Ça y est, après plusieurs semaine d’attente, nous avons reçu enfin reçu les derniers éléments de la gamme Moza Flight Sim que nous attendions. L’occasion parfaite pour vous proposer un test détaillé du Grip Moza MA3X, conçu pour le pilotage d’avions de ligne. Nous nous pencherons également sur le module Z-Axis Rotation, qui ajoute un axe supplémentaire, sans oublier le support de bureau Moza Base Clamp. Un tour d’horizon complet pour évaluer ces nouveaux accessoires dans des conditions réelles d’utilisation..
- Préambule : les conditions des tests
- Un peu de contexte
- Que trouve-t-on de beau dans ces cartons ?
- Premieres rencontres
- Installation sur le bureau
- Installation et configuration software
- Et en jeu, ça donne quoi ?
- Et la compatibilité dans tout cela ?
- Mais qui parle de concurrence ?
- Mon avis sur ses accessoires
- Conclusion
Préambule : les conditions des tests
Ce test a été réalisé avec du matériel que nous avons acheté sur le site de Moza Racing. Nous proposons dans cet articles des liens sponsorisés, c’est à dire que nous touchons une petite commission si vous faites vos achats à partir de ces liens. Notez que si le prix ne change rien pour vous, c’est un moyen de soutenir notre travail. Ah et si vous utilisez le code « Superchicane » chez notre partenaire Stealth Gamer, vous avez 5% de réduction sur votre commande. Enfin, l’ensemble des évaluations ont été effectuées sur PC.
Un peu de contexte
Pour rappel, Moza Racing est une société chinoise, filiale de Gudsen Technology, spécialisée dans la fabrication de stabilisateurs et gimbals. Moza Racing, sociétée créée en 2021 a connu une forte croissance grâce à ses développements rapides dans le sim racing, avec une gamme complète (allant du gros direct drive au shifter typé rallye) et un logiciel performant, Moza Pit House.
Et surprise en 2024 : Moza annonce l’arrivée d’une gamme dédiée à la simulation de vol. L’entreprise entre ainsi en concurrence directe avec des fabricants établis : notre Thrustmaster national, Virpil Controls, VKB et WinWing. Fidèle à son approche agressive tant sur le développement des produits que ses tarifs, la marque nous sort un écosystème quasi complet centré autour d’un produit phare : une base avec retour de force, la Moza AB9 FFB, que nous avons en testé il y a peu.
La gamme Moza Flight, c’est quoi ?
Là aussi, un petit rappel s’impose, surtout si vous venez du sim racing. On retrouve donc :
- La base Moza AB9 : La base à retour de force qui contient deux moteurs. Elle est compatible avec divers manches de la concurrence (Thrustmaster, Virpil Controls, VKB…). Nous l’avons d’ailleurs testé en long et en large.
- Le grip MH16 : Ce manche orienté aviation militaire, qui ressemble au grip du HOTAS Warthog que nous avons testé ici.
- Le grip MA3X : Inspiré du manche de l’Airbus A320, il reprend les atouts du MH16 tout en s’adressant aux amateurs d’aviation civile.
- Le module d’Axe Z : Ce module ajoute un axe Z par torsion du manche, permettant de contrôler le lacet sans utiliser un palonnier.
