Aujourd’hui, nous faisons le test du volant P1Sim Arnage, un modèle vendu 1 050€ et compatible avec la plupart des bases du marché. Sa particularité, proposer un écran vertical pour l’affichage de la télémétrie. Finition, ergonomie, particularités, faisons le point sur Superchicane.
Notre test du P1Sim Arnage en texte et en vidéo
Comme souvent, nous vous proposons ce test en deux formats, d’un côté la vidéo visible sur notre chaîne Youtube. De l’autre, le texte complet qui reprend l’ensemble des éléments de notre test. A vous le choix du format, pour plus de plaisir !
Le volant Arnage, c’est quoi ?
Le Arnage est un volant de type GT fabriqué à Toulouse en France, et vendu 1 050€ par la société P1Sim. Soit en achat direct sur leur site, soit via un de leurs distributeurs, suivant votre pays. Ce volant, très ouvert a la particularité de proposer un écran de 4 pouces pour la télémétrie… et cet écran est vertical. Donc pas horizontal comme on le trouve d’habitude chez les concurrents comme le FSR de Moza ou le SF1000 de Thrustmaster.

Ce volant ne se limite pas à une marque ou un type de base. Ce qui veut dire qu’il peut se connecter aux bases Fanatec, Thrustmaster, Moza, Simagic, Asetek, Simucube ou Cammus. Vous aurez remarqué que je ne parle pas de Logitech, aucune solution à l’heure de ce test n’étant disponible. Compatible PC uniquement, le P1Sim Arnage que nous avons en test se connecte en USB sur un ordinateur Windows.
Les fonctions du Arnage
Si on fait exception de son écran vertical, le Arnage est un volant assez classique. Ses deux larges poignées forment un « U », avec un positionnement des mains à 9:15. Le volant est large de 29 centimètres et son arceau fait plus de 3 centimètres de diamètre au niveau des mains.

Le Arnage propose un large panel de boutons et autres commandes. 7 boutons poussoirs avec rétroéclairage RGB en façade. 2 encodeurs rotatifs crantés infinis, avec clic, et deux rotatifs à 12 positions de face. On y trouve aussi 2 molettes de pouces (qui ne servent pas vraiment au pouce d’ailleurs) et un stick analogique qui sert de croix directionnelle. À l’arrière, deux paires de palettes. Une paire à clic direct, avec un système magnétique. Et une paire progressive pour l’embrayage ou l’accélérateur.


Au centre du volant, on trouve ce fameux écran vertical de 4 pouces. Cet écran tactile (qui supporte quelques gestes pour les changements d’affichage) est accompagné d’une bande de Leds pour l’affichage du régime moteur, ainsi que de deux groupes de 3 LEDs pour les Flags et la proximité.
Enfin, à l’arrière, un connecteur mécanique propose 6 emplacements pour vis en 70 mm de diamètre et autant en 50 mm. De quoi assurer la compatibilité avec la plupart des systèmes d’attache pour les bases nommées au dessus.
Finition et fabrication du Arnage

La finition de l’arceau est en gomme. Du caoutchouc même si on en croit les données techniques fournies par le fabricant. Et cette gomme est assez rigide, avec une souplesse à peine perceptible à l’appui. Sa surface est lisse mais accroche bien les mains quand on joue à main nue. Avec des gants, l’accroche est un peu moins forte, mais nous laisse une bonne impression d’équilibre, avec une meilleure gestion de la sudation.
La façade du Arnage est intégralement en carbone, avec une plaque épaisse de 5 mm. Ce qui donne un côté très pro à ce volant. L’arrière, tout en métal moulé et usiné renforce cette impression de qualité générale. Les ajustements sont impeccables, avec peu de vis apparentes et l’intégration de l’écran se fait quasiment sans effet de bord. Du très beau travail.

