Les cockpits A1 Pro représentent la nouvelle génération de profilés aluminium haut de gamme signés RSeat. Disponibles en deux configurations – GT et Formula -, c’est ce dernier modèle qu’Olive a déjà eu l’occasion de tester en vidéo sur la chaîne. Depuis, le A1 Pro Formula est passé entre mes mains, et après plusieurs semaines d’utilisation, il est temps de vous livrer mon propre verdict. Accrochez vos harnais : on part à la découverte d’un véritable tank, aussi rigide qu’élégant.
Le A1 Pro, c’est quoi ?
Le A1 Pro, c’est en réalité une gamme de deux cockpits Rseat en profilés d’aluminium, déclinés selon la position de conduite : GT pour le pilotage type voiture de tourisme, et Formula pour une position plus basse et sportive.
Sur le marché des châssis depuis fin 2024, après une présentation en grande pompe lors de l’ADAC 2024, ils remplacent l’ancienne gamme des A1 80, A1 120 et A1 160. Tous deux sont constitués d’un châssis horizontal en barres de 160 x 40 mm entrecroisées de montants verticaux en 120 x 40 mm. Ces profilés sont en aluminium 6063-T6 à paroi épaisse, le même matériau qu’on retrouve dans les équipements de sports extrêmes. On est clairement dans le segment premium !
Ces deux modèles sont proposés avec plusieurs options. D’abord, le mode de fixation de la base : plaque classique par le dessous, ou prise par devant (compatible avec les bases Simagic). Ensuite, et surtout, le choix parmi toute une palette de couleurs : noir, blanc, vert, bleu, turquoise, orange et rouge. Avec un choix légèrement plus marqué pour le modèle GT qui propose sept teintes contre cinq chez le Formula.
Tarif et accessoires
En terme de prix : le modèle GT est facturé 769 €, avec le choix parmi 6 sièges baquets (si vous restez chez RSeat) s’étalonnant entre 359 € et 649 €. Si vous optez pour la version Formula, comptez 839 €, auxquels rajouter 499 € pour le seul baquet officiellement compatible. Enfin, le support d’écran dont il sera question dans ce test, est disponible au prix de 199 €.
Profilés aluminium obligent, ces châssis A1 Pro sont hautement personnalisables, via les différents supports pour (triple) écrans, frein à main, PC, clavier/souris… disponibles en boutique. Mais vous pouvez également vous tourner vers d’autres marques. Sachant que l’axe bien vertical des montants permet à ces cockpits d’avoir une très vaste compatibilité avec ce que proposent les autres marques. Vous pouvez ainsi transformer le A1 Pro en véritable sapin de Nöel !
Après la théorie, place aux tests ! Je vous laisse ici l’avis d’Olive en vidéo. Et de mon côté, je pars à la découverte de la bête !
Premier contact
Le premier mot qui vient à l’esprit quand on découvre la bête, c’est bien « impressionnant » ! Clairement, si vous ne connaissez les profilés alu, de surcroit en 160 x 40, vous n’êtes pas prêt ! Chaque élément, barre, support, même la moindre pièce faisant office de jonction, est épaisse et lourde. On sent bien les 10 mm d’épaisseur d’acier des plaques métalliques ! Bref, en présence du A1 Pro, on comprend tout de suite à qui on a affaire et que l’ensemble sera costaud.

Et RSeat en assure les finitions presque jusqu’au bout des ongles. La peinture est épaisse et sa belle couleur (rouge dans le cas présent) garantit l’élégance du cockpit. Les pièces noires en acier bénéficient d’un revêtement en poudre TIGER Drylac, pour un effet mat réussi. La visserie complète fournie avec l’ensemble est elle aussi de qualité et participe à la rigidité générale.
Quelques accrocs
J’ai dit presque, hein ? La suite est peut-être de l’ordre du chipotage, mais je vais tout de même signaler deux dommages collatéraux consécutifs à la première série de réglages pour le test vidéo. Des petites écailles de peinture lors de la translation des profilés verticaux (vous pouvez d’ailleurs les voir au niveau des rainures supérieures en zoomant sur la photo ci-dessous). Et l’une des pièces rectangulaires en plastique fermant les extrémités des montants s’est cassée quand elle a été déclipsée.
On pourrait bien sûr blâmer Gillou (solution de facilité !), mais j’ai moi aussi fait des petites « touchettes » lors de mes propres manipulations. Ceci dit, rien de grave en soi : ces quelques marques ne nous sautent pas aux yeux quand on ne sait pas où les chercher. Il n’y a donc vraiment pas de quoi revenir sur la qualité globale des finitions, coutumière à RSeat, pour ce A1 Pro Formula.

