Gaming Tour : on était aux 24 h de Gran Turismo 7 du French Tour

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Gaming French Tour 2024

Comme Doc l’avait annoncé dans un précédent article, le French Tour a évolué pour devenir cette année le Gaming Tour. Exit la simple compétition d’endurance sur Gran Turismo 7 ! Pour sa quatrième édition qui a eu lieu du 9 au 10 décembre, l’événement s’est transformé en un véritable salon gaming et simracing, et a pris place au ParcExpo de Villefranche-sur-Saône. Superchicane a eu l’occasion de se rendre sur place pour échanger avec les organisateurs, les joueurs, les professionnels du secteur et les visiteurs.

Le Gaming Tour, un vrai salon

Le Gaming Tour combinait ainsi une compétition eSport et un salon, une formule qui a permis de rassembler encore plus d’acteurs et de sponsors autour de l’événement.Ainsi, on trouvait toute la partie compétition avec les différentes équipes participant à la course, les commissaires de course, les casters, la régie et les chaises pour les spectateurs d’un côté.

À l’arrière, quelques setups permettaient aux visiteurs de découvrir Gran Turismo 7 en PSVR (Sony a fourni les consoles ainsi que deux casque PSVR pour le public), un petit stand LDLC proposait de tester leurs configurations PC (principalement sur Forza Horizon et Call of Duty), ainsi qu’un setup pour essayer iRacing. Mais l’autre moitié du parc des expositions accueillait le salon « geek ». Là, cosplayers, consoles rétro, parties de Mario Kart, et jeunes plongés dans Fortnite se côtoyaient. Cultura avait aussi son stand, en tant que sponsor et partenaire financier. C’était le seul magasin habilité à vendre des billets pour l’événement.

Cultura et LDLC, les revendeurs de matériel sont présents sur place

Cultura a souhaité étendre sa présence au-delà de ses magasins traditionnels en développant le concept de « hors-les-murs ». Idriss et Ezra, de Cultura Villefranche-sur-Saône, expliquent : « Nous avons déjà établi des partenariats avec des structures comme le CGR et envisageons potentiellement une collaboration avec la Japan Fest à l’avenir. » Cette approche permet à Cultura de se rapprocher de nouvelles communautés et d’élargir son rayonnement.

Idriss et Ezra - Cultura Villefranche
Idriss et Ezra – Cultura Villefranche

Même chose pour LDLC, qui a décidé de s’associer au French Tour pour renouer avec les événements eSport, après une absence depuis un Paris Games Week il y a quelques années. Tristan Reviron, conseiller technique chez LDLC Villefranche-sur-Saône, explique : « Pour l’occasion, nous avons installé un setup Thrustmaster avec Forza Horizon, des FPS sur PC pour mettre en avant nos configurations, ainsi qu’un point conseil pour répondre aux questions des visiteurs. » De quoi permettre à LDLC de se reconnecter avec la communauté eSport et partager son expertise.

Tristan Reviron - LDLC Villefranche
Tristan Reviron – LDLC Villefranche-sur-Saône

Du public, des exposants, mais peu de fabricants

Si certains visiteurs venaient surtout pour la compétition, le développement du salon autour est clairement un moyen d’attirer bien plus de monde. Cette année, des producteurs régionaux étaient même présents à l’entrée du ParcExpo pour présenter leurs produits, ce qui a permis de toucher toutes sortes de visiteurs. On retrouvait ainsi aussi bien des habitués du simracing, passionnés et suiveurs de lives, que des curieux découvrant l’eSport – chacun avec ses propres motivations.

Claris est venu en famille, attiré par l’événement repéré chez Cultura : « Je ne savais même pas que ça existait ! Mon fils adore les consoles. » Farida précise : « C’est surtout pour lui. » Hugo, leur fils, teste la vieille GameCube sur un stand, et attend de s’essayer au PSVR sur un autre : « Chez moi, j’ai un simulateur, je joue surtout à Gran Turismo… et je me débrouille bien ! » Claris ajoute en riant : « C’est moi qui lui ai transmis la passion, mais maintenant, il est plus fort que moi ! »

Claris Lebon, Hugo et Farida - visiteurs
De gauche à droite : Claris Lebon, Hugo et Farida – visiteurs

Les grandes marques de matériel manquent à l’appel

Marc, de la Team TDI sur Assetto Corsa Competizione, a découvert l’événement grâce aux Lives de Tonton. « J’habite à côté et je connais la plupart des équipes présentes, avec lesquelles je discute sur Discord ou que j’affronte en ligne. »

