Test du cockpit RSeat B1 : meilleur qu’un profilé aluminium ?

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RSeat B1 Test

Aujourd’hui, nous mettons sur le banc de test le B1 de chez RSeat. Ce châssis pour le simracing en carré d’acier fait partie de la nouvelle génération de modèles de la gamme du fabricant européen. Montage, finition, fonctions, rigidité, nous passons au crible l’ensemble des caractéristiques de ce cockpit pour le comparer à ses concurrents en profilé d’aluminium.

Le Test du cockpit B1 de RSeat en vidéo

Le test complet du B1 de RSeat a été réalisé en version texte, mais aussi en vidéo. Vous avez donc le choix du format, avec la possibilité de profiter des deux. À votre guise. Dans tous les cas, ce test est réalisé en toute indépendance, avec du matériel prêté par RSeat pour l’occasion.

Présentation du B1 de RSeat

Le B1 est arrivé au studio dans un ÉNORME carton. Près de 70 kg sur la balance, sans compter le siège baquet que nous avions déjà en stock. Réservez une petite heure à deux pour tout mettre en place, et ce malgré une notice un peu légère et bancale qui nous aura fait perdre quelques minutes. Mais en vrai, c’est simple et facile. Surtout, la visserie est de bonne qualité, les outils sont fournis, et l’ensemble ne présente aucune difficulté particulière. C’est juste que, avec le poids de l’ensemble, il est préférable d’être deux, surtout au moment de déplacer le châssis. Vous êtes prévenu.

Le B1 représente la nouvelle génération d’entrée de gamme de la marque. A 539€ (890€ avec son baquet), ce modèle se retrouve en concurrence avec bien des châssis, principalement ceux en profilé d’aluminium. Nous pouvons citer la gamme Trak Racer avec son TR80 en profilé 80 x 40, le GT Omega Prime Lite ou encore le GT1 Evo de Simlab. Nous reviendrons d’ailleurs régulièrement sur des éléments de comparaison avec ces modèles.

Finition et qualité de fabrication du B1 de RSeat

Carré d’acier, peinture noire, à priori pas grand chose de particulier à signaler sur les matériaux du B1 qui, sur le papier, rappellent ceux de la gamme de Next Level Racing. Sauf qu’une fois déballé et monté, ils se révèlent clairement supérieurs à ceux des modèles de la marque australienne. Ici l’acier est plus large, les soudures pleines de matière et la peinture plus épaisse et résistante. Sur ce dernier point, je peux clairement citer un vilain coup de cutter donné par mégarde qui n’aura pas fait de rayure. Ça promet sur la durabilité.

Du côté des différents éléments, le B1 marque de nombreux points par rapport à la concurrence. La visserie est vraiment de très bonne qualité et même si nous avons trouvé un défaut sur un des inserts, ceux-ci peuvent aisément être remplacés par des boulons. Le châssis quant à lui profite de 6 barres transversales pour éviter toute déformation. Et les « trous » trouvés un peu partout sur le châssis permettent même de passer le câblage avec une certaine discrétion. Enfin, une plaque d’aluminium vient renforcer l’impression générale de qualité sous nos pieds. Globalement, le RSeat B1 que nous avons en test est très beau et ses lignes courtes sont même franchement réussies. D’ailleurs, plus réussies que sur les photos du fabricant.

Le baquet RSeat, un compagnon de qualité pour le B1

Le baquet du RSeat B1 en test

RSeat nous a envoyé le châssis du B1 nu, c’est-à-dire sans siège. Mais, nous avions déjà un baquet de la marque (même deux pour être tout à fait honnête). En effet, suite au test du RSeat S1 en 2020, nous avions craqué pour ce modèle de baquet et j’en avais donc acheté un pour mon cockpit JCL. Le modèle en photo a donc près de 3 ans aujourd’hui, il n’a pas bougé d’un iota et son assise est toujours agréable. Ce n’est pas le moins cher des modèles (à 359€, il n’abuse pas non plus), mais la qualité est là. Le similicuir semble durable, la fibre de verre est bien rigide et le format en fait un modèle très confortable pour le simracing.

Test des réglages du B1 de RSeat

Nous avons installé un volant et un pédalier sur le B1 avant de s’attaquer aux réglages. Le but, trouver la position idéale pour un joueur entre 1m70 et 1m90. 