Le siège baquet
On peut dresser le même constat avec le siège baquet spécifique au cockpit. Fibre de verre au dos, d’un noir brillant, pour la rigidité (avec là aussi une petite esquille à signaler). Et revêtement en tissu épais et agréable au toucher, agrémenté de jolies coutures.


Olive nous parle d’un entretien facile. N’ayant pas consommé de burger au volant (en tout cas pour l’instant 😅), je n’ai pas eu de tâche à nettoyer. Mais la conquête immédiate du baquet par mes félins à poils longs me font attester que le brossage est rapide !
À deux, c’est mieux !
Je ne vais pas pouvoir vraiment témoigner de la phase de montage, car j’ai reçu le A1 Pro déjà en gros modules qu’il ne me restait plus qu’à assembler. L’opération s’est révélée plutôt simple, du moins une fois les trous bien alignés – question de patience plus que de difficulté réelle. Les précautions d’usage qui vont suivre ne concernent pas spécifiquement ce modèle, mais s’appliquent à tous ces mastodontes en profilés d’aluminium.
Pour la majorité des assemblages et réglages, l’aide d’une seconde personne est très fortement recommandée. Comme je l’ai dit, les éléments sont lourds. Dès qu’il est question d’ajuster le siège baquet, la position des montants verticaux le long de l’axe ou les supports de base, clairement, on est plus confortable à deux. Un qui tient les éléments et l’autre qui visse. Tout seul, ça reste faisable, mais c’est galère et source de bêtises. Seul le support de pédalier et son repose-talon sont réellement ajustables à deux mains.
Autre précision, aucune tête de vis ne comporte de molette. Il faut donc se munir d’outils pour la moindre manoeuvre. Sachez donc qu’après l’étape des réglages que nous allons aborder, vous aurez un châssis aux mensurations personnalisées. Mais dont la moindre modification (à part la translation du baquet) pour l’adapter à une autre morphologie vous coûtera quelques minutes de manipulations. En clair, si vous imaginez partager le A1 Pro pour faire des courses d’endurance en binôme, les swaps pilotes lors des arrêts aux stands risquent d’être tendus !
Les réglages du A1 Pro Formula
Comme spécifié précédemment, les modèles de la gamme A1 Pro de RSeat ne sont pas hybrides. Il faut choisir sa position avant achat. Même s’il existe un certain nombre de correspondances entre les deux versions, la suite de ce test (particulièrement la partie sur les réglages) concerne spécifiquement le A1 Pro Formula.
Si un certain nombre de réglages et ajustements sont possibles, ils ne sont pas tous aisés et présentent certaines limites. Limites qui peuvent ne pas vous concerner, ou au contraire être plus ou moins problématiques selon vos goûts, votre taille et votre setup. Il est donc important de s’y appesantir et de rentrer dans le détail.
Siège baquet
Procédons par ordre et commençons de fait avec le baquet. Les réglages d’avant en arrière du siège sont faciles et présentent une bonne amplitude. D’une part, via la translation sur les rails, comme dans les autres cockpits ou à bord d’une voiture. D’autre part, grâce aux pièces de fixation latérales du siège qui présentent des rainures offrant une marge supplémentaire d’ajustement. Jusqu’ici, tout va bien !
En théorie, on peut varier la hauteur et l’inclinaison du baquet en choisissant entre les trois rainures arrières et les cinq à l’avant. Sauf qu’en pratique, il n’est pas possible d’abaisser le siège pour aligner le pas de vis et la rainure inférieure à l’arrière : les rails bloquent. On n’a donc le choix qu’entre les deux rainures les plus hautes. Et partant de là, si on veut incliner le dossier un minimum vers l’arrière, principe de la position Formula, on doit opter pour une des rainures avant les plus hautes. On est donc face à un choix plus restreint que prévu. Et c’est d’autant plus incompréhensible que le baquet est le seul modèle officiellement compatible avec ce cockpit A1 Pro. On s’attendait pourtant à un siège parfaitement en phase avec son châssis, capable d’exploiter pleinement toutes les possibilités de réglages offertes.

