Test de CarX Street sur PS5 : vivre pour 400 mètres

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Né sur mobile puis porté sur PC, le jeu d’arcade CarX Street fait maintenant ses débuts sur Xbox Series et PS5. C’est cette dernière version que j’ai pu tester dès sa sortie. L’adaptation aux consoles est-elle une réussite ? On vous dit tout dans ce test complet de Car X Street !

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Préambule

Ce test a été réalisé à partir d’un code fourni par l’éditeur, sans aucun partenariat commercial.

Contexte

CarX Street est un jeu d’arcade en monde ouvert développé par le studio indépendant CarX Technologies. Le titre est d’abord sorti sur mobiles en 2022 avec un certain succès. Le titre à en effet récolté 80 millions de téléchargements en trois ans. Surfant sur la vague, la franchise s’est déclinée en différentes versions : CarX Rallye, CarX Highway Racing, CarX Drift 1 et 2…

CarX street départ2

L’année dernière, CarX Street a quitté l’univers des smartphones pour débarquer sur PC, avec une sortie sur Steam. Résultat : 329 000 copies écoulées. C’est maintenant au tour des consoles next-gen de voir débarquer le titre. Celui-ci est en effet disponible sur XBox Series X/S depuis le 18 juin 2025. Un mois et 100 000 nouvelles ventes plus tard, le portage PS5 est déployé le 24 juillet. Il est donc aujourd’hui en vente sur toutes les plateformes next-gen au prix de 29,99 €.

Conditions du test de CarX Street

Dans cet article, je vous propose un test de CarX Street sur PS5 que j’ai réalisé avec une manette Dual Sense et d’une base Fanatec ClubSport DD+.

Je n’ai pas joué aux autres versions du jeu. Ainsi, vous aurez ici un regard neuf sur ce titre, ma découverte du contenu proposé aux joueurs et mon point de vue sur sa partie technique. Je précise, surtout pour ce dernier point, que ce test ne porte pas sur le simple portage d’un jeu mobile, mais sur CarX Street en tant que titre arcade à part entière, proposé sur consoles next-gen en 2025 à un prix que je trouve raisonnable. 

En guise de point de repère, je suis joueur Playstation depuis toujours. Je me suis défoulé à chaque génération sur des jeux de bagnoles à la physique débridée. Et j’ai donc pu suivre l’évolution du genre, à l’époque dominé par les franchises Need For Speed et Burnout. Récemment, j’ai pu m’essayer avec plaisir à Forza Horizon 5 pour citer une référence actuelle.

Maintenant les bases établies, décollage immédiat pour Sunset City.

Bienvenue à Sunset City !

On commence la campagne à bord d’un jet survolant Sunset City, avec notre pote Jimmy au téléphone qui nous file l’invite pour rejoindre des courses de rue Le tableau est effectivement des plus attrayants : clubs de pilotes dispersés dans la ville, argent facile, boutiques de tuning à tous les coins de rue, flics dociles… Il n’en fallait pas plus à notre avatar (dont on ne verra jamais le minois) pour rappliquer ni une ni deux ! Et sympa comme il est, Jimmy nous envoie la jolie Alice en comité d’accueil. La blonde nous fait monter dans sa « Porsche » (chut, pas de marques !) pour un premier tour de chauffe et nous inscrit à l’application StreetNet qui sert de HUB. Cerise sur le gâteau, Alice nous dépose sur le parking devant notre première voiture cadeau (à choisir parmi trois routières sportives). Vraiment un ami en or ce Jimmy !

CarX Street jet

Un carnet d’adresses bien rempli !

La suite se devine facilement : pour faire sa place dans le milieu, vous allez devoir vous faire connaitre et monter les échelons. Concrètement, les street racers sont regroupés en clubs, chacun mené par un boss. Pour vous inscrire au sein d’un club, il vous faut un peu d’argent, un véhicule répondant aux critères d’exigences (scores R et C sur lesquels je reviendrai) et un certain niveau de progression de personnage. Une fois entré, vous aurez accès à une petite vingtaine d’épreuves pour affronter les différents pilotes de la bande. Le tout se concluant par un duel en bonne et due forme avec le boss. En cas de succès, vous serez récompensé de l’estime du club, d’une liasse de billets et d’une voiture.

