Cloud Imperium Games frappe fort pour conclure l’année avec l’une des mises à jour de Star Citizen les plus attendues, la 4.5. Autant le dire tout de suite : cette update va bouleverser la façon de jouer. Alors, qu’est-ce qui nous attend concrètement dans cette nouvelle version de l’univers persistant ?
Un peu de contexte

Une année folle, rythmée par des mises à jour mensuelles. En tant que joueurs, nous n’avions jamais eu autant de contenu et de nouveautés scénaristiques. Cloud Imperium Games nous a tenus en haleine pendant toute cette année 2955 (2025 pour nous, terriens) grâce à deux trames de scénario bien ficelées.
Côté technique, les joueurs de Star Citizen ont enfin découvert la première version du Server Meshing statique, qui a permis l’arrivée du nouveau système stellaire Pyro. Cette nouveauté a rythmé toute l’année avec son lot d’aventures et de découvertes. Le premier saut vers Pyro restera dans les mémoires comme un moment marquant de l’année. Et ce n’est pas fini : un deuxième système stellaire, Nyx, fera son apparition progressive tout au long de 2026.
L’année de la stabilité a été riche en nouveautés… sauf sur l’essentiel : le gameplay. Nous avions l’habitude de voir débarquer de nouvelles mécaniques régulièrement, mais cette année, c’était plutôt calme sur ce front. Sauf que l’année n’est pas terminée. Alors que les joueurs attendaient l’ingénierie depuis des années, elle débarque enfin dans cette mise à jour. Résultat : le râleur que j’aurais pu être face à ce manque de gameplay a dû ravaler ses critiques et admettre que les équipe de Cloud Imperium Games ont bien bossé.
Mise en service du Vulkan multithreading
Petit rappel : Vulkan est une API graphique moderne qui offre une meilleure gestion des ressources matérielles, en optimisant notamment l’utilisation du CPU et du GPU. Dans Star Citizen, elle vise à améliorer les performances, surtout sur les configurations multi-cœurs, et à préparer le terrain pour des fonctionnalités avancées comme le global illumination ou le ray tracing.
Première chose à savoir : le multithreading de Vulkan n’est pas encore pleinement fonctionnel dans la mise à jour 4.5. Concrètement, même si Vulkan est activé, le jeu n’exploite pas encore tous les cœurs du CPU de manière optimale pour le rendu graphique. Les développeurs continuent de travailler sur cette optimisation, et des améliorations sont attendues dans les prochaines versions.
Côté matériel, il y a du bon et du moins bon. Pour profiter pleinement du multithreading chez Nvidia, il vous faut au minimum une RTX 40XX. Du côté d’AMD, c’est un peu moins la fête avec des drivers capricieux et quelques soucis de compatibilité avec Easy Anti-Cheat. Attention également : Vulkan consomme plus de VRAM que DX11. Cloud Imperium Games a d’ailleurs publié un guide détaillé via l’un de ses développeurs pour expliquer les réglages graphiques et leur impact sur la consommation de VRAM.
Pour les petites configurations, je vous recommande vivement de lire cet article : Star Citizen Graphics Settings – Ask The Devs – Star Citizen – Spectrum v7.79.1

En avant la VR
La mise à jour 4.5 apporte un support VR expérimental et natif. Les joueurs peuvent désormais plonger dans l’univers de Star Citizen en réalité virtuelle. Du menu principal au pilotage des vaisseaux, en passant par le gameplay FPS et l’exploration à pied, tout l’univers est accessible. Cette première implémentation marque le début d’une aventure VR. Des améliorations sont prévues dans les prochaines versions.
Tous les casques PCVR compatibles OpenXR ou SteamVR sont théoriquement pris en charge : Meta Quest 2/3/Pro en mode Link/Air Link, Valve Index, HTC Vive, Pimax, HP Reverb G2, etc. Évidemment, il faut une configuration musclée pour profiter pleinement de la VR. Une RTX 4080 ou une RX 7900 XT, c’est le strict minimum. Inutile de détailler le reste, vous l’aurez compris : il faut une config survitaminée pour en tirer le meilleur.
Gardez en tête que c’est une première itération. Cloud Imperium Games fera le nécessaire pour améliorer tout ça. Comparé à un jeu comme Elite Dangerous, la VR est pour le moment moins optimisée et moins stable. En revanche, là où Star Citizen se démarque, c’est dans son immersion. Tout est tellement détaillé qu’on se surprend à contempler son vaisseau, la station, la cité… Une véritable expérience de contemplation à l’échelle d’un univers.

