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Test de la base Thrustmaster A.V.A. : le Saint Graal

1.8k

Avec sa nouvelle base A.V.A., Thrustmaster arrive en dernier sur le segment des bases modulaires. Est-ce que le fabricant français réussira à redevenir une marque avant-gardiste ? Réponse dans ce test complet et détaillé dédié à la base A.V.A. de Thrustmaster.

Un peu de contexte

En avril 2024, Thrustmaster revient sur le marché des bases de joystick avec une nouvelle offre, après avoir concentré ses efforts sur la gamme TCA pour l’aviation civile. Cette gamme comprend notamment les produits de niveau intermédiaire comme le TCA SideStick et le TCA Quadrant en édition Airbus, et des modèles de niveau premium comme le TCA Yoke et le TCA Quadrant en version Boeing. Pour rappel, la dernière base de joystick proposée par Thrustmaster remontait à 2009, c’était la Base Magnétique intégrant la technologie H.E.A.R.T., proposée dans l’HOTAS Warthog.

Pour en savoir plus sur l’ensemble de la gamme Thrustmaster, découvrez l’article complet que nous lui avons dédié.

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La Base Magnétique, une question de choix technologique

Remontons un peu dans le temps, en 2009 justement. À cette époque, les simeurs qui voulaient de l’immersion pouvaient choisir la Base Magnétique, qui était novatrice pour son époque mais qui manquait d’optimisation et de modularité. Cette base repose sur un système de couplage entre une coupole inversée et un capteur magnétique à effet Hall (Technologie H.E.A.R.T.), combiné avec un gros ressort offrant une résistance ferme. Cependant, personnaliser le ressenti de cette base en fonction des styles de simulation n’est pas simple, car cela requiert de modifier les courbes dans le logiciel T.A.R.G.E.T., connu pour ne pas être facile à prendre en main.

À noter que la Base Magnétique est désormais disponible en stand alone (pour la modique somme de 149.99€) ou avec le combo Thrustmaster HOTAS Warthog, fixé lui à 539,99€.

La jolie base Magnétique et le stick du Warthog qui compose le bundle HOTAS WARHTOG

Une innovation des années 2000

Le système magnétique de Thrustmaster présentait un ressenti fluide entre les deux axes avec un retour au centre ferme mais doux. Cependant, le gros point faible de cette base résidait dans l’absence d’un axe Z de torsion, fonctionnalité que l’on retrouvait chez les concurrents comme Saitek.

L’arrivée des bases modulaires de Virpil a aussi mis en lumière une autre limitation : l’impossibilité d’ajuster la dureté du grip sur la base Thrustmaster. Jusqu’alors, les simeurs ne pouvaient pas ajuster la friction du grip à leurs préférences, contrairement aux options de personnalisation proposées par Virpil. Thrustmaster, de son côté, n’a pas pu réagir immédiatement, car la base n’était pas conçue pour permettre un accès facile au ressort interne. Certains passionnés ont ainsi dû se tourner vers des moddeurs pour adapter la dureté de leur base, améliorant au passage le feeling et la précision. Mais ces modifications avaient des contreparties : elles entraînaient un encrassement et une usure de certains composants internes.

Test Thrustmaster A.V.A

Modder la base, mais à quelle prix ?

J’ai été parmi ceux qui ont tenté le fameux mod avec le ressort rouge, associé à une rallonge de 15 cm. Après deux ans, j’ai dû revenir en arrière : la précision de ma base en avait pris un coup, avec un léger jeu au niveau du point de centrage. Durant cette période de COVID, j’avais du temps pour pratiquer ces opérations à cœur ouvert.

En fin de compte, pour ceux qui la laissent telle qu’elle est, la base magnétique de Thrustmaster n’a que peu, voire pas, de défauts de conception.

Une base modulaire en gestation

Pour répondre aux attentes croissantes des simeurs et faire face à une concurrence de plus en plus affûtée, Thrustmaster a choisi de revoir entièrement la conception de sa base. L’objectif ? Permettre à l’utilisateur de modifier simplement et rapidement sa base pour en changer le feeling. En fonction, bien sûr, des engins que l’on pilote. Un retour aux sources, cette fois-ci avec un système de double gimbals, une configuration couramment utilisée par les acteurs du secteur, à l’origine même du fonctionnement d’un joystick classique. Thrustmaster a fait évoluer cette technologie et a travaillé sur des améliorations substantielles pour éliminer les problèmes de transition entre les axes, réduire les jeux mécaniques, et garantir un ressenti constant au niveau du grip.

Arrivé en dernier sur le marché des bases modulaires avec ce modèle A.V.A., Thrustmaster mise sur une conception intégralement en acier de haute qualité, des usinages et finitions extrêmement soignés pour les cames, ainsi que des roulements haute performance deux promesses à la clé : précision et durabilité.

A.V.A. pour « Advanced Versatile Aviation »

Avec un nom pareil, Thrustmaster cible clairement toute notre communauté de passionnés. Que ce soit pour la simulation spatiale, les simulations de combat aérien militaire, ou encore l’aviation civile, nos amis de Carentoire semblent bien décidés à révolutionner notre écosystème complet.

Mais où est Thrustmaster ?

Il va en falloir, de la révolution, car pendant cette période d’absence — si l’on peut parler d’absence — de nouveaux fabricants ont comblé le vide avec des produits aussi ingénieux qu’adaptés. Une ère de bases modulaires est née. WinWing avec sa base Orion, Virpil avec ses Warbird-D (quatrième itération) et sa Mongoost CM3, ont su capter un public de simeurs en quête de solutions ajustables, adaptées aux besoins de chaque modèle de vol. Pendant ce temps, Thrustmaster a bel et bien sorti des produits remarquables (le palonnier TPR, la manette des gaz TQS, le Yoke pendulaire Boeing, les quadrants, le grip F-18C…), mais pas de nouvelle base.

