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Test : Virpil Controls MongoosT-50CM3, la base modulaire parfaite ?

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Je recherche toujours plus de réalisme dans ma quête de simulation aérienne et spatiale. Par le passé, j’avais déjà tenté l’expérience avec Virpil, sans véritable succès. Mais depuis, leur base modulaire en est à sa troisième itération et s’est imposée comme une référence dans notre niche. Aujourd’hui, place au test de la Virpil MongoosT-50CM3.

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Préambule

J’ai réalisé ce test avec du matériel Virpil Controls acheté directement sur leur site lors du Black Friday 2024. Nous sommes en mars 2025 au moment où j’écris ces lignes, ce qui signifie que j’ai eu cet article en main pendant plusieurs mois. J’ai donc pris mon temps pour l’essayer au fil de nombreuses sessions de jeu afin de vous livrer un avis détaillé.

Un peu de contexte

Virpil Controls est une entreprise spécialisée dans la création de périphériques dédiés à la simulation aérienne, qu’elle soit civile, militaire ou spatiale, avec un haut niveau de précision. Fondée en 2016 par des passionnés du domaine, elle s’est rapidement imposée comme une référence aussi bien pour les pilotes virtuels que pour les professionnels du monde entier. Son approche unique repose sur des dispositifs de contrôle polyvalents et ultra-précis, principalement fabriqués dans son siège social en Lituanie, puis distribués depuis ses entrepôts en Lituanie, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Chine.

Virpil Controls est également reconnue pour la qualité de son service client et son engagement à repousser les limites du marché des périphériques de simulation. Ses produits sont conçus pour offrir une expérience immersive et réaliste. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter la présentation complète de l’entreprise que nous avons déjà réalisée.

La base MongoosT est le fleuron des bases modulaires et s’impose aujourd’hui comme la référence absolue en matière de précision. Ce n’est pas la première fois que j’en ai une entre les mains. En 2022, la troisième itération de la base était sortie, mais à l’époque, je n’avais pas souhaité investir. J’avais été refroidi par la version précédente, que je trouvais trop contraignante à modifier au quotidien selon la simulation utilisée, sans compter les problèmes liés à la qualité du polissage des cames.

La gamme MongoosT, c’est quoi ?

À proprement parler, il n’existe pas de gamme MongoosT. Disons plutôt que c’est le haut de gamme chez Virpil. Avec l’introduction de l’entrée de gamme nommée Cadet et en l’absence d’une appellation officielle pour le haut de gamme, j’ai choisi de l’appeler ainsi. Par ailleurs, je précise volontairement que je ne parlerai pas ici de la gamme de périphériques dédiés aux hélicoptères.

Vers une gamme spécialisé pour des spécialités

Tout d’abord, nous avons la base modulaire MongoosT-50CM3, affichée à 319,95 €. Ensuite, côté manches à balai, deux modèles sont proposés avec des affectations spécifiques : l’un destiné à l’aviation civile et militaire, le FLNKR – le dernier-né de la marque – disponible pour 329,95 € et qui sera prochainement testé sur SuperChicane. L’autre est dédié à la simulation spatiale (mon préféré et une référence absolue dans le domaine), décliné en version droitière et gauchère (HOSAS power, let’s go !). Il s’agit bien sûr du Constellation Alpha Prime, proposé à 249,95 €.

Dans cette gamme, on retrouve également deux manettes des gaz d’une qualité de fabrication exceptionnelle. La première, la MongoosT-50CM3 Throttle, est une référence absolue, représentant la troisième itération d’un modèle qui a toujours su convaincre. Disponible à 349,95 €, elle reste un choix sûr et éprouvé.

Mais Virpil ne s’est pas arrêté là. Alors que la MongoosT est déjà une excellente manette des gaz, la marque a encore repoussé les limites avec la VMAX Prime Throttle, un modèle encore plus haut de gamme, proposé à 429,95 €. Nous sommes ici dans l’exceptionnel, et nous devrions prochainement vous proposer un test détaillé de cette manette des gaz.

Bien entendu, Virpil propose également un palonnier. À l’heure où j’écris ces lignes, il ne reste plus qu’un seul modèle disponible, contre deux auparavant. Affiché à 299,95 €, il se distingue par sa conception soignée et ses caractéristiques prometteuses. J’espère avoir l’opportunité de le tester prochainement afin de vous donner un avis détaillé.

