Test : Moza MTP, la nouvelle référence des manettes des gaz ?

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Aujourd’hui, on prend place aux commandes du F/A‑18A/C avec un accessoire qui a fait parler de lui : la manette des gaz MTP de Moza Flight. Entre innovations, sensations et petites surprises, attachez vos ceintures : je vous emmène pour un test complet de cette Moza MTP !

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Préambule

Ce test de la manette des gaz MTP a été réalisé avec du matériel prêté par Moza Flight, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en remplaçant notamment mon setup habituel. Vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.

Un peu de contexte

Voilà un peu plus d’un an que Moza Flight a mis un sacré coup de pied dans la fourmilière de notre petite communauté de flight simmers. Moza a débarqué avec sa base à retour de force, la Moza Flight AB9 FFB, que nous avions d’ailleurs testée sur le site (que vous pouvez lire ici). Le force feedback, technologie oubliée par presque tous les fabricants de périphériques, revenait enfin, et c’est avec un large sourire que nous l’avons accueilli.

Petit rappel pour les nouveaux venus : si le force feedback est bien connu dans le sim racing, il avait totalement disparu du flight sim. Enfin… pour nous, simples mortels. Les pros, eux, avaient toujours accès à cette techno via du matériel dédié. Les plus anciens se souviennent sans doute que Microsoft avait été pionnier sur ce segment avec la gamme SideWinder et son SideWinder Force Feedback Pro, sorti en 1997 : un véritable graal à l’époque, que nous avons eu la chance de tenir entre nos mains. Alors forcément, quand la technologie refait surface, tout le monde tend l’oreille… et garde un œil attentif.

Lors du lancement de la base AB9 FFB, Moza Flight a proposé à la communauté, en parallèle, une manette des gaz pour compléter l’ensemble. Le seul hic : elle n’était pas disponible au moment du lancement et n’est arrivée qu’entre février et mars 2025. Plusieurs petites subtilités ont été modifiées par rapport à la Flight Sim Expo 2024, mais aussi à la Gamescom 2024, que Olive et sa délégation avaient couvertes.

La manette des gaz Moza Flight MTP, c’est quoi ?

La manette des gaz MTP Panel pour « Moza Throttle Panel » est une manette en plastique et aluminium qui s’inspire fortement de celle du McDonnell Douglas F/A-18C Super Hornet. Elle en reprend principalement la forme ainsi que les fonctions. Le résultat : une manette des gaz avec 27 boutons programmables pouvant générer 71 positions5 axes, 65 000 points de résolution sur les deux principaux et deux moteurs haptiques intégrés, contrôlables via le logiciel maison, Moza Cockpit. Elle est désormais disponible au prix de 359,00 €.

Pour les novices, le F/A-18A ou sa version C Super Hornet, c’est un peu la Ferrari de l’armée américaine. L’avion a d’ailleurs été mis à l’honneur dans le film Top Gun: Maverick avec Tom Cruise. Je ne vous cache pas que je suis un vrai aficionado : même s’il est aujourd’hui dépassé, c’est l’un des avions les plus beaux jamais construits. Après, les goûts et les couleurs… il en faut pour tous !

Une manette des gaz non officielle

Moza ne possède pas la licence US Air Force détenue par Thrustmaster et ne peut donc pas reproduire fidèlement l’implantation des commandes de vol de l’avion. Seule les deux manettes de gestions des moteurs sont des répliques exactes du F/A-18C, avec un ou deux petits ajustements qui permettent à MOZA de rester en dehors du cadre de la licence. Le positionnement des boutons est légèrement différent de la manette originale.

Une autre différence majeure avec l’original, c’est le fonctionnement même de la manette. Sur un F/A-18A, le mouvement est linéaire avec des crans. Ici, on reprend la cinématique classique du quadrant cranté pour l’arrêt complet et le passage en postcombustion. Ce ne sont que quelques détails par rapport à l’avion réel, mais les hardcore simmers ou ceux qui veulent construire un cockpit authentique devront regarder ailleurs. Pour tous les autres, c’est ici que ça se passe !

À noter qu’il existe également un panneau additionnel distinct, qui peut être utilisé avec ou sans la MTP. Baptisé MLTP pour Moza Landing Take-Off Panel, il est spécialement conçu pour les phases d’atterrissage ou d’appontage. Il est disponible sur le site de Moza au prix de 159,00 €. 

