Nous avons réalisé une journée complète de stage de conduite sur le circuit de Folembray au volant de petites monoplaces. L’occasion pour nous de faire un test complet de la formule Track Experience proposée par Track Toys. Vous êtes sim racer ? Et si vous passiez du côté de la course réelle ?
Le test des Track Toys en vidéo comme en texte
Comme souvent, nous vous proposons deux formats pour apprécier ce test des Track Toys : un test écrit complet ci-dessous et une vidéo sur la chaîne Oliveroidubocal.
Track Toys, c’est quoi ?
La société Track Toys propose 2 formules, en journée complète ou en demi-journée. Dans les deux cas, vous avez accès à une voiture de course sur circuit privatisé, accompagné d’une équipe d’encadrement complète. Le but : découvrir la course sur circuit à bord d’un petit bolide monoplace. Ces stages de pilotage permettent à 10 véhicules de tourner au fil de la journée, ce qui offre un sacré nombre de tours pour le pilote engagé.

Le tarif d’une journée est de 599€ et comptez 399€ pour la demi-journée. Ce qui comprend le petit déjeuner, le repas du midi, le pot du soir pour la formule journée, mais aussi tout l’encadrement inhérent à la privatisation du circuit et l’utilisation des voitures. Pour y participer, il vous faut amener un casque homologué (voiture ou moto, fermé ou ouvert) et éventuellement une paire de gants, des chaussures adaptées voire une tenue complète de pilote. Enfin, un permis de conduire valide est obligatoire pour pouvoir se placer derrière le volant.
L’organisation et l’accueil façon Track Toys
Commençons ce test avec l’évaluation de l’organisation de cette journée de stage que nous avons vécue. Notez déjà que nous avons été invités par Track Toys en qualité de journalistes/Youtubers et que d’autres simracers de renom étaient présents. Mais en dehors de l’hébergement qui était inclus et de la présence d’une équipe de tournage, nous avons bien vécu une journée de stage standard. Et quelle journée !

Tout commence avec un petit déjeuner qui sert autant à bien démarrer la journée qu’à se mettre rapidement sur les starting blocks. En effet, l’équipe d’encadrement nous accueille avec une décharge à signer pour les dégâts matériels, des recommandations générales pour cette journée, et une formation aux règles sur circuit. Utilisation des drapeaux, règles en piste, c’est bel et bien la sécurité qui est mise en avant pour que cette journée se passe dans de bonnes conditions.
Une équipe à votre service
C’est la première chose que l’on retient de cette journée. Track Toys a privatisé un circuit pour une journée complète, ce qui implique la présence de nombreux acteurs rien que pour vous. Des ingénieurs pour le contrôle des voitures, des instructeurs pour suivre votre conduite sur le circuit, des mécaniciens pour assurer les petits bobos des voitures, mais aussi des commissaires de course pour la gestion des drapeaux ou des entrées et sorties sur le circuit. On se sent clairement entouré et même épaulé au long de la journée. Comme si on était un vrai pilote !

Ce que je retiens aussi, c’est la gentillesse et la bonne humeur générale. Ces personnes sont là pour vous parler de sécurité, de pilotage, pour assurer le bon déroulement du stage, avec 10 voitures à gérer simultanément. Mais tout se fait dans une ambiance remarquablement agréable. Il y avait des pilotes chevronnés et d’autres bien moins rassurés lors de notre journée, mais tous ont eu droit à une écoute personnalisée. Je me suis personnellement senti rassuré, encouragé et accompagné au long de ma progression sur piste.
Les véhicules Track Toys
Les Track Toys sont des monoplaces carrossées. Ces prototypes ressemblent donc à de petites GT. Mais elles proposent une conduite centrale, avec pour la plupart un seul siège à bord. On a donc la chance d’être complètement seul à bord. Et c’est probablement ce point qui est au cœur de l’expérience. Nous sommes en présence de voitures de courses, l’habitacle est donc sommaire. Un baquet, un volant, un levier de vitesses et 3 pédales auquelles s’ajoutes quelques boutons et autres interrupteurs sur le tableau de bord.