La base MongoosT-50CM3, c’est quoi ?

Test MongoosT-50CM3
Une base pour les amateurs de belle mécanique

La base modulaire MongoosT-50CM3 s’appuie sur la norme établie par les précédentes bases MongoosT-50, avec une qualité de construction encore plus raffinée et l’ajout d’amortisseurs d’embrayage réglables indépendamment. Ces amortisseurs, tout comme les prétensionneurs d’axe, peuvent être ajustés à la volée sans démonter la base. Ils permettent de contrôler séparément le retour au centre des axes X et Y.

Les embrayages peuvent également être réglés pour maintenir le manche en position après relâchement, ce qui est particulièrement utile pour les pilotes d’hélicoptère, leur offrant un contrôle plus fluide sans avoir à lutter contre la force de retour d’un manche classique. Cette fonctionnalité ouvre aussi des perspectives intéressantes pour les pilotes en HOSAS, notamment dans les simulations spatiales, où l’embrayage peut être ajusté pour stabiliser l’axe Y, parfait pour la gestion de la poussée, tout en gardant une certaine souplesse sur l’axe X pour d’autres commandes.

Côté conception, le mécanisme repose sur une construction entièrement métallique de qualité aéronautique, utilisant du duralumin D16T, un alliage reconnu pour sa haute résistance. La base est pilotée par un contrôleur maison en 14 bits, garantissant une tolérance d’erreur des axes de 0,02°. Enfin, un ensemble de cames et de ressorts interchangeables complète cette base modulaire, de quoi permettre encore plus de possibilités de personnalisation.

Première rencontre

Pas de fioritures chez Virpil, on est dans le simple et efficace, mais cela n’empêche pas d’avoir un packaging de qualité. Après une longue attente pour ma base MongoosT-50CM3, j’avais qu’une hâte : la déballer et vous en faire profiter.

Test MongoosT-50CM3

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?

Est-ce que vous sentez ? Du métal, que du métal, il n’y a rien de plus résistant que le métal. C’est bien simple, tout ce que vous prenez entre les mains respire la qualité de fabrication. Même les caoutchoucs utilisés sont d’une extrême qualité. C’est pour cela que Virpil a toujours mis la barre très haute dans le domaine, car on a l’impression qu’en fait, tout est conçu pour être utilisé dans votre avion. Voici donc ce que l’on trouve :

  • La base MongoosT-50CM3
  • 2 Jeux de ressorts (les souples et les durs)
  • 4 Jeux de cames (2 Aviasim et 2 Cosmosim)
  • 1 câble USB propriétaire aviation vers USB-A
Test MongoosT-50CM3

Montage de la base

Qu’en est-il de la possibilité de monter cette CM3 sur un bureau sans support ? Ce n’est juste pas possible, on ne peut pas simplement la poser sur le bureau à cause des têtes de vis et des dimensions de l’embase qui ne permettent pas une stabilisation correcte de la base. C’est pour cette raison que Virpil précise à la commande qu’il faut absolument avoir un support Virpil, MonsterTech ou autre pour pouvoir l’utiliser. Vous êtes prévenus.

Nous sommes sur une base qui se monte principalement sur un châssis ou sur un support. Elle mesure 135 mm de hauteur pour un parallélépipède de 87 mm par 130 mm. Je n’avais plus la plaque de montage Monstertech, car je l’avais vendue en même temps que la version CM2 que j’avais en ma possession. Du coup, je triche un peu et j’ai utilisé la plaque de mon retraité Thrustmaster Warthog. Cela s’avère être une solution efficace, même si je ne visse que les deux premières vis. La rigidité est suffisante.

Test MongoosT-50CM3
Vipril MongoosT-50CM3 avec un grip Virpil Constellation Alpha Prime pour gaucher

Installation logicielle

Initialement, j’avais prévu de vous faire un tour complet et de vous décrire précisément la méthodologie pour calibrer la base avec un grip. La procédure est assez particulière pour les non-initiés et j’ai galéré comme pas possible avec. Mais Virpil Control a dû m’entendre râler ou pester (non, juste écouter la communauté ^^) et, pour le coup, le fabricant a sorti un petit tuto ultra pratique. Si on le suit à la lettre, vous êtes tranquille.