MOZA announces force-feedback yoke, MTP throttle, and MTLP Panel for ...

Première rencontre

Fidèle à ses habitudes, Moza Racing, via sa division Flight, propose un packaging d’exception. On retrouve presque cette sensation systématique qu’on a en ouvrant un produit Apple. En revanche, possédant une manette des gaz Thrustmaster Warthog depuis plus de dix ans, ma première surprise, c’est le poids général de l’ensemble. Le carton se révèle assez léger, un point qu’il faudra sans doute examiner de plus près lors du test.

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?

Tout est là, rien ne manque. Moza Flight n’est pas avare et pense à tout : visserie, kit de montage… rien n’est oublié. C’est un vrai bon point à leur actif, il faut le souligner. En Europe, on a parfois tendance à négliger ces petits détails pourtant essentiels pour nous, consommateurs. Ici, vous trouverez donc :

  • La manette des gaz Moza Flight MTP
  • Une documentation technique
  • Une planche de stickers Moza
  • 4 patins anti-dérapants supplémentaires
  • Un lot de 4 clés BTR pour les réglages et ajustements
  • Un câble USB-A vers USB-B se connectant sur la MTP
  • Un câble RJ12 vers RJ12 pour le relais vers la base AB9 FFB
  • 4 vis BTR de 6 courtes avec rondelles
test Moza MTP

Une manette un peu légère

La légèreté est bien au rendez-vous… peut-être trop, à mon goût. Avec seulement 2,179 kg sur la balance, soit un kilo de moins que la manette des gaz Warthog, on sent clairement un choix de conception de la part de Moza. Le châssis est en plastique, rigidifié par deux plaques d’aluminium sérigraphiées Moza sur les côtés. En soi, ce n’est pas dramatique, mais rappelons qu’on est censés être sur un produit haut de gamme.

Pour compenser, la manette des gaz elle-même est en aluminium de grade aviation, comme sur la base AB9 FFB. Alors, est-ce vraiment un défaut que le tout soit aussi léger ? Dessous, deux gros patins antidérapants assurent la stabilité, et Moza fournit en plus quatre petits patins supplémentaires pour renforcer l’adhérence sur le bureau. On devine que ce choix d’un ensemble plus léger a été fait pour que ces patins jouent pleinement leur rôle.

Fred, lui, râle parce que c’est du plastique… mais heureusement, l’aluminium est bien là pour relever le niveau.

test Moza MTP

Des fonctions en pagaille

De droite à gauche, on commence avec un bouton rotatif infini destiné à la gestion de la lumière. Celle-ci peut être contrôlée soit via le logiciel Moza Cockpit, soit directement par la télémétrie du jeu si celui-ci est compatible.

Vient ensuite une première rangée de trois interrupteurs on/off à position maintenue, pensés pour gérer l’alimentation.

Juste en dessous, une deuxième rangée de trois interrupteurs : le premier est à trois positions, les deux suivants à deux positions. Petite attention de conception : celui du milieu est légèrement plus grand, histoire de bien le différencier au toucher.

On retrouve ensuite un sélecteur à quatre positions, suivi d’un sélecteur rotatif infini à huit positions non différenciées. Par défaut, ces derniers peuvent s’interchanger rapidement, mais sans distinction tactile particulière.

test Moza MTP

Dans la deuxième partie du panneau, toujours de droite à gauche, on retrouve d’abord un bouton rotatif infini pour le trim gauche-droite, accompagné d’un bouton poussoir de réinitialisation très pratique en vol. Juste à côté, un petit axe supplémentaire permet un mini-trim haut-bas, particulièrement souple.

Viennent ensuite deux boutons rotatifs infinis, placés côte à côte, et en dessous, deux interrupteurs dédiés aux lumières de l’aéronef.

La gestion de l’antenne est, elle, parfaitement identifiée : un interrupteur à trois positions qui ne laisse aucune place à l’erreur.

Enfin, pour clore cette section, on trouve deux interrupteurs pour le démarrage de l’APU, avec LED de contrôle, ainsi qu’un autre interrupteur à trois positions orienté de gauche à droite. La qualité des boutons est irréprochable, digne de la marque et conforme aux standards de l’industrie. Dommage en revanche que les sélecteurs ne soient pas au même niveau.

test Moza MTP

F-18, je t’aime, moi non plus !