Alors, quand la base A.V.A. a enfin fait son apparition, notre petite communauté l’a accueillie d’un œil critique. Son prix public est fixé 279,99€, ce qui la positionne dans la tranche plutôt haute du marché.

Un futur écosystème ?

Avec cette base modulaire A.V.A. que nous avons en test, Thrustmaster semble bien amorcer la création d’un nouvel écosystème. Le changement est presque imperceptible, mais lors du premier démontage, j’ai remarqué une légère différence. Le connecteur 5 pins aéro est devenu un 6 pins, ajoutant ainsi un pin supplémentaire, ce qui annonce de belles possibilités pour l’avenir. De plus, une autre modification a été apportée au niveau de l’empreinte à droite, avec l’ajout de deux ergots.

Une empreinte un peu plus large et un pin supplémentaire, rien de bien surprenant en soi, mais cela sous-entend beaucoup de choses. On pourrait rêver un peu, et imaginer un module d’axe Z, à l’instar de ce que propose Moza ou Virpil ? Pourquoi ne pas envisager l’intégration d’un grip avec un écran LCD comme celui du Turtle Beach Velocityone Flightsick, ou encore une gestion de LED comme le Grip Constellation Alpha Prime de Virpil ? Pourquoi ne pas pousser encore plus loin la personnalisation, avec des cames et des ressorts plus « Hard » pour transformer la base en fausse manette des gaz, à la manière de ce que propose le fabricant VKB ?

Ces deux petits changements ouvrent un large éventail de possibilités, et cela permet à Thrustmaster de « revenir dans la course ». Le fabricant a désormais le choix de faire de cette base un nouveau standard, avec des grips différents et personnalisables, et l’ajout de nouveaux modules à l’avenir.

À l’épreuve de l’utilisateur

Superchicane, par mon intermédiaire, vous propose le test de cette base A.V.A., mais attention, ce n’est pas celle envoyée par Thrustmaster — c’est ma propre Base A.V.A. ! Mise en service dès sa sortie pour remplacer une base magnétique de chez Thrustmaster, elle est utilisée quotidiennement pour des sessions de simulation spatiale dans Star Citizen et régulièrement, chaque semaine, pour Microsoft Flight Simulator 2020. Autant vous dire que j’en ai bien fait le tour.

La base A.V.A., c’est quoi ?

Allez, on entre dans le test à proprement parter de cette base A.V.A. de chez Thrustmaster. On est donc sur une base classique à 2 axes (X et Y) sur laquelle il faut ajouter un Grip Thrustmaster ou compatible. Contrairement au T16000M ou à sa version civile, le TCA SideStick Airbus Edition, la base A.V.A. ne dispose pas d’un axe de torsion Z. Pour rappel, l’axe Z peut servir de palonnier. Actuellement, la base A.V.A. ne propose pas de module supplémentaire pour combler cet axe Z, contrairement à des modèles comme ceux de Moza Flight ou Winwing, qui offrent des accessoires dédiés. Ainsi, pour ceux qui souhaitent un axe Z, il faudra se tourner vers un palonnier séparé, tel que le TRFP ou le TRP. Et c’est aussi plus réaliste.

La modularité, un vrai plus ?

La particularité de la base réside dans sa modularité et sa simplicité de mise en œuvre et de réglages. Il faut bien l’avouer, la conception d’une base moderne repose en grande partie sur sa modularité. Pouvoir ajuster ses réglages de manière physique, sans avoir à intervenir dans un logiciel, est un gage de durabilité et d’efficacité. Un logiciel, bien qu’utile, demandera toujours un peu de pratique et peut être sujet aux bugs, aux changements de port USB, etc. Thrustmaster a donc fait le choix judicieux de se passer de cette surcouche logicielle.

Test Thrustmaster A.V.A

Quatre choix de réglages ont été adoptés par les fabricants, et Thrustmaster les a tous intégrés dans sa base A.V.A. :

  • Un système de cames interchangeables
  • Un système de ressorts interchangeable et ajustable
  • Un amortissement du retour au centre
  • Un système pour limiter le débattement

Caractéristiques techniques

Les spécifications techniques de la base A.V.A sont les suivantes : 

  • Technologie : Capteurs magnétiques H.E.A.R.T (Hall) 16 bits
  • Compatibilité : Compatible avec les grips actuels et futurs de Thrustmaster
  • Dimensions : 108 mm (largeur), 170 mm (profondeur), 72 mm (hauteur)
  • Poids : 1 kg (sans plaque) – 2.5 kg (avec plaque)

Qu’il y a-t-il dans ce beau carton ?

Test Thrustmaster A.V.A

Dans la belle boîte en carton, on trouve :

  • La base
  • 2 clefs allen
  • 2 jeux de ressorts (medium et soft)
  • 1 jeu de cames Aero
  • 2 masques limiteurs de débattement
  • 1 documentation et 1 carte de membre au club Thrustmaster
  • 1 câble usb-c

Il est à noter que la base A.V.A est montée d’usine avec un jeu de ressort Hard, un jeu de came Jet et un limiteur de débattement. On a donc au total 3 jeux de ressorts et 2 cames.

Première rencontre

La base A.V.A. est de forme rectangulaire. La plaque supérieure en aluminium brossé offre un rendu esthétique très réussi, tandis que les parois latérales sont en plastique, tout comme le support qui est également en plastique, malheureusement. C’est à mon avis le principal défaut de cette base, tout comme pour la manette des gaz TQS. Dommage pour un produit de cette gamme. De plus, elle manque un peu de poids, bien qu’elle soit conçue pour être installée dans un cockpit ou un bureau aménagé.

