Après avoir fait vos premières armes sur des simcades comme Forza Motorsport ou GT7, vous êtes un peu perdus pour choisir une première « vraie » simulation dans laquelle vous investir et vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique ! Avec autant de choix – iRacing, Assetto Corsa Competizione, Automobilista 2, Le Mans Ultimate et bien d’autres – il est normal de s’y perdre. Chaque titre se revendique comme le plus réaliste et met en avant ses atouts… Alors, comment s’y retrouver ? Comme toujours, SuperChicane est là pour vous guider et vous aider à trouver la simulation qui vous conviendra le mieux pour bien débuter en simracing.

De la simcade à la simu
La plupart des simracers ont commencé leur carrière sur des jeux accessibles, communément appelés « simcades« . Ce sous-genre des jeux de course est principalement représenté par Forza Motorsport et Gran Turismo. Ils intègrent un moteur physique crédible et cohérent, mais avec certaines simplifications pour rester accessibles, moins punitifs et facilement jouables à la manette (easy to play, hard to master). Les simcades sont parfaits pour faire ses premiers pas et voir si l’on accroche au simracing. Certains y restent, et c’est très bien comme ça. Mais parfois, l’envie de pousser plus loin se fait sentir, de chercher plus de réalisme et de défi… C’est là que les simulations plus exigeantes entrent en jeu et c’est pas toujours simple de s’y retrouver quand on veut débuter le simracing.
Zéro compromis
Les titres dont il sera question ici sont tous, sans ambiguïté, des simulations « pures et dures ». Leurs modèles physiques se veulent bien plus fidèles à la réalité que ceux des simcades. En effet, ils intègrent une multitude de variables que vous n’aviez peut-être pas encore prises en compte. On notera, par exemple, la température des pneus et de la piste, l’usure des disques de freins, l’importance des réglages dans la conduite des véhicules, etc. En plus, chaque simulation possède son propre modèle physique, qui varie d’un titre à l’autre.
Si chaque simulation a ses spécificités, elles ont toutes un point commun : elles vous prennent moins (voire pas du tout) par la main. Même s’il est possible d’activer certaines assistances à la conduite, l’expérience reste bien plus exigeante que sur une simcade. Clairement, on est plus dans le grand public, on s’adresse aux passionnés… voire aux professionnels.

Apprendre à (re)piloter tu devras
À moins d’avoir un talent inné pour le pilotage, ne vous attendez pas à briller dès votre premier tour de piste. Se lancer dans cette aventure, demande d’accepter une vraie courbe d’apprentissage. Certes, certaines compétences acquises sur les simcades restent utiles – après tout, les notions de point de freinage, de transfert de masse ou de trajectoire idéale restent les mêmes. Mais ne soyez pas surpris de casser des voitures (virtuelles, heureusement) même avec une voiture et un circuit que « vous connaissez bien ». Acceptez donc d’investir du temps avant de vous sentir un minimum à l’aise et faire des tours propres.
Et il faudra aussi prévoir du temps avant chaque session. En effet, les « simus » ne sont en général pas des jeux plug and play comme le sont les franchises grand public. Quasi impossible de prendre le volant d’une nouvelle voiture et d’enchaîner les tours sans finir dans le décor. Il faut prendre le soin de régler son bolide et adapter ses (nombreux) réglages après quelques tours de circuit selon votre style de conduite. Réglages qui seront à peaufiner selon la température de la piste, le tracé, la durée de la course, etc. Processus fastidieux pour certains, passionnant pour d’autres. En tout cas, il faut le savoir, ça fait partie du jeu. On parle de simulations et, dans la réalité, les pilotes ne se lancent pas la fleur au fusil sur la piste. Ici, c’est pareil !
PC et volant (quasi) obligatoires
Une nouvelle vague de simulations arrive et la plupart des studios font miroiter une sortie sur consoles next-gen. Mais dans les faits, ces versions n’arriveront qu’avec plusieurs mois de retard… si elles voient le jour. Et souvent, elles s’accompagnent de compromis techniques. Pour l’instant, seul Assetto Corsa Competizione est présent sur PS4/5 et XBox One/Series. Si la console présente quelques avantages, le PC reste le terrain de jeu rêvé pour s’adonner au simracing. Au delà de la profusion des titres, c’est aussi les possibilités de modding, l’abondance des structures de multijoueur et des communautés, la compatibilité assez généralisée du triple écran et de la VR, et des choix de volants incomparables.