- Le palonnier : Prévu prochainement, le palonnier a été brièvement présenté lors de la Gamescom 2024. Aucun détail supplémentaire n’est encore disponible, mais il suscite déjà l’intérêt.
- La manette des gaz : Également à venir, elle a été aperçue elle aussi en avant-première à la Gamescom 2024. On attend avec impatience plus d’informations sur ses fonctionnalités.
- Divers accessoires de fixation et option : Un interrupteur d’arrêt d’urgence ou E-Stop Switch a pour fonction de couper le FFB (Force Feedback). Le Flight Base Table Clamp permet de fixer solidement la base au bureau. Ensuite, le Flight Base Mount Adapter sert à monter la base ou la manette des gaz sur le bureau. Enfin, des add-ons pour la manette des gaz seront également disponibles.
Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à lire nos articles :
- Moza Racing : décollage imminent pour sa gamme Flight Simulator
- Moza Flight Simulator : les précommandes sont ouvertes !
- Ce qu’on attend de la gamme Moza Flight Sim
Que trouve-t-on de beau dans ces cartons ?
Nous allons commencer par un déballage complet. D’abord, le Grip Moza MA3X, suivi de l’axe Z, qui m’a donné le plus de fil à retordre lors de la réception de ma commande. Enfin, nous verrons l’accessoire permettant de fixer la base Moza AB9 FFB, une alternative intéressante pour ceux qui ne veulent pas investir dans des supports de bureau type MonsterTech.
MA3X
Dans l’emballage, on va trouver :
- La manche à balais Moza MA3X avec un 5 pin aviation
- 1 clé Allen
- 1 documentation
Il est à noter que le packaging, à l’instar du Moza MH16 et de la base Moza AB9 FFB, est tout simplement exceptionnel. C’est comme si on déballait son nouveau téléphone.
Axe Z
Dans l’emballage, on trouve un double carton :
- La module d’axe Z avec un 5 pin aviation du coté de la base et un 5 pin aviation en réception d’un grip
- 2 clés Allen : une de 3 et une de 4
- 1 vis pression de 3
- 1 documentation sur le carton à conserver
Flight Base Clamp
Dans l’emballage, on trouvera :
- Le lourd support de bureau
- 2 clés Allen : une de 3 et une de 4
- 5 vis de 3 mm, 3 vis de 4 mm courte et 5 vis de 4 de 10 mm de long
- 5 support de de serrage pour cadre aluminium
- 1 documentation sur le carton à conserver
Premieres rencontres
Le grip Moza MA3X s’inspire directement du manche à balai de l’Airbus A320 Neo. Entièrement en plastique, il est conçu avec un matériau que le fabricant qualifie de « qualité aéronautique ». Ce plastique noir brillant lui confère un aspect soigné, tout en restant très léger. Une bague en aluminium assure le serrage du connecteur 5 pins aviation sur la base. Côté commandes, on retrouve un bouton poussoir, un chapeau chinois également doté d’un bouton poussoir, un interrupteur à deux positions avec retour au centre, ainsi qu’une gâchette monoposition. Moza a fait appel à un fabricant reconnu, ALPS, pour l’ensemble des boutons, ce qui garantit ainsi une bonne qualité. Ce grip est proposé à 89 € HT, hors frais de transport.