Je reviendrai sur ce point. Parce qu’autant vous prévenir : si Olive a fait une fixette sur le repose-talon, pour ma part, ce sont ces fameuses fixations latérales qui m’ont frustré !
Les coussins
J’en termine avec un mot sur les petits coussins derrière la tête. Ils sont au nombre de trois : deux sur les côtés, et un central triangulaire. Rien à dire sur les deux latéraux, ils sont bien placés par défaut. La bande velcro qui permet de fixer le central est en forme de T. Et nous incite à placer le coussin au niveau du velcro horizontal. Ce qui peut être trop haut selon votre taille, comme c’est le cas pour moi. J’ai commencé par m’en arranger en l’abaissant pile entre les deux coussins latéraux (et même la partie verticale étroite du velcro suffit à la stabilité).


Finalement, quand je joue en VR, il me gêne. En effet, le PSVR 2 comporte à l’arrière une mollette de réglage des sangles qui tombe pile sur ce coussin. Je me débarrasse donc ce celui-ci dès que je revêts le casque. Olive déplore la présence de velcro plutôt qu’un système d’aimant pour fixer ces coussins. Je m’interroge en effet sur la durabilité du scratch si je multiplie dans le temps les allées-venues de ce coussin central.
Support de la base

Le support de base consiste en une plaque reliée aux montants verticaux par des barres horizontales. La plaque en question offre une très large compatibilité avec les bases du marché, du fait de ses nombreux tours pré-percés. Et s’ils ne correspondaient tout de même pas avec votre modèle, rien ne vous empêche de sortir votre perceuse.
L’alternative à cette plaque est le système de fixation par l’avant, dédié aux bases Simagic Alpha ou Simucube. Par l’avant ou par le dessous, c’est au moment de l’achat qu’il faudra se décider. La boutique RSeat vous proposant le choix à la constitution du panier. Enfin, la notice mentionne la prise par les côtés compatible avec les bases Fanatec de la gamme Podium (voire les bases ClubSport et CSL DD/DD Pro si l’on rajoute des entretoises pour l’écartement des vis). Je signale cette possibilité car nous avons reçu les pièces en question et je vous expliquerai après pourquoi j’en aurai probablement besoin. Mais nulle part le site français n’explique comment les obtenir. Il faudra se renseigner si elles vous intéressent. Je ferme la parenthèse.


Revenons donc à cette plaque de support inférieur de base. On peut ajuster librement sa hauteur, via la fixation de l’ensemble sur les montants verticaux. Montants qui eux-mêmes translatent le long des profilés horizontaux du cadre, ce qui détermine en grande partie la distance entre la base/volant et le siège/pilote. Il reste une marge d’ajustement finale via les glissières des pièces qui entourent le support de base. Ces mêmes pièces qui permettent également d’orienter la plaque vers le bas (avec les rainures verticales) ou vers le haut si vous inversez tout l’ensemble. Cette seconde option n’a évidemment aucun sens pour une position Formula.
Au contraire, étant donné notre position à bord du A1 Pro Formula (dos en arrière, cuisses fléchies), on a besoin de place au-dessus des genoux. Et donc, de surélever la plaque de base tout en l’inclinant vers le bas. Je reviens tout de suite sur ce point en vous parlant du support écran.
Le support d’écran
Le support d’écran est composé de deux bras articulés fixés sur les montants verticaux et d’un support VESA à visser sur la façade arrière de l’écran. Ce dernier se veut, au même titre que le support de base, compatible avec le maximum d’écrans grâce aux nombreux trous percés.


Avec les bras, on positionne l’écran dans l’axe avant-arrière et on varie l’angle de rotation latérale. Un système de visserie dans tous les axes intégré au support Vesa permet les ajustements finaux en ajoutant aux possibilités citées ci-dessus une inclinaison vers le bas.
Le réglage de la hauteur de l’écran dépend exclusivement de la fixation des bras aux montants verticaux. Et c’est sur ce point que j’ai rencontré un premier obstacle notable.
Ecran et base se gênent
L’écran que j’ai installé ici n’est pas un modèle gaming mais une TV 16/9e basique qui malheureusement a son support VESA particulièrement haut. Cela représente évidemment un facteur important, mais vous pouvez être dans le même cas que moi. Les pas-de-vis étant haut placés sur la façade arrière de mon écran, celui-ci arrive trop proche du support de la base. Alors que les bras sont fixés au maximum de la hauteur des montants. Pour laisser assez de place pour ma base, j’ai dû translater ma TV derrière. Ce qui occasionne une gêne au champ de vision : je pers la visibilité de la partie centrale/inférieure de mon écran.