Les limites de la manette
Je profite de l’occasion pour préciser que le volant est un pré-requis indispensable pour profiter pleinement d’une simulation, et ce n’est pas dit sous un angle élitiste. Certes, ces titres restent jouables à la manette. Il existe même des histoires sur internet d’un gars qui a connu un gars qui a roulé avec le « Max Verstappen du clavier » ! Après tout, tout est possible avec de la persévérance ! Cependant, pour la majorité des joueurs, rester « compétitif » sans un setup minimum est extrêmement difficile. Et même si c’est faisable, il en va aussi de l’immersion. C’est bien là l’objectif, non ? Se tourner vers des titres plus réalistes ? Si vous passez d’un Gran Turismo 7, extrêmement bien optimisé et mis en valeur à la Dual Sense avec ses gâchettes à retour haptique, à un Assetto Corsa Competizione, vous n’aurez pas roulé 500 mètres avant de comprendre que vous n’y êtes pas.
Le moteur physique prend en compte beaucoup plus de variables, et vous n’aurez pas autant d’informations ni une aussi bonne maitrise de votre véhicule avec de simples joysticks, malgré vos efforts. Pour ma part, c’est à ce moment précis que j’ai pris conscience des limites de ma manette et que j’ai envisagé, pour la première fois, d’acquérir un volant.
Les conseils avant de se lancer
Mon premier conseil sera donc d’être bien équipé avant d’envisager de sauter le pas totalement. Mon second, sera de vous préparer à faire – en quelque sorte – le deuil de vos franchises préférées. Celles-ci n’ont, pour la plupart des simracers, plus tout à fait la même saveur après avoir goûté à des titres plus aboutis. Allez donc fouiller sur SuperChicane, vous trouverez pléthore de guide pour vous aider à choisir votre volant, pédalier et cockpit.

Votre attention s’il vous plaît
Je termine en m’adressant aux simracers expérimentés, habitués aux titres pointus. En tant que passionnés, vous savez que les débats peuvent être animés lorsqu’il s’agit de défendre tel ou tel jeu. L’objectif ici n’est pas de désigner le « meilleur » titre de manière absolue, mais plutôt de mettre en lumière ce qui les distingue, en nous basant sur des éléments communément acceptés. Le but est d’aider les nouvelles recrues à choisir celui qui correspondra le mieux à leurs attentes, en fonction de ce qu’elles recherchent dans un premier temps.
Passons maintenant aux simulations idéales pour débuter le simracing. Nous les avons sélectionnées, avec pour chacune, leurs forces et leurs faiblesses : Assetto Corsa Competizione, Automobilista 2, Le Mans Ultimate, et pour commencer, iRacing. Évidemment, il en existe d’autres, mais ces titres nous ont semblé offrir un bon panel pour débuter en simulation.
iRacing
Sorti en 2008 et développé et édité par iRacing.com Motorsport Simulations, iRacing suit un modèle économique particulier dans le sens où ce n’est pas un jeu que vous téléchargez et qui vous appartient définitivement, mais une plateforme en ligne à laquelle vous souscrivez. Et payez pour l’acquisition de véhicules et circuits additionnels au contenu de base (qui comporte 26 bolides et 30 circuits).
Constamment mis à jour, iRacing peut se vanter de réunir, au vu de ses nombreuses qualités, une base régulière de près de 300.000 pilotes dans le monde entier, dont des champions de course automobile réelle.
Les points forts
Parmi ses nombreuses qualités, ce qui ressort en premier, c’est bien sûr son modèle physique très complet. Tous les curseurs du réalisme sont poussés ici à leur maximum, avec, entre autres, une gestion avancée des dégâts et une prise en compte précise des imperfections de la piste. Au-delà des débris causés par des collisions, le bitume se couvre progressivement de traces de gomme, ce qui influence directement l’adhérence, c’est dire !
En termes de retour d’informations au volant et de sensations, l’accent est mis sur la précision du freinage, ainsi que sur l’adhérence de votre bolide sur la piste. Depuis un an, iRacing a intégré la pluie à son modèle. Après quelques désagréments au départ, le réalisme des intempéries est reconnu par les joueurs. Une piste humide vous oblige désormais à ajuster sérieusement votre conduite et revoir toutes vos trajectoires si vous ne voulez pas voir de trop près les murs de protection.
Autre point, l’IA vient de bénéficier d’une mise à jour récente pour la rendre adaptative. Cette dernière update en fait une des meilleures du marché : parfait pour s’entrainer sans pression avant de le lancer dans le grand bain des lobbys.

