On fait ici le bilan de la course de 24h du Nürburgring, organisée par le Paddock ce week-end. Des équipes présentes et motivées, un cast de qualité, des fans en effervescence sur le live : une véritable réussite !
Du suspense jusqu’au bout
Tous les ingrédients pour un event de qualité étaient réunis : 14 équipes de courageux pilotes, un format d’endurance sujet aux rebondissements, le choix d’un circuit technique et sans pitié, une météo aléatoire, la nuit… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette course n’a pas déçu !
Les équipes ont bataillé ferme sur ces 20 kilomètres de piste. Que ce soit en classe GT3 ou GT4, des teams eSport expérimentées ou novices à l’exercice de l’endurance, les écarts sont restés très serrés pour une telle durée de course. A la fin du relais 6, quatre GT4 se tenaient sur deux minutes ! De quoi maintenir le suspense du classement jusqu’au bout. Seulement quatre secondes séparent la P1 et la P2 de cette catégorie au classement final ! Les spectateurs du live ont pu assister à de belles passes d’armes entre les pilotes et admirer leur talent. Comme attendu, l’enfer vert, aidé par un paramétrage de dégâts lourds, a fait ses victimes. Les barrières de la piste ont tenu bon, contrairement à certains pare-chocs ! La pluie, également venue pointer le bout de son nez en pleine nuit et en début de matinée, a joué son rôle de trouble-fête et a rebattu les cartes.

Surmonter les obstacles
Certes, la longueur du tracé et les écarts entre les concurrents ont parfois engendré des moments de course plus monotones, où chaque pilote se retrouvait seul sur la piste. Dans ce contexte, une part importante de la réussite dépend de la stratégie des arrêts aux stands. En effet, optimiser ces arrêts peut faire la différence, influençant directement les performances et la position finale de chaque pilote. Mais les casteurs ont joué leur rôle pour tenir leur public en haleine ! Par ailleurs, il y a bien eu quelques faits de courses, sur des retours en piste ou des dépassements entre voitures multiclasses. Cependant, il faut souligner le respect et le fair-play global entre les pilotes.
Un tel événement se déroule rarement sans souci technique. En effet, certains pilotes ont déconnecté durant leur relais (problèmes de connexion parfois liés à une coupure d’électricité). L’organisation a elle-même souffert de problèmes liés à la gestion des lobbys de GT7 : le relais 7 a dû en effet être écourté d’une heure. Mais pas de quoi gâcher la fête.

Le classement final

Une team Superchicane qui n’a pas à rougir
La team Superchicane fait partie des victimes des déconnections. Avec, notamment, la perte des deux véhicules sur le relais final. Sans ce dernier revers, la Porsche Cayman décrochait la troisième place des GT4. L’équipe n’a pas à rougir de sa prestation. Comme dit SeYo, « on a montré qu’on arrive à s’amuser sans être ridicule. On n’était pas loin des grandes équipes. » Surtout que quatre pilotes se sont engagés dans les tous derniers jours ! Les fans ont pu apprécier leurs belles confrontations face aux teams VWR, TORS et Alternative Racing. Le travail sur la livrée et le fair-play de l’équipe ont été reconnus par les concurrents. Même certains pilotes, craignant initialement de « ralentir le groupe », ont adoré l’expérience et sont finalement très satisfaits de leur performance.
L’ambiance dans le vocal restait à la détente. Ceux qui n’ont pas piloté se sont investis dans leur rôle de spotteurs, jonglant avec le live et remontant les questions des pilotes aux casteurs. Olive est lui aussi passé prendre la température et soutenir l’équipe à plusieurs reprises pendant la course. L’expérience va-t-elle se reproduire ? Ce n’est pas impossible ! Les discussions allaient bon train après l’arrivée. Une chose est sûre : le groupe sort de l’expérience plus soudé que jamais, et veut garder coûte que coûte son état d’esprit sans pression ni prise de tête.

