Test : Turtle Beach VelocityOne Rudder, un palonnier pour tous ?

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Avec son palonnier VelocityOne Rudder, Turtle Beach nous fait une promesse claire : rendre la simulation plus accessible, sans sacrifier l’innovation. Mais face à une concurrence bien installée, composée de mastodontes comme Thrustmaster, Virpil ou Winwing, la tâche s’annonce ardue. Alors, ce palonnier peut-il réellement tirer son épingle du jeu ? On fait le point ensemble dans ce test du Turtle Beach VelocityOne Rudder.

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Préambule

Ce test a été réalisé avec du matériel prêté par Turtle Beach, sans aucune contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été faites sur PC. Même si je n’ai pas pu tester le Turtle Beach VelocityOne Rudder sur Xbox Series X, il fonctionne de manière identique sur les deux plateformes. J’ai pris le temps de le mettre à l’épreuve lors de nombreuses sessions de jeu afin de vous livrer un avis aussi complet que possible.

Un peu de contexte

Turtle Beach, entreprise américaine fondée en 1975, s’est d’abord illustrée dans le domaine audio — cartes son, synthétiseurs MIDI, logiciels — avant de devenir un acteur incontournable des accessoires gaming : casques, manettes, et désormais, périphériques pour simulation. Basée à San Diego, la marque s’est aussi lancée plus récemment dans la simulation aérienne et spatiale avec sa gamme VelocityOne Flight. Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de la société, je vous renvoie vers un article dédié.

C’est en 2021 que Turtle Beach a créé la surprise dans le monde des flight simmers avec le lancement du VelocityOne Flight, un périphérique salué pour son approche tout-en-un. Fort du succès rencontré, la marque revient un an plus tard, presque jour pour jour, avec un nouveau challenger : un palonnier. Et une fois encore, c’est une offensive directe contre les poids lourds du secteur comme ThrustmasterVIRPIL Controls ou WinWing. La concurrence est rude — nous verrons cela plus en détail dans le test.

La gamme VelocityOne, c’est quoi ?

Un brossage rapide de la gamme VelocityOne de Turtle Beach s’impose pour situer le positionnement de Turtle Beach. On a quatre produits principaux (cinq si l’on compte un stand, que je ne considère pas ici comme un périphérique à part entière).

Pour débuter, il y a le VelocityOne Flight Universal Control System. C’est un ensemble tout-en-un avec manche, manette des gaz et panneau de commande. Je ne vais pas revenir dessus ici, puisque nous l’avons déjà testé récemment. Je vous mets le lien vers le test complet. Prix : 379,99 € sur le site officiel.

Ensuite vient le VelocityOne Flightstick : un joystick ambidextre avec 3 axes (8 en réalité), 27 boutons et un petit écran digital. Polyvalent et adaptable à de nombreuses configurations. Tarif : 129,99 €.

Nous trouvons bien entendu le VelocityOne Flight Deck, un HOTAS moderne avec manette des gaz dotée d’un afficheur programmable. Testé par notre Olive, donc je ne m’attarde pas dessus non plus. Prix public : 399,99 €. Bonne affaire ? À vous de juger, on en parle ci-dessous 👇🏻

Et pour finir, nous avons le VelocityOne Rudder, le fameux palonnier dont il est question ici. Je ne vais pas vous le présenter à nouveau, son test suit juste après. Comptez 299,99 €.

Un palonnier, c’est quoi ?

Système de palonnier d’un Cessna 172 Skyhawk

Le palonnier, c’est ce système à pédales qu’on trouve aux pieds du pilote, et qui permet de diriger l’avion autour de son axe vertical. En clair : on appuie à droite pour aller à droite, à gauche pour aller à gauche – un peu comme un volant… mais avec les pieds. Relié au gouvernail de direction à l’arrière de l’avion, il est indispensable au sol pour s’aligner sur la piste, et en vol pour effectuer des virages bien coordonnés (et éviter les glissades désagréables).