Le module d’axe Z est un concentré de technologie intégré dans un cylindre en aluminium noir mat. Il se connecte à la base Moza AB9 FFB via un connecteur 5 pins aviation et se fixe à l’aide d’une bague en aluminium moletée. Ce module permet d’ajouter une rotation en lacet et d’y monter aussi bien un grip Moza que ceux d’autres marques concurrentes. Son activation se fait directement par l’alimentation de la base. Comme le MA3X, il est proposé au tarif de 89 € HT.




Enfin, le Flight Base Clamp est un support spécialement conçu pour la base Moza AB9 FFB. Avec ses 1,7 kg sur la balance et sa double tôle d’acier de 5 mm d’épaisseur, il respire la robustesse. Moza ne lésine pas sur la qualité avec ce support, qui permet de fixer solidement la base, que ce soit directement sur le bureau ou sous le plateau. Disponible pour 55 € HT sur le site de Moza, c’est un accessoire indispensable pour assurer une installation stable et sécurisée.
Installation sur le bureau
Je vais être totalement direct, vous commencez à me connaître. Je ne vois absolument pas l’intérêt de fixer une telle base directement sur le bureau. D’ailleurs, j’aborde ce sujet dans le test de l’AB9. Avec le module d’axe Z qui rajoute 10 cm, on se retrouve avec un joystick perché 50 cm au-dessus du bureau. Honnêtement, comment est-on censé jouer comme ça ? À moins d’adopter une posture debout… qui sait, peut-être une nouvelle méthode pour faire du sport.
Je n’ai pas pris de photo du Flight Clamp, et j’ai préféré vous montrer ma configuration avec mes supports Monstertech, qui permettent de fixer la base plus bas que le support Moza. Ainsi, ma main se trouve à 7 cm au-dessus du bureau. Ce n’est pas parfait, mais c’est suffisamment jouable. Cependant, après de longues sessions de vol, le bras finit par fatiguer. On aura donc tendance à privilégier le pilotage automatique et à n’utiliser le joystick que pour les phases critiques : décollages, approches et ajustements en vol.
Si vous jouez joystick au centre (avion de chasse et hélicoptère, notamment), l’expérience sera bonne. Il est à noter qu’on recommanderait un profilé plus long de 10 ou 20 cm pour plus de confort. En effet, comme il peut y avoir des à coups forts liés au pilotage, plus de longueur améliorait la précision. Ah et, petite spéculation au passage, j’imagine bien Moza nous sortir un pas collectif avec une AB9 à l’horizontal !
Installation et configuration software
L’installation de la Flight Base Clamp est très simple. Pour une utilisation optimale et ergonomique, il est recommandé de privilégier le montage sur le flanc, en exploitant les rainures de fixation. On commence par placer les cales de support en aluminium, puis on fixe le tout solidement sur la table, et voilà, le tour est joué. Le support est lourd et extrêmement stable, il ne bouge pas une fois bien serré. Cependant, je trouve que, avec la base, il est un peu trop haut, même avec le réglage de 7 cm. Quoi qu’il en soit, c’est du bon matos.
L’installation du module d’axe Z ou du Grip Moza MA3X sur la base est un jeu d’enfant. Il suffit de tirer légèrement le câble (environ 2 cm) pour le brancher à la base. C’est simple et rapide, mais attention à bien insérer la fiche dans le bon sens, même si le détrompeur est là pour éviter l’erreur. Cela s’applique à tous les joysticks, sauf chez Thrustmaster, et au final, ce n’est pas plus mal. Une fois la fiche en place, il suffit de positionner le joystick, de viser la bague en aluminium ou en acier, et le tour est joué.
Rappelons quelques étapes de base, qui peuvent paraître évidentes mais valent mieux être précisées. D’abord, on monte le module sur la base, puis on fixe le grip sur le module. Ensuite, on allume la base et on la laisse effectuer ses références sans aucune obstruction physique. Une fois cette étape terminée, on lance Moza Cockpit.
Du coté du Moza Cockpit
Dès que Moza Cockpit est lancé, on se dirige vers la section du grip et on sélectionne le MA3X.

Nous procéderons à une calibration pour éliminer les effets de cogging. Cette étape est nécessaire chaque fois que l’on change de manche à balais ou lorsqu’on retire le module d’axe Z. Ensuite, il faudra se rendre sur la page de la base pour référencer l’axe Z, car cette opération ne se fait pas automatiquement. En effet, l’axe Z n’est pas contrôlé par la base, ce qui nécessite de le calibrer manuellement à chaque utilisation.

Dernier point, et non des moindres : la mise à jour du firmware. N’oubliez pas de déconnecter tous vos autres périphériques avant de commencer. La mise à jour se déroulera sans problème, mais un redémarrage du logiciel ainsi que de la base vous sera demandé une fois celle-ci terminée.

Vous êtes enfin prêt à jouer ! Il est à noter que l’image du Grip Moza MA3X aurait été plus judicieuse sur la page d’accueil de Moza Cockpit. En outre, il est important de rappeler qu’il n’est nécessaire de mettre à jour le firmware que lorsque le module d’axe Z est monté sur la base.

