RSEAT officialise le 1er octobre 2025 sa gamme EVO Series avec l’EVO GT et l’EVO Formula, deux châssis évolutifs qui mélangent acier et aluminium. Glissières à roulements, modularité tous azimuts et ouverture au flight sim au menu, il nous tardait de découvrir l’évolution du P1 du fabricant européen.

Un peu de contexte
Pour comprendre où se situe cette EVO Series, il faut revenir quelques années en arrière. RSEAT s’est vraiment fait un nom avec ses P1 et B1, sortis en 2021. Des châssis tubulaires en acier, super rigides, joliment finis, qui ont cartonné auprès des simracers cherchant du solide. Puis en 2023, changement de cap : la marque lance l’A1, sa première incursion dans le monde des profilés alu. L’idée, c’était de jouer sur la modularité que permet ce type de construction. Fin 2024, l’A1 Pro vient peaufiner tout ça avec encore plus de soin dans les finitions.
Un châssis, deux configurations


Voici donc les deux nouveaux nés de chez RSEAT en milieu / haut de gamme. D’un côté, l’EVO GT se positionne comme une configuration polyvalente, idéale pour enchaîner du GT, du rallye ou du tourisme. De l’autre, la version EVO Formula vise ceux qui passent leurs journées sur iRacing ou F125 en monoplace.
RSEAT est plutôt pragmatique sur ce coup. Plutôt que de proposer deux produits distincts, ils ont opté pour un châssis évolutif. Le modèle GT peut basculer en version Formula via un kit d’upgrade comprenant brackets spécifiques, support de pédalier et accessoires dédiés. Pas bête pour ceux qui hésitent entre les deux positions ou qui veulent pouvoir alterner selon leurs sessions.
Bye bye le plancher signature
La première chose qui frappe sur l’EVO Series, c’est que RSEAT a complètement repensé l’architecture du châssis. Fini le plancher aluminium caractéristique des P1 et B1 : les brackets sont désormais directement encastrés dans la structure, ce qui permet de gagner considérablement en volume et d’abaisser l’ensemble du cockpit. Le résultat ? Un effet beaucoup plus racé et une position de conduite plus immersive.
Désormais, on se retrouve avec une structure qui combine acier et aluminium. C’est une approche intéressante qui cherche visiblement à tirer le meilleur des deux mondes : la robustesse de l’acier pour les zones sous contrainte et la légèreté relative de l’aluminium ailleurs. Le résultat annoncé : 46 kg sur la balance en configuration GT sans siège, pour des dimensions de 144 × 81 × 70 cm hors siège. C’est nettement plus léger qu’un P1 (qui affichait 76 kg), tout en conservant la rigidité attendue d’un châssis tubulaire.
Le design est annoncé comme « racé » avec une finition haut de gamme, un revêtement TIGER Drylac d’origine européenne – comme le A1 Pro d’ailleurs. Côté couleurs, pour l’instant deux choix possibles : noir ou blanc.
Compatibilité matériel : du classique au bourrin
Le châssis est donné compatible avec les bases Direct Drive jusqu’à 35 Nm, ce qui couvre l’essentiel du marché actuel et même au-delà. RSEAT liste explicitement Fanatec, Simucube, Asetek, Moza et Logitech Pro dans les compatibilités, mais en théorie, n’importe quelle base du marché devrait pouvoir se monter dessus. Notamment la future base 35 Nm signée SimLab ! Vous vous souvenez ? Niveau pédalier, la plateforme devrait encaisser les modèles load cell et hydrauliques sans broncher, ce qui est le minimum syndical pour un châssis à ce niveau de gamme.
Voici les options de montage disponibles au lancement :
- Supports de base/volant Front Mount (fixation par la face en entraxe standard, Simucube, Simagic… etc.)
- Bottom Mount (fixation par le dessous compatible avec tous les fabricants, inversable pour plus d’espace)
- Front Mount Asetek (fixation par la face)
- Side Mount Fanatec (fixation par les côtés)
Pédalier :
- Normal
- Inversé (suspendu)