On l’utilise aussi pour ajuster finement sa trajectoire – que ce soit pour un atterrissage propre ou, dans l’armée, pour un ravitaillement en vol au millimètre. Bref, le palonnier, c’est un outil de précision qui rend le pilotage plus fluide, plus sûr… et plus agréable pour tout le monde à bord.

Maintenant que les bases sont posées, plongeons dans la découverte du Turtle Beach VelocityOne Rudder.

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?

test VelocityOne Rudder

Le carton, déjà, pèse son poids et occupe une belle place.

Visuellement, le VelocityOne Rudder fait bonne impression : c’est un bel objet qui respire la qualité. L’habillage est majoritairement en plastique, mais bien fini. On aperçoit les glissières et leurs ressorts, ce qui donne un aperçu du mécanisme interne. Attention à la poussière toutefois, ennemie jurée des capteurs. L’activation manuelle du palonnier est un peu raide et bruyante au départ, mais cela s’améliore avec un peu de rodage. Il faut dire que la bête pèse tout de même 8 kg, ce qui laisse penser que tout n’est pas en métal à l’intérieur. Petite précision : je n’ai pas souhaité le démonter entièrement pour le vérifier.

test VelocityOne Rudder

En haut à droite, on trouve un bouton de sélection de mode (Xbox ou PC), avec une LED bleue ou blanche selon le choix. Côté fixation, le châssis est prêt à être monté avec quatre perçages compatibles vis M4.

test VelocityOne Rudder

Nous avons donc dans le carton du Turtle Beach VelocityOne :

  • Un jeu de pédales de type GA (forme large, aviation générale)
  • Deux ressorts souples
  • Un câble USB-C vers USB-C de 2,5 m (connexion au VelocityOne Yoke)
  • Un câble USB-A vers USB-C de 2 m (connexion PC/Xbox)
  • Deux jeux de patins antidérapants : un pour sol dur, l’autre pour moquette
  • Des attaches-câbles (merci pour le souci du détail !)
  • Une clé Allen (la même que pour le Yoke)
  • Quatre vis M4, rondelles et boulons
  • Un guide de démarrage rapide
  • De la documentation
  • Et, en bonus final, un autocollant Turtle Beach
test VelocityOne Rudder

Montage du pack

Très simple. Que vous soyez sur PC ou console, il suffit de brancher le bon câble USB-C (celui repéré en vert) au PC ou au Yoke si vous êtes sur Xbox. Le câble spécifique fourni permet de relier les différents périphériques ensemble — excellente idée de la part de Turtle Beach.

test VelocityOne Rudder

Le remplacement des ressorts et le changement de cales-pieds s’effectuent avec la clé fournie. Si vous l’avez perdue, vous la trouverez sous la trappe du Yoke. Il y a un petit loquet qui permet de verrouiller la position des pédales dans un réglage ou l’autre, en fonction des pédales choisies. Encore une bonne idée.

test VelocityOne Rudder

Les patins antidérapants sont à coller sous le palonnier. Il faut le reconnaître, ils sont très efficaces, mais ils auront tendance à attirer la poussière ainsi que les poils d’animaux. Le second jeu de patins, conçu pour la moquette, est plus épais, avec des petites pointes : très efficace, et sera, à mon avis, probablement le plus utilisé. J’en profite pour mentionner que, pour le fixer sur un châssis, nous avons huit trous pour la fixation. Après un bref essai, je me suis rendu compte qu’il fallait ajouter les patins antivibratoires pour assurer la stabilité de l’ensemble.

test VelocityOne Rudder


Installation logiciel

On branche, et c’est parti. Une fois connecté, le Turtle Beach Control Center détecte le palonnier. On bascule en mode PC avec le bouton, une LED s’allume, et on lance la mise à jour firmware.