Et en jeu, ça donne quoi ?
Pour rappel, je me considère comme un utilisateur averti, mais pas un expert. Il existe des professionnels qui utilisent ces simulations pour préparer leurs vols ou gérer des plateformes de contrôle aérien, et il y a donc des gens bien plus compétents que moi dans ce domaine. J’ai précommandé la base Moza AB9 FFB avec le Grip MA3X, ainsi que le module d’axe Z et son support. J’ai opté pour cet ensemble car je voulais me séparer, principalement, de mon Thrustmaster TCA Flightstick « full plastique ».
Comme vous l’aurez probablement remarqué en me lisant, les périphériques tout en plastique me gênent. Vous allez sans doute penser que je suis un écologiste de la première heure, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’aime simplement les produits de qualité. Il y a des produits qu’on remplace plus facilement au fil du temps, simplement parce qu’on les trouve moins qualitatifs. C’est exactement ce que j’ai ressenti avec mon Thrustmaster TCA Flightstick, sans même parler de la technologie du retour de force.
Quels réglages utiliser ? Je suis perdu !
Pour aborder ce sujet délicat, je tiens à préciser qu’il n’y a absolument aucune honte à demander de l’aide à la communauté, surtout si l’objectif est de se rapprocher du réalisme de certains simulateurs. En ce qui concerne Moza, il existe un Discord dédié. Comme je l’ai déjà mentionné, Moza Flight Sim propose des profils, notamment pour les jeux compatibles, ce qui constitue une bonne base pour démarrer. Il est donc conseillé de partir de ces presets et, à partir de là, ajuster votre ressenti via Moza Cockpit. De toute façon, tout passe par le logiciel maison.
Cela dit, je vais maintenant partager avec vous mes impressions sur les jeux suivants. Le paramétrage du jeu est crucial pour garantir une bonne interaction entre la base, le logiciel et le simulateur. Bien entendu, chaque jeu nécessitera des réglages différents.
Microsoft Flight Simulator 2020 / 2024
Dans un simulateur de vol, le réalisme est primordial. Pour l’aviation civile, l’idéal serait d’utiliser un Yoke, afin de se rapprocher au plus près de la réalité. Mais on en a pas encore ! Alors, pour profiter pleinement de cette expérience, il est nécessaire de suivre certaines étapes, comme on l’a vu dans le test de la base AB9 FFB. Tout d’abord, il faut installer le Simconnect SDK via l’onglet développeur des réglages. Ensuite, il est important de configurer le bon chemin d’accès dans le logiciel Moza Cockpit, ainsi que tous les sous-chemins associés. Une fois tout cela effectué, vous pouvez affecter les axes de la base aux différentes fonctions de pilotage. Attention, l’axe Z devra être correctement renseigné pour le palonnier, sous peine de ne pas fonctionner.
En ce qui concerne la position de pilotage en mode pilote, le joystick se trouve au centre du bureau, tandis que la manette des gaz du Thrustmaster Viper TQS Mission Pack est placée sur la droite. Dans cette configuration, l’utilisation d’un quadrant de manette des gaz serait plus appropriée, mais, à ce jour, je n’en dispose pas encore.
Daher TBM 930

J’ai chargé le profil Moza pour le Textron Cessna C172. Bien que mes heures de vol avec ce modèle soient limitées, ce n’est pas suffisant pour ajuster parfaitement les paramètres. Cependant, même sans des réglages parfaits, le ressenti est déjà extrêmement agréable. On ressent clairement le moteur et le couple moteur à travers les axes. En étant attentif, on peut même percevoir le pas de l’hélice. En vol, les effets du vent sont particulièrement bien simulés : un Mistral dans le dos allège l’avion, tandis qu’un vent de face au décollage augmente la résistance. Dès que la vitesse permet d’atteindre la portance, la sensation change complètement : on sent à quel point l’aéronef se promène dans le ciel !
Le grip reste agréable en main, bien que, après quelques heures de vol, il ait tendance à glisser un peu et à se marquer avec la transpiration. Le poids du joystick influe sur le comportement de la base, et après avoir vérifié avec et sans la calibration du cogging, il est clair que les sensations diffèrent. Il est donc nécessaire de recalibrer à chaque changement de preset. Honnêtement, à ce stade, même sans avoir trouvé le profil parfait, c’est un véritable régal.
Airbus A320 Neo