Des possibilités de carrière inégalées
Autre qualité à son actif, iRacing propose le panel le plus large de véhicules et de circuits. La diversité des disciplines est tout aussi impressionnante : de la F1 au Nascar, en passant par le rallye, le rallycross… Chaque catégorie bénéficie du même soin, et certaines sont même sous licence officielle.
Tournée vers le multijoueur, la plateforme se structure autour de votre progression avec obtention de licences, qui vous donnent accès aux différentes courses. Au sortir de la classe Rookie, le champ des possibles s’ouvre à vous et vous pouvez vous concentrer sur la catégorie de votre choix. Les formats d’événements, organisés en saisons, sont tout aussi diversifiés : des courses rapides et individuelles aux championnats d’endurance en équipe. Sur ces derniers, on peut croiser nos partenaires de la Scuderia Volpe ou les débuts de l’équipe Superchicane incarnée par Sevyo. Vous l’aurez compris, la communauté est présente en masse sur les serveurs.

Les points faibles
L’investissement financier est bien sûr un point essentiel à considérer. L’abonnement de base est à 13 $(+2,60 $ de taxes) par mois. Les mensualités sont dégressives selon votre durée d’engagement, pouvant aller jusqu’à 2 ans (199 $ + 9,95 $ de taxes). La première souscription est réduite de 40% et des soldes de l’ordre de 50% surviennent régulièrement. Il faudra également compter entre 10 et 20€ pour chaque voiture ou circuit additionnel. On peut s’y perdre et dépenser beaucoup (trop). Veiller à y aller progressivement et acheter que ce sont vous avez besoin. Vous retrouverez d’ailleurs tous les conseils dans notre guide.
Concernant le modèle physique, la gestion des pneumatiques est l’un des points faibles. Les informations du retour de force se concentrent principalement sur l’adhérence (et sa perte), mais peuvent parfois manquer de détails, comme le poids de votre véhicule. Cela ne saute pas forcément aux yeux quand on joue uniquement à iRacing, mais plutôt quand on a un point de comparaison avec d’autres franchises.
La gestion des dégâts n’est pas parfaite et peut se révéler punitive, avec un temps de réparation aux stands plus long que ce que l’intensité du choc laissait présager. Il est possible de voir deux voitures s’emboutir et ne pas subir les mêmes avaries.
Des graphismes en retrait
On peut également émettre un bémol sur des graphismes qui commencent à paraître un peu datés. Même si ce n’est pas l’argument de vente majoritaire, il faut avouer que le moteur graphique du jeu accuse un peu son âge face à la concurrence. Une refonte est en cours pour améliorer le rendu visuel, mais il faudra être patient pour attendre un réel lifting. L’avantage en est qu’il ne nécessite pas un PC de la NASA pour ronronner et ce, même en VR.

Enfin, crème de la simulation oblige, il sera possible de rencontrer des pilotes plus « élitistes et fermés » que dans les autres franchises. Et en contrepartie de l’extrême richesse du contenu multijoueur et de la qualité de l’IA, la partie solo reste famélique. Le jeu reste donc destiné à ceux qui souhaitent majoritairement jouer online, avec quelques courses solo de temps en temps. Connaître les règles de fair play sur le bout des doigts permet d’éviter les éventuelles déconvenues.
Verdict
En synthèse, iRacing est fait pour vous si vous souhaitez débuter une carrière complète online de simracer, avec un sens de la progression et la possibilité de rejoindre une équipe pour des events aussi variés que populaires. À condition que vous y accordiez le budget entre l’abonnement et des achats complémentaires réguliers, et que vous ayiez le temps de vous y investir.