Le palonnier redémarre, puis on vérifie dans les drivers Windows. Tout est reconnu, prêt à l’emploi. Rien de plus à faire. Plug and play comme on aime.

test VelocityOne Rudder

Les réglages

Les réglages logiciels étant succincts, pour ne pas dire inexistants, nous allons nous concentrer sur les réglages matériels, qui ont toute leur importance.

test VelocityOne Rudder

Palonnier à largeur réglable

Premier bon point : on peut ajuster l’écartement des pédales pour l’adapter à votre morphologie. Sur un vrai avion, ce genre de réglage n’existe pas. Par exemple, dans un Cessna 152 – qui est un petit avion – les pédales sont très serrées. Mais dans le monde de la simulation, c’est un confort appréciable, notamment pour les longues sessions. Un bouton de chaque côté, un petit clic, on écarte les pédales, et le tour est joué.

Les ressorts

Deux types de ressorts sont fournis : les souples (blancs) et les durs (noirs). On peut aussi régler légèrement la tension (environ 4 à 5 mm de marge). À la tension minimale, attention au phénomène de « pompage ». Mon conseil : restez entre 0 et 3 mm pour une sensation plus stable.

test VelocityOne Rudder

Les pédales

Deux configurations possibles pour s’envoyer en l’air. La première, mode aviation civile, utilise les larges repose-pieds fournis d’origine. À l’américaine : grands pieds bienvenus. (Mention spéciale à Berthe, pour les initiés ^^). La seconde, dite mode GA, est plus compacte. Impossible de vous dire ce que “GA” signifie précisément, même après des années de simu !

test VelocityOne Rudder

Le changement est ultra rapide : on dévisse, on retire, on remplace. C’est tout. Pas de réglage de l’inclinaison des pédales, ni de la course de freinage. Celle-ci est fixe, avec un angle d’environ 25°, suffisant pour un bon contrôle à la pédale. Personnellement, j’aurais préféré une course plus courte — mais cela reste une question de goût.

test VelocityOne Rudder
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Et en jeu ca donne quoi ?

test VelocityOne Rudder

Passons au test pur et dur de ce VelocityOne Rudder. Palonnier oblige, nous reprenons notre protocole de test habituel. Le Turtle Beach VelocityOne Rudder sera donc mis à l’épreuve sur Microsoft Flight Simulator 2024, avec quelques phases techniques sur Digital Combat Simulator, et un détour interstellaire sur Star Citizen.

Microsoft Flight Simulator 2020/2024

Dans un simulateur de vol, le réalisme est clé. Pour l’aviation civile, un yoke serait idéal. Toutefois, pour me concentrer sur le ressenti du palonnier, je reste sur ma configuration de base : base Moza AB9 FFB et grip MA3X. Un combo bien connu qui me permet d’avoir mes repères et de mieux cerner le comportement du Turtle Beach.

Dharer TBM 930

Le TBM 930 est mon avion à hélice préféré. Il est puissant, beau, maniable, et demande malgré tout un certain doigté, notamment grâce à son palonnier et à son trim. Il est d’ailleurs possible de le piloter presque uniquement avec ces deux éléments. Le frein au niveau des pédales est bien conçu. Il est suffisamment ferme pour permettre d’être précis lors du contrôle au sol. J’ai oublié de préciser, et vous l’aurez peut-être vu dans les photos, mais J’utilise ici le deuxième jeu de cales et je ne repose pas mes pieds dessus, vieille habitude de pilote de salon.

J’ai tenté un passage aux ressorts souples… Mauvaise idée. Trop mous, ils provoquent des à-coups sur la dérive. Retour donc aux ressorts d’origine. Ce n’est pas parfait, mais ça fait le job.

Airbus A320-Néo

Bien installé côté copilote, j’ai branché le quadrant Airbus : configuration parfaite. Le frein est efficace, progressif — une vraie surprise tant ce point est souvent un talon d’Achille des palonniers. Ici, les capteurs font le boulot.

