Test du cockpit GT Omega Prime Lite : L’aluminium à petit prix

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Test GT Omega Prime Lite

Nous l’avons monté et mis à l’épreuve sur le circuit. Voici notre test du cockpit Prime Lite par GT Omega. Le dernier né de la marque écossaise se présente à nous avec son châssis en profilé d’aluminium et son siège RS12. Finition, fonctions, rigidité et confort, on fait le point sur l’ensemble des caractéristiques de ce modèle qui devrait se faire une belle place sur le marché.

Le Test du GT Omega Prime Lite en vidéo

Ce test est disponible sous deux formats. D’un côté la vidéo sur la chaîne Youtube d’Olive Roi du Bocal et de l’autre la version écrite ci-dessous. Vous avez le choix et c’est tant mieux. Dans les deux cas, ce test n’est sponsorisé par personne, ni par GT Omega ni par qui que ce soit. Néanmoins, la marque vous propose une remise de 5% sur l’ensemble de son catalogue si vous utilisez le code OLIVE5. Et en l’utilisant, vous soutenez Olive Roi du Bocal et Superchicane. Voilà, vous savez tout. On peut attaquer ce test.

Présentation du GT Omega Prime Lite

Alors que le Prime fête désormais son premier anniversaire, voici que débarque le Prime Lite. Cette version allégée troque le profilé en 160 x 40 pour du 80 x 40 plus classique. Et la première chose que l’on note, c’est l’impact sur le prix. Le Prime Lite est vendu 479€ (et même 379€ à l’heure de publier ce test), port compris. Et à ce tarif, il se place clairement en dessous de ses concurrents principaux. On citera par exemple les TR80 MKV de Trak Racer et GT1 EVO de SimLab. Deux modèles qui nous serviront régulièrement de référence pour la comparaison. Mais ce qu’il faut noter, c’est qu’avec ce tarif, GT Omega vient même taquiner les cockpits en DIY. Les amateurs de Motedis et autres fournisseurs de profilé aluminium brut n’ont qu’à bien se tenir.

Ce Prime Lite est donc basé sur un châssis en 80 x 40 de 137 centimètres de long, sans débordement du pédalier, sur 68 centimètres de large. Il est accompagné d’un support de levier de vitesses qui ajoute 16 à 20 centimètres à la largeur. Ce support est doublement maintenu : à l’horizontale par le support volant et à la verticale par le châssis. De quoi assurer une bonne rigidité. La plaque de pédalier est réglable en profondeur et en angle, alors que celle du volant offre un triple réglage : hauteur, profondeur et angle. Le châssis, lorsqu’il est seul, est livré sans rails ni équerres pour la fixation d’un baquet.

Le GT Omega Prime Lite lors de son test

À l’achat chez GT Omega, vous avez le choix entre le châssis seul ou un version accompagnée d’un siège Sport. 4 modèles sont proposés par le fabricant : le RS6 plus fin, le RS9 de taille classique et ferme, le XL RS large et confortable, le RS12 encore plus large et confort. A l’heure de ce test, la marque ne propose pas de siège baquet.

Montage du GT Omega Prime Lite

Il faut compter 2h30 de montage pour deux personnes habituées et outillées. Si c’est votre premier cockpit du genre et que vous êtes seul pour l’installer, vous pouvez compter une journée. Le montage est long, mais il n’est pas compliqué. Surtout que la notice fournie par GT Omega est cohérente et bien détaillée. À noter tout de même un point de difficulté à l’heure de fixer le fauteuil RS12 sur le châssis. En effet, la hauteur entre les deux éléments est moins élevée que celle de la clé Allen fournie. De quoi vous donner quelques sueurs pour le serrage. Mais à part ça, tout roule.

Finition et fabrication du GT Omega Prime Lite

Ce Prime Lite ressemble à s’y méprendre à un modèle de chez Trak Racer ou SimLab pour ce qui est du profilé. La peinture noire, légèrement mate, est même identique. Les équerres, tout l’accastillage et surtout la visserie sont de belle qualité. De sorte que le rendu final est clairement plus satisfaisant qu’il n’apparaît sur les photos du fabricant. Autre point très positif : la plaque du support volant est des plus épaisses. Pareil pour celle du pédalier, basée sur l’ancienne version du Prime mais désormais renforcée.