En comparaison, la base A.V.A. est plus imposante que la Base Magnétique du Warthog. Thrustmaster a conservé les gabarits de vissage de la base magnétique, tout en ajoutant d’autres pour améliorer la compatibilité avec les plaques de simulateurs. Au niveau de la forme, il s’agit d’une base assez volumineuse, qui nécessitera soit une intégration dans un cockpit, soit l’utilisation de supports comme ceux de Monstertech pour un bureau, un fauteuil ou un rail.

On reste sur un brochage à 6 broches aviation, mais à la différence de la base magnétique du Warthog, l’empreinte est légèrement différente sur la partie droite, avec un pin supplémentaire. Un module d’axe Z, on t’attend toujours !

Remédier au plastique

Si le plastique pose problème, rien ne vous empêche de remplacer le support en plastique par une version usinée en aluminium ou en acier pour obtenir un meilleur rendu. Cependant, gardez en tête que cette modification fait grimper les coûts et rend la base moins intéressante d’un point de vue tarifaire. Mais bon, quand on aime on ne compte pas, n’est-ce pas ?

Montage de la base A.V.A.

Autre légère déconvenue, les vis M4 nécessaires au montage de cette base ne sont pas fournies par Thrustmaster. Il faudra donc fouiller dans votre boîte à outils, vous rendre chez votre magasin de bricolage préféré ou bien récupérer celles de votre support s’il en fournit. Côté perçage, il y a de quoi faire, avec les 10 trous situés sous la base.

Concernant les options de montage, vous avez 3 possibilités :

  • Installer la base sur un cockpit dédié au flight sim voire au sim racing avec une plaque déportée type shifter mount – avec peut-être du perçage à la clé.
  • Opter pour un support de bureau type Monstertech
  • Jouer sur bureau. Et là, il faut qu’on se dise les termes.

L’installation : bureau ou pas bureau ?

Je ne peux pas être totalement objectif sur cet aspect, car il faut que je vous parle, malheureusement, de son utilisation sur un bureau. Pour moi, c’est un non-sens. Je comprends bien que tout le monde n’a pas les moyens d’acheter un cockpit ou un accessoire de maintien comme ceux de Monstertech ou autres. Cependant, à ce niveau de gamme et de prix, où l’on passe plusieurs heures à simuler, le confort est primordial. La base, avec son grip, doit être positionnée à la hauteur de l’assise pour offrir une expérience optimale. On recommande donc vivement, a minima, l’achat d’un support à fixer sur son bureau.

La plaque, indispensable sur bureau

Disons le clairement, si vous n’avez pas le choix que de jouer sur bureau, procurez-vous a minima une plaque de support pour stabiliser l’ensemble. Oui, car la base A.V.A, en raison de sa forme, n’est pas des plus stable. Thrustmaster propose cette plaque – la même que celle du HOTAS Wathorg, mais rebrandée A.V.A. – en option au prix de 29,99€. C’est vrai, ça fait un peu monter le prix de départ. Et cette fois, la plaque est fournie avec 4 vis m4 pour y fixer la base.

Fidèle à mes habitudes de simeur, j’ai conservé ma plaque du Warthog et l’ai réutilisée. Et ça marche, mais comme mentionné plus haut, la position de pilotage sur bureau reste trop haute. Le bras a tendance à vite se fatiguer et, en cas de mouvements brusques pendant un dogfight, la plaque bouge quand même malgré les 2,5 kg avec la base A.V.A. Sur Fligth Simulator, ça passe, car on fait des mouvements lents. En revanche, sur War Thunder ou DCS, il faudra parfois tenir la plaque avec l’autre main !

Test Thrustmaster A.V.A

Installation logicielle

Allez, on poursuit ce test de la base A.V.A. de chez Thrustmaster et on passe à l’installation logicielle, en respectant la procédure. On se rend sur le site officiel du fabricant pour télécharger les derniers pilotes et le mode d’emploi correspondant. Une fois le téléchargement effectué, on installe les pilotes. Ensuite, branchez le câble USB-C de la base à votre ordinateur. Il faut que le « contrôleur de jeu » ressemble bien à l’image ci-dessous.

Test Thrustmaster A.V.A

Comme on peut le constater, Thrustmaster n’a pas encore franchi le cap des logiciels dédiés modernes comme MOZA Cockpit ou Asetek SimSport Race Hub. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Thrustmaster propose un logiciel de gestion tout aussi puissant : T.A.R.G.E.T.

Un bref aparté à propos de T.A.R.G.E.T.

Ce logiciel, compatible avec tous le hardware flight de Thrustmaster à partir de la gamme intermédiaire, permet de configurer ses différents périphériques, programmer des profils de commande, affecter des raccourcis clavier, effectuer des combinaisons de touches claviers (macro), modifier les courbes de chaque axes des périphériques et même faire croire à Windows et au jeu que nous n’avons qu’un seul et unique périphérique alors que nous en avons en fait quatre. Bref, T.A.R.G.E.T., c’est la possibilité de personnaliser vos expériences de vol selon ses besoins.

Mais attention ! T.A.R.G.E.T. est un logiciel complexe et pensé avec une logique d’apprentissage désuète. Il est donc difficile d’accès pour les non initiés. Alors oui, c’est un excellent logiciel, mais il demande une sérieuse prise en main et il vous faudra y passer du temps pour le maîtriser.

On attend toujours une solution pratique et accessible à tous. Heureusement, comme je le disais plus haut, la base A.V.A. est une base modulaire. Elle se modifie physiquement, donc pas (plus) besoin de logiciel pour la régler et ça, c’est pratique. Alors justement, parlons-en de ces fameux réglages.

Les réglages

Thrustmaster nous permet donc de régler notre base A.V.A selon trois facteurs différents que je vais détailler ci-dessous.