Position en en pilote (à la gauche du cockpit) et je bascule ma manette des gaz Thrustmaster Warthog à droite à default de quadrant. J’ai chargé le profil de l’Airbus A320 de Moza et, après quelques ajustements, je me suis lancé dans un petit tour de vol. Cependant, mes sensations étaient moins bonnes que lors de mon précédent test. La main glisse régulièrement dès que la poignée repose sur le repose-poignée, ce qui n’est pas très agréable. L’accès aux boutons au niveau du pouce est correct, tout comme la gâchette, mais le bouton à 2 positions est quasiment inutilisable.
Non seulement j’ai été déçu par mon ressenti, mais c’est lorsque mes yeux se sont enfin posés sur le manche du pilote dans la simulation que j’ai réalisé que le Moza MA3X est en fait le manche à balais du copilote. Ni une ni deux, je réinverse tout et je recommence mon vol. Je modifie ma position dans la simulation pour passer en copilote, et c’est à ce moment-là que j’ai pu à nouveau ressentir mes premières sensations de vol. Et quel plaisir avec ce grip là ! Le comportement en vol est irréprochable. On ressent un feeling extrêmement agréable, presque immersif. L’avion réagit avec une précision parfaite à chaque mouvement du grip.
En revanche, du côté du module d’axe Z, je suis moins convaincu. Je le trouve trop réactif et pas assez précis. Il me semble même plus imprécis que mon Thrustmaster TCA Flightstick actuel, ce qui m’a un peu dérouté. Après un petit tour sur Discord, la vérité m’a été dévoilée : la communauté et l’équipe de Moza m’ont confirmé l’inverse. En réalité, il est très précis, peut-être même trop, et du coup, il faut appliquer une courbe d’axe assez plate pour se rapprocher du comportement d’un palonnier. Vous savez quoi faire !
Digital Combat Simulator – DCS
Le simulateur de combat aérien par excellence, DCS, est sans conteste le jeu de combat aérien le plus réaliste auquel nous puissions jouer en tant que simmers. Le réalisme y est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont au cœur de l’expérience. Moza a fait le choix de développer en priorité un grand nombre de profils pour ce jeu. De nombreux aéronefs sont déjà disponibles avec leurs profils dédiés. Certains nécessitent encore des ajustements, mais la communauté d’anciens pilotes de chasse s’investit activement pour affiner et faire évoluer ces profils dans la bonne direction.
DLC F-14 A/B Tomcat
Pour le Grumman F-14B, j’opte pour une position centrale de la base. Le module d’axe Z me sert de rallonge. La manette des gaz du Thrustmaster Warthog est positionnée sur la gauche afin de pouvoir gérer les deux réacteurs du Grumman.
J’ai utilisé le profil du F-14B de Moza, avec une légère modification proposée par la communauté, ainsi que la fonction spéciale du trim que propose aussi le MA3X. Il y a beaucoup d’informations dans le manche, et j’ai l’impression de mieux ressentir les informations de force feedback que sur le MH16 de Moza. On a tellement de sensations que c’est vraiment grisant. En revanche, le manque de boutons, même sur un vieux F-14, reste un point préjudiciable.
Du côté de l’axe Z, je commence à mieux l’appréhender. J’ai une nouvelle fois raté un appontage, principalement à cause de la gestion du palonnier à la poignée. Je crois que ce n’est pas pour moi et je préfère utiliser mes pieds. J’en ai aussi raté un ravitaillement en vol, malgré un changement de courbe.

DLC Mustang P-51 D
Position centrale de la base, avec le module d’axe Z me servant de rallonge de 10 cm pour cet avion de légende. La manette des gaz trouve naturellement sa place sur la gauche, assez près du fauteuil.
Bon, comment dire cela… Le testeur n’est peut-être pas au top, il faudrait que SuperChicane change de pilote ! Une nouvelle fois, je me suis écrasé. Est-ce l’avion, le pilote (probablement) ou les périphériques ? Je dois absolument trouver une solution. J’ai finalement pris la décision de bloquer le module d’axe Z avec la petite vis qu’on doit garder précieusement ^^. Elle a effectivement son utilité.
Malgré tout, j’ai voulu continuer ma progression dans mon vol avec le Mustang. Je l’appréhende désormais mieux. Le profil DCS pour le Mustang est très prometteur et nécessitera quelques affinages, mais c’est normal, vu que le logiciel Moza Cockpit évolue très régulièrement. Le Grip a tendance à se marquer de la transpiration. C’est un peu dommage. Il faudra penser à passer la lingette pour le nettoyer.

Star Citizen
Star Citizen est un jeu de simulation en développement continu, et je vous en parle fréquemment car je le considère comme le futur du genre. J’ai désactivé le retour de force (FFB) de ma base Moza pour le tester. Comme mentionné précédemment, j’ai investi dans cette base et ses accessoires précisément pour me passer de mon Thrustmaster TCA Flightstick, que j’utilise principalement pour Star Citizen en configuration HOSAS. Petit rappel : HOSAS signifie Hands On Stick and Stick, un double joystick : l’un pour les mouvements (pitch, yaw, roll), et l’autre pour les straffes.
Mirai Guardian
C’est le dernier vaisseau de chez Cloud Imperium Games, et je n’ai pas trop l’habitude de piloter avec celui-ci, surtout qu’il est très agile. C’est d’ailleurs pour cette raison que je l’ai choisi. Avec la bonne courbe d’axe Z (celle que j’utilise habituellement avec le TCA), et bien que le MA3X ait une forme adaptée au copilotage d’un Airbus, il reste très agréable en main. Bien sûr, on retrouve les défauts d’un grip en plastique brillant, mais au niveau des mouvements, et avec l’axe Z, tout est précis et juste. L’apport de la précision accrue du module d’axe Z est clairement perceptible sur ce type de vaisseau.