Gameplay : ingénierie
L’ingénierie est l’une des grandes nouveautés de la 4.5. Elle introduit une gestion active des systèmes de bord. Ce gameplay rend les vaisseaux plus interactifs et tactiques, avec une forte dimension multi-équipages. C’est soit une idée révolutionnaire, soit un fiasco tant son impact sur le jeu est important.
L’ingénierie encourage la coopération : un pilote peut se concentrer sur le vol et le tir, tandis qu’un ingénieur gère les systèmes, les réparations et les urgences. Certains vaisseaux disposent même de postes dédiés. Citons l’Aegis Hammerhead ou l’Anvil Carrack, par exemple.
Tous les vaisseaux de la 4.5 sont compatibles avec ce système, mais avec différents niveaux d’implémentation. Le tout est encore loin d’être équilibré et, comme nous sommes en ALPHA, il faut s’attendre à essuyer les plâtres. Pas de panique donc. La liste des vaisseaux et leur niveau d’implémentation se trouve dans le guide d’ingénierie du jeu. Pour en savoir plus, consultez ce lien : Engineering Gameplay Guide – Roberts Space Industries | Follow the development of Star Citizen and Squadron 42
Ingénierie : le blindage
Les composants du vaisseau sont vitaux pour chaque vol et combat. Pour mieux les protéger, l’armure influence désormais les dégâts et la pénétration selon le type d’arme. Cela ouvre de nouvelles options tactiques aux pilotes les plus téméraires.
Chaque vaisseau possède une couche de blindage qui limite les dommages à la coque et aux systèmes internes. Ce blindage peut être endommagé et réparé en plein vol. Sa résistance varie en fonction de son état et de l’arme utilisée : pénétration des projectiles pour les armes balistiques, chaleur pour les lasers, par exemple.
Ingénierie : les composants et leur classe
Le monde change et désormais chaque composant aura un grade et une classe. Chaque classe de composant sera plus adaptée qu’une autre selon ce que vous faites. Cloud Imperium Games nous montre la spécialisation et nous prépare à une bonne dose de crafting, ou du moins à ce que sera le crafting.
Mais tout cela, dans quel but ? Tout simplement pour nous faire comprendre que désormais, fini le pew pew boom boom. Il faudra connaître son vaisseau pour pouvoir le réparer (on y reviendra plus loin), mais surtout pour apprendre le fonctionnement de ses composants et leur incidence. Il va falloir gérer l’énergie, les refroidisseurs, et équilibrer le tout. Sous peine de surcharge qui peut provoquer des incendies.
Oula, ça devient trop compliqué tout ça ? Pas de panique. Ce n’est qu’un jeu, facile à prendre en main mais difficile à maîtriser.

Ingénierie : Le feu et la réparation

Cloud Imperium Games a introduit la gestion du feu dans les vaisseaux. Les incendies peuvent se propager, un système déjà montré lors de la CitizenCon 2953 ou 2954 si je ne me trompe pas. Comment un feu peut-il se déclarer ? C’est simple : par surchauffe de composants. Il faut refroidir et ajuster les refroidisseurs plutôt que de tout mettre dans les armes. La boutade est facile, mais c’est exactement le principe du système. Vous pourrez régler tout ça via votre MFD ou via la console dédiée. Pour gérer un incendie, deux options : évacuer l’air de la pièce concernée ou utiliser l’extincteur.
Une fois le feu éteint, vous pourrez réparer votre vaisseau et ses composants. À ce moment-là, votre vaisseau sera en soft death. Si un adversaire continue de vous tirer dessus, vous exploserez tôt ou tard. La mécanique fonctionne ainsi : votre vaisseau est HS en combat, vous le réparez avec un Cambio (l’outil de réparation), ce qui vous permet de rejoindre la station la plus proche pour des réparations plus sérieuses. Mais attention : une fois votre vaisseau en soft death, vous pouvez être abordé par des pirates. Imaginez un peu le potentiel de gameplay dans ces situations.