Les ressorts

Avec la possibilité de choisir entre trois duretés de ressort et d’ajuster leur précontrainte, une large gamme de configurations s’offre à nous. Un ressort « Soft », un « Medium » et un « Hard », ce dernier étant installé par défaut sur la base A.V.A.

Une fois le ressort installé, il suffit de régler sa tension via une vis située sur le dessus de la base. Voilà qui rend l’opération rapide et d’une simplicité remarquable. Une vis par axe permet de différencier facilement la résistance de chaque mouvement. Il suffit de serrer la vis pour rendre l’axe plus dur. Si le ressenti du roll est trop ferme, il suffit de desserrer l’axe en question pour obtenir la sensation désirée. C’est un système que l’on retrouve sur toutes les bases haut de gamme, et c’est vraiment le top.

Test Thrustmaster A.V.A
Les deux paires de ressorts fournis avec la base A.V.A.
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Les cames

Exit donc les vieux ressorts qui recentraient les pièces mobiles dans une courbe linéaire, et place aux cames en acier poli. Ce système permet au grip de revenir automatiquement à sa position initiale sous l’effet de son propre poids. 

Une came, mais pourquoi ?

Dans un système modulaire moderne, le point essentiel, c’est la came. En fonction du jeu auquel vous jouez ou de l’aéronef que vous pilotez, vous devez ajuster la courbe de l’axe. Cela se faisait auparavant via le logiciel T.A.R.G.E.T., mais au fil des ans, la communauté a progressivement délaissé ce logiciel et s’est tournée vers le système de came de la concurrence. Cependant, des fabricants comme Virpil Controls et VKB ont rencontré des difficultés avec les cames. Ils ont mis notamment huit ans à trouver la bonne formule au niveau des matériaux.

Test Thrustmaster A.V.A
Les deux cames fournies avec la base A.V.A

Thrustmaster a donc utilisé un matériau de qualité et a effectué un polissage minutieux des cames pour assurer un glissement optimal. En évitant un usinage excessif, la base permet au roulement de transmettre fidèlement la courbe d’axe souhaitée, sans générer d’à-coups ou de points durs dans le manche. 

Deux jeux de cames sont fournis :

  • Came « JET » orienté aviation moderne avec un point central marqué et une courbe à hélice rapide.
  • Came « AERO » orienté aviation civile, hélicoptère ou vaisseau spatial avec un centre moins marqué et une courbe assez plate.

Faites vos cames !

Rien ne vous n’empêche d’installer sur un axe une came de type « JET » et sur l’autre une came « AERO ». C’est avant tout une question de ressenti personnel. Thrustmaster prévoit d’ailleurs d’enrichir la base A.V.A. avec des cames supplémentaires, pour proposer des formes spécifiques adaptées à différents types d’aéronefs. Et si l’envie vous en prend, rien ne vous empêche de concevoir vos propres cames avec une imprimante 3D. Cependant, il faudra être vigilant à la qualité de l’impression pour garantir une courbe précise. Poncer ces pièces deviendra alors une étape obligatoire, presque naturelle, pour améliorer leur finition.

Test Thrustmaster A.V.A
La came AERO en action

Les masques de limiteur de débattement

Thrustmaster fournit également trois masques de limiteur de débattement, des pièces permettant de restreindre les mouvements du grip. En fonction de leur taille, ces masques vont influencer l’amplitude du mouvement : plus le masque est grand, plus le débattement sera long et fluide. À l’inverse, plus le masque est petit, plus le mouvement du joystick sera restreint. Les trois masques sont les suivants :

  • Le XL (installé d’origine) où l’on a la sensation de brasser du vent ;
  • Le M universel et représentant un débattement standard ;
  • Le S débattement très contraint faisant référence aux nouveaux avions de combat de cinquième génération.

Ci-dessous les angles des différents masques :

Test Thrustmaster A.V.A
Les masques de limiteur de débattement

Le changement du masque s’effectue simplement en dévissant la plaque en acier brossé, composée de 8 vis. Il suffit ensuite de remplacer le masque en plastique, puis de revisser le tout. L’opération est rapide et prend moins de 2 minutes. Toutefois, il est important de noter qu’après avoir remplacé le masque de limiteur de débattement, il est nécessaire de recalibrer la base A.V.A. afin de conserver une précision optimale.

Une base qui se change au quotidien

Vous l’avez compris, les possibilités de réglages sont nombreuses. Et sur ce point, Thrustmaster a réussi son pari. Simplicité, efficacité et durabilité ! Voilà comment je qualifierais la conception de cette base. Après avoir testé la base Mangoost CM2 de chez Virpil, je peux affirmer que la base A.V.A. est très bien conçue et se personnalise rapidement et simplement. En effet, le changement de ressorts se fait en moins de 5 minutes même pour un novice, et le remplacement des cames n’est guère plus long. Pour ma part, je le fais en moins de 6 minutes. Alors pourquoi s’en priver ?

Test Thrustmaster A.V.A
Le ressort et la came bien visibles

Je ne vous cache pas que je m’amuse à changer mes cames tous les jours. En général, je suis en permanence avec un jeu de cames « AERO », associé à des ressorts souples tendus au maximum pour Star Citizen. Pour Microsoft Flight Simulator 2020, je passe à des ressorts « Medium ». Mais lorsque je joue à DCS, là, en moins de 10 minutes, je change mes cames pour des « JET », et je profite de l’occasion pour passer aux ressorts « Hard ».