Du côté du RS12, nous sommes face à un siège Sport classique, du genre de ceux que l’on trouve dans une berline moderne. La finition tissu est plutôt aérée, avec des coutures épaisses et une bonne rigidité de l’assise. Seul point franchement étonnant : le siège est particulièrement large. Plus large même que le XL RS de la marque. Nous verrons dans le paragraphe dédié s’il assure côté confort. Dans l’ensemble, la finition et la fabrication du Prime Lite sont d’un niveau plus que satisfaisant. Rien de bien étonnant puisque sur ces points, il s’aligne sur le Prime de la marque.

Réglages de position : tout est possible, avec les limites du RS12

Profilé aluminium oblige, le châssis permet tout ou presque. Aucun problème pour régler ce GT Omega Prime Lite lors du test. Et dans l’ensemble, c’est plutôt facile et accessible. On trouve une position idéale pour le jeu, quelle que soit votre taille ou votre poids.

Le réglage du pédalier

pédalier du GT Omega Prime Lite lors de son test

Commençons avec le réglage du pédalier. Là, il faut sortir la clé Allen pour déverrouiller les 4 points de fixation et ainsi les faire glisser sur le châssis. On règle alors la profondeur du support avec précision. Il faut ensuite choisir son angle parmi les 8 propositions. Vous ne pourrez pas vous mettre en position F1, mais pour le GT c’est parfait. La plaque du pédalier a aussi l’avantage d’accueillir n’importe quel modèle de pédalier. Nous l’avons essayé avec les plus problématiques : CSL Elite V2 de Fanatec, T-LCM de Thrustmaster, ClubSport V3 et V3 inverted. Ça marche nickel.

Et très clairement, que ce soit pour le montage du pédalier, ou le positionnement du support, tout est ici très facile d’accès. Facile à comprendre, facile à manipuler et facile à régler. C’est beaucoup mieux que la proposition de Trak Racer avec son TR80 Mk5. Un modèle que je possède depuis 3 ans et qui, sur ce point, fait pâle figure face au Prime Lite.

Le réglage du volant

réglage du support volant du GT Omega Prime Lite lors de son test

Côté volant, il faut sortir les outils pour le réglage de profondeur. En effet, celui-ci dépend des deux montants en profilé fixés au châssis, mais aussi du retour du support de levier. Pour la hauteur et l’angle par contre, c’est la facilité qui prime avec un réglage par molettes directement sur la barre qui accueille la base. Et il faut à peine quelques secondes pour modifier son réglage, même radicalement. Là encore, la plaque d’accueil est taillée pour tous les volants : Thrustmaster, Logitech (même le pro Racing Wheel), Fanatec, Moza.

Le réglage du siège

Le RS12 que nous avons essayé pour le test propose des rails pour le réglage de profondeur. Très pratique pour passer d’un pilote à l’autre à la volée. Mais il ne propose pas de réglage de l’angle ce qui peut être problématique vu sa position très horizontale. Enfin, sa largeur oblige à décaler le support de levier pour accéder à la manette du dossier. Rien de très gênant à faire, mais esthétiquement c’est moyen. Préférez donc les modèles RS9 et XL RS si vous choisissez un modèle chez GT Omega.

Enfin, si vous utilisez un baquet sur le Prime Lite, nous vous conseillons d’associer des équerres avec réglage de l’angle et des rails pour la profondeur. Vous profiterez ainsi au maximum des possibilités du châssis du Prime Lite. Avec la possibilité en prime de le régler rapidement.

Le réglage du levier de vitesses

Support de levier du GT Omega Prime Lite lors de son test

C’est là un petit point faible de ce GT Omega Prime Lite lors de notre test. En effet, le levier se règle parfaitement en longitudinal mais laisse peu de marge en latéral. Résultat, le levier ne peut pas être positionné très près du siège, la faute à une plaque collée au profilé aluminium qui ne permet pas de fixer son levier à n’importe quel endroit. C’est dommage.

Rigidité : un châssis irréprochable

Disons le clairement, la plupart des pilotes, même professionnels, n’ont pas besoin d’aller au-delà du 80 x 40. Néanmoins, certains châssis peuvent montrer quelques faiblesses au niveau des montants du support volant, du support lui-même, du pédalier ou du levier de vitesses. Sauf que le Prime Lite nous fait un sans faute sur ce point. Les montants en 80 x 40 mm sont parfaitement maintenus par leurs équerres doublées de plaques et le renfort, côté levier de vitesses, est bienvenu pour ajouter à la rigidité. La plaque du volant, de type universel, est suffisamment épaisse pour ne souffrir d’aucune souplesse, alors que les réglages latéraux assurent totalement leur rôle de blocage.