Assetto Corsa Competizione
Assetto Corsa Competizione (ou ACC) est une simulation développée par Kunos Simulazioni et sous licence officielle du GT World Challenge. On se retrouve sur un modèle plus classique de jeu, auquel s’ajoutent l’achat de DLC pour les voitures et circuits. Le contenu se focalise principalement sur les GT3, mais les DLC vous donnent l’accès aux GT4, GT3 et aux classes particulières que sont les Porsche Cup, Ferrari F488 Evo Challenge. Assetto Corsa Competizione est disponible sur PC depuis 2018, mais aussi consoles (c’est d’ailleurs le seul de cette sélection avec un portage PlayStation et XBox).
Les points forts
Le gros point fort d’Assetto Corsa Competizione, c’est son accessibilité. Avec des aides à la conduite désactivables, un mode carrière qui guide le joueur, des voitures relativement accessibles à piloter, une large communauté et une multitude de contenus disponibles sur YouTube (setups, guides circuit, tests voitures), c’est clairement une simulation à envisager après Gran Turismo 7 ou Forza Motorsport, surtout si on aime les GT3. D’autant plus qu’elle est aussi disponible sur consoles avec ses DLC et qu’elle tombe souvent en promotion.
Le jeu est également plébiscité pour la qualité de son rendu sonore. Le bruit des moteurs et de la torsion de la carlingue apporte une couche d’immersion sans égale. Il nous manque juste les odeurs d’huile et d’essence pour se croire réellement à bord d’une voiture de course. Concernant la direction artistique, certains apprécient les graphismes sobres, sans exagération des couleurs, qui renforcent cette impression de réalisme. D’autres, en revanche, les trouvent un peu ternes et préfèrent des teintes plus vives.

La référence des GT
Comme attendu pour un titre spécialisé et sous licence officielle, Assetto Corsa Competizione excelle dans la conduite des bolides GT. Pas étonnant que les vrais pilotes l’utilisent pour préparer leurs courses avant d’avoir accès au circuit. Contrairement à iRacing, la gestion des pneumatiques est l’un des points forts du moteur physique d’Assetto Corsa Competizione. À vous de veiller à leur juste pression selon la température et le taux d’humidité. Et le volant vous donnera toutes les informations nécessaires quant au transfert de masse et à la torsion du châssis.
Comme je le disais, c’est la seule franchise de cette sélection actuellement portée sur consoles PlayStation et XBox. En toute logique, c’est donc le titre « le plus simu » disponible sur ces plateformes. En attendant une probable nouvelle vague. Enfin, Kunos, désormais accaparé par Assetto Corsa Evo en a globalement terminé avec le post-développement. Hormis une ultime mise à jour qui devrait sortir dans les mois à venir, les joueurs ont donc ici un soft stable et fini. Ce qui n’est pas toujours la norme !

Les points faibles
Assetto Corsa Competizione et iRacing inversent leurs forces et leurs faiblesses ! Si le titre de Kunos brille sur sa représentation de la discipline, vous resterez cantonné aux GT (et apparentés). On ne parle pas ici d’une simulation polyvalente. Il est important d’être certain d’avoir trouvé votre catégorie de prédilection avant de vous lancer, ou d’avoir d’autres jeux à disposition pour varier les plaisirs.
Là où Assetto Corsa Competizione se focalise sur la physique des pneumatiques, il en délaisse un peu le freinage. Plus précisément, la simulation est trop permissive : on peut appuyer sans trop de subtilité sur la pédale sans risquer le blocage des roues. Ce défaut ne sera probablement pas un problème pour les simracers qui se concentrent uniquement sur ce titre, mais il peut vous donner de mauvaises habitudes et vous coûter cher si vous passez à un autre jeu, comme iRacing, par exemple. La pluie n’est pas non plus exploitée comme elle le devrait. Vous devrez certes ajuster votre conduite et vos trajectoires par temps humide, mais les conséquences de l’aquaplaning sont moins marquées que chez la concurrence.
Enfin, ma gestion de la VR attire régulièrement les foudres des joueurs avec ses problèmes de résolution et de chutes de framerate. Assetto Corsa Competizione est le mauvais élève de cette sélection sur ce point.
Le multijoueur à deux vitesses
Dernier point à souligner, l’absence d’une vraie plateforme multijoueur officielle. Si le jeu se veut tourné vers la compétition, la section dédiée se résume principalement aux lobby publics. Sur PC, la structure Low Fuel Motorsport a rempli le vide et reproduit un système de progression et d’events apparenté à iRacing. Mais elle n’oeuvre pas sur PlayStation et XBox. Aussi, les joueurs consoles sont doublement pénalisés devant une moindre abondance de communautés et donc de propositions. Heureusement, Simgrid Seasons est venu s’engouffrer dans la brèche en 2024 avec un dispositif de courses quotidiennes… uniquement sur consoles next-gen. Les joueurs PS4 et XBox One sont définitivement isolés, d’autant plus qu’ils ne bénéficieront jamais des dernières mises à jour déployées.