Luminalia ou la fête de Noël version Star Citizen
Comme l’année dernière à la même période, Luminalia fait son retour sur Star Citizen. N’oubliez pas de récupérer vos cadeaux ! Cette année, 13 présents sont disponibles dans le calendrier de l’avent de Luminalia, accessibles à tous dès lors que vous possédez un compte Star Citizen.

Des chiffres qui font tourner la tête
Je me dois de vous communiquer quand même cette information. Cette année, plus de 150 millions de dollars ont été récoltés en 2025 (contre 117 millions en 2023, précédent record), portant le total cumulé à plus de 900 millions depuis le début du crowdfunding en 2012. En 2024, le financement annuel atteignait 116 millions, et en 2023, 117 millions. L’année 2025 pulvérise donc ces records, avec une nette accélération en fin d’année.
Mais cela ne s’arrête pas là. C’est environ 675 000 nouveaux comptes créés en 2025, soit une hausse de 40 % par rapport à 2024, mais en dessous du pic de 2022 (871 000 nouveaux comptes). Cela nous amène donc à 5,4 millions de Citizens enregistrés à la fin de l’année.
Mais c’est aussi le temps de jeu moyen qui est en hausse, ainsi que le nombre de joueurs. Pour faire simple, c’est un peu moins de 100 000 joueurs mensuels, mais qui jouent plus longtemps. Les sessions moyennes varient entre 1h30 et 3h de jeu. Petit rappel : le jeu est toujours en développement, ça laisse rêveur.
L’avis de SuperChicane
Ça passe ou ça casse. C’est la mécanique de jeu qui inquiète une partie de la communauté, mais c’est aussi celle qui offre le plus d’opportunités. Elle est certes moins spectaculaire qu’un nouveau système stellaire ou une nouvelle histoire, mais elle apporte tellement de possibilités que son potentiel reste encore sous-estimé.
Concrètement, il faut désormais préparer son vaisseau : pièces de rechange, fusibles, batterie… En solo ou à plusieurs, le vaisseau devient une véritable maison mobile, un compagnon de tous les jours. Les joueurs apprennent à le bichonner, à le connaître. Et puis arrive l’imprévu : une explosion, un incendie à bord, des réparations d’urgence. Avec un peu de chance, le vaisseau repart après quelques sueurs froides. La satisfaction que procure ce genre de situation est immense. C’est tout simplement jouissif.
Cette mécanique divise, mais elle a le mérite d’exister. Cloud Imperium Games continue de proposer des systèmes ambitieux qui repoussent les limites du genre. Et ça, force est de reconnaître que ça fait plaisir à voir.
Débutez Star Citizen en créant votre compte avec le code Referral Program pour obtenir 5 000 UEC : STAR-42QC-RT9Q
Bon vol à tous et See You In The Verse ^^
À lire sur Superchicane.fr :
- Star Citizen : le compte rendu complet de l’IAE 2955
- Star Citizen 4.4 : Welcome to NYX
- Star Citizen 4.3.2 : Fractured Frontiers, une mise à jour qui souffle le chaud et le froid
- Test Thrustmaster SOL-R2 : Un double joystick pour conquérir l’espace ?
- Test de la Moza Flight AB9 FFB : une base game changer ?
- Test : que vaut le Thrustmaster HOTAS Warthog en 2024 ?
- MonsterTech : du support de bureau au cockpit de simulation
- Test de la base Thrustmaster A.V.A. : le Saint Graal
- Virpil Controls : présentation de la marque
- Thrustmaster : une gamme complète pour les passionnés de flight sim




Laissez un commentaire