L’innovation cachée : les glissières sur roulements
Si RSEAT met en avant une caractéristique en particulier sur ses deux cockpits EVO Series, c’est bien son système de glissières monté sur roulements. Selon le fabricant, ces glissières propriétaires permettraient des réglages plus fluides et précis du siège et du pédalier. Autre avantage : une meilleure durabilité face aux contraintes répétées d’ajustements intensifs. RSEAT insiste aussi sur le confort d’utilisation, même en pleine session, ce qui suggère que le système reste silencieux et sans à-coups. On verra à l’usage si c’est vraiment un game changer ou juste un argument commercial, mais sur le papier, c’est présenté comme une exclusivité maison qui devrait les démarquer de la concurrence.
Pas que pour le simracing
C’est l’ami Fred qui va être content. RSEAT élargit sérieusement le terrain de jeu avec cette série. Au-delà du simracing classique, l’EVO Series se présente comme compatible Flight Sim grâce à des supports modulaires pour joysticks, manettes de gaz et yokes. L’idée d’un cockpit polyvalent n’est pas nouvelle, mais RSEAT pousse le concept assez loin.

Modularité assumée




Comme on pouvait s’y attendre avec un nom comme « EVO », RSEAT a intégré des points de fixation pour à peu près tous les accessoires imaginables. La liste est longue : shifter séquentiel ou H-pattern, handbrake, button box, tablette, clavier, souris, et même le boîtier PC peut trouver sa place sur le châssis. C’est clairement pensé pour que le setup complet puisse vivre sur le cockpit sans avoir besoin de meubler autour.
On pourra donc, en théorie, placer ce qu’on veut où on veut, selon bien sûr son setup et ses préférences. Difficile de juger sans l’avoir sous les yeux, mais sur le papier, ça ressemble à une vraie réflexion sur l’ergonomie et la personnalisation.
Côté affichage, le cockpit peut supporter jusqu’à 3 écrans principaux, ce qui est déjà pas mal, mais RSEAT ajoute la possibilité de monter un quatrième écran en position supérieure, dédié au monitoring, SimHub, ou n’importe quelle application complémentaire. Pour ceux qui aiment avoir leurs télémétries, Discord et autres sous les yeux, c’est plutôt bien pensé. Les écrans jusqu’à 57 pouces sont supportés, ce qui laisse de la marge pour les ultra-larges 49 pouces et même au-delà. Et connaissant la qualité de leurs supports écrans, notamment ceux des A1 Pro, on devrait en avoir pour notre argent.
Voici la liste complète des accessoires compatibles au lancement :
- Support Shifter / Handbrake / Flight (joystick, manette de gaz, yoke, etc.)
- Support écran simple (jusqu’à 57″)
- Support triple écran (jusqu’à 32″)
- Support 4ème écran
- Support Button Box
- Support tablette / téléphone
- Support clavier & souris
- Support PC
Made in Europe, vraiment
Parlons un peu fabrication. En effet, avec la gamme EVO Series, on parle de matières premières 100% UE, conception et production intégralement en Europe. C’est devenu un argument commercial pour certains acheteurs, surtout face à la concurrence asiatique (voire française) qui inonde le marché. Évidemment, le « Made in UE » sera répercuté sur le prix, mais vous le savez si vous nous lisez, cette nouvelle gamme EVO Series n’est pas positionnée en entrée de gamme.
Positionnement et disponibilité

Avec son approche hybride acier/aluminium, son système de glissières propriétaire et son architecture rabaissée, cette EVO Series de chez RSEAT semble viser ceux qui veulent de la rigidité tubulaire avec une touche de modularité profilé. C’est aussi clairement une réponse à la demande croissante pour des cockpits polyvalents capables de passer du simracing au flight sim sans tout démonter.
Côté tarifs, RSEAT annonce 789€ TTC pour le châssis nu EVO GT et 889€ TTC pour l’EVO Formula, toujours sans siège. C’est 190€ de plus que le P1 actuel à 599€, mais difficile de comparer deux architectures aussi différentes. Quant au différentiel de 100€ entre GT et Formula, il correspond au kit spécifique de la version monoplace.
Les précommandes ouvrent vendredi 3 octobre à 14h, avec des livraisons prévues courant novembre ou début décembre. Un timing plutôt serré qui suggère que la production est déjà bien avancée. Reste à voir si les délais seront tenus, mais RSEAT semble confiant sur sa capacité à livrer avant les fêtes. Clairement, on a vraiment envie de le voir en vrai ce châssis, car il promet ! Rendez-vous très bientôt pour un test signé SuperChicane !






















Je comptais me prendre le fanatec pour remplacer mon prosimu, mais là je vais attendre la vidéo pour valider mon changement d’avis.