Le F/A-18A/C se distingue par une commande assez proche de celle de l’A-10 Warthog, mais dans une version plus moderne. L’appareil de Fairchild remonte aux années 1970, et pourtant ses commandes de vol sont restées une référence, reprises et adaptées sur d’autres avions. McDonnell Douglas a affiné le concept avec une ergonomie repensée et un positionnement des boutons latéraux qui tombent naturellement sous le pouce.

Ainsi, sur le côté de la manette des gaz, le pouce vient se poser sur un bouton à quatre positions assorti d’un poussoir, tandis que sa deuxième phalange tombe sur un bouton en forme de haricot, lui aussi à quatre positions avec fonction poussoir. Juste en dessous, on trouve un bouton rond nervuré à trois positions, avec retour au centre sur la position arrière. Enfin, un simple bouton poussoir complète le tout, dont l’accessibilité dépendra de la configuration choisie pour installer la manette.

À l’avant, on retrouve un mini-stick accompagné d’un poussoir, ainsi qu’un bouton de zoom avant/arrière situé juste sous le majeur – parfait pour accéder rapidement aux fonctions avancées du F/A-18A/C. On y ajoute deux interrupteurs poussoirs et un troisième à trois positions pour compléter l’ensemble.

Enfin, les palettes d’inversion et de coupure moteur sont en plastique. Et là, petite déception : leur texture n’est pas des plus agréables, et j’aurais nettement préféré les trouver en aluminium.

test Moza MTP

Montage de la manette

Aucun montage n’est nécessaire, tout est prêt à être posé sur le bureau. Lors de la phase de réglage, nous ferons simplement les deux petits ajustements nécessaires pour rendre votre manette des gaz optimale.

Le principal écueil à connaître concerne les quatre petits patins antidérapants : il faut absolument les placer aux extrémités de la manette. Si vous les oubliez, ou si vous les positionnez mal, le problème se fera sentir dès les premières poussées de gaz. La raison ? Les patins initiaux sont trop petits, et la légèreté de la manette accentue le risque de glissement. Moza a prévu une plaque de support pour la MTP, mais cet accessoire devient quasi indispensable si vous utilisez la manette sur un bureau.

Sans surprise, la MTP de Moza Flight s’adapte parfaitement aux supports de bureau Monstertech, même sans la plaque spécifique. J’ai eu la chance de constater cela grâce à des modifications que j’avais faites sur la plaque de la manette Thrustmaster Warthog pour la TQS du même fabricant : elles coïncident parfaitement avec les perçages de la MTP. Moza a vraiment pensé cet aspect, avec pas moins de huit trous M6 pour faciliter la fixation.

Défaut d’ergonomie ou simple adaptation, difficile à dire : lorsqu’on est habitué au même matériel, le moindre changement se fait immédiatement sentir. Moza a placé les boutons sur le côté gauche, avec peu de commandes sur le dessus ou en dessous de la MTP. Rien de vraiment déroutant, mais il faudra un petit temps de prise en main, surtout en VR – nous y reviendrons plus tard. Rassurez-vous, les commandes que nous utilisons le plus en vol restent toujours à portée de main.

Installation logicielle

Comme à notre habitude, nous allons utiliser le logiciel propriétaire maison Moza Cockpit dans la version 1.06.41. Pour éviter tout souci lors de la première utilisation, j’ai préféré brancher la MTP directement sur le PC afin de procéder à la mise à jour du firmware nécessaire.

test Moza MTP

Première surprise : la procédure d’allumage de la MTP. C’est un petit plus, mais franchement, j’aime beaucoup. La manette des gaz s’allume secteur par secteur, dans son vert militaire. MOZA aurait pu nous permettre la possibilité de changer la couleur, mais rappelons qu’il s’agit ici d’une manette des gaz spécifiquement dédiée au F/A-18A/C.

Test des commandes et réglage haptique bien pratiques

Nous passons maintenant au panneau de réglage dédié à la manette des gaz. Il permet de tester les 72 commandes avec leur numéro associé, ce qui est très pratique pour vérifier le bon fonctionnement des boutons. C’est bien plus ergonomique et visuel que le Windows Game Panel. Pensez simplement à calibrer les axes : je l’ai fait une seule fois, sans aucun souci, et il n’est plus nécessaire de recommencer à chaque redémarrage, sauf après une mise à jour du firmware.

test Moza MTP

Une des particularités de la MTP de Moza, ce sont ses deux moteurs haptiques. Un onglet est dédié au retour de force, même si l’effet reste davantage proche d’une vibration. Plusieurs paramètres sont réglables, les plus importants étant les flaps et la poussée. Un autre onglet permet de gérer les vibrations du moteur, que ce soit pour un jet ou un avion à hélices.