La résistance du pédalier du GT Omega Prime Lite lors de son test

Côté pédalier, j’étais inquiet de retrouver une plaque issue de la première version du Prime, laquelle m’avait déçu. Sauf que GT Omega a mis les renforts au bon endroit et que ce nouveau modèle est bel et bien parfait en termes de rigidité, même sous la pression d’un gros Load Cell. Le support de levier de vitesse est tout à fait adapté à l’utilisation d’un levier en H ou en séquentiel. Il montre à peine un petit angle de résonance quand on y va fort, comme avec un frein à main. C’est le seul point critiquable de l’ensemble pour ce qui est de sa stabilité et de sa rigidité.

Confort : Le RS12 nous a déçu

On le redit, un profilé aluminium permet des réglages pour obtenir la position idéale. Et le Prime Lite ne démérite pas sur ce point. Mais pour ce test, il est accompagné d’un siège qui n’est clairement pas au niveau. Le RS12 est trop large, avec une assise trop horizontale et un confort trop limité pour être apprécié. Le XL RS m’a laissé un bien meilleur souvenir. Mais clairement, c’est avec un baquet que le Prime Lite se révèle totalement. Notre conseil pour profiter au mieux de ce châssis : investissez dans un fauteuil baquet de qualité. Trouvez votre bonheur chez RSeat ou Trak Racer. Vous ne le regretterez pas. Même si j’ai bien conscience qu’il s’agit là d’un investissement supplémentaire.

Piloter avec le GT Omega Prime Lite

Le GT Omega Prime Lite lors de son test en utilisation

Évidemment, puisque l’on a une bonne position et un haut niveau de rigidité, piloter avec le Prime Lite est un régal. Le châssis retransmet parfaitement les vibrations du retour de force, sans mise en résonance. Il encaisse très bien le poids d’un DD1 de Fanatec ou tout autre base avec un gros moteur. Et côté pédalier, c’est un plaisir que de pouvoir appuyer à fond sur le frein sans se poser de question. C’est le type de châssis qui se fait oublier en jeu, qui ne laisse aucune mauvaise impression et qui ne fait jamais preuve de faiblesse. Tout au plus peut-on rappeler le manque de réglage latéral du levier de vitesse ou du frein à main, avec une formule qui convient moyennement aux simulations de rallye.

Le GT Omega Prime Lite, un bon châssis d’après notre test ?

Et bien oui, c’est un grand oui. Le châssis du Prime Lite est notre nouveau chouchou dans la gamme des 80 x 40 mm à petit prix. Il propose une rigidité supérieure à la plupart de ses concurrents, une finition équivalente, et des réglages accessibles et rapides. Mais comparons avec les autres modèles de référence :

Vs Trak Racer TR80 MK5 à 559€ + port

Le TR80 est un modèle que je connais très bien pour l’avoir d’abord testé, puis utilisé pendant 3 ans comme cockpit principal. Il a l’élégance d’être fourni avec des baguettes de couleur qui réhaussent un peu le profilé noir habituel. J’apprécie aussi beaucoup les très nombreux accessoires en tout genre que la marque propose, et surtout les sièges de la gamme de Trak Racer. Modèles Rally et GT surtout. Mais voilà, le TR80 est plus cher que le GT Omega, et pas qu’un peu. Avec son port à près de 70€, plus de 100€ si vous prenez un siège, la note s’envole un peu. Et le TR80 n’a pas que des qualités.

S’il est fourni avec des équerres, celles-ci sont un peu trop souples. Et si son support de pédalier offre un réglage d’angle mais aussi de hauteur, ce que le Prime Lite n’a pas, le temps de réglage qu’il nécessite pour en profiter est beaucoup plus long. Et j’avoue avoir personnellement abandonné l’idée de pouvoir changer de réglage à la volée en fonction des personnes qui viennent jouer chez moi de peur de ne pas retrouver mon réglage personnel. C’est dire. Le GT Omega Prime Lite est à mes yeux plus accueillant sur ce point et offre des réglages plus rapides pour un niveau de rigidité supérieur. Il a donc ma préférence.

  • Le profilé aluminium 80×40 mm
  • Réglage rapide côté volant
  • De nombreux accessoires disponibles
  • Une gamme complète de baquets

TRAK RACER

TR80 MK5

VOIR PRODUIT

Vs Simlab GT1 EVO à 449€ plus port

Voilà un concurrent très sérieux, notamment grâce à son prix agressif. Le GT1 EVO est un excellent cockpit. Simple, léger, il a le même type de support de pédalier que le Prime Lite, avec un poil de souplesse supplémentaire sur ce point. Mais il est tout aussi facile à régler. Du côté du volant, la rigidité est quasi équivalente, mais le Prime Lite gagne la bataille grâce à son renfort latéral. Le GT Omega est aussi supérieur côté simplicité de réglages avec ses manettes rapides.