Ceci fait, vous pourrez passer à un autre club (plus exigeant, plus difficile, mais avec de plus gros lots à gagner) et répéter cette boucle de gameplay jusqu’à tous les valider. Ou alors rester au sein du même club et participer à des courses d’élite. Celles-ci sont maintenant au nombre de 40. Et votre progression est marquée par des checkpoints (toutes les deux courses grosso modo). En cas d’échec, on ne peut pas recommencer et on retombe alors au palier précédent. Et qu’est ce qu’on y gagne ? Toujours plus d’argent bien sûr ! Ainsi que d’XP, de pièces de bagnoles… (de filles aussi je suppose !)

CarX Street départ

Le choix de la discipline

Il y a deux types de clubs : ceux qui vous proposent des courses classiques (d’un point A à un point B ou tours d’un circuit urbain éphémère avec 2 à 4 voitures) et les groupes spécialisés en drifts (avec des objectifs de points de freestyle sur un parcours réduit). Chacune des épreuves est très rapide, de l’ordre de quelques minutes, et elles s’enchainent bien les unes les autres. On peut en effet se téléporter via des voyages rapides sur la ligne de départ de l’épreuve suivante.

CarX Street comporte au total 17 clubs. Multiplié par une vingtaine d’épreuves initiales plus quarante courses d’élite, on obtient un nombre suffisant pour vous challenger quelques dizaines d’heures. Même si les courses ont vite tendance à se ressembler.

Le drift, c’est pas trop ma spécialité, mais on peut dire que oui l’expérience est bonne. La maniabilité principalement à la manette permet de faire partir assez facilement son bolide en dérapage et de contrôler/prolonger celui-ci. On a de manière assez classique une jauge de points qui se remplit tant que l’on maintient le drift avec des multiplicateurs en cas d’enchaînement. Les afficionados ont de larges possibilités de tuner leur véhicule pour le spécialiser vers cette pratique. Et comme je le disais pour le monde ouvert, la zone urbaine regorge de spots propices aux drifts et les routes de montagnes plairont aux amateurs de Touge.

Livraison express !

Le contenu de CarX Street ne s’arrête pas à uniquement remonter le réseau de clubs pour se placer au sommet de la chaine alimentaire. L’univers de Sunset City regorge également d’épreuves indépendantes. Encore une fois sous la forme de courses ou de drifts. Et avec toujours plus de dollars à la clé, inutile de le rappeler ! Certaines ont même une composante multi : votre classement mondial conditionne la somme d’argent gagnée.

Il y a également les missions de livraisons de voitures ou de pièces détachées. Le but est alors de rallier un point sur la map au libre choix de l’itinéraire, mais dans un temps imparti et en limitant les dégâts. Ces missions se comptent également par paquets de dix. Votre progression est là aussi marquée par des paliers, avec des véhicules à livrer de plus en plus rapides et des récompenses croissantes.

Enfin, la ville et ses environs sont truffés de petits secrets à dénicher dans les recoins. Ces collectibles prennent la forme d’éléments de voitures ou de pièces de customisation à rassembler. Une fois qu’une collection est complète, vous gagnez le bolide ou l’item en question. Apparait une notification quand vous êtes à proximité d’un de ces trésors, vous incitant à ralentir et fouiller la zone en question. De quoi récompenser l’exploration de ce monde ouvert.

Un monde ouvert organique

Parlons de ce monde ouvert justement. Le terrain de jeu de CarX Street n’est pas le plus étendu, mais il reste de taille tout à fait respectable et surtout bien construit. Le centre-ville de Sunset City en occupe une grande partie centrale : larges artères, nombreux croisements avec des rues plus étroites, parkings, hangars et autres espaces pour le freestyle… Autour, la région est très montagneuse, avec la dose de tracés escarpés et de lacets. Sans oublier les portions d’autoroutes sur lesquelles faire sauter le compteur de vitesses. Il y a même un stade doté d’un circuit aux multiples variations.

Les clubs sont habilement répartis géographiquement. Les différents quartiers et environnements du jeu peuvent ainsi servir de théâtre à vos rodéos. Du côté de la météo, l’univers bénéficie d’un cycle jour-nuit. Mais pas de conditions climatiques changeantes. Le soleil brille en permanence à Sunset City !

