est renommée pour ses innovations et la qualité de ses produits, notamment ses casques et écouteurs. La marque américaine, synonyme de confort et de performance audio, a récemment fait une percée notable dans le domaine des simulateurs de vol avec sa gamme VelocityOne. Joysticks, HOTAS, Yoke, palonniers… tout y est, offrant aux passionnés de simulation une expérience complète et immersive.

Turtle Beach VelocityOne Flightdeck

VelocityOne Flightdeck Turtle Beach

Superchicane, par l’intermédiaire d’Olive, a déjà effectué un premier test de ce modèle. Que dire de plus, si ce n’est que nous entrons clairement dans une nouvelle ère des contrôleurs. L’idée d’intégrer le contrôle via tablette, téléphone ou PC est intéressante, bien que la partie logicielle nécessite encore quelques améliorations. Je le réserve plutôt pour un usage space sim. Cependant, il m’est difficile de ne pas remarquer l’abondance de plastique dans la conception de ce modèle. Vous pourrez le trouver au prix de 399,99 € TTC.

Moza Flight

Dernier entrant sur le marché de la simulation spatiale et aérienne, Moza se distingue par l’intégration d’une technologie autrefois oubliée : le force feedback, ou retour de force, pour nous autres Français. Le logiciel est moderne, dans la lignée de Moza Pit House. Nous ne sommes pas encore à la perfection, mais le chemin est clairement tracé. Il ne reste plus qu’à être patient.

Moza AB9 FFB

Moza Racing Flight Simulator Base BA0 AB9

J’ai acquis cette base par curiosité et, il faut l’avouer, un peu par nostalgie, ayant possédé dans le passé les célèbres joysticks Microsoft Sidewinder Pro et 2. Cette base est sans aucun doute un game changer et représente l’avenir. Cependant, comme pour toute nouveauté, il faut passer par une phase de rodage, et nous en sommes là. Malheureusement, ma base présente un défaut de conception, ce qui m’a contraint à la retourner, retardant ainsi la preview que j’avais prévue à son sujet.

Le seul indice que je peux partager pour l’instant : c’est génial, mais pas sans défauts. La partie logiciel reste le point faible, et Moza travaille d’arrache-pied pour l’améliorer. Si vous décidez de vous lancer comme moi, soyez prêts à jouer les alpha testeurs, comme pour Star Citizen. Tous les bugs et problèmes de compatibilité ne sont pas encore réglés, donc ATTENTION.

Une précision importante : la base AB9 FFB nécessite un montage et n’est pas adaptée à une utilisation sur un bureau classique. Elle est vendue à 599,00 €, et il faudra également patienter pour la sortie de la manette des gaz Moza, qui n’est pas encore disponible.

Conclusion

Ainsi s’achève le test de ce HOTAS Warthog. À la question posée dans l’introduction de cet article, ma réponse ne peut être que négative. Le roi a perdu sa couronne, certes, mais il reste bien présent dans la course. Son positionnement tarifaire reste premium, bien qu’il soit désormais plus accessible, avec un prix de 549,99 €. Le mien a dix ans et fonctionne toujours comme au premier jour, voire mieux, grâce à Thrustmaster et son logiciel T.A.R.G.E.T. Si nos amis Carentois parviennent à améliorer leur logiciel – et nous savons qu’ils y travaillent – une technologie qui semblait dépassée pourrait bien redevenir un leader incontesté sur le marché.

Pourquoi acheter aujourd’hui le Hotas Warthog ? La manette des gaz est quasiment indestructible. La technologie de la base magnétique, tant qu’on y touche pas, reste d’une précision incroyable et ne prend pas une ride. Quant au grip F-16A, après dix ans d’utilisation, la seule usure visible se trouve sur la peinture de la gâchette et un bouton qui nécessite un peu plus de pression. Le rapport qualité-prix et la durabilité sont au rendez-vous. En conclusion, on peut affirmer sans hésiter qu’il s’agit d’un outil exceptionnel, idéal pour un débutant averti.

Et profitez en ce moment pour le Black Friday 2024 d’une réduction de 100 euros sur le prix du HOTAS Warthog, affiché à 449,99 euros sur le shop de Thrustmaster et 432,23 euros sur Amazon !

Pour :
  • Une technologie à toute épreuve
  • Les sensations au global
  • Périphérique à l’épreuve du temps
  • Le prix bien placé par rapport à la concurrence
Contre :
  • Le software vieillissant
  • Toujours le manque d’accessoires et de grip à ce jour

HOTAS Warthog

  • Type : Bundle plaque, base, joystick et throttle 
  • Matériaux : métal, plastique
  • Support Logiciel : T.A.R.G.E.T.
  • Compatibilité : Windows 
  • Prix officiel : 449,99 €
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

3 Commentaires

  • Bonjour, voilà un test digne de ce non
    Je possède le hotas warthog partie joystick et boîtier avec les commande de gaz
    En plus j ai aussi le gros palonnier que vous n avez pas décris
    Pour le moment je test mfs 2024
    Je dois dire que Xplane 12 est plus détaillé pour certains terrains d aviation
    Par contre pour les assignations dans mfs c est très difficile à comprendre toutes les fonctionnalités des contrôleurs
    Merci

    • Bonjour Jean,
      Merci ce la fait très plaisir.
      Le TPR (le gros palonnier) viendra en test bien plus tard mais il ne fait pas partie du Hotas Warthog.
      Merci encore pour le commentaire

  • Merci pour ce test très détaillé. J’avoue n’avoir découvert que ce hotas était si vieux qu’en voyant sur la boîte qu’il est compatible XP et W7.. oO
    Comme quoi parfois du matériel de qualité peut rester pertinent un moment.

    Est-ce qu’un ajout d’une section sur WinWing en concurrence est prévu à terme ?

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