De la déception chez FTR
Concernant nos amis de la FTR, la réussite n’a pas été totale. La pôle position s’est envolée, suite à quelques déboires.. Néanmoins, cette team eSport a été impériale dans ses meilleurs moments. Dès le premier relais, Deccoyx a marqué le ton dans sa passe d’armes avec le redoutable ThibracingF1 (Iron Pheonix). Leurs duels rapprochés sans accrochage sur ce tracé réputé pour sa difficulté étaient tout bonnement impressionnants de maitrise. Par la suite, l’équipe a également dû faire face à Storm, TAM et IPR. Les pilotes n’ont malheureusement pas été aidés par la balance de performance qui a handicapé leur BMW. Cependant, pas de quoi être déçus : le « bus de supporters » de la team a soutenu sans relâche des pilotes qui faisaient le show sur le bitume. Leur talent et leur rigueur ont marqué les esprits. On espère les croiser à nouveau sur la piste !


Un public présent et survolté
Une course de sim racing sur 24h, même avec la communauté dont bénéficie GT7, reste une niche. Cependant, le public était là, même la nuit ! Le live était survolté, avec des commentaires enflammés qui suivaient le rythme effréné des batailles et des faits de course. Le dialogue était constant entre les casteurs et les spectateurs, les temps calmes étant régulièrement ponctués de blagues. Chaque équipe avait son lot de supporters, mais les échanges sont toujours restés sur le ton festif de rigueur. Surtout, les beaux dépassements étaient applaudis, quel que soit le pilote concerné. La rédaction Superchicane était elle-même au rendez-vous, première à encourager son équipe et participer à la discussion avec les internautes (sans leur lâcher la moindre exclu !). Clairement, les pilotes ont grandement apprécié ce soutien.
Le bouche à oreille a joué son rôle, attirant des spectateurs totalement néophytes en sim racing venus encourager leurs amis pilotes. Ces derniers ont rapidement été séduits par l’effervescence de la course et se sont eux-mêmes pris au jeu. Peut-être assisterons-nous à l’émergence de nouveaux passionnés de sim racing ? En tout cas, que les grandes chaines nous pardonnent, le Grand Prix des Pays-Bas a perdu quelques dizaines de téléspectateurs ce dimanche !

Des casteurs sur le pont
Toujours à l’affût des batailles et interagissant en permanence avec le chat, les casteurs ont magnifiquement transmis la ferveur de la course à leur public. Et ils n’ont pas économisé leur investissement, se rendant même visite les uns aux autres en dehors de leur relais ! Linotin nous a également fait le plaisir de programmer des interviews au cours des relais 2 et 3. Des intervenants passionnants sont venus répondre à ses questions pour nous faire découvrir leur univers : pilotes, team managers, organisateurs d’events, et même la team Superchicane ! Vous retrouverez nos échanges sur la première demi-heure du relais 3.
Nous avons également pu apprécier leur bienveillance vis-à-vis des outsiders. Un pilote en fond de course, n’assurant pas le même chrono que les meilleurs ou handicapé par les dégâts dû aux erreurs, peut vite se décourager. Ainsi, les casters ont continuellement salué le courage et la persévérance des pilotes tout au long de la course. De quoi motiver des pilotes ayant peur de « ne pas avoir le niveau » à participer une prochaine fois !
Linotin heureux
« Pour ma part je suis très heureux d’avoir pu caster neuf heures de relais avec vous, ce fut une expérience énorme ! C’est un rêve de gosse qui se réalise, caster pour de nombreux spectateurs. Je vous remercie d’avoir pu rendre cela possible ! » Outre les hommages de circonstance aux pilotes et à l’organisation, il n’oublie pas le mot pour ses invités : « Je remercie également aux invités d’être venus pour faire un entretien exclusif avec nous. Cela nous a permis de rendre cet event encore plus immersif et… vivant ! On a pu apprendre de nombreuses histoires de passionnés et ça fait plaisir de pouvoir côtoyer d’autres fans de sim racing. J’espère vous revoir bientôt sur le serveur et, d’ici la rentrée je prépare pas mal de choses. Donc soyez connectés ! Vive GT7 et le sim racing ! »