La navigation sur la map est aisée sur l’appli StreetNet. On peut sélectionner très facilement le point d’intérêt désiré le plus proche ou notre prochaine course de club et s’y rendre à coup de voyage rapide (payant, mais peu cher).

Comme dans tout Eldorado pour street racers qui se respecte, les concessionnaires sont légion à Sunset City pour étoffer votre garage. Garage dont il faut s’assurer qu’il puisse accueillir vos nouvelles prises. Concrètement, des logements (avec une ou plusieurs places de parking) sont disponibles à la vente un peu partout.

Bien sûr, la carte comporte aussi de nombreuses boutiques de tuning et d’ateliers de peinture pour personnaliser les véhicules. Mais aussi des stations essence. Et oui, il faudra veiller à vérifier l’état de votre réservoir, afin de ne pas tomber en panne sèche pendant une course. Pareil pour l’usure des pneus, à remplacer régulièrement. Anecdotique pour certains (dont moi), élement de roleplay pour d’autres.

Où est la police ?

Enfin, comme notre cher Jimmy nous l’a rappelé en introduction, les forces de l’ordre tolèrent les courses de rue, tant que ça ne dégénère pas trop. Franchement, vu l’Armageddon quotidien en centre-ville, je me demande ce qu’il faudrait pour que les policiers lâchent leur donut ! On va dire que l’affluence des street racers fait marcher le tourisme et remplit les caisses de Sunset City, malgré les frais de reconstruction permanents. Toujours est-il que les amateurs de courses-poursuites survoltées avec les autorités sont prévenus : vous ne verrez pas l’ombre (enfin la lumière) d’un gyrophare dans CarX Street.

Les joies du tuning

CarX Street promet aux joueurs une personnalisation assez poussée des différentes voitures. Et ce ne sont pas des paroles en l’air. Le jeu compte 92 modèles, qui ne sont pas sous licence officielle. Aucune importance : les voitures représentées sont très ressemblantes aux originales. On distingue immédiatement une simili-Porsche d’une BMW par exemple.

Et donc, chaque voiture peut être modifiée en profondeur. Déjà, au niveau mécanique dans l’une des nombreuses boutiques de tuning. Vous pourrez ainsi remplacer tous les éléments de votre bolide : les pièces du moteur, les suspensions, la carrosserie, les roues.. Chaque accessoire est gradé en quatre niveaux selon son impact : street, sport, racing et ultime.

Le résultat de ces modifications est représenté par les deux niveaux de véhicule :

  • La classe C : la puissance à proprement parler, rapport au poids et au couple
  • Le classement R : influencé par la transmission, la suspension ou encore les éléments de carosserie.

Ces scores vous permettent de vous situer dans l’échelle de progression. Ils constituent aussi votre sésame pour vous inscrire dans les clubs. Les améliorations achetées ont donc une influence sur l’un ou l’autre de ces niveaux et peuvent réellement upgrader votre bolide en le faisant passer à une classe supérieure.

Également, les nouvelles pièces permettent de pouvoir intervenir sur les réglages à proprement parler. Par exemple, l’achat de nouvelles suspensions vous permettent d’en régler – entre autres – la rigidité, une nouvelle boîte de vitesse ouvre la voie aux modifications des rapports… Et pour les néophytes, tout est bien expliqué. L’effet de chaque modification de paramètre est clairement indiqué dans les critères de performances du bolide (accélération, vitesse max,…).

Jusqu’au bout des ongles

Courses de rue obligent, il faudra aussi soigner l’apparence de votre voiture, véritable carte d’identité et signe d’autorité dans le milieu. Direction alors vers l’un des l’ateliers de personnalisation de la ville. Là aussi, on est agréablement surpris devant l’exhaustivité des options.

L’éditeur de livrées est à la hauteur des ambitions. La palette de couleurs comprend une première sélection de teintes, que l’on peut personnaliser à loisir avec le nuancier. Les artistes ont également le choix entre plusieurs textures de peintures (mat, métallique, chrome…). L’outil de placement des stickers est assez ergonomique et complet, même s’il y a un coup à prendre pour les premières manipulations. Ces stickers sont à choisir parmi une bibliothèque vaste et variée, avec quelques vinyles particulièrement fun.