L’autre solution aurait été de rabaisser le baquet, pour pouvoir descendre le support de base tout en se laissant de la marge au-dessus des genoux. Mais comme je l’ai précisé, il n’est pas possible d’atteindre le cran le plus bas des fixations latérales du siège… Je préfère donc sacrifier un peu de visibilité plutôt que mes genoux.
Je pense par la suite résoudre mon problème en remplaçant la plaque de support de base par le système de prise par les côtés. Abaissant la base sous la TV tout en maintenant les barres horizontales suffisamment au-dessus de mes jambes. Mais ceux qui seraient dans le même cas de figure que moi, et qui ne possèderaient pas de base compatible avec une fixation par l’avant ou les côtés, risqueraient de se retrouver face à un choix cornélien : changer de base, changer d’écran (ou opter pour un écran moins large) ou sacrifier ses genoux ! Et je n’ose imaginer le souci avec une base Thrustmaster T598 ou une potentielle future base plus coupleuse reposant sur la technologie Direct Axial Drive, impliquant un moteur plus haut que long.
Support de pédalier
Le support de pédalier consiste en des barres transversales avec chacune deux rainures. On peut venir y fixer un pédalier avec sa plaque, ou directement les pédales nues et alors recourir au désormais célèbre repose-talon intégré au A1 Pro. La compatibilité large avec le marché est en principe assurée par le fait qu’on peut varier l’écartement entre les barres. C’est d’ailleurs celle qui est la plus proche du pilote (en bas de la photo) qui se translate. Rien à dire de ce côté-là.

La position avant-arrière du pédalier dépend de la fixation du bloc sur les profilés horizontaux du châssis.
Pour définir la hauteur du support de pédalier, on fixe la partie arrière (la plus proche du pilote) latéralement sur l’un des deux trous percés. Et on règle l’inclinaison via l’un des quatre trous avant. L’objectif étant de compenser l’inclinaison des pédales (out of the box ou après réglages) pour qu’elles soient bien verticales. On remarque donc que les options sont limitées : le parti pris de visser le support de pédalier sur des trous plutôt que des rainures réduit les possibilités (à deux en ce qui concerne la hauteur) et la précision du réglage.
Ces limites peuvent être compensées par les ajustements possibles d’inclinaison des pédales mêmes. Si tant est que votre modèle le permette. Il est donc possible que certaines références ne soient pas compatibles, car impossible à ajuster en cohérence avec le support du A1 Pro Formula pour maintenir des pédales bien verticales.


Le cas du repose-talon
Revenons maintenant sur cette histoire de repose-talon. En soi, il est très bien. Plus large qu’une plaque de pédalier et tout aussi généreux en profondeur, il offre un espace confortable pour poser ses pieds entre deux tours de piste. En le vissant sur deux des trois rainures des montants, vous choisissez sa position dans l’axe horizontal et son inclinaison. Ses possibilités de réglages semblent donc prometteuses.

Mais où le bas blesse, c’est justement le fait qu’il est solidaire des montants verticaux plutôt que du support de pédalier. Il garde donc une certaine dépendance avec la distance volant/siège. Une marge de translation vers l’avant est possible, mais jusqu’à un certain point. Il ne suivra pas le pédalier dans ses positions les plus en avant du châssis, et sera donc inutilisable pour les simracers les plus grands. Olive met la limite à environ 1m80, et je suis plutôt d’accord.
Pour exemple : avec ma taille de 1m75, je suis très confortable avec et compte le conserver. Mais ce repose-talon est tiré au maximum vers l’avant. Il me reste environ 5 centimètres de recul possible du siège. Et une bonne dizaine de marge de translation avant du pédalier que le repose-talon ne suivra pas.


La position Formula
Après cette étape nécessaire de réglages, on peut enfin s’installer pour profiter. Et là, y a pas à dire, on est vraiment bien !