Verdict
Assetto Corsa Competizione est une simulation chaudement recommandable à celui qui recherche une expérience immersive et réaliste dans le monde des GT3. Sur un modèle classique d’achat initial avec DLC complémentaires (régulièrement en solde), vous aurez un jeu stable et complet, si tant est que vous pilotez sur PC ou console next-gen.
Plus simple à appréhender dans sa structure, le soft de Kunos représente une excellente porte d’entrée dans le genre. Les simracers solo trouveront ici un contenu satisfaisant et une IA personnalisable. Pour ceux qui recherchent une expérience multijoueur, gardez en tête que les possibilités de communautés et structures sont plus vastes sur PC que sur consoles.

Automobilista 2
Sortie en 2020, Automobilista 2 est une simulation développée par les brésiliens de chez Reiza Studios et basée sur une amélioration du moteur de jeu de Project Cars 2. On retourne dans la catégorie des titres polyvalents avec un contenu très large de véhicules : F1, kart, routières, voitures de collection et même des camions ! Côté circuits, c’est pareil avec près de 200 tracés et variantes, en constante augmentation. Comme pour Assetto Corsa Competizione, on est sur un modèle économique classique de contenu de base et DLC additionnel. Mais Automobilista 2 n’est disponible que sur PC.
Les points forts
Ce qui saute tout de suite aux yeux lorsqu’on lance Automobilista 2, c’est le travail du studio sur les textures, les voitures et les environnements. En effet, le titre se pare de graphismes soignés et d’une excellente optimisation. Le jeu s’en sort très bien quelle que soit votre configuration d’écran(s) et sublime la VR. Sans être pour autant trop gourmand en ressources informatiques.

La polyvalence au premier plan
Les joueurs qui viennent d’un Gran Turismo ou d’un Forza apprécieront de retrouver un panel aussi large de véhicules et circuits. Parfait pour s’initier à tous les styles de conduite sur un titre plus exigeant. Plus exigeant, oui, mais pas non plus aussi frustrant que les autres titres pour débuter le simracing. Automobilista 2 parvient à procurer des sensations immersives et réalistes, tout en restant assez accessible pour ne pas représenter une marche trop élevée aux débutants. C’est le titre de cette sélection qui reste le plus jouable à la manette pour celles et ceux qui ne seraient pas encore équipés d’un volant. Tant qu’à parler volant, le titre de Reiza Studios dispose d’une gestion du retour de force différente de ses concurrents, avec des options de paramétrage très poussées pour un rendu aux petits oignons.

Enfin, Automobilista 2 se pare de la partie solo la plus riche de cette sélection, entre un mode carrière complet et les nombreuses options de personnalisation de championnats. Et depuis novembre et la version 1.6, LFM est disponible sur Automobilista 2 ce qui vient franchement agrémenter l’expérience multijoueur.
Les points faibles
Ce qui est un avantage pour certains peut se révéler un point faible pour d’autres. Plus accessible signifie aussi selon les puristes, un modèle physique moins poussé. Sachant que l’on s’adresse ici à ceux qui n’ont pas d’expérience particulière en simulation pure et dure, ce n’est pas rédhibitoire. Mais à mesure que vous progresserez en simracing et que vos attentes évolueront, vous pourriez avoir envie d’explorer des simulations encore plus poussées. Dans ce cas, Automobilista 2 ne sera qu’une première étape dans votre carrière de simracer. Ou un jeu sur lequel revenir.
Certains joueurs soulignent que des catégories de véhicules sont moins bien traitées que d’autres, avec une gestion en deçà du modèle physique et notamment des suspensions. Les remarques se concentrent principalement sur les modèles historiques ou les voitures de rallye.
Enfin, on peut signaler une communauté moins importante que les deux titres précédents. S’il est souvent recommandé pour son accessibilité et la diversité de son contenu, il rassemble moins de simracers aguerris.