On ne ne rappelle jamais assez, il n’y a pas que l’apparence extérieure dans la vie, la beauté intérieure compte ! Et l’équipe de CarX Technologies l’a bien compris : l’habitacle est lui aussi customisable. Volant alternatif, frein à main, levier de vitesse, sièges… Là encore, chaque achat à un impact sur la performance (le classement R en l’occurrence).

CarX street design

Il ne manque plus que la touche finale pour coller à l’univers underground : la décoration lumineuse. On peut donc garnir les voitures de néons, définir le retour de flammes émanant du pot d’échappement à l’utilisation de la nitro, ou encore personnaliser la fumée générée par le drift.

Clairement, pour qui se donnera le temps d’exercer sa créativité, il y a moyen de se faire plaisir en réalisant des livrées complètes et complexes. Pour que le tableau soit parfait, il ne manque plus que la fonction de partage de stickers ou de livrées complètes entre les joueurs. À l’occasion d’une mise à jour peut-être ?

Conclusion sur la partie solo

CarX Street circuit

En définitive, CarX Street peut se targuer de proposer un contenu solo conséquent, surtout à l’égard de son prix. Le monde ouvert est suffisamment grand et varié. Les activités auront de quoi occuper les joueurs des dizaines d’heures, d’autant plus les complétionnistes ou les amateurs de tuning. Même s’il faut avouer que les épreuves et certaines activités manquent de diversité.

La progression du joueur au sein de Sunset City se fait naturellement. N’étant pas particulièrement fan des collectibles à outrance, j’apprécie personnellement la relative sobriété de CarX Street sur ce point. Points d’XP pour le rang de pilotes, deux types de monnaie, et c’est à peu près tout. On n’est pas assailli de cadeaux toutes les cinq minutes au point d’avoir une flotte qui grandit en permanence sans que l’on ne profite de ses bolides. Ici, il faut régulièrement choisir entre acheter un véhicule neuf ou investir dans les éléments de tuning pour upgrader notre monture actuelle. Il faut réfléchir avant de dépenser, car l’argent ne coule (pas tant que ça) à flots en début de partie. Du shopping inconsidéré peut vite nuire à nos finances et il vous faudra alors farmer les courses pour renflouer les caisses.

La section multijoueur

Passons maintenant au multijoueur. D’accès facile, il ne nécessite qu’un clic depuis l’application StreetNet et sans repasser par le menu du jeu. On a alors accès à une liste de lobbys, comprenant chacun 16 places. Tout le monde peut créer un lobby et choisir de lui coller un tag d’épreuves de courses, de drift, de la conduite libre, ou tout à la fois. Bonne nouvelle, CarX Street est cross-plateforme ! Les joueurs consoles fraîchement débarqués peuvent ainsi profiter du succès de la version PC du titre avec des salons bien fréquentés.

Nous voici donc en compagnie de 15 autres joueurs. La position de chacun dans la ville est visible en direct sur la map. A l’instar de la partie solo, la zone est parsemée d’icônes représentant le point de départ des épreuves possibles. Un clic sur une de ces icônes nous permet de lancer la course en question, avec la possibilité de choisir – entre autres – la puissance des voitures engagées, la présence de trafic, ou le nombre de participants (de deux à seulement cinq…). Chacun des pilotes présent aura alors deux petites minutes pour s’inscrire avant le lancement de l’event.

Hormis les types d’épreuves déjà présentées avec le mode solo, la section multijoueur ajoute le mode poursuite. Où comme son nom l’indique, l’idée est de semer et se cacher des autres joueurs. Histoire de compenser l’absence de la police dans les rues de Sunset Street.

Lors de mon incursion dans le multijoueur, je n’ai souffert d’aucun lag. Passer du solo au multi et vice-versa, choisir un salon, déclencher une épreuve… toutes les étapes sont l’affaire de quelques secondes. Même si cette proposition de jeu en ligne reste assez standard, celle-ci est correctement exécutée. Je n’ai donc rien à redire de cette section du jeu.