Il apprécie l’événement physique, mais regrette l’absence de plus de présentations de matériel. « C’est sympa d’essayer le PSVR, mais il manque un stand pour discuter avec les marques. Par exemple, Thrustmaster sponsorise l’évènement en prêtant du matériel, mais ça aurait été sympa qu’ils présentent leurs nouveaux produits. »

Marc "Le Kid 34" - visiteur et joueur Team TDI sur Assetto Corsa Competizione
Marc « Le Kid 34 » – visiteur et joueur Team TDI sur Assetto Corsa Competizione

Christophe Goussard, organisateur, revient sur le soutien de Thrustmaster : « La première année, Thrustmaster avait équipé toute la compétition. Depuis, ils ne nous prêtent plus que les volants pour des jeux d’animation. Avec la sortie de leur nouveau volant T598, ça aurait été l’occasion de le tester pendant 24 heures, pour prouver sa fiabilité sur la durée. Une prochaine fois, on espère ! »

Pour ses compétiteurs, l’événement met à disposition des équipes les châssis (des F-GT de chez Next Level Racing), le siège, le support et le moniteur, ainsi, tous les participants utilisent le même matériel. En revanche, c’était aux équipes d’apporter leur PlayStation 5, pédalier, volant et base.

Une compétition internationale

Toutes les équipes participantes, de gauche à droite :
Sample Motorport (hors-champ) / Zira E-Sport / Full Tech Racing Esport / CO Esportive / NLR Esports / TX3 by Thrustmaster / Old School Racing /
Prima Esports / TGX Esport / G-Ligue Esports / Storm Racing Esports / Elite Racing Squad / French Team Esport / GTFR Team Esport

Eh oui, le Gaming Tour, c’est avant tout une compétition ! Alors penchons-nous un peu plus sur les acteurs de cette course. Pour rappel, il s’agit d’une course d’endurance de 24 heures (même plus que ça si l’on compte les qualifications). Quatorze équipes de quatre pilotes (sauf la Sample Motorsport qui n’en avait que trois, cette année), surveillées par des commissaires de course, ont roulé pendant une journée sur Spa-Francorchamps, dans Gran Turismo 7. Le tout, diffusé en direct sur YouTube.

Cet événement assez unique en son genre ne s’inscrit pas dans les séries officielles organisées par Polyphony Digital, mais rassemble tout de même des pilotes du monde entier. Dix nationalités représentées parmi les pilotes, dans douze équipes françaises, une équipe hongroise et une équipe polonaise. Par ailleurs, c’est déjà la quatrième édition et ça se sent ! Le niveau est de plus en plus élevé, les phases de qualifications – qui rassemblaient 32 équipes – se sont jouées jusqu’au dernier moment. Le top 5 se tenait entre un et deux dixièmes de secondes, sur une moyenne de quatre pilotes !

Un enjeu sportif, mais aussi économique

L’enjeu ? Du prestige, d’abord, la gloire de gagner une compétition en équipe sur 24 heures. Des cadeaux et des goodies, des vestes Alpine, des équipements Next Level Racing, des escape games… Et des trophées individuels et un cash prize. En effet, le billet d’entrée est de 300 euros par équipe, et les trois premières équipes, ainsi que le pilote au meilleur tour, touchent un cash prize (1200 euros pour l’équipe gagnante). Surtout, les pilotes et membres des différentes équipes se rassemblent chaque année au French Tour pour se retrouver, se voir enfin après avoir passé l’année à s’affronter en ligne.

De quoi faire briller l’eSport français, la scène Gran Turismo et la région Auvergne-Rhône-Alpes, partenaire de l’événement. La région, les sponsors, sont les principaux moyens de financer l’événement (la région subventionne ce Gaming Tour à hauteur de 1200 euros). En effet, le French Tour est organisé par Christophe Goussard et sa French Team Esport, une association. Il n’y a pas de salariés sur l’événement, uniquement des bénévoles. L’argent va dans l’organisation, le matériel, le lieu, etc. D’après l’organisateur, organiser un tel événement coûte entre 30 000 et 50 000 euros.

Aucun salarié, uniquement des bénévoles

Frédéric Labarbe, trésorier de French Team Esport et de l’événement, explique : « On ne touche rien sur la billetterie. Quand on démarre l’événement, la balance est à zéro. Tout passe par les sponsors. » Il souligne également le travail remarquable de Christophe Goussard, qui parvient à fédérer un grand nombre de personnes autour du projet. « Il y a des bénévoles, ce qui aide beaucoup, mais il faut aussi trouver des financements pour des événements de cette ampleur, car une salle comme celle-ci, ça coûte cher. Mais une fois l’événement lancé, le budget est équilibré. »

Il précise que personne n’est salarié, tout repose sur le bénévolat. « Même dans l’association, personne n’est rémunéré. Par contre, il faut acheter beaucoup de matériel, faire appel à des techniciens. Il y a beaucoup de personnes impliquées, qu’il s’agisse de sponsors financiers ou de ceux qui apportent des compétences techniques. » En somme, l’événement repose sur une collaboration collective de compétences et de soutiens financiers.