Pour commencer cette douloureuse période de configuration logicielle, nous utilisons le VPC Configuration Tool dans sa dernière version. La procédure de calibration et de fonctionnement ayant été vue plus haut, nous allons pouvoir nous concentrer sur ce logiciel. Le logiciel n’est absolument pas ergonomique et nous attendons vraiment avec impatience un logiciel à la hauteur de nos joysticks.

Pour débuter le test, je tiens à vous informer que j’ai mis dans un premier temps mon grip Virpil Constellation Alpha Prime avec sa base. Lorsque nous avancerons dans le test, j’ai tantôt utilisé le manche à balai Virpil, tantôt le grip Thrustmaster du Warthog et le Moza Flight MH16.

Axis

Premièrement, concernant les axes, dans la version que nous utilisons (pro), vous avez la possibilité de visualiser tous les axes de vos contrôleurs. Tout en haut à gauche, vous sélectionnez le groupe de périphériques que vous avez préalablement créé. Dans mon cas, il n’y en a qu’un seul, mais dans un groupe HOSAS, vous devrez différencier la main gauche, la main droite, et la manette des gaz. À chaque sélection d’axe, vous pouvez créer des zones mortes, ajuster les courbes des axes, gérer la vitesse de déplacement de l’axe (comme pour un trim), contrôler les LED selon le mode en cours, etc. Bref, un ensemble d’options assez varié, mais malheureusement en anglais.

Test MongoosT-50CM3

Button

Dans ce panneau, c’est la gestion des LED qui entre en activité. Elles peuvent être programmées indépendamment ou, encore mieux, activées ou modifiées via une action du panneau précédent. C’est sans limite. L’exemple que je prends est simple. Dans Star Citizen, vous avez un master mode pour le déplacement standard et un autre pour le déplacement en quantum. Le passage s’effectue sur un appui long d’une touche et, du coup, cela peut changer l’état des LED de votre grip ou autre.

Test MongoosT-50CM3

LED

Dans ce panneau, la gestion des LED entre en jeu. Elles peuvent être programmées indépendamment ou, encore mieux, activées ou modifiées via une action du panneau précédent. C’est véritablement sans limite. Prenons un exemple simple : dans Star Citizen, vous avez un mode maître pour le déplacement standard et un autre pour le déplacement en quantum. Le passage d’un mode à l’autre se fait par un appui long sur une touche, ce qui permet de changer l’état des LED de votre grip ou d’un autre périphérique.

Test MongoosT-50CM3

Profile

Quatrièmement, il y a la gestion des profils et des différentes configurations possibles pour votre matériel. Vous disposez d’une base avec une sortie USB, mais aussi d’une entrée pour connecter un panneau de commande ou un autre accessoire. C’est ici que vous pouvez choisir, valider et appliquer vos paramètres. C’est essentiellement l’endroit où l’on configure et gère le matériel physique.

Test MongoosT-50CM3

Firmware

Et pour finir, le panneau de mise à jour des firmwares. C’est l’aspect le plus important, en réalité. Virpil met régulièrement à jour son matériel, même les modèles plus anciens, pour garantir un suivi quasi constant. Rien n’est laissé de côté, rien ne devient obsolète. Tout évolue avec le temps. Je n’en avais pas parlé plus tôt, mais il existe une notice d’utilisation détaillée qui permet d’explorer en profondeur toutes les possibilités de réglages du logiciel. 

Test MongoosT-50CM3
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Les réglages

Virpil nous permet d’ajuster la base MongoosT avec trois réglages distincts : les amortisseurs d’embrayages, les ressorts et les cames. Les deux derniers sont d’ailleurs communs avec la base modulaire de Thrustmaster A.V.A. que nous avons testé sur SuperChicane.

Les amortisseurs d’embrayages

C’est l’évolution principale de la base par rapport à sa précédente itération. Ce n’est pas très important en soi, mais cela change la vie d’un joueur. Les amortisseurs d’embrayage permettent de contrôler le comportement de retour au centre des axes X et Y de manière indépendante. Le réglage se fait par le dessus à l’aide d’une clé Allen de 4. Nous avons accès directement au réglage. On visse pour bloquer l’axe en question, on desserre pour le libérer. Rien de plus simple. Je ne suis pas amusé à le faire à la volée lors d’un vol, mais on pourrait.