Le seul défaut qui nous apparait vient de la finition des boutons. En silicone blanc, ils dénotent avec le reste du volant et nous avons, sur notre P1Sim Arnage de test, deux boutons qui peuvent rester enfoncés dans certains cas. On citera aussi les molettes de face, en plastique dur noir, qui tendent un peu vers le jouet. Pour le coup, les productions de Fanatec ou Simagic font mieux. Mais dans l’ensemble, ce volant atypique dans son esthétique offre un niveau de réalisation remarquable.
La connexion à une base : plusieurs méthodes
Ce volant, il peut se connecter à peu près à n’importe quelle base motorisée. Fanatec, Thrustmaster, Moza, Simagic, Asetek, Simucube … etc. Oui, on l’a déjà dit, sauf les Logitech G Pro Racing Wheel, à notre connaissance. Pour le connecter, il faudra d’une part le brancher en USB à son PC, parce qu’il n’est compatible que PC aujourd’hui, et d’autre part il faudra y ajouter un système de connexion à la base. Système qui n’est pas fourni. Mais les acheteurs de volants de ce type ont l’habitude … Je vais juste expliquer comment ça se passe pour ceux qui découvrent.
- Chez Moza, Simagic ou Cammus par exemple, il suffit d’acheter la partie mécanique côté volant du Quick Release. Soit le D1Spec … Et ça, ça coute environ 70€ pour le modèle Simagic ou Moza.
- Chez Simucube ou Asetek, c’est le même principe, et ça coûte entre 100€ et 150€, avec en plus des extensions fournies.
- Chez Thrustmaster, rien n’est prévu par le fabricant, mais vous trouverez des adaptateurs fabriqués par la communauté en 3D. Et ça revient environ à 20€.
- Chez Fanatec, il faut faire l’acquisition du Podium HUB, qui est à 149€ et y rajouter un quick release adapté à votre base, soit 50 à 100€ de plus.

Une fois le volant Arnage fixé à son nouveau quick release, on le connecte à la base et on le branche en USB avec 2 fiches USB-A côté PC. P1Sim fournit d’ailleurs ce câble particulier, avec un connecteur sécurisé par une molette côté volant et une section façon câble téléphonique, pour absorber les rotations. Et niveau longueur, on a droit à 2m50, donc c’est confortable pour atteindre son PC, même si on a un grand cockpit.
Test de la gestion logicielle du P1Sim Arnage
Côté logiciel, on a d’un côté le P1SIM Control center qui va permettre de vérifier le fonctionnement du volant, des boutons, des palettes, des LEDs, et éventuellement de mettre à jour son firmware. Mais pour jouer et profiter de la télémétrie, il faut utiliser le très classique SimHub. Et alors attention, un tout petit détail, on arrête le logiciel P1Sim pour utiliser Simhub. Sinon il y a conflit sur qui fait quoi entre les deux.


Et pour ceux qui ne connaissent pas, SimHub n’est pas le plus simple des logiciels. Mais P1Sim a bien fait les choses avec un manuel complet. On suit les étapes à la lettre pour se retrouver avec un volant qui fonctionne parfaitement bien, avec la télémétrie adaptée à l’écran vertical. Et si vous avez des difficultés, n’hésitez pas à passer sur notre Discord pour vous faire aider.
Après, pour les différents boutons, molettes, palettes, c’est à régler comme d’habitude dans les paramètres du jeu. Classique. Donc finalement, ce volant s’utilise très simplement, même s’il n’est pas de la même marque que votre base.
Et en jeu ça donne quoi ?

Je m’attendais à avoir une prise en main un peu particulière. Parce que la forme du volant est particulière. Mais finalement, ce P1 Sim Arnage propose une prise en main plutôt classique. Mais premier point très positif : la largeur des poignées. Sans avoir forcément de grandes mains, on apprécie ce diamètre reposant sur les longues courses. Rien à voir avec les bâtonnets trop fins des SF1000 de Thrustmaster, des volants F1 classiques de Fanatec ou même du FSR de Moza.
Autre point agréable qui rappelle le volant BMW M4 GT3 de Fanatec, c’est cette prolongation du volant en bas. Quand on est sur un épingle, c’est super pratique d’avoir la possibilité de s’appuyer sur cette partie de l’arceau pour pencher encore plus son volant. Personnellement, je m’y suis fait et quand ça n’y est pas, comme avec le FSR, la SF1000 ou les F1 de Fanatec, et bien ça me manque cruellement.

Avec des gants ou à mains nues
Ce caoutchouc qui n’est pas texturé a fait débat au sein de la team. Parce que la gestion de la sueur de cette matière n’est pas optimale à mains nues. Le caoutchouc ne glisse pas ou ne colle pas pour autant, mais la sensation d’avoir les mains chaudes au niveau du contact avec l’arceau est bien réelle, surtout sur les longues sessions.