Verdict
En synthèse, Automobilista 2 peut être considéré comme un premier palier intéressant pour ceux qui veulent se faire une idée d’un modèle de conduite plus élaboré que les simcades sans être trop frustrant sur les premiers tours de piste. Et le jeu s’adresse autant aux joueurs avides d’une expérience solo que multijoueur.

Le Mans Ultimate
Le Mans Ultimate (LMU) nous vient de Studio 397 et Motorsport Games, à qui l’ont doit déjà le réputé et solide rFactor 2. Sorti en février 2024, il est encore à ce jour en early acces. Le contenu, sous licence officielle World Endurance Championship, tourne autour des bolides GT et prototypes. Et il s’alimente régulièrement en voitures et circuits au gré des mises à jour (et DLC…). Le studio prévoit une sortie sur consoles next-gen sans date précise.
Les points forts
Malheureusement, Le Mans Ultimate n’a pas fait bonne impression lors de sa sortie, et a récolté des retours plutôt négatifs de la part des premiers simracers qui l’ont testé. Un an après, la simulation s’est taillé une toute autre réputation. Grâce à l’un des meilleurs rendus au volant.
Eh oui, c’est sur ce point tout particulier que brille LMU. Le retour de force est très riche en sensations, peut-être même trop pour ceux qui ne sont pas encore habitués aux simulations poussées. Les informations transmises par le volant parviennent à marier le grip et la masse des bolides. La gestion du freinage et des pneumatiques est également excellente. Gare aux premiers tours lorsque vos gommes sont encore fraîches ! Sur ce point, Le Mans Ultimate est le digne héritier de rFactor 2.
Un titre next-gen
Il est aussi très qualitatif sur le plan graphique, avec une gestion optimisée du (triple) écran et de la VR. On sent vraiment le côté next-gen sur ce point. De plus, Le Mans Ultimate égale Assetto Corsa Competizione en terme d’immersion sonore.

Les points faibles
Early acces oblige, se procurer Le Mans Ultimate aujourd’hui signifie se lancer dans une expérience encore inachevée. Un nombre de circuits pour le moment restreint et des fonctions qu’on attend encore compte tenu du positionnement du titre. Notamment le swap pilote qui permet de rouler en équipe : la base pour des courses d’endurance !
On se doit aussi de mentionner les difficultés financières de Motorsport Games (qui a d’ailleurs vendu la licence Nascar à iRacing). Ce genre de situations laisse toujours un peu planer le doute quant à la pérennité du titre. On perçoit clairement une volonté de « fuite en avant » de la part du studio, avec des publicités agressives de souscription aux formules complètes du multijoueur et la vente de DLC avant même la release de la version 1.0 !
Toujours en lien avec le stade de développement du jeu, la fréquentation des joueurs n’atteint pas encore son maximum. Mais il y a du mieux, grâce au bouche à oreilles, les serveurs se remplissent de pilotes et la communauté va doucement s’organiser.
Le spectre de véhicules concernés est un peu plus large qu’ACC, en intégrant les prototypes et la possibilité d’évents multi-classes. Mais on reste dans la gamme des titres spécialisés, en comparaison à iRacing et Automobilista 2.

Verdict
Le Mans Ultimate conviendra aux joueurs PC (pour le moment) amateurs de prototypes ou GT3 et souhaitant un moteur de jeu aussi réaliste que riche en sensations. Si tant est qu’ils sont prêts à jouer les éclaireurs en phase d’early accès même si le titre se bonifie avec le temps.