Ce réglage permet aux pilotes de régler la force appliquée sur l’axe pour un contrôle plus stable et précis, ce qui est particulièrement utile pour les manœuvres délicates comme le ravitaillement en vol ou l’alignement sur une cible en simulation aérienne militaire. Comme dit précédemment dans ce test, en simulation spatiale, on pourra bloquer en serrant les amortisseurs au taquet pour que le manche reste dans une certaine position sur un axe tout en conservant un axe de strafe (déplacement latéral) souple. C’est aussi à ce réglage que l’on va augmenter la résistance globale du manche à balai en plus des ressorts.

Test MongoosT-50CM3

Les ressorts

Avec la possibilité de choisir entre trois duretés de ressort et d’ajuster leur précontrainte, une large gamme de configurations s’offre à nous. Un ressort « Soft », un « Medium » et un « Hard », ce dernier étant installé par défaut sur la base A.V.A.

Une fois le ressort installé, il suffit de régler sa tension via une vis située sur le dessus de la base. Voilà qui rend l’opération rapide et d’une simplicité remarquable. Une vis par axe permet de différencier facilement la résistance de chaque mouvement. Il suffit de serrer la vis pour rendre l’axe plus dur. Si le ressenti du roll est trop ferme, il suffit de desserrer l’axe en question pour obtenir la sensation désirée. C’est un système que l’on retrouve sur toutes les bases haut de gamme, et c’est vraiment le top.

Les ressorts souples apportent un retour au centre avec un effort réduit, ce qui permet des actions plus rapides et moins fatigantes. Les ressorts standard sont préinstallés. Ils fournissent une forte tension de centrage pour une sensation et un réalisme accrus. Les ressorts durs ont une tension de centrage extra forte. Leur utilisation est adaptée avec des grips métalliques plus lourds et/ou des extensions pour une meilleure réponse de centrage.

Les cames

Virpil a donc utilisé un matériau de qualité et a effectué un polissage minutieux des cames pour assurer un glissement optimal. C’était l’une des bases de progression de l’ancienne génération, mais malgré leur forte évolution, nous avions des problèmes de qualité sur certains modèles. Ce fut l’un des points négatifs de la version CM2 et une des raisons pour lesquelles je m’en étais séparé à l’époque. En évitant un usinage excessif, la base permet au roulement de transmettre fidèlement la courbe d’axe souhaitée, sans générer d’à-coups ou de points durs dans le manche.

Le changement de came s’effectue en démontant les 4 vis du dessous et en dévissant complètement les vis des ressorts. Et là, vous allez comprendre pourquoi j’ai vendu ma base. À force de me lire, vous l’avez compris, j’aime me rapprocher de la réalité afin d’avoir une forte immersion. J’ai donc la flemme de systématiquement désolidariser mon support et ma base. Virpil, faites un effort pour la génération 4 : adaptez un démontage ou un accès par le dessus, à l’instar de la base A.V.A. de Thrustmaster.

Test MongoosT-50CM3

Un arbre à cames

Thrustmaster nous donne 2 jeux de cames pour à peu près tout faire. Il manquerait un jeu pour la simulation spatiale. Virpil Control, de son côté, propose 5 jeux de cames dès le départ. Tout ce qu’il faut pour que l’on s’y perde. Qu’à cela ne tienne, car VPC nous explique à quoi sert chaque jeu. Grâce à son lot de combinaisons, on peut très facilement adapter à son aéronef ou vaisseau spatial. Qu’est-ce qui nous empêche, pour la simulation spatiale, d’avoir un axe avec retour au centre marqué et l’axe de propulsion sans rien ? Rien, absolument rien. Les Lituaniens nous permettent de tout adapter.

Nous avons donc 2 jeux de cames Cosmosim. Un jeu avec un cran au centre pour supprimer la réponse tactile lors du franchissement du point central, ce qui permet des actions ultra précises et fluides autour du point central. L’autre jeu, sans centre, supprime la sensation tactile lors du franchissement du point central, ce qui permet de gérer une accélération continue autour du point central.