Origin Jumpworks 400i
Dans le même esprit que précédemment, j’ai décidé de ne pas tester sur un vaisseau de transport comme d’habitude, mais plutôt sur un vaisseau multi-crew véloce. Le 400i est celui que j’ai choisi, car c’est l’un de mes vaisseaux préférés. Les sensations sont excellentes, particulièrement lors des phases d’atterrissage et pendant les combats spatiaux. Après quelques ajustements sur la courbe d’axe, tourner autour d’un astéroïde devient facile malgré le poids du vaisseau. Le grip MA3X ressemble beaucoup au manche à balais de contrôle du vaisseau. On se rapproche du réalisme, et c’est vraiment plaisant.

Et la compatibilité dans tout cela ?
Un grip doit être compatible avec les produits des confrères afin que nous, en tant que joueurs, puissions avoir l’immersion la plus agréable possible. Tout le monde ne fabrique pas le manche à balais du F14-A et pourtant, quand on joue à DCS, il est très agréable de pouvoir utiliser ce grip d’origine Virpil ou VKB dans un jeu comme DCS.
La base Thrustmaster A.V.A.
À ma grande surprise, lorsque j’ai positionné le joystick Moza MA3X sur ma base A.V.A., il a été automatiquement reconnu et fonctionnel. Bien entendu, nous avons accès aux 9 positions des boutons, sachant que le bouton sur le côté du pouce, le bouton 4, est toujours allumé. Rien de plus normal, vu que c’est la position centrale du bouton à 3 positions. Les sensations sont là. Le hrip est précis dans les mouvements, même au niveau du trim, qui, par contre n’est plus un axe, mais un bouton on/off. C’est presque plus simple à gérer pour un néophyte. Ça donne presque la banane de piloter un Airbus A3X, et ce même sur une courte distance.
Là où cela se complique, c’est la compatibilité du module d’axe Z qui, lui, n’est pas détecté. Cela me semble logique, car on entre dans un accessoire dédié avec un axe nécessitant un driver et une alimentation. Autre surprise, le support Flight Base Clamp quant à lui, est compatible sans modification pour une fixation par le dessus. On ne fixera pas la totalité des vis, mais on peut fixer l’A.V.A rapidement avec 2 vis.
La Base Magnétique Thrustmaster du Warthog
Vérifier une intuition par acquis de conscience, quand on est journaliste, c’est faire son travail. Non pas parce que je suis journaliste ou prétends l’être, mais du coup, j’ai fait le même test que pour la base AVA. Alors, vous me direz peut-être quelle est la réponse. Très facile : il suffit de faire coller une partie de la base modulaire AVA de Thrustmaster. Tout marche, tout fonctionne, et on peut dire que les sensations sont là. Je pense que, même si le Grip Moza MA3X est tout en plastique et que je n’affectionne pas particulièrement cette matière, cela peut être un bon investissement pour l’immersion dans un vol en Airbus.
Virpil Control Mangoost CM-3
J’aurais souhaité tester la compatibilité avec la base Virpil Controls, mais celle-ci arrivera malheureusement après la publication de ce comparatif. Cependant, dès que je la recevrai, j’effectuerai les tests et je mettrai à jour le comparatif en conséquence (ndlr : je compte sur toi Fred !).
Mais qui parle de concurrence ?
Difficile de parler de concurrence à ce stade, car il n’y en a pas vraiment, sauf si l’on bascule dans le domaine professionnel pour un manche à balais Airbus. Quant au module d’axe Z, il est exclusivement compatible avec la base AB9 FFB de Moza. En revanche, pour le support, je vous propose ma solution, mais on sort alors de cette gamme de prix.
WINWING A3xx