Pour ma part, la position Formula me convient parfaitement. Sans pour autant la recommander à l’ensemble des simracers. En effet, je tiens à préciser qu’avoir une position strictement conforme au véhicule que je conduis n’est pas un critère majeur d’immersion pour moi. Je peux très bien piloter une Renault 4L installé dans ce cockpit sans que le décalage me ne sorte de l’expérience. Et j’avoue aussi avoir tendance dans ma vie réelle à ne pas tenir sagement assis très longtemps ! Je trouve toujours le moyen d’allonger mes jambes dès que je le peux. Si bien qu’on a pu souligner ma tendance à « m’avachir ». Tout ça pour dire que je ne troquerais pas ce châssis contre son homologue GT, mais que je ne rentre pas forcément dans les cases habituelles de recommandations entre les deux versions du A1 Pro.
Pour conclure sur ma petite frustration quand à la fixation du baquet : j’aurais bien voulu pouvoir essayer d’exagérer encore cette position en arrière en inclinant un peu plus le siège, mais la butée de celui-ci contre les rails m’en empêche, malheureusement…
En jeu, il tient la distance
C’est bien beau de se sentir confortable à l’installation, mais comment est-on après deux heures de course ? Réponse : toujours aussi bien et on pourrait y passer la nuit au besoin ! D’accord, j’exagère, on est toujours mieux dans un lit douillet, mais vraiment, cet ensemble châssis-baquet sait vraiment se faire oublier pendant les longues sessions de conduite. Aucun inconfort ni douleur à l’horizon en lien avec la position, comme c’est le cas dans un fauteuil classique ou un canapé. La distance et l’angle de vue vis-à-vis de l’écran sont excellents pour l’immersion. Enfin, une fois que tout est bien réglé comme je disais, étant donné que la plupart des ajustements impliquent une pause et le recours aux outils. En bref, si on rajoute la VR par dessus, on est réellement téléporté dans la Matrice et on peut pleinement se concentrer sur la conduite !
Étant donné que rien ne bouge (j’y reviens de suite), on peut sans mal « attaquer » un peu plus sur la piste. Le A1 Pro ne viendra pas fausser un coup de volant un peu brutal ou un freinage à s’en faire décoller le derrière sur un load cell calibré à fond. Le pilote peut remuer, pas le châssis ! Nul doute que ce A1 Pro, en permettant une conduite plus précise, permet d’améliorer les performances (en tout cas selon votre niveau !). Et à défaut de chronos de champion du monde, je me répète, mais le plaisir est bien là (et c’est le plus important !).
Rigidité signée RSeat
Ce passage consacré à la rigidité du A1 Pro va être rapide, tant celle-ci est totale. Bon, je n’ai pas reproduit l’expérience de grimper sur le châssis, mais je fais totalement confiance aux trois Cadurciens (et je suis de toute façon plus léger qu’eux !). En course, rien ne bouge, même dans les moments les plus intenses avec une ClubSport DD+. Et on se rend bien compte des forces que l’armature absorbe au vu des quelques vibrations. En gros, mes petits bras plieront avant ce châssis ! Rien à craindre non plus au niveau du support de pédalier et du baquet lors des gros freinages.
Vous n’êtes donc en aucun cas limité dans votre choix de bases ou de pédalier (si tant est que l’angle est compatible) à annexer au RSeat A1 Pro, c’est aussi simple que ça !
Pour ainsi dire, je n’ai aucun mal à imaginer l’ensemble monté sur un système dynamique. Il faudra probablement renforcer latéralement le support écran comme le suggère Olive mais vous arriverez facilement à fixer des barres supplémentaires.
Bruit, taille, présence : à quoi s’attendre ?
Vous vous doutez que le critère « place disponible » est à prendre en compte avant l’achat d’un A1 Pro. Concrètement, selon vos réglages, il peut atteindre 170 cm de long et environ 115 cm de haut avec l’écran. En terme de largeur, prévoyez 70 cm. Sans compter les éventuels supports de levier de vitesse, frein à main, voire setup de flight sim (hé oui j’y réfléchis, Magic Sim !). Ni Olive ni moi n’ayant ces accessoires sous la main, nous ne pouvons en témoigner. Je les imagine toutefois fixés aux barres latérales, à portée de main.
Donc oui, ce A1 est tout de même imposant, mais pas plus que les modèles équivalents sur le marché. La position F1 est pour le coup un atout si vous jouez dans une pièce mansardée. Et son élégance permet de faire passer la pilule à Madame (ou Monsieur !). Laissez-lui donc le choix de la couleur, et votre acquisition ne rompra pas le feng shui de l’environnement !
À noter cependant, les vibrations dont je vous parlais au moment d’encaisser les retours de force marqués. Alors, comprenez moi bien, le cockpit ne se transforme pas en bass shaker ! C’est plutôt qu’on le sent « travailler » – au même titre qu’un vrai châssis finalement – lors du passage d’un vibreur ou dans un virage un peu tendu. Pour l’immersion, ça en rajoute ! Mais ça s’entend aussi ! C’est donc un peu le revers de la médaille de la rigidité et selon la tolérance de chacun, ces vibrations constituer une petite nuisance sonore à la quiétude des lieux… On va dire que si votre moitié s’immerge dans un bon film pendant votre roulage, ça ne devrait pas pour autant être très dérangeant.
Et la concurrence ?