Du côté de l’aviation civile, nous avons 3 jeux de cames distincts. Le premier, qui est monté à l’origine, est celui avec un retour au centre. Il a pour but de faire sentir au pilote le point central de la base. Nous avons bien entendu la version sans le point de centre. C’est le genre de sensation de vol que l’on trouvera sur un Mustang, car à l’époque, le manche à balai était simplement filé, guidé par de la tringlerie. Une version avec un cran marqué sera plus adaptée pour les aéronefs modernes et l’utilisation des rallonges.

Et en jeu, ça donne quoi ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris que la sensation de vol recherchée et procurée par la base modulaire MongoosT-50CM3 correspond à notre quête de réalisme, ou tout du moins à son interprétation.

Je me suis efforcé d’utiliser non seulement un grip de chez Moza Flight, le MH16, mais aussi le MA3X, ainsi que le manche à balai de Thrustmaster Warthog et bien entendu le Virpil Constellation Alpha Prime pour gaucher. Pour les besoins de ce test de la MongoosT-50CM3, je me suis forcé à changer de réglage et à démonter le support de la base pour adapter au plus près la sensation de réalisme.

Microsoft Flight Simulator 2020/2024

Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accumuler plusieurs périphériques. Grâce à la polyvalence de la base MongoosT et, comme toutes les bases modulaires, il est possible d’ajuster la tension des ressorts, de personnaliser le profil des axes via les cames, ainsi que de configurer les masques de limitation de débattement.

Daher TBM 930

Nous positionnons notre joystick Thrustmaster devant nous. Mon réglage est le suivant :

  • Ressorts « Medium » avec une tension moyenne
  • Came « Aviasim standard »
  • Amortisseur moyen

Dans cette configuration, les sensations en vol sur un Daher TBM 930 sont excellentes. Le pitch et le yaw se révèlent doux et précis, permettant le pilotage aux instruments très rapidement. Aucune correction n’est nécessaire au joystick. La phase de décollage se déroule de manière douce et agréable. Je suis assez stupéfait de la précision de la base. J’ai hâte d’arriver en phase d’atterrissage. Mon sentiment s’en trouve renforcé. Grâce aux micromouvements de correction avec le palonnier, l’ajustement de l’assiette et le redressement de l’appareil se font sans encombre. L’avion fait un enroulement subtil. Nous n’avons pas les sensations d’un yoke, mais c’est tout comme.

Airbus A320 Néo

Position de pilotage en pilote (à gauche du cockpit) avec la base et le grip Moza Flight MA3X. J’en ai profité pour ajouter le quadrant Airbus de MagicSim. Je me suis basé aussi sur les ressentis perçus lors de mon utilisation de la base Moza AB9 FFB. Mon réglage est donc le suivant :

  • Ressorts « Souple » avec une tension dure
  • Came « Aviasim sans centre »
  • Amortisseur moyen

J’ai la banane, un grand sourire quand je pilote. Je ne retrouve pas les sensations de la base Moza (elle est à retour de force, je le rappelle), mais franchement, c’est assez bluffant. Une chose est sûre : le comportement en vol est excellent. On perçoit un feeling très agréable, presque immersif, tant l’avion réagit avec précision et fluidité.

Digital Combat Simulator – DCS

Le simulateur de combat aérien par excellente, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant simeur. Le réalisme exceptionnel, est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes. Ici, pas de Yoke bien sûr, sauf si on choisit de piloter un aéronef civil, mais principalement un joystick pour les avions de chasse, ou un collectif pour gérer le rotor des hélicoptères. Cette logique d’équipement s’applique d’ailleurs aux simulateurs civils : chaque appareil appelle un type de périphérique dédié pour une immersion optimale.

DLC F-14 A/B Tomcat

Pour le F-14, j’opte pour une position centrale de la base avec une rallonge de 20 cm coiffée du grip Thrustmaster. Mon réglage est le suivant :

  • Ressorts « Hard » avec une tension légère
  • Came « Aviasim Hard Center »
  • Amortisseur réglé vers le dur, très dur mais sans aller vers le blocage

Il faut de la force, vraiment des muscles, pour tirer sur le manche. Heureusement, la rallonge amplifie le bras de levier, augmentant ainsi la force et la précision du mouvement. Les sensations sont là : on se sent un peu comme Maverick ! Je l’avais déjà dit dans le précédent test de la base A.V.A. de TM. À aucun moment la base ne montre de faiblesse. La rallonge accentue le débattement, nécessitant de faire des micro-ajustements de posture pour atteindre un maximum de précision. Tellement simple de positionner le nez du F-14A tant la précision est au rendez-vous. Réussir un appontage reste une manœuvre complexe, mais avec le bon réglage, on arrive à un résultat vraiment satisfaisant.