Frédéric Labarbe - Trésorier French Team Esport
Frédéric Labarbe – Trésorier French Team Esport

Le Gaming Tour, un moyen de faire briller la région

Le Gaming Tour bénéficie du soutien financier de la région, mais selon Christophe Goussard, l’organisateur de l’événement, ce n’est pas encore suffisant. « C’est nous qui faisons la promotion de la région, plutôt que l’inverse. En diffusant l’événement sur YouTube, on aide à faire rayonner le Beaujolais. Les spectateurs qui ne peuvent pas être présents se demandent où cela se passe, découvrent que c’est à 40 km de Lyon, et vont chercher ce qu’ils peuvent y faire. » Il ajoute également : « L’eSport est en pleine expansion, il monte en flèche. En investissant dans cet événement, on soutient une association et un projet innovant, unique en Europe. » Un soutien qui permet à l’événement de croître, mais qui reste encore un défi à relever pour l’organisateur.

A gauche : Christophe Goussard - Organisateur de l'événement / à droite : Jérémy Thien - Conseiller Région Auvergne Rhône-Alpes et maire de Jullié / au centre : équipe NLR Esports
A gauche : Christophe Goussard – Organisateur de l’événement et président du French Tour et de French Team Esport / à droite : Jérémy Thien – Conseiller Région Auvergne Rhône-Alpes et maire de Jullié / au centre : équipe NLR Esports

« L’eSport est désormais un phénomène de société qui dépasse largement l’image qu’on en avait auparavant. » Comme l’a constaté Jérémy Thien, maire de Jullié et conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes, lors de sa visite à l’événement à Belleville l’an dernier, « c’est un mélange de générations et de classes sociales, les gens viennent de partout, et les joueurs représentent une dizaine de nationalités différentes. » Cette diversité témoigne de l’ampleur prise par l’eSport.

Dans cette dynamique, la région se veut un acteur clé. « On s’inscrit dans un territoire, et on a envie de le promouvoir. L’objectif est que les visiteurs repartent avec un beau souvenir de l’événement. Christophe Goussard est un vrai maître d’œuvre pour cela », ajoute-t-il.

Mettre en avant un territoire

Cette année, l’événement a trouvé sa place dans la capitale du Beaujolais, « un lieu symbolique, capitale économique, ça a du sens que ce soit ici, » souligne Jérémy Thien, en espérant que l’événement se pérennise. « Même s’il tourne, c’est bien, cela permet de le diffuser dans d’autres territoires et de montrer à tous, jeunes comme moins jeunes, passionnés d’automobile ou de sport, que l’on peut aussi pratiquer différemment. »

Enfin, il rappelle que la subvention régionale, bien que modeste, est un « petit coup de pouce financier » pour garantir le bon déroulement de l’événement. La région est aussi un relais de communication. Ainsi, elle montre que les institutions soutiennent des initiatives comme celle-ci, bénéfiques pour l’économie locale et pour le vivre ensemble.

Commissaires de course, régie, casters… tout comme sur une vraie piste !

Comme une course bien réelle sur de l’asphalte, organiser, animer et diffuser une course d’endurance virtuelle requiert des moyens humains et des compétences ! Quatorze équipes, ça signifie quatorze points de vue à montrer au public, une course de 24 heures à commenter et expliquer… Par ailleurs, il y a de l’enjeu. Ainsi, on veut s’assurer que le résultat sera juste et équitable. C’est pourquoi, comme on le disait plus haut, des commissaires de course du COS, le Comité des Officiels du Simracing, étaient présents.

Giovan, membre du Comité des Officiels du Simracing, nous explique que leur rôle est de surveiller la course et d’intervenir en cas de litige. « Nous commençons avec la Safety Car, pilotée par Arthur, et surveillons la course depuis une PS5 pour analyser les actions et les dépassements. » Il souligne que les pénalités sont souvent liées aux dépassements et aux crashs, mais que certains incidents ne méritent pas de sanction.

Créé par l’association Perfect’Events, le COS gère désormais des courses sur GT7 et Assetto Corsa Competizione. « Organiser un événement de 24 heures est fatiguant, d’où la nécessité de relayer les équipes, » précise Giovan. Il ajoute que les commissaires sont des passionnés, certains étant également commissaires sur des événements comme les 24 heures du Mans.