Le support volant du RSeat B1

Nous avons choisi le DD1 de Fanatec pour mettre l’épreuve le support de volant. Cette base motorisée est large, lourde et le déport de son volant est long, ce qui promet quelques contraintes sur l’acier. Après une installation rapide (avec la visserie fournie), il faut passer au réglage de la position du volant. Et là, attention, petite épreuve. Surtout si vous êtes seul. Les quatre vis par côté sont interdépendantes. Pour bouger l’angle du volant, sa profondeur, sa hauteur, il faut souvent en dévisser au moins 3 (par côté) et donc prendre le risque de perdre un réglage précédent.

Avouons aussi que la console qui supporte le volant a une partie métallique qui descend assez bas. Il faut donc en plus, bien régler son pédalier et son siège avant de placer son volant pour ne pas risquer d’avoir les genoux en contact avec le métal. Ce petit jeu des réglages simultanés, nous vous conseillons clairement de le faire à deux. Avec une personne qui tient le volant, qui déplace le pédalier, pendant que l’autre teste et agit sur les serrages. Seul, c’est un vrai calvaire. Et attention, tous les angles ne sont pas disponibles avec toutes les profondeurs. Il va falloir faire quelques choix. In fine, il ne manque qu’un réglage rapide de hauteur pour proposer autant de possibilités qu’un profilé aluminium

Le support du pédalier, le gros avantage du B1

Ce support est basé sur quatre points. Deux à sa base servent d’axe de fixation et deux vers l’arrière permettent de régler l’angle du pédalier par paliers. Comptez 1 minute environ pour changer le pédalier d’angle avec l’outillage fourni. La plaque de fixation de ce B1 est assez épaisse et trouée de nombreux points de fixation pour différents pédaliers. Fanatec, Moza, Logitech et Thrustmaster, nous avons pu tout y installer sans difficulté.

Mais disons le clairement, le GROS plus de ce support, c’est la présence de ses glissières de réglage en profondeur. Comme pour le siège, le pédalier peut donc être positionné rapidement, presque à la volée. Bon, la barre de déverrouillage est située derrière le support ce qui oblige à se lever pour changer de réglage. Mais tout de même, c’est rudement pratique et efficace.

Pour le siège du B1, un réglage classique 

Le B1 nu, c’est-à-dire le châssis seul, est livré avec les rails et équerres pour baquet. Et c’est du standard pour la fixation. Il est donc possible d’y mettre du Sparco, de l’OMP, et même des sièges Sport avec fixation par le dessous, puisque les équerres sont amovibles. Ces équerres offrent d’ailleurs plusieurs points d’accroche pour l’angle du siège. On n’ira pas jusqu’à la position F1, mais il y a là de quoi se positionner à plat ou en arrière, au choix. Enfin, les rails offrent un débattement de près de 25 centimètres, de quoi passer d’un joueur à l’autre en quelques secondes.

Test de rigidité du B1 en jeu

le B1 est rigide à asouhaits

Le B1 est un cockpit des plus stables. Le DD1 est au maximum et rien ne bouge. On peut sauter sur son siège, se balancer de droite à gauche, le cockpit ne bronche pas. Pas un bruit de torsion, pas un millimètre de décalage. Impressionnant. C’est même très clairement plus stable au niveau de sa structure qu’un profilé en 80×40, le poids de l’ensemble aidant forcément. Et le support du volant ne bouge pas non plus, pour peu que les 8 vis soient bien serrées. La confiance en jeu est donc immédiate.

Au niveau du pédalier, ce n’est pas aussi parfait. On est à 2 millimètres de flexibilité en bout de course, en appuyant à fond sur le frein du ClubSport V3 de Fanatec que nous avons installé. Cette souplesse est visible, mais elle ne se ressent pas vraiment en jeu, à moins de chercher la petite bête. Elle peut aussi être diminuée par l’utilisation d’un pédalier avec plaque de renfort comme le Venym Atrax par exemple. Mais clairement, vous pouvez monter du gros matériel dessus, sans hésiter.

Presque un sans faute pour le B1 ?

Très franchement, avant le test, je partais avec quelques a priori pour ce RSeat B1. Je craignais qu’il soit trop cher, que la finition soit un peu “épaisse”, et l’esthétique des photos du site de RSeat ne m’emballait pas. Bref, j’étais chafouin et peu motivé. Et puis, il faut avouer que le montage rapide, les réglages et surtout la stabilité du B1 m’ont emballé. C’est clairement un cockpit taillé pour la performance. Le volant ne bouge pas d’un pouce, l’ensemble est super stable, les vibrations du moteur sont transmises, mais pas amplifiées par le châssis. Bref, c’est un bonheur. 