DLC P-51D Mustang

Pour cet avion de légende, j’opte pour une position centrale de la base avec une rallonge de 20 cm coiffée du grip Thrustmaster. Mon réglage est le suivant :

  • Ressort « HARD » avec la tension quasi maximale
  • Came « Aviasim sans centre »
  • Amortisseur réglé vers le dur, très dur mais sans aller vers le blocage

Plus besoin d’aller à la salle de musculation, il faut mettre les muscles à contribution ! La base ne revient pas automatiquement au centre, et il faut appliquer de la force pour maintenir le Mustang là où on le souhaite. C’est loin d’être facile avec ces avions de la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, on trouve de la précision dans tout ce que l’on touche. C’est dur physiquement, mais c’est si simple d’aligner un avion et d’être dans le bon mouvement, du moment qu’on arrive à lire son adversaire.

Star Citizen

La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes.

Origin Jumpworks 350R

En mode HOSAS malgré la présence d’un Yoke dans le vaisseau. La base Virpil est coiffée du manche à balais Virpil Alpha Prime gauché et pour la main droite le Moza AB9 FFB avec le MH16. Je préconise le réglage suivant :

  • Ressort « Soft » avec une tension maximale
  • Came « Cosmosim avec et sans centre en fonction de l’axe »
  • Amortisseur réglé sur blocage sur la came sans centre et sur moyen sur l’axe avec la came au centre.

Le 350R est un vaisseau de course, et dans l’espace, il y a très peu de résistance. Une fois de plus, cette configuration me procure énormément de plaisir. Certes, je ne pilote pas avec la base, mais elle me donne la sensation de contrôle que je ne ressentais pas. Si simple et pourtant si difficile comme sensation à décrire. La précision est vraiment là. J’ai hésité à la basculer en remplacement de la base Moza. C’est vraiment top. Les mouvements sont très précis, transmis par une courbe d’axe r

MISC Starfarer

Il fallait que je sache, alors j’ai inversé. La base Moza AB9 FFB à gauche avec le manche Virpil Constellation Alpha Prime et la base Virpil MongoosT-50CM3 à droite avec le grip Moza MH16. Les réglages que j’ai choisis sont les suivants :

  • Ressort « Hard » avec une tension faible
  • Came « Cosmosim avec et sans centre en fonction de l’axe »
  • Amortisseur réglé sur blocage sur la came sans centre et sur moyen sur l’axe avec la came au centre.

Le Starfarer est un vaisseau ravitailleur : lourd et encombrant, pour ne pas dire une véritable brique volante. Les mouvements sont lents, et l’inertie est omniprésente. Pour traduire ce poids dans la sensation de pilotage, il faut donc apporter de la lourdeur dans les mouvements du grip, rendant chaque manœuvre plus réaliste et exigeante. Et c’est le cas ! Le vaisseau tient bien son gameplay. La bascule de la base Virpil est un réel atout, et la phase d’atterrissage en station est d’une facilité déconcertante. La base est très précise et joue son rôle à merveille.

Mon avis sur la base modulaire Virpil MangoosT-50CM3

Robuste et durable de par sa conception, elle vous durera une vie, pour faire simple, sauf si une panne électronique survient. La base est très précise et apporte une facilité de contrôle au niveau du pilotage que j’avais rarement vue. Je comprends pourquoi c’est une référence, voire la référence à ce jour des bases modulaires.

La base permet que tout devienne plus simple grâce à sa précision. Si j’avais un reproche à faire, ce serait au niveau des cames. Pas par leur nombre, mais tout simplement parce que le roulement de guidage appuie peut-être trop fort sur la came, ou alors c’est le centre de la came qui est trop marqué dans son profil. On sent un léger point dur dès que l’on pousse à 45°. Il ne me semble pas avoir le souvenir de ressentir cet effort sur la base A.V.A. de Thrustmaster. Ce n’est que mon ressenti et n’engage que moi. Et encore, je ne sais pas si c’est un vrai défaut. Mais je me dois de vous le dire.