En revanche, au niveau du palonnier en lui-même, je trouve qu’il manque de précision. Bien qu’il soit plus précis qu’un Saitek ou que le TFRP de Thrustmaster, il est toutefois nécessaire de passer par la gestion de la courbe d’axe du jeu pour obtenir les bonnes sensations. Il manquerait, à mon sens, un jeu de ressorts encore plus fermes afin d’avoir un contrôle plus précis de l’ensemble.

C’est paradoxal, mais sur un avion de ligne, on fait des micro-ajustements. Là, on est plutôt dans l’ajustement large. Le débattement est trop généreux, l’effort est là mais pas le ressenti. Peut-être est-ce lié à un capteur manquant de précision. Sur le TBM, ça allait, ici, je doute. Je m’y perds un peu.


DCS – Digital Combat Simulation

DCS, c’est le must du combat aérien en simulation. Le réalisme est poussé à l’extrême. J’installe la base Moza AB9-FFB en position centrale avec le grip MH16. Pour les gaz, j’alterne entre le Thrustmaster Warthog (pour le F-14) et la TQS (pour le Mustang). Comme en aviation civile, chaque appareil demande son périphérique.

DLC F-14 A/B Tomcat

Avec un réglage de base, le palonnier manque de précision, notamment sur les micro-ajustements. Cela se ressent particulièrement lors des phases d’appontage sur le porte-avions. Je ne suis pas à l’aise, et j’ai dû retravailler la courbe d’axe, presque en forme de F, pour ne pas rendre le contrôle trop instable..

Un point positif à rappeler : les pédales sont ajustables en largeur, ce qui améliore le confort et j’en fais l’expérience ici à bord du F14. Mais je note une légère sensation de friction des pédales, et peut-être est-ce dû à mes habitudes, car je pilote avec beaucoup de micro-ajustements.

Autre point : elles sont bruyantes. J’espérais que cela se calme avec le rodage, mais le bruit persiste.

DLC P-51D Mustang

Même protocole, nouveaux résultats. Cette fois, ça fonctionne bien avec une courbe plate. Le débattement important du palonnier (130 mm) convient parfaitement à cet appareil. Les mouvements amples sont plus naturels. Le ressenti est bon, tout comme les phases d’atterrissage. Sur ce type de vol, ce palonnier est très agréable.

Au final, j’ai l’impression de retrouver un Saitek Logitech — mais en version boostée. Plus précis, plus confortable, surtout grâce à l’ergonomie des pédales.

Star Citizen

La référence actuelle en simulation spatiale, toujours en développement. Deux écoles : immersion réaliste ou gameplay orienté shooter. Je privilégie la première, cherchant à m’approcher des modèles de vol proposés par Cloud Imperium Games.

Pour cela, je joue en HOSAS (double joystick). J’utilise ici une base Moza AB9-FFB avec grip MH16, couplée à une base Virpil MongoosT-50CM3 avec grip Constellation Alpha Prime. Cette config rend presque le palonnier facultatif, sauf pour le roulis et les freins.

Allez, ressorts souples enclenchés, on part dans l’espace.

Origin 135C

Vaisseau d’entrée de gamme chez Origin, c’est un vaisseau rapide et très réactif. Sans surprise, en réduisant la tension des ressorts, le vaisseau réagit très rapidement. C’est assez génial et très agréable. Du côté de l’élévation, même ressenti : c’est vif et réactif. À croire qu’il a été pensé pour la simulation spatiale ou du moins pour ce type de vaisseau. Rien à dire, il est très bien dans son rôle.

Origin 600i Explorer

On reste chez Origin aujourd’hui et, pour changer un peu, on prend un vaisseau multicrew d’exploration dans leur gamme. Il a une certaine lourdeur à gérer mais reste un vaisseau maniable pour son gabarit. Je repasse aux ressorts durs, et vu leur simplicité d’installation, pourquoi s’en priver ? J’ai dû adapter le roulis, que je trouvais trop réactif cette fois-ci, mais l’élévation est toujours bonne. Le strafe haut et bas joue son rôle à merveille, et le contrôle au pied est simplement jouissif. J’ai repris plaisir à jouer avec le palonnier sur cette simulation spatiale.