Avec des gants, c’est mieux. Plus de problème de sueur (tant que vos gants sont aérés) et un excellent rapport grip / glisse au niveau du volant. L’accroche est suffisante pour toutes les situations : virages rapides, grandes courbes, actions d’urgence. Et en même temps on a la possibilité de lâcher un peu son volant en desserrant très légèrement l’étau fait avec les mains.
Test de l’ergonomie du P1Sim Arnage

Les palettes sont réglables en écartement et on trouve très rapidement une position qui convient à toutes les tailles de mains. L’appui est ferme, avec un seuil de déclenchement bien réglé et un retour en position rapide. Les palettes progressives sont aussi du niveau des meilleures que j’ai eues sous les doigts. Elles sont souples mais elles offrent une bonne résistance et une bonne profondeur. C’est beaucoup plus précis que ce qu’on trouve sur le volant FSR ou la SF1000 par exemple. Et c’est équivalent à ce qu’on a sur la BMW M4 GT3.
La croix directionnelle est précise, avec une bonne accroche. Les boutons tombent bien sous les doigts. On en a 3 par côté en accès direct, sans lever la main, à utiliser avec le pouce. Pareil avec les molettes hautes de la façade, qu’on peut activer en tendant simplement le pouce ou en levant la main. Pour les molettes basses, il faudra forcément lever la main correspondante, classique.
Et puis il y a les molettes en métal, qui sont perpendiculaires à la façade, et que, d’habitude, on utilise avec le pouce sur les autres volants. Là, pour ne pas avoir à lever la main, il faut utiliser d’autres doigts et activer cette molette par l’arrière. Ou alors lever la main pour utiliser le pouce. C’est étrange, inhabituel, mais on s’y fait et ça marche bien.
Un écran qui change tout et rien

Cette ergonomie que l’on a appréciée, elle est possible parce que l’écran central ne prend pas toute la largeur. Il est vertical, donc plus haut que large. Ce qui permet de mettre plein de boutons à portée de main. Et pour ce qui est de l’affichage de la télémétrie, ce format vertical se montre efficace. C’est lisible, esthétique et utile. Surtout, l’organisation des informations est meilleure qu’avec un écran horizontal.
Avec cet effet de liste, on sait immédiatement où se trouve l’info que l’on cherche. Autre avantage, ce positionnement laisse de l’espace aux 6 LEDs pour les Flags qui ,du coup, se retrouvent sous les yeux quand on conduit.
Conclusion du test du P1Sim Arnage

On a ici un volant qui coûte 1 050€, ce qui est quand même dans la fourchette haute des modèles avec écran. Surtout qu’il faut y ajouter entre 20€ et 200€, suivant votre base, pour y mettre un quick release nécessaire. Donc si vous êtes prêt à y mettre une telle somme, vous vous attendez forcément à avoir quelque chose d’irréprochable. Et sur de nombreux points, le Arnage remplit toutes ses promesses. Il est parfaitement rigide, très confortable (surtout avec des gants), avec une belle ergonomie et des palettes vraiment très efficaces. Sur de nombreux points, je le mets donc tout en haut de la liste des volants que j’ai eus entre les mains. Et grâce à son confort, si demain je dois faire une endurance, je vais forcément penser à lui et à son écran vertical bien pratique.
Mais, il y a deux points qui nous gênent un peu. Le premier c’est les boutons de façade, et leur toucher caoutchouc un peu mou. Notre préférence va nettement aux contacts plus secs. Et puis avoir deux boutons qui peuvent rester enfoncés 1 à 2 secondes après appui, ce n’est pas normal à ce tarif. Ensuite, il y a la position des molettes latérales. On s’y fait… mais nous aurions préféré qu’elles soient en haut, accessibles au pouces sans lever la main. Comme avec les autres volants cités dans ce test.
Mais ce Arnage fait bien figure de modèle d’exception, parfaitement adapté au pilotage de F1, de GT. Sa compatibilité, son format, son écran, son ergonomie, touchent l’excellence. Le prix est élevé, mais si vous voulez accompagner votre base (8 Nm minimum à notre avis) d’un modèle aux prestation professionnelles, le Arnage doit faire partie de votre liste de choix, indéniablement.
Pour :
- La qualité de fabrication
- Les palettes, parfaitement calibrées
- Compatible avec de nombreuses bases
- L’écran vertical bien pratique
- L’épaisseur des poignées
- 2m50 de câble
Contre :
- Le toucher silicone des boutons
- Le placement des molettes
- Sans gants, il fait chaud sous les mains
- Pas d’adaptateur pour base chez P1 Sim



















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