WinWing a été le premier à se positionner comme une alternative sérieuse face à Thrustmaster et VKB. Ils se sont spécialisés dans les accessoires complémentaires pour les cockpits DIY, notamment avec des éléments très réalistes inspirés du McDonnell Douglas F-16A. Leur logiciel, quant à lui, est plus avancé que ceux des concurrents, mais il demande un certain niveau d’expertise.
268,75 € HT, article en fin de vie, conception en aluminium… Voilà la perle rare, mais comme mentionné sur leur site, il n’est plus fabriqué pour le moment. Nous pouvons nous permettre de rêver un peu vers une V2, car WINWING nous propose actuellement une série d’accessoires pour les Airbus A3XX. Nous avons les FCU et EFIS (ordinateur de vol), ainsi que la dernière nouveauté en date, le MCDU (Flight Panel). En attendant, si vous cherchez une alternative, vous pouvez vous tourner vers le URSA MINOR Airline Joystick (à 79,90 dollars), compatible PC. Et celui-là, on compte bien vous le tester, car il propose un moteur haptique !
Thrustmaster TCA Sidestick Airbus Edition ou T.16000M

La conception du T.16000M et du TCA Sidestick de chez Thrustmaster est identique, avec pour seule différence, la forme du grip. Ces joysticks sont les seuls de la gamme flight sim de Thrustmaster à être totalement ambidextres. Ils permettent, d’un simple changement de support pour le pouce, de jouer aussi bien main droite que main gauche. Le grip est équipé de trois axes : Pitch, Yaw et Roll, qui utilisent la technologie H.E.A.R.T. (pour Hall Effect Accurate Technology). Petite parenthèse : inaugurée en 2009 avec le T.16000M – qui, rappelons-le, existe depuis 15 ans – cette technologie repose sur des capteurs magnétiques 3D à effet Hall. Ces derniers garantissent une excellente précision. Quant au quatrième axe, c’est un slider qui fonctionne comme une manette des gaz, avec une position de début qui signale un arrêt complet du moteur.
Les deux sont vendus à 69,99€. Il faut compter 119,99€ pour la version Xbox, avec des boutons supplémentaires. À noter que Thrustmaster vend une version duo (T.16000M FCS SPACE SIM DUO) pour les pratiquants de space sim. Avec deux joysticks, c’est l’idéal pour jouer à la fois à la main droite et à la main gauche. Le tout pour 129€, ce qui reste très accessible.
MonsterTech
MonsterTech a été fondée en 2016 par les frères Marc et Olsen Wagner. Cette entreprise allemande s’est spécialisée dans la conception de solutions haut de gamme, principalement destinées aux passionnés de simulation aérienne et spatiale, mais pas seulement. En effet, depuis cette année, MonsterTech développe également des solutions pour le sim racing. En l’espace de quelques années, l’entreprise s’est rapidement imposée comme un leader grâce à des produits innovants et de qualité supérieure.
Support de bureau