Reste quelques petits points qui empêchent ce B1 d’avoir la note maximale. On commence avec le support volant et sa pièce la plus basse qui est très basse. Si vous êtes trop grand (au dessus d’1m85), vos genoux risquent de rentrer en contact avec le métal. On note aussi la notice, qui manque d’explications claires et qui contient quelques erreurs. Même si on y arrive quand même. Enfin, nous pouvons noter le manque d’évolution de ce B1 par rapport à ses concurrents en profilé d’aluminium. Seuls les accessoires prévus par RSeat sont compatibles. Et leur prix est assez élevé. 

Conclusion du Test du RSeat B1

RSeat signe ici un très joli châssis. Il est compact, lourd, stable, et sa qualité de fabrication est indéniable. Au niveau du tarif, il se positionne face à quelques références en profilé d’aluminium. En comparaison de ces modèles, le B1 affiche une meilleure stabilité, une plus grande rigidité du châssis, au prix d’un manque d’évolutivité. Mais il a pour lui de gros avantages : son pédalier réglable à la volée, sa facilité de montage, ses équerres et rails fournis. Et même le siège baquet de chez RSeat mérite les éloges. Il est bien taillé, confortable et rigide à souhaits. Un des meilleurs du marché.

Pour :
  • Matériaux et finition haut de gamme
  • Lourd, stable, compact … et joli
  • Support de pédalier réglable
  • Le support volant (possibilités et blocage)
  • La gestion des câbles
  • Le temps de montage
Contre :
  • La console du volant qui descend bas
  • La notice mériterai un peu plus d’attention
  • Les possibilités d’extension par rapport au profilé d’alu

Rseat B1

  • Type : Cockpit intégral
  • Matériaux : Acier
  • Réglages du pédalier : Profondeur et angle
  • Réglages du volant : Profondeur, hauteur et angle,,
  • Usage conseillé : Tous volants
  • Prix officiel : 539€

Notre note :

9/10

Quelques sources supplémentaires :

Écrit par
OliveRoiDuBocal

Testeur de matos depuis une dizaine d'années, j'aime particulièrement mettre les mains dans les sticks arcade, les casques, et évidemment tout ce qui touche au simracing.

4 Commentaires

  • Salut , super test qui m’a convaincu d’acheter ce châssis , reçu aujourd’hui même et monté dans la foulée , à peine 40mn pour le montage c’est nickel, la qualité est là c’est beau et c’est du solide . Côté rigidité c’est énorme ça ne bouge pas d’un poil . Je fais 1m87 et 100kg et c’est top aucune gêne , et même plus grand en fait comme on peut jouer sur les deux glissières contrairement à ce que tu disais Olivier même un très grand n’a pas de soucis avec la console volant qui descend assez bas car il y a moyen de moduler comme on veut.
    Le seul bémol pour moi c’est que ni la plaque pédalier ni la plaque volant ne sont compatible avec Asetek donc je vais devoir tout repercer, c’est un peu dommage surtout qu’Rseat est partenaire d’Asetek donc ça serait judicieux de rendre ça compatible avec toutes les nouvelles marques.
    Pour la plaque pédalier un jeu imperceptible la plaque levée mais comme je joue avec la plaque à plat c’est encore moins flagrant pourtant le Pédalier Forte est très dur mais ça bronche pas d’un poil.
    En tout cas une belle découverte , j’étais sur un simXpro X80 avant et je trouve ce B1 plus rigide que le X80 qui est pourtant un profilé alu.

    • Salut
      Merci pour l’info sur la compatibilité Asetek. Je songe à me faire exactement la même config que toi donc c’est super utile.
      Question additionnelle : peux tu confirmer la longueur du châssis. Je vois 1,78 et je trouve ça énorme. C’est 50 cm de plus que la plupart des châssis du même type.
      Merci

  • Perso je trouve si on ne veut pas être gêné par la plaque du volant il faut lever le volant assez haut.et pourtant je fait 1m78.du coup je prévois de relevé l’ensemble ( les deux montants rectangulaire de chaque côté ou il est écrit rseat et où il y a 3 vis de chaque côté) donc j ai pris deux barres de forme carrée de 4 cm et d une longueur de 50 cm et je vais les poser a plat ( sur le cadre principal et après je poserai les montants dessus) et les 3 vis a travers tout ( 3 vis par côté et plus longue du coup) ce qui me fera une hauteur totale de 4 cm de plus.et après je vais pouvoir jouer mieux avec l angle du volant. Dite moi si sa vous intéresse de connaître le résultat.

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