La base est tellement bonne à mon sens que tout devient plus facile. Il faut une certaine expérience, voire expertise, pour pouvoir apprécier la base à sa juste valeur. Alors oui, elle est difficile à vivre tous les jours si on doit s’amuser à changer les réglages. Sur ce point, je trouve la base A.V.A. bien plus facile et pratique à régler, surtout quand on change régulièrement d’aéronefs et de jeux. Mais si on joue quasiment systématiquement à une simulation, vous aurez vos propres réglages qui resteront. À partir de ce moment-là, vous aurez la sensation que votre matériel ne vous prendra jamais en défaut.

À qui s’adresse la base Vipril MongoosT-50CM 3 ?

La réponse est assez simple. Pour en tirer pleinement parti, un joueur expérimenté saura exploiter tout le potentiel de la base. Ultra précise et ultra rigide, elle est conçue pour durer. Pour un hardcore simmer ou un pilote régulier, c’est un choix évident. Vous trouverez votre configuration idéale pour la simulation aérienne ou spatiale, et vous y resterez longtemps. Branchez et c’est parti pour le vol.

Cependant, est-ce que je peux conseiller cette base à un novice ? C’est là la véritable question. Si l’on est encore en quête de ses réglages ou de son style de jeu, je ne suis pas sûr que cette base soit la plus adaptée. Le changement de cames, nécessitant de désolidariser la base du châssis, ne correspond pas à un débutant. Il faut, selon moi, une certaine expérience en simulation pour en apprécier toute la richesse. Démarrer avec cette base ne serait en aucun cas une erreur, bien au contraire. Mais elle est vraiment faite pour ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent. Pour les autres, la base Thrustmaster A.V.A. me semble plus appropriée.

Et la concurrence dans tout cela ?

La base Thrustmaster A.V.A.

Les produits concurrents ci-dessous sont également proposés sans grip, afin de se concentrer uniquement sur la base. Pour conclure en douceur ce test, je vais vous présenter un aperçu rapide des principaux rivaux de la base Virpil MongoosT-50CM3.

Virpil Control WarBRD-D

Les amis lituaniens proposent dans leur catalogue deux bases de conceptions différentes. Toutes deux se distinguent par une durabilité exceptionnelle et partagent des fonctionnalités communes, y compris un logiciel de configuration. Il convient de noter que VPC travaille actuellement sur une évolution majeure de ce logiciel. Passons maintenant en revue rapidement la deuxième base de la gamme.

La base WarBRD-D est la dernière évolution de la très populaire base WarBRD. Elle intégre désormais des amortisseurs d’embrayage à axe réglables indépendamment. Ces derniers ont été introduits pour la première fois sur la base VPC MongoosT-50CM3. La base WarBRD-D bénéficie désormais également de la même capacité de réglages. Les embrayages peuvent être ajustés pour s’adapter à un large éventail d’applications. De complètement débrayés pour des entrées rapides et brutes, à semi amortis pour éviter les oscillations de centrage et aider à la visée stable, jusqu’à des positions entièrement verrouillées pour empêcher le manche de revenir au centre..

Des cames et des ressorts sont vendu avec. Elle se positionne a un prix très agressif de 219.95 € HT. Elle est moins chère que la base MangoosT. Les réglages sont beaucoup moins facile d’accès. Je la trouve aussi légèrement moins précise.

Thrustmaster A.V.A.

La base A.V.A. (Advanced Versatile Aviation) de Thrustmaster est une base modulaire que l’on peut configurer à souhait grâce à des éléments interchangeables comme des cames, des ressorts et des amortisseurs. Elle est compatible avec tous les types d’avions et permet des ajustements rapides et faciles pour une précision optimale des mouvements. C’est vraiment une excellente base.

Vendue pour la modique somme de 279.00 €, elle se positionne donc 40.00 € moins chère que la base Virpil MangoosT. Pour en savoir plus sur cette base, vous avez mon test ici.

VKB Gunfighter IV

Cette base modulaire de VKB est sans doute celle qui se rapproche le plus de la base A.V.A. de Thrustmaster. Dans sa quatrième version, elle permet, tout comme les bases Virpil, un contrôle plus poussé de l’amortissement et de l’embrayage. Elle offre une personnalisation complète avec des cames et des ressorts spécifiques adaptés à la simulation aérienne, qu’il s’agisse de combat, de simulation civile ou spatiale. Il est à noter que VKB a opté pour un boîtier externe pour l’électronique, réduisant ainsi les interférences et rendant la Gunfighter IV plus compacte.