Giovan - Comité des Officiels du Simracing
Giovan – Comité des Officiels du Simracing

Une régie automatisé pour la nuit

La régie était assurée par Warlock Production, une association étudiante composée d’anciens et d’élèves actuels du Gaming Campus de Lyon. Ils sont habitués à streamer de gros marathons caritatifs, parfois d’une durée de 72 heures ! En effet, on a notamment déjà pu les voir réaliser La Cité des Pixels ou Gamer 4 Pets. Alors 24 heures de course, ça ne leur faisait pas peur.

Gaming French Tour 2024

Lilou et Thibault, de la régie Warlock Production, expliquent leur approche pour assurer la fluidité du stream lors de l’événement. Lilou précise : « Généralement, on suit ce que disent les casters et on s’adapte pour montrer au mieux l’action aux téléspectateurs. » Thibault ajoute : « Notre grande force est notre capacité à nous adapter rapidement. Les casters sont très professionnels et connaissent parfaitement le jeu, ce qui nous permet de travailler en étroite collaboration avec eux pour vulgariser l’action et la rendre compréhensible pour le public. »

Ils évoquent également les défis logistiques d’un stream de 24 heures. Thibault souligne : « Le gros défi, c’est la gestion des rotations de l’équipe. C’est de la gestion d’équipe pure. » Lilou ajoute : « Pour la nuit, on a mis en place une automatisation du stream. Comme il n’y a pas d’animation le soir, juste les casters, on peut se reposer en automatisant le processus. » Thibault complète : « Les casters, étant eux-mêmes streamers, connaissent le logiciel. On leur a fait une micro-formation pour qu’ils sachent comment réagir en cas de problème mineur. Le reste est entièrement automatisé. »

Lilou Doublecourt et Thibault Goris - régie Warlock Production
Lilou Doublecourt et Thibault Goris – Régie Warlock Production

« Les pilotes s’investissent beaucoup plus »

Par ailleurs, les commentateurs étaient des noms connus du milieu. On a notamment pu voir Pierre « Aewoob » Menou et Stema animer les deux jours. Ils étaient six casters à se relayer au cours des 24 heures de course.

Gaming French Tour 2024
Aewoob et Stema animaient l’événement sur place et en direct sur YouTube

Pierre « Aewoob » Menou, caster pour le French Tour, revient sur l’évolution de l’événement : « L’an dernier, c’était principalement consacré à la course, cette année, on passe à une autre dimension avec des exposants, du rétro-gaming, des voitures exposées… Les pilotes s’investissent aussi beaucoup plus, s’entraînent intensivement, et sont prêts à parcourir des milliers de kilomètres pour participer. »

Concernant son rôle de caster, il met l’accent sur les défis uniques de l’événement : « La nuit, c’est toujours un moment délicat. Il faut savoir se reposer et revenir en force pour garder le live dynamique. » Il ajoute que l’esprit familial et l’atmosphère conviviale du French Tour, malgré son professionnalisme, expliquent son succès croissant : « De plus en plus de personnes viennent chaque année, et la communauté Gran Turismo s’agrandit. On a l’impression qu’il y a quatre à cinq fois plus de participants qu’en 2023. »

Des pilotes dans le Top 100 mondial

Il explique également pourquoi Gran Turismo est choisi : « C’est un jeu populaire avec une communauté soudée, même si on manque parfois des outils des World Tours. Mais GT7 reste un jeu qu’on aime tous. » Il souligne aussi l’internationalisation du French Tour, avec des équipes venant de Pologne, de Hongrie… « Ces équipes sont prêtes à traverser l’Europe pour la compétition, et ça enrichit notre cercle d’adversaires. »

Enfin, il insiste sur le niveau de la compétition : « Le niveau est fou. On a des pilotes qui atteignent parfois le Top 100 mondial en Time Attack ! La course est de plus en plus relevée. L’an dernier, il y avait encore des équipes qui luttaient pour le top 10 à un quart d’heure de la fin. »

Pierre "Aewoob Menou" - caster
Pierre « Aewoob » Menou – caster

Les joueurs sont là pour gagner… mais dans une ambiance amicale

On le disait, quatorze équipes étaient présentes sur cette course. De 15 h samedi à 15 h dimanche, les pilotes se sont relayés dans une course qui est restée serrée jusqu’au bout. Et il se trouve qu’on a eu du flair chez Superchicane ! En effet, en interviewant un pilote de G-Ligue (nouvelle équipe sur le French Tour) et un pilote d’Elite Racing Squad (équipe polonaise qui participait pour la troisième fois)… on a interviewé des membres des deux premières équipes au classement final ! Voici leurs témoignages, récoltés avant le départ.