Sur son segment tarifaire, il se frotte à plusieurs concurrents sérieux. Du côté des formats GT, on peut citer le Sim-Lab P1X Pro et le Trak Racer TR 160. Ce A1 Pro les surpasse tous deux en terme de finitions, qualité/choix de peinture et rigidité générale. On peut aussi citer le Fanatec ClubSport GT Cockpit. Celui-ci est équivalent en terme d’élégance et doté d’un baquet au confort incomparable (mon seul regret !). Mais le châssis allemand est aussi bien plus imposant. Et ses réglages, bien qu’immédiats, sont plus limités que sur le A1 Pro. Notamment de part sa structure en tubulaire.


Si c’est la position F1 qui vous intéresse, les alternatives sont plus limitées. Le Trak Racer TRX a pour lui la position hybride, vous permettant d’alterner entre GT et F1. Et le Playseat Formula Intelligence qui se défend très bien aussi esthétiquement, mais autrement plus cher ! Si ces deux modèles tutoient le A1 Pro sur le confort général et la rigidité, ils n’alignent pas ses possibilités de réglages et personnalisation. On touche encore une fois les limites du tubulaire.
En résumé, le A1 Pro est un achat conséquent, en toute évidence, mais il reste extrêmement bien placé sur son segment et ses qualités sont à la hauteur du budget à prévoir.
Conclusion : fait pour durer !
En conclusion, suis-je satisfait de ce RSeat A1 Pro ? Oui, pleinement ! Et je ne me vois pas en changer dans les années à venir. RSeat est ici à la hauteur de sa réputation avec des finitions en accord avec le positionnement premium de ce cockpit et une rigidité à toute épreuve.
En terme de position, le modèle Formula me va à ravir. Le confort du baquet répond totalement à mes attentes et j’ai pu m’affranchir de quelques limites pour trouver les réglages qui me satisfont. Reste à savoir si cette déclinaison très typée vous correspond ou s’il est préférable de vous tourner vers le modèle GT.
En bref, si vous avez l’envie, le budget et la place, je vous recommande très franchement le RSeat A1 Pro.
Quelques points sont néanmoins à prendre en compte avant de sauter le pas. Vérifiez que l’inclinaison de vos pédales soient au minimum d’une soixantaine de degré (afin d’être ramenées à 90° après réglages du support). Prévoyez d’avoir votre propre repose-talon si vous mesurez plus d’1m80. Et assurez vous d’avoir un écran dont les emplacements Vesa ne sont pas trop haut sur la façade arrière, auquel cas une limite de hauteur du support dédié pourrait se faire sentir.
Pour :
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Une ridigité AB-SO-LUE !
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La qualité de fabrication et des finitions
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Compatibilité de fixation avec l’ensemble des bases et des pédaliers
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Le confort de la position
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Qualité intrinsèque du repose-talon
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GT ou F1 : un choix pour tous les goûts !
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Un châssis définitif !
Contre :
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Support écran peut être incompatible avec certains combos écran/base
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Moins de réglages en pratique qu’en théorie
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Vérifier l’inclinaison de son pédalier
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Le repose-talon fixé aux montants
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Absence de câble management
RSeat A1 Pro Formula
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Type : Châssis typé Formula
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Matériaux : Profilés Alu 160 x 40 mm (horizontaux) et 120 x 40 mm (verticaux)
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Dimensions : longueur max 170 cm, largeur 70 cm, hauteur avec écran 115 cm
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Pédalier : Support compatible toutes marques, vérifier l’inclinaison des pédales
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Compatibilité : Toutes bases, sans limite de couple
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Prix officiel : 839 € + siège baquet 499 €

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