Et quand je vous dit que les modifications sont rapides à faire, ce n’est pas une ineptie, jugez plutôt :

Au-dessus de la concurrence

Et c’est précisément sur sa polyvalence et son efficacité que la base A.V.A se distingue, car elle permet d’adapter sa configuration rapidement, sans avoir besoin d’y passer trop de temps. Dès lors, on a envie de personnaliser la base en fonction du jeu auquel on va jouer et c’est précisément pour cette raison que je trouve la conception de la base A.V.A géniale. Les ingénieurs français ont conçu cette base avec cet objectif, à la grande différence de la concurrence. Je pense, et je ne vais pas me faire des amis, aux bases Virpil : la WarBRD-D et la Mangoost CM3. Elles sont effectivement modulaires et ont été conçues pour être modifiables, mais leur conception et leur rigidité en font des bases que l’on ne modifiera pas toutes les cinq minutes.

Offset Adaptateur

Lorsque l’on vole en position centrale, c’est principalement pour le réalisme. Dans un avion de chasse, bien que le confort soit sommaire, il reste présent et pris en compte lors de la conception. L’A.V.A. Offset Adapter permet justement d’ajuster l’orientation du joystick sur la base de 15° ou 30°, pour offrir ainsi une immersion et un confort plus proches de la réalité. Cette extension métallique de 5 cm procure un réel gain de confort pour 29.99 euros.

Test Thrustmaster A.V.A

Et en jeu, ça donne quoi ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris que la sensation de vol recherchée et procurée par la base A.V.A. correspond à notre quête de réalisme, ou tout du moins à son interprétation.

Pour rappel, je me considère comme un utilisateur averti et non un expert dans le domaine, car il existe des professionnels du métier qui utilisent ces simulations pour préparer leurs vols, ainsi que des plateformes de contrôle aérien. Il y a donc des gens bien plus compétents que moi dans ce domaine. Quoi qu’il en soit, on entre dans le dur du test de cette base A.V.A. de Thrustmaster.

Base Magnétique VS A.V.A

Il est à la fois facile et complexe d’expliquer la différence entre la base magnétique et la base A.V.A. La première se veut plug-and-play, tandis que la seconde se veut versatile. Mais pour vous donner une idée si vous venez de la base de première génération, sur une même courbe d’axe, et avec T.A.R.G.E.T. pour la base magnétique, on ressentira un effort croissant avec la base A.V.A. Cela accentue le réalisme du ressenti. Ainsi, les ajustements effectués sur la base A.V.A. seront plus précis et plus rapides que sur la Base Magnétique.

Sur la base A.V.A., en fonction de la came et du ressort choisis, le retour au centre se fait plus ou moins rapidement. En comparaison, une base Virpil avec l’extension d’axe Z FlightStick et les cames Cosmos peut se transformer en une manette des gaz sur un axe, et en straffes indépendants sur les deux autres axes. C’est quelque chose que la Base Magnétique ne pourra jamais offrir.

Le retour de force de la base A.V.A. est également facilement ajustable à l’aide d’une clé à 6 pans située sur le dessus. À tout moment, vous pouvez modifier la dureté du ressenti, contrairement à la base magnétique où cette modification est impossible sans un démontage complet.

Quels réglages utiliser ? Je suis perdu !

Thrustmaster nous fournit avec la base modulaire un petit tutoriel proposant des présets d’associations de cames et de ressorts en fonction de la simulation à laquelle nous allons jouer, afin de partir sur de bonnes bases. Il nous revient ensuite de les affiner, ou au contraire de tout changer si cela ne nous convient pas. Thrustmaster connaît bien les bonnes configurations, qui ont été élaborées en collaboration avec la communauté des simeurs. Il nous appartient de les tester et d’en faire bon usage pour rechercher un réalisme optimal.

Cette aparté faite, je vais vous partager mes réglages et mes sensations sur les jeux suivants, sachant bien sûr que ça n’engage que moi.

Microsoft Flight Simulator 2020 / Xplane 12

Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accumuler plusieurs périphériques. Grâce à la polyvalence de la base A.V.A. et, comme toutes les bases modulaires, il est possible d’ajuster la tension des ressorts, de personnaliser le profil des axes via les cames, ainsi que de configurer les masques de limitation de débattement.

Daher TBM 930

Nous positionnons notre joystick devant nous. Mon réglage est le suivant :

  • Ressorts « Medium » avec une tension moyenne
  • Came « AERO »
  • Masque L

Dans cette configuration, les sensations en vol sur un Daher TBM 930 sont excellentes. Le Pitch et le Yaw se révèlent doux et précis, permettant un pilotage à 80 % aux instruments. Très peu de corrections sont nécessaires au joystick. La phase de décollage se déroule de manière douce et agréable. C’est lors de l’atterrissage que la base révèle toute son utilité : grâce aux micromouvements de correction avec le palonnier, l’ajustement de l’assiette et le redressement de l’appareil se font sans encombre.

Airbus A320 Néo

Position de pilotage en co-pilote (à la droite du cockpit) avec la base et son grip sur notre droite. Mon réglage est le suivant :

  • Ressorts « Medium » avec un tension légère
  • Came « JET »
  • Masque XL

N’étant pas pilote de ligne, je ne peux pas parfaitement retranscrire les sensations d’une commande de vol entièrement électrique. Je me fie donc à mes connaissances et aux indications de Thrustmaster. Une chose est sûre : le comportement en vol est excellent. On perçoit un feeling très agréable, presque immersif, tant l’avion réagit avec précision au moindre mouvement du grip. Même si je n’ai qu’une vingtaine d’heures de vol sur ce type d’appareil, je ne peux pas totalement valider ou invalider ma configuration, mais c’est vraiment fun de jouer de cette manière.

Digital Combat Simulator – DCS

Le simulateur de combat aérien par excellente, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant simeur. Le réalisme exceptionnel, est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes. Ici, pas de Yoke bien sûr, sauf si on choisit de piloter un aéronef civil, mais principalement un joystick pour les avions de chasse, ou un collectif pour gérer le rotor des hélicoptères. Cette logique d’équipement s’applique d’ailleurs aux simulateurs civils : chaque appareil appelle un type de périphérique dédié pour une immersion optimale.