Enfin, son levier de vitesses profite d’une fixation sur deux points, là où le GT1 EVO se limite à une barre horizontale. Et forcément, ça se ressent. SimLab a néanmoins l’avantage de proposer une gamme complète de sièges baquets pour accompagner ses châssis. Un argument massue tant que GT Omega n’en propose pas dans son catalogue.

  • Le profilé aluminium 80×40 mm
  • Un support de volant très rigide
  • Réglage facile du pédalier
  • Un baquet fibre en option

SIMLAB

GT1 EVO

VOIR PRODUIT

Vs Motedis et ses cockpits DIY

Alors là, c’est avant tout une histoire d’état d’esprit. Un cockpit Motedis vous fera gagner une cinquantaine d’euros sur la note finale par rapport au GT Omega Prime Lite. Mais d’une part vous n’aurez pas de finition noire, et d’autre part les modèles présentés par Motedis ne sont clairement pas équivalents au Prime Lite en termes de rigidité et de simplicité de réglages. Car l’économie sur les modèles de base de Motedis se fait souvent sur la longueur du châssis, sur la visserie et sur les petits plus que proposent les fabricants spécialisés dans les cockpits. Personnellement, je conseille donc plutôt ce Prime Lite, plus rassurant, mieux pensé et mieux fini. Ici la différence de prix minime se justifie largement.

Conclusion du Test du GT Omega Prime Lite

Côté châssis, le test de ce GT Omega Prime Lite révèle un excellent modèle qui nous a totalement convaincus. Il a la rigidité des meilleurs, une finition de bon niveau, des fonctions complètes et surtout des possibilités de réglages qui ne sont freinées par aucune complexité. On trouve vite sa position et on passe facilement d’un joueur à l’autre, même avec des gabarits très différents. Avec un prix agressif de 479€, des remises régulières sur le site du fabricant et un port gratuit, GT Omega se positionne en leader sur le marché du cockpit aluminium en 80 x 40.

Mais il y a encore un défaut dans l’offre du fabricant : l’absence de siège baquet en fibre. Nous n’avons droit pour le moment qu’à des modèles Sport, tels qu’on les trouve dans les berlines sportives. Et le confort n’est donc pas au niveau de la concurrence. Notre conseil est donc le suivant : prenez un châssis Prime Lite GT Omega et collez lui un siège de chez RSeat ou Trak Racer. Le combo ultime à nos yeux.

Pour :
  • La finition à tous les niveaux
  • Fabrication et visserie au top
  • Rigidité et réglage du support volant
  • Rigidité du support pédalier
  • Le support de levier inclus et efficace
Contre :
  • Le siège RS12 de ce modèle de test
  • Pas de baquet chez GT Omega (mais adaptable)
  • Equerres et rails non fournis

GT Omega Prime Lite

  • Type : Châssis intégral
  • Matériaux : Profilé
  • Réglages du pédalier : Profondeur et angle
  • Réglages du volant : Hauteur, profondeur et angle,
  • Usage conseillé : Tous volants
  • Prix officiel : 479€
Test GT Omega Prime Lite transparent

Notre note :

9/10

Pour aller plus loin :

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Écrit par
OliveRoiDuBocal

Testeur de matos depuis une dizaine d'années, j'aime particulièrement mettre les mains dans les sticks arcade, les casques, et évidemment tout ce qui touche au simracing.

1 Commentaire

  • Bonjour Olive, je t’adresse tout d’abord ainsi qu’à toute l’équipe mes meilleurs voeux pour 2024.
    J’aurais voulu savoir s’il te plaît, sachant que je suis en train de me préparer un pc de course et que je possède un vieux g25, que penses tu de l’idée de commencer par ce châssis (gt oméga prime lite) pour y installer mon g25 en attendant de pouvoir passer en direct drive, mais surtout jusqu’à quelle force de base de volant je pourrai monter en gardant ce châssis? Supporterait-il une base de plus de 8Nm ou bien devrai-je me limiter à ce niveau de base?
    Bien à toi et merci pour tous ces articles/essais/conseils… qui sont non seulement pertinents et impartiaux mais aussi véritablement sympa à regarder.
    David

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