Quelle simulation choisir pour débuter le simracing ?
Pour vous aider rapidement à choisir votre première « vraie » simulation pour débuter parmi ces quatre titres, nous pouvons résumer les recommandations ainsi :
- Si vous cherchez un jeu qui vous offre la même variété de véhicules et circuits à laquelle vous étiez probablement habitué avec les simcades : Automobilista représentera une première étape douce grâce à son accessibilité, quitte à évoluer vers des titres plus poussés par la suite. iRacing pour rentrer directement dans le dur avec une possibilité de carrière online inégalée, à condition d’être bien conscients de son modèle économique.
- Les GT sont vos véhicules de prédilection et vous êtes prêts à vous spécialiser : Assetto Corsa Competizione vous proposera une expérience complète dans l’univers passionnant dès le premier jour, mais qui n’évoluera plus. Tandis qu’avec Le Mans Ultimate, vous aurez les prototypes en prime et une promesse sur l’avenir mais encore imparfaite et incertaine à ce jour.
Toutes complémentaires
Ces recommandations répondent à quelqu’un qui souhaiterait ne choisir qu’un titre. Ce qui n’est pas une mauvaise idée pour débuter le simracing, histoire de ne pas se disperser avant d’avoir appréhendé le modèle physique d’une franchise. Néanmoins, vous aurez compris dans cet article qu’aucune simulation n’est parfaite. Chacune vous apportera une expérience singulière et contribuera à sa façon à votre progression. D’une certaine manière, elles sont donc toutes complémentaires : les aptitudes acquises dans un jeu sont transférables dans un autre. Ce qui explique que certains simracers puissent alterner entre les titres au cours de leur carrière.
Venir sur notre Discord est d’ailleurs un excellent moyen d’intégrer cette communauté et de rouler avec des personnes bienveillantes qui sauront vous accompagner dans vos premiers pas.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle est selon vous la simulation idéale pour débuter le simracing ?