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Avis sur la technique

Après cette revue d’un contenu solo et multijoueur qui remplissent globalement le contrat, passons à la partie technique du jeu. Et sur ce point-là, c‘est un peu plus mitigé.

Vous avez dit next-gen ?

Dès le lancement du jeu, on note que les graphismes ont une génération de retard. La modélisation des voitures est correcte, et suit en vue intérieure comme extérieure les modifications apportées, mais elle manque de détails. Le décor urbain et la végétation sont aussi assez simplistes. CarX Street n’est pas moche, mais ses textures marquent un décalage face aux productions actuelles.

Plus gênant : les problèmes d’optimisation. Avec des éléments de décor qui apparaissent au fur et à mesure de notre approche. Et surtout, la survenue (à de trop nombreuses reprises à mon goût), d’un bug avec des sections de route en basse résolution dans laquelle notre voiture se fond progressivement… C’est souvent l’affaire de quelques (longues) secondes, le temps d’un rafraîchissement graphique, mais c’est parfois suffisant pour vous gâcher l’épreuve. Je peux également citer le phénomène d’écran noir figé lors du chargement d’une course. Obligé de redémarrer le jeu. Assez rageant quand on débute une épreuve élite et que le reboot signifie retour au checkpoint…

CarX street bug2
Au secours, je coule !

Le bon côté des choses, c’est que ces problèmes peuvent être réglés à coup de correctifs et autres patchs graphiques. Il faut aussi préciser que la navigation dans le titre et le passage d’une activité à l’autre restent fluides. Le plus gros temps de chargement est celui de l’écran titre, les autres sont très rapides.

Manque de Furious !

CarX Street n’ambitionne pas de proposer une réalisation digne d’un blockbuster. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à une avalanche de cinématiques. À vrai dire, à part l’introduction avec le jet qui survole la ville, je ne suis pas tombé sur d’autres cutscenes scénarisées. Les dialogues avec les PNJ se résument à des coups de téléphone. Généralement le boss d’un club vous appelle pour les présentations lors de votre inscription dans son groupe puis après le duel final. Ce minimalisme ne m’a pas dérangé. Au moins, CarX Street va à l’essentiel et ne noie pas son gameplay dans sa mise en scène.

Ceci étant dit, bien que le jeu s’efforce de donner une identité à chaque club et de caractériser leur boss à travers quelques lignes de dialogue, l’ensemble manque globalement d’originalité. On a souvent l’impression de jouer à quelque chose de déjà vu. En effet, CarX Street peine à affirmer sa propre personnalité, ce petit supplément d’âme qui le distinguerait vraiment dans le paysage vidéoludique. L’ambiance générale, parfois trop tiède, n’aide pas : certaines performances vocales manquent d’énergie, et la bande-son, dominée par une électro trop effacée, peine à marquer les esprits. La direction artistique aurait mérité plus de caractère, surtout pour un jeu qui nous place dans la peau d’un Dominic Toretto en devenir.

CarX street drift 2

Need more Speed

Sans surprise, CarX Street est un titre résolument arcade. Les courses s’enchainent pied au plancher (bon, il faut quand même utiliser le frein avant une épingle, hein ?). L’essentiel du gameplay consiste à faire des zigzags improbables au milieu de la circulation… et à souvent aider un adversaire à percuter la voiture d’un honnête citoyen. Cependant, je dois admettre que les premières heures m’ont un peu déçu, avec un manque de sensations de vitesse qui renforçait cette impression de mollesse de la direction artistique. Finalement, cette déception initiale s’est estompée, et j’ai pu vraiment prendre du plaisir en course, notamment en accédant à des bolides de classe supérieure et en passant à la vue intérieure, beaucoup plus immersive.

Pour autant, CarX Street manque un peu de punch et parvient difficilement à procurer une expérience aussi vibrante que les ténors du genre.

Sensations à la manette…

Le rendu à la manette est un peu à l’image de la réalisation generale : correct, mais sans les paillettes ! Les sensations entre les mains sont assez pauvres, avec seulement quelques vibrations de ci de là. Mais l’ensemble peine par moments à retranscrire l’impression qu’on est à bord d’une voiture lancée plein gaz. Et ce, même avec le curseur d’intensité des vibrations poussé au maximum. De même, j’ai dû vérifier que les fonctions adaptatives des gâchettes étaient bien activées (et c’était bien le cas). Ces gâchettes ne renvoient en effet que très peu de résistance sur les premiers véhicules du jeu et faut vraiment attendre les upgrades mécaniques pour retrouver l’effet imitant les pédales auquel nous a habitué la Dual Sense.