La conception du support de bureau pour joystick HOTAS repose sur une stabilité absolue. Le support doit être fermement fixé à la table et ne doit pas vaciller, même sous une forte pression. Le joystick ou la manette des gaz doit pouvoir être retiré rapidement afin de ne pas modifier l’utilisation du bureau en cas de besoin. Les plaques de montage ont été adaptées individuellement à la forme et aux exigences de chaque joystick ou manette des gaz. Elles sont disponibles séparément et peuvent être commandées à nouveau si nécessaire. La hauteur des plaques de montage pour le joystick ou la manette des gaz peut être ajustée et fixée en continu. La sauterelle de serrage d’origine Bessey (un des leaders mondiaux des systèmes de serrage) garantit une fixation sûre et fiable.
J’ai possédé, pour ne pas dire que je possède encore, ce système de montage. J’ai simplement adapté ce système à un rail pour bureau que vous pouvez voir sur mes photos habituellement. Tout le matériel de MonsterTech est versatile, donc pas besoin de tout recommander à chaque fois.
Mon avis sur ses accessoires
Il est temps de vous résumer un peu mes sensations avec ces différents accessoires.
MA3X
Pour commencer, je trouve que le Grip Moza MA3X est un très bon grip à bien des égards. Cependant, c’est sur l’ergonomie que ça pêche un peu. Bien qu’il soit censé être une réplique du manche à balais de l’Airbus A320 Néo, il est en réalité plus adapté au copilotage de l’avion. Ce que je veux dire par là, c’est que Moza n’a pas choisi de faire un manche ambidextre, contrairement à Thrustmaster avec son TCA Flight Stick Airbus Edition, qui permet de changer les deux modules situés sur la partie supérieure du grip pour passer en main gauche.
Il faut donc le positionner à droite afin que la main puisse reposer naturellement sur l’embase. Après, si vous n’êtes pas trop attaché au réalisme, ce n’est pas un problème. On regrettera simplement qu’il aurait pu être parfaitement utilisable à gauche si la partie extérieure était un peu plus large.
Autre inconvénient selon moi : le grip est entièrement en plastique brillant, ce qui me dérange un peu. Il se salit rapidement et nécessite un nettoyage fréquent. J’aurais préféré un plastique granuleux ou mat, qui éviterait cette sensation désagréable après plusieurs heures de jeu. Cela dit, c’est un point purement ergonomique qui ne gêne en rien son utilisation.
En revanche, bon point pour les boutons qui fonctionnent bien. Mention spéciale au chapeau chinois du trim, que je trouve plus précis que sur le MH16. Bien qu’il s’agisse du même modèle, son positionnement est plus ergonomique.
Moza Z-Axis
Le module d’axe Z est un accessoire précieux pour ceux qui ne possèdent pas de palonnier. C’est un bel objet, mais il faut penser à le recalibrer à chaque changement de profil. Il est très précis et demande une bonne prise en main. Il faudra quelques heures de vol pour l’appréhender pleinement. De plus, il est essentiel de modifier les courbes de l’axe afin de ralentir le mouvement du palonnier pour l’avion utilisé. C’est sans doute la partie la plus délicate et qui variera d’un avion à l’autre. Vous êtes prévenus !
Flight Base Clamp
Pour conclure, la Flight Base Clamp est indispensable si vous n’avez pas de support Monstertech ou d’autres alternatives. C’est un accessoire essentiel pour votre base Moza AB9 FFB. À un prix très compétitif, elle est rigide, avec une épaisseur de 5 mm, et permet de bien positionner la base. La fixation est solide. Le seul bémol réside dans la possibilité de ne régler la hauteur de la base que de 7 cm, ce qui est trop juste à mon goût.
Conclusion
Pour conclure, ai-je fait le bon choix en achetant ces accessoires ? Ai-je eu le nez creux lors de ma précommande ? J’aimerais pouvoir répondre oui sans hésitation, mais je reste un peu sur ma faim.
Le grip Moza MA3X est plutôt bon pour 89,00 € HT. Il conviendra aux pilotes de liner, mais avec une base à 600 €, j’aurais préféré un manche à balais en aluminium, au moins de la même qualité que le Moza MH16, quitte à payer un peu plus cher. Je regrette aussi que ce grip soit conçu pour le copilote. Moza a choisi de concurrencer le Thrustmaster Warthog, ce qui signifie que la manette des gaz est dédiée à la main gauche, imposant ainsi automatiquement un grip main droite.
Concernant l’axe Z, ce n’est pas ma tasse de thé. Pourtant, j’ai l’habitude d’utiliser un grip avec torsion de poignée sur Star Citizen, mais ici, ça ne me convient pas. L’ensemble est trop haut. Pourquoi ne pas avoir suivi l’exemple de Virpil avec son Grip Constellation Alpha, où l’axe Z est intégré directement ? Cela aurait permis un design plus compact et plus ergonomique. Cela dit, si vous n’avez pas de support pour la base, investir dans le Base Flight Clamp est vivement recommandé.
Bref, vous l’aurez compris, je suis mitigé. Je ne regrette pas mon investissement, mais je ne suis pas totalement convaincu non plus. Le MA3X trouvera sûrement son intérêt pour des vols moyen et long courrier, mais j’espère qu’il ne finira pas à prendre la poussière, comme risque de le faire le module d’axe Z. Enfin, si vous n’avez pas la base Moza AB9 FFB et que vous cherchez un grip pour votre base modulaire, c’est un bon choix… et il le restera.
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