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À mon avis, ce sont avant tout des jeux et, comme tous les jeux, le game design reste un élément clé. Je le dis en tant que passionné de simracing, mais aussi en tant qu’ancien développeur de jeux vidéo. Le game design inclut l’UX et, surtout, l’expérience compétitive en ligne. GT7 fait certains choix discutables en effet, c’est vrai, en simplifiant des aspects comme les imperfections de la piste ou les réglages et personnalisations, mais il compense par une expérience en ligne fluide et optimisée, sans pertes de temps inutiles. J’ai un setup avec un ClubSport DD+, un cockpit en profilé, la VR, des haptics, des buttkicker et d’autres accessoires… Et j’essaie de « rentabiliser » mon setup en essayant d’autres jeux de temps en temps comme Assetto Corsa ou iRacing dans l’espoir de voir des améliorations, mais au final, parmi tous ces titres, GT7 reste pour moi le plus amusant, pas de pertes de temps, aussi bien en termes de gameplay et de plaisir de jeu que sur le plan graphique. Beaucoup disent que GT7 est un « simcade », mais pour moi, ce sont tous des simcade en fait et il n’a pas de sens de dire qu’un jeu est un simcade et qu’un autre est une véritable simulation, que ce soit sur PC ou console. Ces jeux ne sont pas une véritable simulation de la réalité. Il manque des éléments essentiels comme les forces G et physiques, le transfert de masse et les sensations typiques que l’on ressent dans un habitacle. Dans une vraie simulation, ces effects devraient être ressentis physiquement à travers le corps (Simulateur, F1, vol, Boeing, Airbus, conduite, R-SIM, Dallara, F3, militaire, navigation, maritime, incendie, rallye, médical (Simulateur de F1 Mercedes-AMG Petronas, Simulateur de vol Boeing 737, Simulateur de navigation maritime Kongsberg etc sont de vrais simulateurs )
Merci pour ton témoignage très pertinent et intéressant.
On a évidemment fait ici la distinction avec les simcades pour représenter « l’étape d’après » dans la progression du simracer.
Ceci dit, GT7 a bien de quoi se défendre. La facilité et fluidité du multi comme tu le soulignes, ainsi que la communauté. Personnellement, c’est cette communauté et les liens tissés au fil des rencontres qui en font mon jeu principal pour le moment.
Très bel article.
Voici mon expérience. J’ai débuté le simracing en 2015 sur PC et assetto Corsa premier du nom. J’y suis resté de longues années.
J’ai testé iRacing que j’ai trouvé très bien également mais je n’ai pas adhéré à son modèle économique.
J’ai testé ACC (une cinquantaine d’heures mais la faible diversité de véhicules m’a fait retourner sur AC).
Enfin depuis quelques mois, je tourne exclusivement sur Automobilista 2 et j’adore ! C’est fun, certainement la simulation la plus facile à prendre en main, mais qu’est-ce qu’on s’amuse. Et avec son arrivée sur LFM, la communauté s’est étoffée, c’est super.
Bref, toutes ces simulations sont incroyables. Le choix est difficile mais certaines sont très souvent en promo et dispo pour quelques euros. Testez les et voyez celle qui vous procure le plus de plaisir.
Bonne route 😉
Merci pour ce retour d’expérience 😉
Personnellement je trouve que GT7 est déjà très réaliste. Avant qu’on me tombe dessus, forcément si vous jouez à la manette en mode facile, ce ne sera pas réaliste. Maintenant désactivez toutes les aides et essayez une Countach ou une Porsche Carrera GT, vous verrez que c’est tout de suite un peu plus dur. Mais bon pour moi, la meilleure sim reste tout simplement BeamNG.drive. Impossible d’avoir un comportement réaliste sans physique poussée, et seul BeamNG propose cela. En plus il ne coûte qu’un peu plus de 20€ hors promo et l’équipe de développement propose des maj régulièrement et gratuitement. (Comme sur GT7 finalement)
Et puis personnellement j’ai testé ACC et la physique me paraît plate, les voitures glisse énormément, j’ai l’impression que mon C4 Grand Picasso aurait plus de grip dans les virages qu’une GT3 avec des slicks en soft 😂
J’avoue BeamNG a l’air extraordinaire sur la gestion des dégâts, et donc de la physique dans son ensemble
Aimant particulièrement les GT3 et l’endu en général, j’étais bien chaud sur LMU mais le système économique sent quand même bien le moisi de loin. On parle d’abonnement avant même la sortie de la release 1.0 et pire encore, vendre des DLC avant la sortie du jeu est le comble du fout#!* de gue#!le.
ACC est un vrai plaisir et j’enchaine sans prise de tête les championnats mais l’aspect « pas fini » du multi avec un lobby et la disparition des mises à jour d’évènement semble sonner le glas pour laisser la place à AC Evo (et c’est bien dommage).
Quant à IRacing…. il fait peur. Je ne vois que carnage sur course débutant et autre assassinat en règle en vidéo. Aucun UI en français et l’ensemble ne semble pas très user friendly. De plus, j’ai regardé et pas moyen d’avoir une « offre d’essai » visiblement et on est obligé de base de passer à la caisse. J’ai peur d’avoir une spirale de dépense totalement abusive si je me laisse entrainé dedans ^^.
Automobilista 2, je prendrais peut-être pour le fun de faire autre chose de temps à autre.
Bon petit résumé en tout cas.
PS : Petite mention de « Rennsport » qui, apparement, vient d’avoir un semblant de souffle de vie avec une mise à jour majeur mais j’ai tj pas réussi à faire autre chose que du time trial..
LMU je suivais les premiers live de test de La Praline et effectivement dès menu du jeu t’as l’avalanche de pubs pour payer l’abonnement. Abusé je suis d’accord.
Rennsport j’ai peu suivi, me sentant pas concerné jusqu’à l’annonce récente du cross-plateforme. Du coup ça devient une vraie attente pour moi (et certains compères de GT7). Les avis sur le net étaient pas ouf, et effectivement ça semble aller mieux. Ça a intérêt à tenir la route pour la release étant donné les attentes qu’il a généré.
Salut, tu peux tester iRacing pour pas cher pendant un an, via un partenariat avec la FIA. Il faut leur envoyer un mail et tu peux avoir un abonnement d’un an à 5€. Alors évidemment tu n’as que le contenu de base à ce prix-là mais ça permet déjà de tester pas mal de choses.