DLC F-14 A/B Tomcat

Pour le F-14, j’opte pour une position centrale de la base avec une rallonge de 20 cm. Mon réglage est le suivant :

  • Ressorts « Hard » avec une tension moyenne
  • Came « JET »
  • Masque L

Il faut de la force, vraiment des muscles, pour tirer sur le manche. Heureusement, la rallonge amplifie le bras de levier, augmentant ainsi la force et la précision du mouvement. Les sensations sont là : on se sent un peu comme Maverick ! À aucun moment la base ne montre de faiblesse. La rallonge accentue le débattement, ce qui nécessite de faire de petits ajustements de posture pour atteindre un maximum de précision. Réussir un appontage reste une manœuvre complexe, mais avec le bon équipement, tout devient beaucoup plus fluide.

DLC P-51D Mustang

Position centrale de la base avec une rallonge de 20 cm pour cet avion de légende. Mon réglage est modifié de la sorte :

  • Ressort « HARD » avec la tension quasi maximale
  • Came « AERO »
  • Masque XL

Là aussi, il faut mettre les muscles à contribution ! La base ne revient pas automatiquement au centre, et il faut appliquer de la force pour maintenir le Mustang là où on le souhaite. Piloter ces avions de la Seconde Guerre Mondiale, c’est vraiment un combat de tous les instants ! Peut-être que c’est un biais personnel, mais les pilotes de chasse de l’époque, au travers des reportages, donnent toujours cette impression qu’ils se battent avec leurs appareils.

Star Citizen

La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes.

Origin Jumpworks 350R

Position centrale de la base, je préconise le réglage suivant :

  • Ressort « Soft » avec une tension maximale
  • Came « JET »
  • Masque S

Le 350R est un vaisseau de course, et dans l’espace, il y a très peu de résistance. J’ai opté pour ce modèle, et je suis pleinement satisfait de son comportement. C’est peut-être le réglage que j’ai le mieux réussi, car mes gestes correspondent parfaitement aux interactions que j’ai avec lui. Les mouvements sont très précis, transmis par une courbe d’axe rapide.

MISC Starfarer

Position à gauche de la base, je préconise le réglage suivant :

  • Ressort « Hard » avec une tension faible
  • Came « AERO »
  • Masque L

Le Starfarer est un vaisseau ravitailleur : lourd et encombrant, pour ne pas dire une véritable brique volante. Les mouvements sont lents, et l’inertie est omniprésente. Pour traduire ce poids dans la sensation de pilotage, il faut donc apporter de la lourdeur dans les mouvements du grip, rendant chaque manœuvre plus réaliste et exigeante.

La base A.V.A. oui, mais pour qui ?

Alors, est-ce qu’un utilisateur lambda saura apprécier cette base à sa juste valeur ? À cette question, je réponds oui. Il faudra un certain temps pour la prendre en main. D’ailleurs, je conseille de ne pas la modifier dans un premier temps pour déjà ne pas se perdre en voulant tout modifier immédiatement. Et surtout bien l’appréhender et la comprendre. Ensuite, une fois qu’on se sent prêt, se servir des informations données par Thrustmaster pour commencer à vraiment jouer avec la base. Et c’est à partir de ce moment que vous apprécierez tout le potentiel de cet A.V.A.

Elle est vendue complète avec ses cames, ressorts et masques, avec ou sans Grip. Vous la trouverez à 279,99€ seule ou 499,99€ avec le Grip F/A-18 Hornet, ce qui me semble être un bon rapport qualité / prix.

  • Base A.V.A
  • Grip F/A-18C

Thrustmaster

AVA F/A-18 Super Hornet Flightstick

Et la concurrence dans tout cela ?

Les produits de la concurrence ci-dessous sont également vendus sans grip, afin de se concentrer uniquement sur la base. Pour arriver doucement sur la fin de ce test, je vais vous présenter un aperçu rapide des principaux concurrents de la base A.V.A. de Thrustmaster. Sachez que le plus gros avantage de cette dernière reste sa versatilité et sa rapidité de changement de réglages. Sur ce point, c’est la seule qui soit aussi performante.

Virpil Control

Nos amis lituaniens ont dans leur catalogue deux bases de conceptions différentes. Elles sont toutes d’une durabilité exceptionnelle et partagent des fonctionnalités communes avec un logiciel de configuration. Si T.A.R.G.E.T. est une véritable usine à gaz, chez Virpil, ils proposent plutôt une version nucléaire avec leur propre logiciel. Il est à noter que VPC travaille actuellement sur une évolution majeure de ce logiciel. Passons rapidement en revue ces deux bases.

VPC Mangoost T-50 CM3

La base MongoosT-50CM3 s’appuie sur la conception des précédentes bases MongoosT-50, avec une qualité de construction encore plus raffinée et l’inclusion d’amortisseurs d’embrayage réglables indépendamment qui, tout comme les prétensionneurs d’axe, peuvent être ajustés à la volée sans démonter la base.

Les embrayages peuvent être ajustés davantage pour maintenir le manche en position après avoir été relâché. Cela permet aux pilotes d’hélicoptère d’appliquer un toucher plus léger et un contrôle plus facile. Cette caractéristique offre également des possibilités les pilotes de simulation spatiale. Dans les cockpits à double grips, les embrayages peuvent être ajustés indépendamment pour permettre au manche de vol de rester en position le long de l’axe Y, parfait pour le contrôle du moteur, tout en permettant à l’axe X d’être ajusté pour d’autres entrées.