CarX street bug

… et au volant

Si mon volant a été reconnu d’emblée, l’expérience de départ n’a pas été simple. En effet, je me suis d’emblée retrouvé avec des oscillations à l’accélération, d’abord gênantes, puis vite dangereuses. Et impossible de les faire disparaitre en jouant sur les réglages de ma base. Le seul moyen de m’en affranchir (quasi) complètement a été de diminuer drastiquement le FFB in-game. Dès lors, j’ai pu conduire avec plus de confort (et surtout de sécurité). Néanmoins, si on sent les passages de vitesse, la butée d’une roue contre le trottoir et la perte relative de grip, les informations manquent de profondeur et donnent un ressenti assez mécanique. J’en ai conclu que le jeu s’accorde beaucoup mieux avec la manette.

C’est après tout assez logique vu le positionnement arcade du titre. Mais on le ressent également dans les paramètres du jeu : les réglages de vibrations (avec la dissociation des différents effets retranscrits) sont plus nombreuses pour la Dual Sense que pour le volant.

Dernier point négatif : s’il m’était possible de naviguer dans les menus directement avec le volant, impossible de réaliser la moindre action sur l’écran de la map. Le Funky Switch est inopérant pour déplacer le curseur et aucun bouton ne permet de valider une option ou tout simplement sortir de cet écran. J’étais donc obligé de recourir à la Dual Sense pour tout voyage rapide par exemple. Embêtant…

CarX Street intérieur

Conclusion : le verdict final

Au final, CarX Street constitue une proposition honnête pour son entrée sur le secteur des consoles. Le titre remplit les critères habituels d’un jeu d’arcade en monde ouvert. Il a pour lui un contenu assez conséquent, une zone de jeu variée, un vrai sentiment de progression et des possibilités complètes de customisation des voitures. Le tout à prix raisonnable.

Mais il peine à définitivement convaincre. Ses plus gros défauts sont d’ordre techniques : les graphismes ne sont pas à la hauteur d’un titre next-gen et le portage souffre d’un manque d’optimisation comme de bugs à la sortie. Heureusement, ceux-ci peuvent être solutionnés à coup de patchs. Même sans se focaliser sur son histoire de développement, CarX Street garde certains aspects d’un titre mobile porté sur consoles et pas spécifiquement développé pour.

CarX street côte

À qui donc recommander CarX Street ? Si vous êtes un vrai adepte de l’arcade, avez déjà poncé les Forza Horizon ou autres Test Drive Unlimited, CarX Street saura combler vos envies et vous tenir quelques dizaines d’heures de jeu. Voire plus si vous aimez pousser la customisation de votre garage.

Si par contre, vous n’avez besoin que d’un représentant du genre pour cette génération, à servir de défouloir de temps en temps quand l’envie vous prend, peut-être vaut-il mieux guetter les soldes ou une baisse de prix en occasion d’un titre AAA.

En espérant que CarX Technologies prenne soin de développer le jeu sur la durée et nous propose à l’avenir un titre spécifiquement développé pour consoles/PC.

Pour :
  • La variété du monde ouvert
  • Un réel sentiment de progression
  • Un nombre d’épreuves conséquent
  • La personnalisation totale des voitures
  • Le multijoueur fluide et cross-plateforme
  • Un prix cohérent
Contre :
  • Une technique un peu datée
  • Les bugs à la sortie
  • Peu d’originalité dans la mise en scène
  • Des épreuves qui se ressemblent
  • L’exploitation perfectible de la Dual Sense
  • Les problèmes d’intégration du volant

CarX Street

  • Plateformes : PC, Playstation 5, Xbox Series X & S
  • Date de sortie initiale : Août 2024 (PC), 18 juin 2025 (XBox Series), 24 juillet 2025 (PS5)
  • Développeur : CarX Technologies
  • Éditeur : CarX Technologies
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