Ma question : peut-on ressentir dans la manette le tir du canon mitrailleur de notre F-18A/C ? Personnellement, je trouve cette option secondaire peu pertinente, mais pour le fun, ce serait amusant de l’avoir. 

test Moza MTP
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Les réglages de la manette

Deux réglages principaux sont disponibles sur la manette. Le premier, classique sur les manettes des gaz, concerne la friction de la manette elle-même. Ce n’est pas crucial en soi et ce n’est pas un paramètre que l’on change sans arrêt, mais il a le mérite d’être indépendant. Il se règle via l’une des deux vis situées juste au-dessus de la manette.

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est pour les crans de la manette. Moza Flight permet de gérer le positionnement des crans de postcombustion ou d’inversion de poussée, avec deux options. La première consiste à régler le paramètre de postcombustion via le logiciel. La deuxième, selon moi la plus pertinente, est de modifier physiquement les crans. Fred s’est un peu emballé là-dessus… peut-être à tort, mais pas totalement.

Sur la TQS de Thrustmaster, les crans sont métalliques et très prononcés – je vous renvoie au test pour les détails. Ici, le crantage est en plastique et modulable. On peut, par impression 3D, accentuer le cran pour la postcombustion, ou au contraire le supprimer pour obtenir une poussée plus linéaire, idéale pour le space sim. Bref, on peut adapter la manette et créer son propre profil. 

test Moza MTP

Et si on branche la MTP à la base AB9, ca explose ?

Et si on branche la MTP à la base AB9, est-ce que ça pose problème ? Absolument pas. La principale différence concerne l’allumage de la base : lorsqu’on utilise la AB9 FFB comme hub, elle s’allume directement, et on perd donc l’effet d’éclairage qui me sert habituellement de test.

Avec les plans futurs de Moza, vus à la Flight Sim Expo 2025, les nouveaux périphériques pourront se connecter à la base via un seul outil de communication. On retrouve ainsi la même logique que dans le sim racing, avec un système centralisé et pratique. 

Et en jeu, ça donne quoi ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris que la sensation de vol procurée par la manette des gaz MTP correspond parfaitement à notre quête de pilotage d’un F/A-18A/C. Même si le positionnement exact des commandes n’est pas respecté à la lettre, l’interprétation reste fidèle. J’ai également utilisé la fonction de luminosité pour gérer la télémétrie.

Pour ce test, je me suis efforcé d’utiliser non seulement un grip Moza Flight, le MH16 avec son petit add-on, mais aussi le Virpil Constellation Alpha Prime pour le HOSAS sur Star Citizen. J’ai modifié les avions testés afin de me concentrer principalement sur le F/A-18A/C, pour être au plus près de la sensation de réalisme. La base Moza AB9 a été utilisée avec les réglages FFB adaptés à chaque avion.

Microsoft Flight Simulator 2024

Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accumuler plusieurs périphériques. Grâce à la « polyvalence » de la manette des gaz de MOZA, il est possible d’ajuster la friction et la gestion du crantage. J’ai donc fait les adaptations nécessaires afin de me coller le plus possible à la réalité.

Daher TBM930

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite, en version copilote. Mon réglage est le suivant :

  • Friction souple
  • Inverseur de poussé actif
  • Cran de post combustion retiré
test Moza MTP

Ce que j’adore immédiatement : la possibilité d’inverser la poussée sur le simulateur. Plus besoin de faire intervenir le personnel de piste pour reculer… pas très réglementaire, tout ça !

J’apprécie beaucoup la MTP de Moza, car elle reste pleinement dans son domaine d’action. Elle réagit bien et s’avère aussi précise qu’une Thrustmaster Warthog, avec plus de 65 000 points de résolution par axe. Sur ce point, Moza a déjà remporté un succès avec cette manette des gaz : la précision

Airbus A320-Néo

On passe reste dans l’aviation civile et on enchaîne avec le nouveau liner de chez Airbus. Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite en version copilote. Mon réglage est le suivant :

  • Friction moyenne
  • Inverseur de poussé actif
  • Cran de post combustion retiré
test Moza MTP

Après avoir testé la version en mode commandant de bord, où l’ergonomie de la manette des gaz du F-18A/C complique un peu les manipulations, j’ai préféré passer à une utilisation plus conventionnelle. La manette est malheureusement trop bombée pour ce mode.