Une remarque importante toutefois. La base VPC MongoosT-50CM3 nécessite un montage et ne convient pas à une utilisation sur le bureau. Elle se veut bien plus précise qu’une WarBRD-D. Son utilisation est prévu pour l’utilisation avec des rallonges. Les cames et les ressorts sont vendu avec. Tarif affiché : 319.95 € HT. Pour en savoir, plus découvrez notre test ci-dessous 👇🏻

VPC WarBRD-D

La base WarBRD-D est la dernière évolution de la très populaire base WarBRD. Elle intégrant désormais des amortisseurs d’embrayage à axe réglables indépendamment. Ces derniers ont été introduits pour la première fois sur la base VPC MongoosT-50CM3. La base WarBRD-D bénéficie désormais également de la même capacité de réglage. Les embrayages peuvent être ajustés pour s’adapter à un large éventail d’applications. De complètement débrayés pour des entrées rapides et brutes, à semi amortis pour éviter les oscillations de centrage et aider à la visée stable et même entièrement verrouillés pour empêcher le manche de revenir au centre.

Des cames et des ressorts sont vendu avec. Elle se positionne a un prix très agressif de 219.95 € HT. Elle est moins chère que l’A.V.A., mais selon moi, les réglages sont beaucoup moins facile d’accès. Je la trouve aussi légèrement moins précise.

VKB Sim

Peut-être un des plus vieux concurrents de Thrustmaster, VKB, qui a été fondé en Russie et est désormais sous pavillon asiatique, propose une seule base modulaire. Le logiciel qu’ils proposent pour la configuration est également réputé pour être assez complexe à utiliser.

VKB Gunfighter IV

Cette base modulaire de VKB est sans doute celle qui se rapproche le plus de la base A.V.A. de Thrustmaster. Dans sa quatrième version, elle permet, tout comme les bases Virpil, un contrôle plus poussé de l’amortissement et de l’embrayage. Elle offre une personnalisation complète avec des cames et des ressorts spécifiques adaptés à la simulation aérienne. Que ce soit pour le combat, le civil ou la simulation spatiale. Il est à noter que VKB a choisi de déporter l’électronique dans un boîtier externe. Ce qui permet de réduire les interférences et de rendre la Gunfigther IV plus compacte.

Vendu avec ses cames et ses ressorts pour la modique sommes de 329.00€, elle se positionne donc 50 euros plus chère que l’A.V.A.

Winwing

Winwing a été le premier à se positionner comme une alternative sérieuse face à Thrustmaster et VKB. Ils se sont spécialisés dans les accessoires complémentaires pour les cockpits DIY, notamment avec des éléments très réalistes inspirés du McDonnell Douglas F16-A. Leur logiciel, quant à lui, est plus avancé que ceux des concurrents, mais il demande un certain niveau d’expertise.

Winwing Orion 2

C’est la base que je connais le moins. Elle propose les fonctionnalités classiques d’une base modulaire, mais ne permet pas de verrouiller l’embrayage sur un axe indépendant. Elle est ultracompacte, et Winwing a fait le choix de tout miniaturiser, intégrant dans des dimensions très réduites la base. Intervenir dessus n’est donc pas chose aisée.

Tout est histoire d’options chez Winwing. Elle est vendue donc nue à 207.31 €HT

Moza Flight

Dernier entrant dans la danse de la simulation spatiale et aérienne, Moza se démarque par la mise en œuvre d’une technologie jadis oubliée : le force feedback, ou retour de force, pour nous petits Français. Le logiciel est de conception moderne, à la manière de Moza Pit House. Nous n’en sommes pas encore à ce stade-là, mais le chemin est tracé. Il n’y a plus qu’à patienter.

Moza AB9 FFB

Moza Racing Flight Simulator Base BA0 AB9 Joystick J00 MHG16

J’ai acquis cette base par curiosité et surtout par nostalgie, car j’ai eu à l’époque des joystick Microsoft Sidewinder Pro et 2. C’est le game changer et le futur mais comme tout début, il faut essuyer les plâtres et nous sommes dans cette période là. Manque de chance, ma base présente un défaut de conception et je suis obligé de la retourner, ce qui m’oblige à décaler la preview que j’avais prévue à son sujet.

Le seul indice que je peux donner à cet instant : géniale, mais pas exempte de défauts. C’est sur la partie logiciel que Moza va devoir travailler, et ils bossent dur dessus. Si vous voulez faire comme moi, prenez-la. Mais concevez que vous êtes un ALPHA testeur, comme si vous jouiez à Star Citizen. Tous les bugs et les problèmes de compatibilité ne sont pas résolus, donc ATTENTION.

Une remarques importante, la base AB9 FFB nécessite un montage et ne convient pas à une utilisation sur le bureau. Elle est vendue 599.00 €.

Conclusion

Ainsi s’achève le test de la base A.V.A. de Thrustmaster. Aujourd’hui, le fabricant français se renouvelle et revient sur le devant de la scène, comblant le retard accumulé au cours de ces dix dernières années. J’ai pris le temps de faire le test de cette base A.V.A de Thrustmaster en détail, et pour moi, elle est la meilleure du marché. Bien positionnée en termes de prix à 279,99€ face à la concurrence (Winwing, VKB, Virpil), elle est versatile et ingénieuse. La base permet de modifier sa configuration en un clin d’œil, une simplicité et rapidité qui rendent l’ajustement de sa configuration avant chaque session de jeu particulièrement attractif.

Si la durabilité suit la même lignée que celle de la base magnétique du Warthog, alors on peut espérer profiter de cette base pendant une dizaine d’années. Sans problème. À noter qu’on attend tout de même ce que Thrustmaster proposera pour faire évoluer son A.V.A, notamment avec son empreinte plus large et son pin supplémentaire pour un éventuel axe Z.