Liens des lives de la course : Relais 1, Relais 2 et 3, Relais 4, Relais 5, Relais 6, Relais 7, Relais 8
L’endurance de Morteil
Morteil a finalement dû porter seul le poids l’organisation de ces 24 heures. On a pu le voir au cast et en coulisses, à régler les problèmes de dernière minute et arbitrer les différentes situations de déconnexions. Sa réactivité et son professionnalisme ont permis la bonne tenue de la course, en dépit des « aléas du direct ». Respect !
Evidemment, il ressort épuisé mais soulagé de l’expérience. « Les deux dernières semaines étaient éprouvantes, j’ai du régler les désistements et autres problèmes de dernière minute. Apprendre des choses que je ne savais pas faire, comme organiser des tableurs complexes ou réaliser des montages vidéo. Il a fallu contacter tous les acteurs par messages privés en dernière minute, pour m’assurer de leur présence. Chose que je n’avais pas dû faire pour les 24h du Mans. Mais ce soir, je suis fier du déroulement de la course, des casteurs et de la présence au complet des équipes. Entendre parler en bien de ce que tu as monté pendant les live est très gratifiant ! » Morteil aura-t-il la motivation de se relancer aussitôt dans un nouvel événement ?
Le Paddock tease la suite !
Morteil nous avait promis tout au long de ces 24h que le public aurait droit à des annonces à la fin de la course. On a pu assister à un véritable harcèlement dans le chat pour lui faire lâcher l’info en avance : le Paddock va-t-il réorganiser un nouvel event de 24h ? Le suspense autour de ce futur événement est devenu presque aussi captivant que l’attente de la composition du podium ! Les premiers éléments de réponse sur les prochains événements du Paddock sont apparus en vidéo..
La fin de la saga des 24h du Nürburgring GT7
Ces mots marquent la conclusion de notre dossier de l’été sur la couverture de cet event. Partant de l’idée de teaser la première participation de sa team à une course de 24h, la rédaction a voulu s’intéresser aux coulisses de l’organisation. D’intervenant en intervenant, tous plus passionnés et passionnants, c’est finalement un véritable fil rouge de plusieurs articles qui a pu être publié. Superchicane remercie encore une fois ces différents interlocuteurs pour leur collaboration et leur volonté à intéresser le grand public : Morteil et son équipe, les casteurs (Linotin, Joke Aprio, AweOob), ainsi que la team FTR représentée par Portos. Nous les retrouverons bientôt, sur la piste ou sur ce site, lors de leurs prochaines aventures !

Pour en savoir plus
- Une team Superchicane aux 24h du Nürburgring
- Rencontre avec Morteil et le Paddock
- Le cast sim racing : l’art de rendre une course palpitante
- La team eSport FTR






Très bel article qui me fait remémorer tout les bons moment passé dans cet enfer, merci du soutien de la part de la communauté, vous avez été précieux, je remercie aussi les casteurs, les concurrents et bien sûr l’organisation qui ont rendu cet événement vivant!
Vivement le prochain événement!
Bravo à tous Rodolphe, pour une première vous avez vraiment assurés !!
Fier de la Team/Famille Superchicane/Soirées Coyote!
Merci pour ce beau spectacle !
En espérant être disponible pour la prochaine !!
Salut les filles!
C’est un article tres intéressant d’un point de vue global rédigé par un casteur (lui même pilote sauf pour ces 24h donc conscient des difficultés particulières liées aux courses ).
Pour ma part (en tant qu’un des pilotes) l’article m’a permis de mesurer la qualité de l’organisation, le professionnalisme et l’engagement total des participants .
Et puis, le soutien par l’équipe (notamment d’un pilote alsacien d’origine japonaise je crois) qui n’a pas lui même roulé mais qui a informé les pilotes sur les écarts, les stratégies, les faits de courses, drapeaux bleus etc…
Et pour finir la cerise…(en fait le plus important) c’est la bonne ambiance au sein de la team SUPER CHICANE
encouragements,
soutien bienveillant lorsqu’un pilote sortait de la piste
échanges pour les stratégies
bonne humeur
blagues carambar
Voilà ça c’est fait
KMRO
Super retour KMRO ! Le résumé des ces 24H est clairement « La bonne ambiance » et nous avons tous très hâte que les prochaines 24h voient le jour. Bravo à toi pour ta perf malgré l’accident de connexion, voyons ça comme une casse moteur !