Je ne les attendais pas forcément là, et pourtant ! Après avoir sérieusement accéléré en simracing ces derniers mois, PXN change de terrain de jeu et débarque officiellement dans la simulation aérienne. Pas avec un simple joystick mais avec un écosystème complet.

Un peu de contexte
PXN n’arrive pas de nulle part.
La marque chinoise est déjà bien installée dans le monde du simracing, où elle s’est longtemps positionnée comme une porte d’entrée accessible avec des produits simples, parfois imparfaits, mais toujours agressifs sur le prix. Depuis un an, le virage est clair : montée en gamme, Direct Drive, écosystème modulaire… PXN ne veut plus être seulement « l’alternative cheap », mais un acteur crédible capable de rivaliser, au moins sur le papier, avec les noms bien en place.
Cette transition est importante, parce qu’elle explique directement leur arrivée dans le flight sim. Avec la série NAVOS, PXN ne change pas de stratégie, ils l’étendent. Même logique : proposer un écosystème complet, évolutif, et surtout accessible, là où les solutions établies restent souvent complexes et coûteuses. Le constructeur applique ici exactement ce qu’il a tenté dans le simracing : démocratiser l’accès au matériel sans viser immédiatement le très haut de gamme, mais en construisant progressivement une plateforme capable de monter en puissance. Thrustmaster et Logitech sont clairement dans la ligne de mire.
NAVOS Flight Series : PXN sort l’offre complète
Avec la NAVOS Flight Series, PXN ne fait clairement pas les choses à moitié. Le constructeur arrive directement avec une approche globale. Proposer un écosystème flight sim complet, pensé dès le départ comme une plateforme évolutive et non comme un simple produit isolé. L’idée n’est plus de vendre un joystick ou un yoke, mais de poser les bases d’un écosystème cohérent, capable de s’enrichir au fil du temps.
PXN veut permettre à chaque pilote virtuel de construire son setup progressivement, sans devoir investir immédiatement dans une installation complexe ou coûteuse. Chacun peut ainsi démarrer avec une configuration simple, puis ajouter des éléments selon ses besoins, son niveau et ses usages. On retrouve ici une logique déjà vue dans le simracing : rendre l’accès plus fluide et plus progressif.

Aviation civile : un cockpit à construire, pièce par pièce
Sur le segment aviation civile, PXN structure son offre autour du NAVOS Flight Yoke System. Avec une approche clairement orientée modularité. L’objectif n’est pas de proposer un ensemble figé, mais un cockpit que l’utilisateur peut assembler progressivement.
L’ensemble s’articule autour d’un yoke principal évolutif, auquel viennent s’ajouter différents modules : un palonnier classique avec une évolution prévue vers du Force Feedback, un Engine Control Quadrant complet pour gérer les paramètres moteur (throttle, hélice, mixture), ainsi qu’un système de trim motorisé. Le tout est complété par un affichage dédié aux instruments de vol et un panel radio, afin de couvrir l’essentiel des interactions d’un cockpit moderne. Le cockpit du Cesna C172 complet avec quelques variations de droit.
Pour accompagner cet environnement, PXN intègre également des éléments périphériques cohérents, comme des pédales multi-modes capables de basculer entre logiques Airbus et Boeing, ainsi que des capteurs Hall Effect 16 bits garantissant une lecture précise et sans dérive des mouvements. Des réglages de résistance et d’amortissement sont également présents pour affiner le ressenti en fonction du style de pilotage.
Combat et HOTAS : une approche simple… mais cohérente
Deuxième pilier de la gamme NAVOS, le HOTAS vient compléter l’écosystème avec une orientation vers les usages dynamiques. PXN vise ici les simulations de combat, la voltige et, plus largement, tout ce qui demande de la réactivité et de la précision plutôt qu’un pilotage « procédural ».
Sur le plan technique, le système s’appuie sur un stick 4 axes à haute linéarité, conçu pour offrir une réponse propre et sans zone morte. On retrouve également des capteurs Hall, devenus aujourd’hui indispensables pour garantir une bonne précision et éviter les problèmes de dérive dans le temps. La sensation de pilotage peut être ajustée grâce à des réglages de résistance et d’amortissement. L’ergonomie est travaillée avec un repose-poignet réglable pour les sessions prolongées. Enfin, PXN intègre directement un palonnier dans l’ensemble, ce qui renforce la polyvalence du système sans nécessiter d’équipement supplémentaire.
Au final, rien de révolutionnaire sur le papier, mais un ensemble cohérent, bien pensé et surtout adapté à un public qui cherche une solution efficace sans entrer dans le très haut de gamme.

Software : Nexus au cœur de l’écosystème
Pour orchestrer l’ensemble, PXN s’appuie sur son logiciel Nexus, véritable pièce centrale de la plateforme. Son rôle est d’unifier tous les périphériques dans un environnement cohérent, en simplifiant leur configuration et leur utilisation au quotidien. À travers cette interface, l’utilisateur doit pouvoir paramétrer ses contrôleurs, gérer ses profils de vol, ajuster les courbes de réponse ainsi que les différents comportements des axes, et assurer une intégration fluide avec les principaux simulateurs.
Ce point est loin d’être anecdotique. Dans ce type d’écosystème modulaire, le hardware ne suffit pas : tout repose sur la capacité du logiciel à faire fonctionner l’ensemble de manière simple, fiable et intuitive. C’est souvent là que la différence se fait, entre une solution prometteuse sur le papier… et une expérience réellement maîtrisée en pratique.
L’avis de Fred de Superchicane
PXN ne vient pas simplement ajouter une nouvelle gamme à son catalogue, ils arrivent avec une véritable intention. Avec NAVOS, la marque ne cherche pas à rivaliser immédiatement avec les références du très haut de gamme, mais propose une approche différente. Leur stratégie est claire : simplifier l’accès au flight sim. Une vision qui tranche avec un marché souvent perçu comme complexe, élitiste et financièrement exigeant.
Reste maintenant l’essentiel : la réalité du terrain. Qualité de fabrication, finition, stabilité du software… c’est sur ces points que PXN sera attendu. Personnellement, je n’en attends pas grand-chose au vu de ce que les copains en disent en simracing. Après, on n’est pas à l’abri de bonnes surprises. Mais une chose est sûre : PXN ne vient pas simplement suivre le mouvement. Ils proposent une autre approche, et si elle fonctionne, ce n’est pas juste leur position qui va évoluer… c’est peut-être l’équilibre du marché lui-même qui pourrait être remis en question.
Sur ce, bon vol à tous !


























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