Pour :
  • La versatilité et la rapidité des réglages, même pour un débutant
  • Les sensations au global
  • La compatibilité avec les grips Thrustmaster d’ancienne génération
  • Le prix bien placé par rapport à la concurrence
Contre :
  • Le plastique du carénage de la base
  • Trop légère pour jouer sans plaque sur bureau
  • Le software vieillissant
  • Le manque d’accessoires à ce jour

Thrustmaster A.V.A.

  • Type : base pour joystick fligth sim 
  • Matériaux : acier et plastique
  • Joystick : sans
  • Support Logiciel : T.A.R.G.E.T
  • Compatibilité : Windows 
  • Prix officiel : 279,99 €
Test Thrustmaster A.V.A

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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

6 Commentaires

  • J’ai la base AVA depuis deux mois, après 8 ans sur le wathdog, et le passage n’est pas aussi facile que cela, trouver les réglages très complexes, trop, pas assez, quel réglage pour quoi …pas facile. Il manque un système d’amortisseur, là, c’est même incroyable que la marque sorte cette base sans cela, même durant un vol j’ai le stick quo veut faire des oscillations malgré le fait que je le tienne fermement, si je lâche le grip alors là, c’est l’effet yoyo a la l’imite de la blague…Je ne suis pas encore satisfait perso..les gens qui ont la base même si ancienne techno donc la base wathdog passer à l’AVA n’est pas pertinent. À refaire, je passe directement au retour de force et Moza clairement, pour moi, c’est la technologie du futur pour de la simulation précise, pour DCS surtout. Et finalement je pense même revendre mon AVA neuve pour acheter une base Moza. Donc pour moi la base AVA non mauvais choix, je pense que j’aurai dû attendre encore et voir si la marque règle le problème avec un amortisseur, là, ce n’est presque pas jouable, à mon avis. La manette gaz de la marque elle est tjrs au top, VQR ou wathdog, Pour les Rudder idem, vous avez du bas de gamme à 99€ que je ne recommande pas, et ensuite c’est du haut de gamme a 500€, personne n’a émis l’idée que 500€ pour des Rudder c’est absurde ? bon moi je vais le dire, le concurrence à 300€ fait mieux, des Rudder qui ressemble a ceux d’un jet de chasse, pas besoin de mettre 500€…la encore dommage. Mais si vous souhaitez investir dans un hotas de qualité pas cher, prenez un hotas de chez Thrusmaster le warthdog en occasion, et surtout pas neuf, il y a mieux au même prix. J’espère que les marques vont commencer à proposer des bases a retour de force pour stopper avec ce que nous avons actuellement, trop cher, pas assez réaliste.

    • Salut Alex,

      Je te comprends, trouver les bons réglages n’est pas simple. C’est justement pour ça qu’il faut partir des paramètres de base de TM, puis affiner selon ton ressenti perso.

      Concernant l’amortissement, je n’ai pas l’effet « yoyo » dont tu parles, et pourtant j’utilise cette base depuis plus longtemps que toi. J’ai échangé avec eux sur ce point quand on parlait du support de Target pour la base, et ils m’ont confirmé qu’ils travaillent sur des amortisseurs en option. Par contre, aucune date de sortie pour le moment.

      Pour la base Moza FFB, je l’ai reçue il y a un peu plus d’un mois, mais impossible de commencer les tests pour l’instant à cause d’un problème d’alimentation et de montage. J’attends des nouvelles de leur part. Wait and see. Mais si tu trouves déjà les réglages mécaniques de la base AVA un peu compliqués, là on passe au logiciel, et honnêtement, il y a tellement d’options qu’on s’y perd vite. Sans compter les mises à jour hebdo du logiciel et du firmware qui peuvent modifier le ressenti à chaque fois, et différemment selon les jeux.

      Pour le palonnier, par contre, je ne suis pas d’accord. Le TPR est excellent, pour moi c’est le meilleur sur le marché. J’ai testé du Saitek, Virpil, VKB (j’en ai passé cinq avant le TPR), et honnêtement, rien ne le surpasse à ce jour.

      Quant au Warthog, un test devrait arriver bientôt (ça fait quelques années que je l’ai). Je ne partage pas vraiment ton avis quand tu dis qu’on peut trouver mieux en neuf pour ce prix. Mais je serais curieux de voir ce que tu proposes ! En revanche, si on tombe sur un Warthog d’occasion en bon état, là c’est clair, c’est un choix solide.

      Bonne journée, et bon vol à toi !

  • Salut, je joue essentiellement à Star Citizen et j’ai actuellement 2x T16000.
    Je souhaite changer ma main droite par quelques chose de meilleur qualité.
    J’ai le choix entre Ava + f18 qui en ce moment sont vraiment pas chère (-430€) ou passer chez Virpil avec Alpha prime et mongoos mais ça pique 560€ environs.
    Tu en pense quoi ?
    Merci d’avance

    • Bonjour Fabien, la réponse est très simple pour moi. J’ai fait l’investissement que tu souhaites chez Virpil pour les soldes avec en rajout l’extension coudé et le Grip Alpha Prime mais pour la main GAUCHE. Pour la main droite, je ne peux que te recommander la base AVA de chez TM surtout si tu joues à d’autres jeux que Star Citizen.
      Bon vol à toi.

  • Bonjour Fabien,
    La réponse est très simple pour moi. J’ai fait l’investissement que tu souhaites chez Virpil pour les soldes avec en rajout l’extension coudé et le Grip Alpha Prime mais pour la main GAUCHE.
    Pour la main droite je ne peux que te recommandais la base AVA de chez TM surtout si tu joues à d’autres jeux que Star Citizen.
    Bon vol a toi

    • Merci pour le conseil je pense que je ferais comme toi pour la main gauche l’an prochain.
      Cette année je vais partir sur Ava et f18 main droite.
      Merci

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