Nous restons donc sur une utilisation classique, mais un point me dérange : le pilotage automatique. Positionné sur la gauche de la manette, il est parfois difficile d’y accéder, ce qui m’a poussé à basculer en position pilote. L’ergonomie spécifique du F/A-18, avec son bombage plus marqué, rend l’accès à ces fonctions plus facile.

McDonnell Douglas F/A-18

Il est temps de passer au modèle d’avion dont cette manette s’inspire. Nous plaçons la manette des gaz sur notre droite, la base Moza AB9 au centre, avec le grip MH16 et son add-on. Mon réglage est le suivant : 

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de post combustion en service
test Moza MTP

Certaines touches doivent être configurées dans le simulateur. Comme le démarrage à froid n’est pas disponible sur Microsoft Flight Simulator, la procédure est simplifiée, ce qui permet de se concentrer sur l’appréciation des commandes de la Moza MTP.

Une fois en vol, la manette des gaz se montre très précise. Je remarque une légère variation de poussée, nécessitant un petit ajustement physique au niveau du crantage du réacteur droit. Les sensations sont bien présentes, même sans l’activation des moteurs haptiques. Une manette dédiée à son avion : que du bonheur. 

DCS – Digital Combat Simulator

Le simulateur de combat aérien par excellente, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant simeur. Le réalisme exceptionnel, est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes.

DLC F-14 A/B Tomcat

Pour le F-14, je choisis une position centrale de la base Moza AB9 avec son grip. La manette des gaz est toujours à ma droite. Mon réglage est le suivant :

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de post combustion en service
test Moza MTP

Ici, nous entrons dans le domaine de prédilection de la manette des gaz, et elle ne montre aucun défaut. Les moteurs haptiques réagissent de manière raisonnée, sans être trop violents. Je configure les moteurs pour ressentir les vibrations du moteur, l’accélération et les flaps.

Les boutons rotatifs universels sont très pratiques pour simuler le trim gauche-droite, tandis que le trim haut-bas est géré via le manche de la base Moza AB9. Je note toutefois un léger décrochage du chapeau chinois, mais il reste très minime. Il faudra que je vérifie cela lors d’un tir avec bombe téléguidée par laser.

Sans surprise, la MTP remplit parfaitement sa fonction.

DLC F-18A/C Superhornet

F-18A/C me (re)voila, je choisis une position centrale de la base Moza AB9 avec son grip. La manette des gaz est toujours à ma droite. Mon réglage est le suivant :

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de post combustion en service
test Moza MTP

Et me voilà parti pour un démarrage à froid. Je lance la procédure et, comme un idiot, j’oublie que certaines fonctions nécessitent le panneau annexe Moza MLTP. Déchantement immédiat, non pas à cause du périphérique, mais parce que j’ai dû utiliser ma souris pour terminer l’exercice. Quand on cherche l’immersion, parfois, c’est ce petit détail qui vous ramène sur terre. Pas de panique, Fred : on passe ensuite à l’ensemble MTP + MLTP pour ton plus grand plaisir !

Après cet exercice, je passe en phase de visée laser pour vérifier mon intuition sur le F-14B. Deux possibilités : soit c’est moi, le pilote, incapable de gérer deux choses en même temps – ce qui est plausible -, soit il y a un léger décalage de l’axe. Quoi qu’il en soit, utiliser ces commandes dédiées au F/A-18A/C est un vrai plaisir, et je reste pleinement convaincu par ce produit sous DCS

Star Citizen

La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : viser le réalisme ou opter pour un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à maximiser le réalisme en me rapprochant le plus possible des modèles de vol proposés par Cloud Imperium Games.

Il ne faut pas oublier que, pour une expérience optimale, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS. Je peux encore utiliser mon ancienne configuration HOTAS, qui reste mieux adaptée à certains vaisseaux. 