Et c’est tout. Pas d’ABS, pas d’ESP, pas non plus de direction assistée. De même, les vitesses se passent “à l’ancienne” avec un embrayage et une boite en H. Ces propulsions sont particulièrement joueuses avec une bonne tendance au dérapage voire au tête-à-queue, surtout sur route humide. Nous notons tout de même deux points d’amélioration souhaitables par rapport à notre expérience. Les pneus étaient de type Slick ce qui, pour une journée de pluie, n’était pas super adapté. Rien de grave non plus.
Enfin, les rétroviseurs auraient mérité un peu plus de surface (et d’angle) pour une meilleure visibilité. Il est en effet difficile d’appréhender les autres voitures voulant vous doubler. Comme il est difficile d’avoir confiance dans votre propre visibilité pour les autres pilotes au moment de les doubler. Reste que dans l’ensemble, ces voitures à la puissance modérée sont à la fois agréables à conduire, rassurantes sur la piste, et pleines de promesses pour qui veut progresser sur le circuit.
Les sensations
Avec une position basse et un pare-brise assez haut, les Track Toys offrent une bonne impression de vitesse. Mais une fois dans le siège baquet, aux commandes de la voiture, c’est justement cette première sensation d’aller vite dans une petite voiture qui a freiné mes ardeurs. Là où en karting grand public, ou même en simracing, je ne ressens pas le risque qui est derrière la prise de vitesse, j’ai trouvé avec les Track Toys mes propres limites. Celles de ma peur. La peur de l’accident, la peur de la perte de contrôle, la peur du freinage trop tardif.

Et c’est à travers cette appréhension que j’ai trouvé mon bonheur. Repousser certaines limites, petit à petit. Découvrir mes propres erreurs, mes mauvais réflexes (après un 360° et deux tête à queue), voir les autres rater leur virage et finir dans l’herbe. Sachant qu’il n’y a pas ici de bouton reset ou de retour automatique au garage, on fait attention comme jamais.
En plus de ça, il y a chez les Track Toys tout ce qu’une voiture virtuelle ne propose pas. Les vibrations et la dérive du châssis, le bruit du moteur et de la carlingue, la précision totale du volant. Comme on pourrait le dire de la réalité virtuelle : si vous n’avez pas essayé, vous ne pouvez pas comprendre. Je retiens surtout qu’après une journée complète, je comprends l’énorme gap qu’il manque au simracing pour égaler ce que la réalité a à offrir.
Ma conclusion après une journée de test des Track Toys

J’ai clairement passé une journée de rêve avec ce test des Track Toys. J’ai adoré ces petites voitures, l’ambiance, et la rencontre avec cette équipe. J’avais de l’appréhension, des attentes, des a priori. Tout est désormais balayé pour ne laisser que des souvenirs de plaisir. Aujourd’hui, je le dis clairement : j’ai envie d’y retourner avec des amis. Pourtant, on parle d’une somme assez conséquente. 600€, ce n’est pas rien. Et pourtant, je peux vous le dire, 600€ c’est peu. Parce que l’expérience Track Toys est incomparable avec celle qu’offrent les Smart Box ou équivalents à 250 balles.
Ici vous avez votre circuit pour la journée. Votre voiture, votre coach, votre équipe, et ce pour des dizaines de tours en solitaire. Rien à voir avec les 7-8 tours en Ferrari aux côtés d’un instructeur. Ici on sort d’une journée complète, exténué, avec la dopamine au taquet. Avec aussi l’envie de revenir, certes, mais après une bonne nuit de sommeil. Avec les Track Toys, on a le temps de progresser, de discuter de sa conduite entre deux sessions, d’apprécier cette ambiance si particulière des abords d’un circuit sur une journée entière. Parce que oui, il faut prendre la journée complète. Sinon, clairement, quitter les autres après le repas sera un crève-cœur sans nom.
Un mot enfin sur les stages Track Toys à venir et sur leur situation géographique. La société étant belge, elle se concentre actuellement sur le nord de la France et sur la Belgique. Amis sudistes, il faudra donc espérer un développement de cette activité pour pouvoir trouver des stages à une distance raisonnable de Bordeaux, Toulouse, Montpellier ou Marseille.
Pour :
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La qualité de l’encadrement
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Un circuit totalement privatisé
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Une voiture à soi pour la journée
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Le nombre de tours effectués
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Les sensations au volant
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La puissance modérée
Contre :
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Les pneus peu adaptés à la pluie
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Les rétroviseurs un peu petits
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Pas de circuit dans le sud de la France
Pour aller plus loin :
- Simple, triple écran ou VR ? Quel est le meilleur pour le sim racing ?
- Test du F-GT Elite de Next Level Racing : Le PlaySeat F1 et GT haut de gamme
- Test de l’AUDI R8 LMS GT3 EVO2





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