Mon avis sur le Turtle Beach VelocityOne Rudder

Les produits Turtle Beach sont généralement aboutis et apportent toujours plusieurs idées innovante. Le véritable souci n’est pas le produit lui-même, mais son positionnement sur le marché. Car à 300 €, certains concurrents proposent des modèles full métal, plus précis, plus réactifs, et globalement mieux pensés pour les simmers exigeants.

Cela dit, les innovations intégrées méritent d’être saluées. La possibilité d’écarter les pédales en fonction de sa morphologie, c’est un vrai plus. La course de 130 mm est idéale pour les avions à hélices, et la combinaison plastique/acier pour alourdir l’ensemble est bien pensée. Les patins antidérapants – deux modèles selon le type de sol – sont également pratiques. Il y a donc un réel effort de conception, et ça se ressent. Alors, à qui s’adresse réellement ce produit ?

À qui s’adresse le Turtle Beach Rudder

Principalement aux joueurs sur Xbox, à mon sens. En particulier ceux qui possèdent déjà le yoke Turtle Beach VelocityOne, car tout s’y connecte simplement en USB : on branche, on joue. Le Plug & Play dans sa forme la plus simple. Attention toutefois : il faudra ajuster les courbes d’axes selon l’avion et le jeu pour affiner les sensations.

Pour les joueurs PC en revanche, difficile de recommander ce modèle – sauf si vous possédez déjà le Yoke ou le HOTAS de la marque. Le logiciel est limité (trois courbes d’axes seulement), et le SIPConnect peut se montrer capricieux selon les titres. Pour le même prix, voire moins, on trouve des alternatives plus précises, mieux conçues et plus spécialisées.

Et la concurrence dans tout cela ?

Le marché est bien occupé. Turtle Beach a du pain sur la planche pour se faire une place au soleil sans s’y brûler les ailes, surtout à ce tarif. Voici un aperçu des forces en présence.

Thrustmaster TPR

La référence absolue à ce jour. Alors oui, 549,99 € TTC, c’est cher, mais la qualité suit : construction full métal, système pendulaire fidèle aux avions de ligne, technologie H.E.A.R.T. pour une excellente précision. Possibilité de réglage via ressorts accessibles et compatibilité avec des amortisseurs tiers. Mon compagnon depuis six ans, et je n’ai rien trouvé de mieux à ce jour.

TFRP

Premier prix à 109, 99 euros TTC, parfait pour découvrir les avantages qu’un palonnier peut apporter. Nous sommes sur un système propriétaire (S.M.A.R.T.) avec un double rail de guidage permettant de contrôler avec précision les mouvements du palonnier. La position des pieds est assez serrée, la construction en plastique est omniprésente, mais c’est une excellente base pour débuter et comprendre l’intérêt du palonnier en simulation.

Virpil Control R1-FALCON Rudder Pedals

Le constructeur lituanien a réduit sa gamme à un seul modèle, misant sur la qualité, la durabilité et un logiciel de configuration poussé.

Premier concurrent sérieux du Turtle Beach, le R1-Falcon. Fabrication tout métal, avec un système à came et des ressorts interchangeables par le dessus. La précision du Virpil sera exceptionnelle, voire en progression par rapport à l’ancienne génération. On parle d’un contrôle d’axe de 0,006° pour l’ancienne génération du palonnier de chez Virpil. Et je ne parle pas encore de tous les autres avantages qu’il possède. Son prix risque d’être un problème pour Turtle Beach, car le R1-Falcon est disponible à 299,95 € HT. Pour en savoir plus sur ce palonnier, consultez cet article.