RSI Polaris

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite. La base Moza AB9 est au centre avec le Grip MH16 et son add-on. Mon réglage est le suivant :

  • Friction moyenne
  • Inverseur de poussé retiré
  • Cran de post combustion inactif

La corvette de RSI est un vaisseau lourd, mais doté d’une gestion fine de sa poussée. Lorsque les moteurs haptiques seront pleinement fonctionnels pour ce jeu, l’expérience devrait être encore plus convaincante à mon avis.

Pour la caméra externe, la molette est à la fois souple et précise. On n’a pas cette sensation de décrochage que l’on peut parfois ressentir avec les commandes sous DCS. 

Mon avis sur la MOZA MTP

Alors, au final, il en pense quoi Fred de cette nouvelle MTP ? Eh bien, sans détour, elle remplit très bien son rôle. C’est une réplique fidèle de l’originale, avec quelques subtilités propres à Moza pour rester en dehors des contraintes de licence. Néanmoins, le choix de placer les commandes de vol sur le côté gauche de la manette complique un peu l’accès au pilotage automatique.

Autre point négatif : les boutons rotatifs infinis situés sous le pilotage automatique, dont l’un est sérigraphié « Off ». Je trouve cela déroutant, et j’aurais préféré une configuration conforme à un potentiomètre. Enfin, le poids et la conception générale en plastique renforcé, malgré la manette en aluminium de type aviation, donnent un ressenti un peu « cheap ».

Malgré ces petits défauts, l’expérience reste un vrai plaisir. Les moteurs haptiques, selon le simulateur, remplissent parfaitement leur rôle et cela fait sourire. Ce n’est rien de spectaculaire, mais c’est un petit détail très sympa.

La manette est extrêmement précise et il n’y a aucune raison qu’elle vous mette en défaut. J’apprécie le cliquetis et la force des interrupteurs et des boutons rotatifs. Certes, il faut un petit temps d’adaptation à cette ergonomie, mais une fois en main, c’est vraiment très agréable.

Enfin, les commandes sur la manette sont extrêmement claires : impossible de se tromper, contrairement à certaines manipulations fortuites sur la Warthog.

test Moza MTP

À qui se destine cette Moza MTP ?

D’abord, à tous les pilotes de McDonnell Douglas F/A-18A/C qui n’ont pas encore investi dans du matériel concurrent : la sensation est si proche de celle du véritable périphérique de l’avion que c’est un vrai plaisir. Ensuite, à ceux qui possèdent déjà du matériel Moza Flight et souhaitent rester dans l’écosystème de la marque. Cela peut sembler anodin, mais n’avoir qu’un seul logiciel de contrôle facilite énormément la compréhension des fonctions dédiées.

Et les novices dans tout ça ? Oui, la MTP leur est parfaitement accessible, à condition de savoir que les simulateurs de vol deviendront votre futur passe-temps. Nous n’avons pas encore de retour sur le SAV, le matériel étant trop récent, mais au vu du sérieux de Moza en sim racing et de la qualité de leurs produits, il n’y a aucune raison que cette manette vous fasse défaut.

VR Ready ?

Je n’ai pas encore de casque VR, mais je sais reconnaître un produit réellement compatible. Sur ce point, la MTP ne me convainc pas totalement. C’est le cas de la quasi-totalité des manettes des gaz sur le marché. À ce jour, seul Virpil Controls remplit cette condition, grâce à de petits caches en plastique permettant de différencier les boutons, vendus séparément.

Ici, le problème se situe au niveau des boutons et des rotatifs. La section batterie, en haut à gauche, manque de différenciation : deux simples boutons légèrement plus gros, comme dans la section navigation, auraient suffi. Ce n’est pas une question de coût, mais de sensation tactile. Les sélecteurs et les deux rotatifs sont identiques, et une légère variation de profil aurait été bienvenue.

Rien de grave, toutefois : ce sont des détails que Moza pourrait corriger avec de petits add-ons. Une expérience à prendre en compte, mais facilement améliorable.

Et la concurrence dans tout cela ?

La concurrence dans le monde des manettes des gaz est assez importante. Je me suis fixé une limite de prix à ne pas dépasser, ainsi qu’un critère de réplique fidèle d’avion. Je me suis également limité aux modèles bi-réacteurs. Eh oui, comparons ce qui est comparable !