Un membre de la G-Ligue, équipe arrivée première de la course, témoigne avant le départ

Grégoire Humbert, représentant de la G-Ligue Esports, évoque leur première participation au French Tour : « Comme tout le monde, on espère gagner. C’est une compétition, et on pense avoir le niveau pour le faire. En plus, sur 24 heures de course, beaucoup de choses peuvent se passer. »

L’équipe est active sur plusieurs plateformes, dont Assetto Corsa, F1 et iRacing, mais aujourd’hui, ils sont concentrés sur Gran Turismo. Grégoire précise : « Pour moi, seule la compétition compte. L’équipe est aussi là pour se représenter, mais dans ma tête, c’est compétition avant tout ! »

Il souligne aussi l’importance de participer à un événement IRL : « Les événements réels en simracing sont rares. Le fait que ce soit en physique change beaucoup de choses. Ça rend la compétition plus prestigieuse et plus réelle, surtout avec le côté humain de rencontrer les autres. » Quant à la rivalité, il la perçoit pour l’instant davantage comme de l’amitié : « Peut-être que la compétition viendra plus tard, mais pour l’instant, c’est plutôt amical. »

Grégoire Humbert - G Ligue Esports
Grégoire Humbert – G Ligue Esports

ERS, l’équipe venue de Pologne pour rafler la deuxième place

Nikodem « ERS_Nixo09 » Walkowiak, membre de l’équipe Elite Racing Squad (Pologne), revient sur leur participation à la troisième édition du French Tour : « C’est une course de 24 heures, donc viser le podium serait déjà un bon résultat, et peut-être même la victoire si nous avons le rythme pour rivaliser avec les autres équipes. Les cinq premières équipes se tiennent en un ou deux dixièmes, c’est très serré. »

L’équipe participe au French Tour car, en Pologne, il n’y a pas d’événements similaires : « La communauté française de Gran Turismo est bien plus grande. Lors de notre premier French Tour, on venait surtout pour se faire connaître. Maintenant, on se bat pour être au même niveau que des équipes comme Prima ou TX3. »

Nikodem souligne aussi l’importance de la préparation physique : « Il faut être très bien préparé. La clé, c’est la régularité. Se concentrer uniquement sur la vitesse peut mener à des erreurs fatales. Mieux vaut ne pas se pousser à la limite. »

Enfin, il apprécie l’aspect communautaire de l’événement : « C’est bien plus sympa que les courses en ligne, car on peut rencontrer les autres participants. Quand nous sommes venus pour la première fois, on pensait qu’il y aurait plus de rivalité. Mais finalement, l’ambiance est assez familiale. Tout le monde est accessible et très sympa. »

Nikodem "ERS_Nixo09" Walkowiak - Elite Racing Squad (Pologne)
Nikodem « ERS_Nixo09 » Walkowiak – Elite Racing Squad (Pologne)

Le classement final

  • 1 : G-Ligue Esports (605 tours en 24 heures)
  • 2 : Elite Racing Squad
  • 3 : Prima Esports
  • 4 : CO Esportive
  • 5 : TX3 by Thrustmaster
  • 6 : TGX Esport
  • 7 : NLR Esports
  • 8 : Old School Racing
  • 9 : Sample Motorsport (prix d’honneur pour avoir couru avec seulement trois pilotes)
  • 10 : Storm Racing Esports
  • 11 : Full Tech Racing Esport
  • 12 : GTFR Team Esport
  • 13 : French Team Esport
  • 14 : Zira E-Sport (meilleur tour en 2’14″644)

Ainsi, le French Tour, devenu Gaming Tour ce week-end, aura marqué les pilotes, les visiteurs, les casters, les organisateurs, les exposants… Tous à leur manière. Et nous aussi. Désormais, on attend l’an prochain afin de savoir si la compétition aura lieu au ParcExpo de Villefranche-sur-Saône, ou ailleurs… et s’il y aura de nouveau un salon, peut-être encore plus riche que cette année !

Pour aller plus loin :

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3 Commentaires

  • Dsl, superchine mais l’orga ne fournit que le châssis et l’écran.c’est au équipe de fournir volants ,pédaliers,ps5 et casques,tous ça après avoir payé 400euros d’inscriptions ,donc pour l’équité on repassera,merci de rétablir la vérité.merci

    • Bonjour, en effet, il y a eu une erreur à la relecture de l’article, on va corriger ça 🙂 En revanche, les frais d’inscription étaient bien de 300 euros.

  • Pour information les team paie que 300 euro d inscription et un cash price est redonner avec les inscriptions

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