Logitech G / Saitek Rudder Pedal

On le trouve généralement à moins de 150 €. C’était mon tout premier palonnier, celui qui m’a permis de découvrir un univers qui, au fil du temps, est devenu une véritable passion. À l’époque, je l’avais dans sa version « combat », avec des repose-pieds en acier. Son principal atout : sa polyvalence. Il s’adapte aussi bien aux simulations spatiales qu’aux vols plus classiques. En revanche, son poids léger est un inconvénient, malgré une construction globalement robuste. Le frein central permet d’ajuster la dureté, mais avec le temps, on note une certaine usure et des frictions sur l’ensemble. Un bon produit pour débuter.

Winwing Orion Rudder

Proposé à 315,55 € TTC (hors frais de transport) et livré avec un amortisseur, ce palonnier s’impose comme un concurrent direct du Turtle Beach pour les joueurs PC. Moderne, ultra précis, robuste et conçu entièrement en acier, son poids conséquent est un gage de stabilité. Le seul véritable bémol — qui n’en est pas forcément un — reste son lieu de fabrication : la Chine. Cela entraîne des ruptures de stock fréquentes. Depuis le FSweekend des 15 et 16 mars 2025, Winwing a annoncé le développement d’un système encore plus innovant, intégrant cette fois un retour de force via un moteur de 170 Nm. On a hâte de voir ça.

VKB T-Rudder MK IV

Le modèle le plus ancien du marché est aussi celui qui a le moins évolué au fil du temps. Il s’adresse, selon moi, principalement aux amateurs de simulation d’hélicoptères. Contrairement aux palonniers classiques à système pendulaire, il adopte un mécanisme plus proche de celui d’un pédalier. Il ne dispose pas de freins, mais reste fidèle à certains standards utilisés dans l’aéronautique réelle. On le trouve généralement aux alentours de 227,00 € TTC.

Conclusion

Tout d’abord, un grand merci à Turtle Beach de m’avoir permis de tester ce palonnier. C’est toujours un privilège de pouvoir essayer un nouveau produit, et même si celui-ci ne remplacera pas mon fidèle Thrustmaster TPR, il n’en reste pas moins intéressant. Turtle Beach propose ici de très bonnes idées, et honnêtement, certains concurrents feraient bien de s’en inspirer. Une des fonctionnalités les plus appréciables — sans être révolutionnaire — est la possibilité d’ajuster l’écartement des pédales en fonction de sa morphologie. C’est un vrai plus pour le confort du pilote. D’autres innovations méritent également d’être saluées, comme le système de changement de ressorts ultra rapide.

En soi, ce n’est pas un mauvais produit, bien au contraire. Il saura convaincre une nouvelle génération de simulateurs, notamment sur console, qui souhaitent franchir un cap dans leur expérience de vol. En revanche, pour les joueurs PC, il existe à prix équivalent des alternatives plus abouties, plus précises et mieux adaptées à une utilisation avancée. Le véritable point faible du produit n’est pas sa conception, mais son positionnement tarifaire.

En conclusion, Turtle Beach a su mettre entre les mains des passionnés un palonnier innovant, qui mérite d’être étudié et reconnu pour ses qualités. Merci à Turtle Beach de contribuer à démocratiser la simulation aérienne et de permettre à toujours plus de joueurs, sur terre comme dans l’espace, de vivre leur passion.

Bon vol à tous !

Pour :
  • Ajustement de l’écartement des pédales
  • Changement de ressorts rapide
  • Patins antidérapants efficaces
  • Parfait pour Xbox
Contre :
  • Prix trop élevé pour les joueurs PC
  • Logiciel limité
  • Pas full métal

VelocityOne Rudder

  • Type : Palonnier 
  • Matériaux : plastique, acier
  • Support Logiciel : Turtle Beach Control Center
  • Compatibilité : PC / Xbox 
  • Prix officiel : 299,99 euros
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

2 Commentaires

  • Hello world !

    Alors pour moi, dans le monde de l’aviation, GA veut dire General Aviation.
    Ce qui en bon franchouillard de chez est l’équivalent de l’aviation légère. Les avions d’aéroclub comme le Cessna 172 ou le Robin DR400.

    Hors aviation, ça veut dire : General Availability ;).

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