Vendue avec ses cames et ses ressorts pour la somme de 329,00€, elle se positionne donc 10 euros au-dessus de la MangoosT.

Winwing Orion 2

C’est la base que je connais le moins. Elle propose les fonctionnalités classiques d’une base modulaire, mais ne permet pas de verrouiller l’embrayage sur un axe indépendant. Elle est ultracompacte, et Winwing a fait le choix de tout miniaturiser, intégrant dans des dimensions très réduites la base. Intervenir dessus n’est donc pas chose aisée.

Tout est histoire d’options chez Winwing. Elle est vendue donc nue à 207.31 €HT

Moza AB9 FFB

J’ai acquis cette base par curiosité et surtout par nostalgie, car j’ai eu à l’époque des joystick Microsoft Sidewinder Pro et 2.

Le seul indice que je peux donner à cet instant : géniale, mais pas exempte de défauts. C’est sur la partie logiciel que Moza va devoir travailler, et ils bossent dur dessus. Si vous voulez faire comme moi, prenez-la. Mais concevez que vous êtes un ALPHA testeur, comme si vous jouiez à Star Citizen. Tous les bugs et les problèmes de compatibilité ne sont pas résolus, donc ATTENTION.

Une remarques importante, la base AB9 FFB nécessite un montage et ne convient pas à une utilisation sur le bureau. Elle est vendue 599.00 €.

Conclusion

Nous arrivons à la fin de ce test. Comme vous l’aurez compris, je suis conquis par cette base. C’est véritablement la référence, et ce n’est pas un hasard. Elle est robuste ! Fabriquée entièrement en métal, et croyez-moi, Fred et le métal, c’est une grande histoire d’amour. Elle est d’une précision impressionnante, et vous aurez toujours ce sentiment d’être en totale maîtrise de votre vaisseau ou aéronef. C’est ce genre de sensation que l’on recherche quand on veut s’approcher au plus près de la réalité de son véhicule volant préféré. Le seul petit point négatif, c’est le changement des cames. Le réglage des ressorts est effectué par le dessus. Quant à la connectique, bien qu’elle soit propriétaire, elle est irréprochable et même réparable si besoin.

En conclusion, c’est du solide, du rigide, et surtout, une base qui promet une durabilité à toute épreuve. Impossible de la mettre en défaut. C’est la référence absolue, je ne dirais peut-être pas « la meilleure », mais en tout cas, acquérir cette base modulaire ne sera jamais un mauvais choix. Si les ingénieurs de chez Virpil parvenaient à offrir la versatilité d’une base A.V.A., alors ce serait la base ultime.

Bon vol à tous.

Pour :
  • La qualité de fabrication
  • Les sensation au rendez-vous
  • Le nombre important de cames
  • L’amortisseur réglable par le dessus ainsi que les ressorts
  • Un produit vraiment fiable et durable
Contre :
  • Support obligatoire : impossible de jouer sur bureau
  • Le démontage systématique du support pour changer les cames
  • La connectique propriétaire

Virpil Controls MongoosT-50CM3

  • Type : Base modulaire 
  • Matériaux : métal
  • Support Logiciel : VPC Configuration Tool
  • Compatibilité : PC
  • Prix officiel : 319,95 euros
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

2 Commentaires

  • he bien je n est jamais reussi a faire fonctionner ce TRUC et pourtant j y est cru. deja je parle ni russe ni chinois ni anglais .mais la lituanie c est l europe parrait il .il pourrais faire une version française ,espagnol italienne ect ect. les parametrages sont pour qui ? je pilote ,je suis pas informaticien .ce que je veux c est un jeux stick fonctionnel .simple a mettre en place.le machin va paerir au pilon tellement je suis deçus et frustre. il ont reussi ce que d autre avec du materiel de basse qualitee avais reussi a faire .c esta dire me faire rever devant mon ecran un avion virtuel a la main..je n ais pas de gros revenus mais quand tu banque un produit qui n est pas donne tu espere que le sacrifice sera a hauteur du plaisir rendu .

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