Thrustmaster Warthog

La Thrustmaster Warthog est là. Forte de ses années de commercialisation, c’est LA réplique officielle de la manette des gaz du Fairchild A-10C. Défaut ou non, cela reste à discuter, mais grâce à sa construction tout métal, elle reste toujours agréable en main. Ce n’est plus la meilleure, mais à ce prix, vous obtenez une réplique solide. Certes, la Thrustmaster Warthog n’est pas la manette du F‑18, mais rappelons qu’elle s’en inspire directement.

Et le prix ? Pas de doute, avec 269,99 €, elle reste bien moins chère que la version Moza. Son défaut ? Elle propose moins de commandes. Est-ce réellement un problème ? Question de goût et de préférence, encore une fois.

Virpil MongoosT-50CM3 Trottle

Forte de ses quatre années de mise en service, la MongoosT-50CM3 Trottle se positionne face à la double manette des gaz de l’A-10 Warthog de Thrustmaster, mais pas vraiment face à la Moza MTP, car ce n’est pas une réplique. En effet, son panneau est de nouvelle génération et l’ensemble bénéficie d’une conception plus moderne. Malgré tout, elle sera, selon moi, plus versatile que la MTP, qui reste dédiée au F‑18, et pourra s’adapter à de nombreux autres aéronefs. Elle est disponible pour 349,95 € HT sur le site de Virpil. Un peu plus chère donc que la MTP, un argument qui peut jouer en sa faveur.

WinWing HOTAS Orion 2

À 434,78 € hors frais de port, le véritable concurrent de la Moza MTP est son voisin, presque son cousin : la manette des gaz de WinWing Orion 2. Cette manette est versatile et modulable : on peut l’adapter pour reproduire la manette du F‑18, mais aussi celle du F‑16 Viper, ou même transformer l’ensemble en cardan pour hélicoptère. Il s’agit donc d’une semi-réplica.

Le panneau de commande est de niveau similaire, voire légèrement inférieur à celui de Moza. Il se rapproche d’un composant de F‑18B sans en être une réplique exacte, et son implantation rappelle celle de la Warthog, avec switches et interrupteurs situés à droite de la manette des gaz. Là encore, MOZA garde l’avantage du prix, même si, connaissant Winwing, son modèle devrait être en full métal.

VKB Stecs Throttle System

En regardant du côté de la Chine, on pense à VKB. Leur double manette des gaz Stecs est encore plus versatile que la WinWing précédente. Je suis moins fan de sa forme et de son design, et les difficultés pour se la procurer en Europe sont récurrentes. Je vous en parle, mais je passe mon tour pour cette version, même si la version orientée space sim peut être intéressante dans certains cas. Elle est vendue 346,00 € HT hors frais de port. Encore une fois, avantage prix à la MOZA MTP.

Conclusion

Je tiens tout d’abord à remercier Moza qui nous a confié cette manette des gaz, même si, pour moi, elle était déjà passée entre les mains d’une autre personne. Cela n’a en rien influencé mon avis sur la MTP. Je ne comprends pas vraiment pourquoi Moza a choisi un Grip F‑16C Viper alors qu’il s’agit d’une manette des gaz basée sur le F‑18A/C.

Pour un premier jet commercial, Moza répond sans problème aux attentes de la communauté, et c’est un vrai plaisir de l’utiliser. Est-ce qu’elle intégrera mon setup et finira par remplacer la Warthog ? Non. Mais il y a un « mais » : avec un prochain test incluant la MLTP, les cartes pourraient être redistribuées.

Fiabilité, précision, ergonomie dédiée à un avion spécifique, et matériel de qualité – même si ce n’est pas tout métal comme j’aime -, Moza coche toutes les cases et nous livre un périphérique parfaitement intégré à son écosystème. Bravo Moza.

Bon vol à tous et « see you soon » pour le prochain test !

Pour :
  • Ergonomie du F-18A/C
  • La précision des commandes de vol
  • Un périphérique dédié à un aéronef
  • Un écosystème qui s’agrandit
  • Moza Cockpit
Contre :
  • Le plastique dans la construction
  • Un peu chère par rapport à ce que propose la concurrence, notamment Thrustmaster
  • Un périphérique dédié à un aéronef

MOZA MTP

  • Type : Manette des gaz 
  • Matériaux : plastique, aluminium
  • Haptique : oui
  • Support Logiciel : Moza Cockpit
  • Compatibilité : PC 
  • Prix officiel : 359,00 €
test Moza MTP
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

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