Le Mans Ultimate accueille ses premières 24 Heures du Mans les 23 et 24 octobre. Avec des grilles pouvant réunir 62 voitures, trois catégories et des relais sur une journée complète, cette course d’endurance doit notamment permettre d’évaluer la fiabilité du multijoueur.
Le Mans Ultimate passe aux 24 H !

Deux ans et demi après son lancement en accès anticipé, Le Mans Ultimate va franchir une étape importante. Le simulateur officiel du Championnat du monde d’endurance WEC organise ses premières 24 Heures du Mans, qui ne soient pas officiellement présentées comme un événement de test. Prévue les 23 et 24 octobre, cette épreuve doit permettre aux joueurs du monde entier de se mesurer sur la durée de la mythique course mancelle, mais aussi de mettre à l’épreuve les infrastructures en ligne du jeu dans des conditions particulièrement exigeantes.
Jusqu’à présent, les courses d’endurance dépassant les 12 heures ont posé des problèmes à la plateforme. Organiser une compétition de 24 heures ne consiste pas seulement à prolonger une course classique : il faut aussi assurer la stabilité des connexions, gérer des grilles particulièrement fournies et permettre aux équipes de poursuivre leur épreuve sans incident technique majeur pendant toute une journée.
Deux départs possibles

Studio 397 a prévu deux créneaux de départ distincts. Le premier, le vendredi 23 octobre à 13 h, le second, le samedi 24 octobre à 15 h 30. L’événement est organisé via RaceControl, et figure au calendrier officiel des Special Events du second semestre 2026. En outre, il reprend le tracé du circuit des 24 Heures du Mans, dans sa configuration officielle WEC. Les sessions virtuelles débuteront avec des qualifications privées à 21 h, puis une course à 16 h dans le jeu. Ce paramétrage permet de reproduire les changements de luminosité caractéristiques d’une épreuve d’endurance : les concurrents devront rouler de jour, traverser la nuit et retrouver la lumière du jour au fil des heures.
Hypercar, LMP2 et LMGT3 : trois catégories réunies
L’un des principaux intérêts de cette édition virtuelle réside dans son format multicatégorie. Trois catégories : Hypercar, LMP2 (dans sa déclinaison WEC) et LMGT3. Les grilles pourront accueillir jusqu’à 62 voitures par split, c’est-à-dire par groupe de course distinct.
Hypercar : Alpine A424, Aston Martin Valkyrie AMR LMH, BMW M Hybrid V8, Cadillac V-Series.R, Ferrari 499P, Genesis GMR-001, Glickenhaus SCG 007, Isotta Fraschini Tipo 6 LMH-C, Lamborghini SC63, Peugeot 9X8, Porsche 963, Toyota GR010 Hybrid, Vanwall Vandervell 680.
LMP2 : Oreca 07.
LMGT3 : Aston Martin Vantage AMR LMGT3, BMW M4 LMGT3, Corvette Z06 LMGT3.R, Ferrari 296 LMGT3, Ford Mustang LMGT3, Lamborghini Huracán LMGT3 Evo2, Lexus RC F LMGT3, McLaren 720S LMGT3 Evo, Mercedes-AMG LMGT3 Evo, Porsche 911 LMGT3 R (992).
Cette diversité impose de composer avec des rythmes différents sur le circuit. Sur une course aussi longue, la circulation entre les catégories représente un enjeu permanent, particulièrement lorsque la visibilité diminue pendant la nuit. La limite de 62 voitures par split permet d’envisager des grilles particulièrement denses. Cependant, notons qu’il s’agit uniquement de la capacité maximale annoncée.

La stabilité du jeu, le véritable enjeu de ces 24 Heures

Derrière la compétition se trouve un objectif technique majeur : si les courses de plus de 12 heures ont déjà révélé des difficultés, cette fois, l’enjeu est de démontrer que le simulateur peut tenir une épreuve de 24 heures sans problème majeur, avec des dizaines de voitures en piste et des pilotes connectés depuis différents endroits du monde.
En 2026, le jeu a connu des changements touchant son protocole réseau, qui gère les échanges en ligne, ainsi que l’intégration de RaceOS, le moteur placé entre la plateforme RaceControl et Le Mans Ultimate. Ces évolutions ont rencontré des difficultés, auxquelles l’équipe de développement a tenté de répondre par une série de mises à jour. L’événement doit donc servir de mise à l’épreuve grandeur nature de ces améliorations. Studio 397 demande ainsi aux participants de contribuer au diagnostic en cas de problème, en activant la journalisation RUDP.
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