Je ne sais pas vous, mais quand j’étais ado j’adorais savoir sur quel matos jouaient les musiciens que j’écoutais. Non pas pour acheter les mêmes amplis ou les mêmes pédales d’effets qu’eux, mais plutôt pour comprendre leurs choix. Aujourd’hui, alors que je me passionne pour le simracing, rebelote : je suis allé voir sur quels setup simracing jouent les vrais pilotes et on commence avec Max Verstappen.
Un Max de pixels
Max Verstappen, pilote de Formule 1, double champion du monde, a encore un peu de temps libre pour pratiquer le simracing au sein de la Team Redline. Il joue également pour le plaisir et a d’ailleurs déclaré dans une vidéo visionnée presque 2 millions de fois que la discipline virtuelle le pousse à s’améliorer constamment pour être un meilleur pilote dans la vraie vie. Exit la Formule 1, quand Max s’essaye au simracing, il conduit surtout des GT et des protos. On peut d’ailleurs le retrouver sur des simulations comme iRacing, rFactor 2, sur lequel il a participé aux 24h du Mans Virtuelles en juin 2020, et bien sûr, Assetto Corsa Competizione.
Practice makes perfect. Let’s go for it in tonight’s #VCOProSim F3 race at Spa 🇧🇪 #KeepPushing pic.twitter.com/cZ1PDsM8ef
— Max Verstappen (@Max33Verstappen) March 3, 2021
Spa si cher
C’est à travers les contenus publiés sur ses réseaux que l’on peut découvrir le matériel avec lequel joue Max. On commence par le cockpit, un Playseat Sensation Pro, orienté GT. On poursuit avec la base, une SimSteering Ultimate de la marque Leon Bodnar (fabriqué en Angleterre et à la main s’il vous plaît), alliée à une roue Precision Sim Engineering LM-X. Du très haut de gamme. Pour le pédalier, Max utilise un plus abordable Sim Pedals Ultimate + de Heusinkveld. Enfin, en guise de pare brise, il a fait le choix de 3 moniteurs incurvés Samsung de 32”. Cet ensemble coûterait la bagatelle d’environ 15 000 euros. OK c’est cher, mais pas exorbitant comparé aux setup simracing d’autres pilotes de F1. C’est vrai qu’hormis la base, le volant et les pédales (il peut se le permettre), le reste semble assez modeste pour un double champion de sa trempe.

Less is more
On pourrait longuement épiloguer sur les raisons pour lesquelles Verstappen ne possède pas un cockpit sur mesure avec un projecteur 4K, mais ce serait passer à côté de ce qui me semble essentiel ici : la simplicité de son setup simracing. Peut-être à l’image du personnage, jamais dans l’exubérance ou la démesure. Ici, pas de châssis dynamique, pas de simulateur de vent, pas de Buttkicker, ni casque VR, Verstappen mise avant tout sur la sobriété. Une chose à retenir de tout ça : que l’on soit débutant ou confirmé, pas besoin d’investir des mille et des cents pour être performant en compétition. C’est important d’avoir du bon matos (et rien n’empêche de se faire plaisir), mais c’est surtout votre investissement dans la discipline et votre régularité qui fera la différence sur le long terme.
Keep pushing
Maintenant, si vous n’avez pas 15 000 euros à investir (je vous rassure, moi non plus), mais tout de même un budget sympa et que vous souhaitez vous inspirer du setup simracing de Max Verstappen, voici ma proposition : une base Fanatec Podium Racing Wheel F1 (avec la roue de votre choix, bien sûr) , un pédalier comme le Fanatec Clubsport Pedals V3 Inverted (présent dans notre guide des meilleurs pédaliers Fanatec), le tout fixé sur un GT Omega Titan que l’on a testé ici. Et un bel écran comme le Samsung Odyssey G9, fera très bien l’affaire. Voilà, vous n’avez plus qu’à mettre une casquette bleue, apprendre le néerlandais et l’illusion sera (presque) parfaite. Goed spel !





















J’adore l’article ! Très ludique et très intéressant, je me réjouis de lire la suite !
Alors oui je comprends qui lui faille une base qui envoie du lourd, parce qu’un G29 choperait un torticolis au premier virage, mais il est vrai que comparer à certains Simracer ça peut paraître modeste ! Grande classe 👍🏼
Merci ! Ça va m’encourager pour les prochains !