Virpil Controls nous présente son tout nouveau joystick, le VPC FLNKR. Inspiré du célèbre design Sukhoï, ce périphérique s’annonce comme une véritable référence pour les amateurs de simulation de vol militaire. Mais tient-il toutes ses promesses ? Place au test du Virpil Controls FLNKR !
Préambule
Ce test du grip FLNKR a été réalisé avec du matériel prêté par Virpil Controls, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en l’intégrant notamment dans mon setup habituel. Vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.
Un peu de contexte
On commence ce test du Virpil FLNKR avec un peu de contexte. Si vous êtes un lecteur assidu de SuperChicane, vous commencez à connaître Virpil Controls. Mais pour les autres, un petit rappel s’impose. Virpil Controls ou VPC, est une entreprise lituanienne spécialisée dans la fabrication de périphériques de simulation aérienne civile et militaire ainsi que la simulation spatiale. C’est un acteur relativement récent dans le domaine des périphériques de simulation, mais il a rapidement gagné en popularité grâce à la qualité de ses produits. L’entreprise a été fondée par une équipe de passionnés de simulation de vol qui cherchaient à révolutionner le marché.
En avril 2024, Virpil dévoilait un nouveau grip. À ce moment-là, peu de gens s’attendaient à ce que, derrière les photos de design, se cache en réalité le lancement d’une toute nouvelle gamme de produits. Avec le recul, certains signes auraient pu nous mettre sur la voie : quelques mois plus tôt, Virpil avait déjà lancé la première manette des gaz de la gamme Cadet. Grâce à son support dédié, cette manette pouvait alors s’intégrer parfaitement à un setup existant tout en offrant l’ensemble des fonctionnalités de la célèbre Mongoost CM3. Si vous ignorez tout de ce modèle, découvrez-là en vidéo ci-dessous 👇🏻
La gamme Expert de Virpil Controls
La Flight Sim Expo 2024 approche, et même si Moza Flight a volé la vedette avec sa base à retour de force AB9 particulièrement impressionnante, Virpil n’a pas été en reste. Le constructeur lituanien a profité de l’événement pour lever le voile sur sa nouvelle gamme : Expert. Une appellation sans équivoque, destinée à un public averti, passionné et exigeant, à qui l’on ne propose aucun compromis.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le grip Virpil FLNKR, que nous avons en test aujourd’hui. Il s’agit d’une réplique fidèle du manche à balai d’un Sukhoï Su-35, un chasseur multirôle russe de génération 4++. Un choix audacieux, notamment pour nous, Européens, moins familiers de ce type d’aéronef. Est-ce que cette spécificité influencera mon ressenti final ? C’est ce que nous allons découvrir. Ce grip, fidèle à l’original jusque dans les moindres détails, est proposé au tarif de 329,95 € HT.
De l’autre côté de la gamme Expert, Virpil nous propose une manette des gaz au design aussi surprenant qu’inhabituel. Ici, pas de réplique d’un modèle existant, mais une approche totalement fonctionnelle, taillée pour les passionnés de simulation avancée. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle déborde de fonctionnalités.
Affichée à 429,95 € HT, cette manette incarne à elle seule la philosophie du zéro compromis. La qualité de fabrication semble tout simplement exceptionnelle. On y retrouve un système de débrayage à double détente, un sélecteur de position, une molette encodeur, et bien d’autres raffinements. Cerise sur le gâteau : elle a aussi été pensée pour la VR.
Le grip FLNKR, c’est quoi ?
Avant de plonger dans l’unboxing de ce manche à balai, un petit état des lieux s’impose. Depuis plusieurs années, Virpil s’est surtout fait un nom du côté des space sims, avec en tête de file son célèbre Constellation ALPHA. Avec le FLNKR, la marque signe sa première véritable incursion dans le monde des répliques d’avions militaires réels, un territoire jusqu’alors largement dominé par Thrustmaster, maître incontesté du genre. Ce FLNKR, c’est donc la réponse de Virpil. Et vous allez le voir : la marque ne se contente pas de suivre… elle entend bien prendre ses distances avec son concurrent français, en proposant un modèle aux antipodes de ce à quoi nous étions habitués jusqu’à présent.
Nous sommes ici face à une réplique non officielle du Sukhoï-35 et du Sukhoï-33. Pourquoi non officielle, malgré les apparences ? Tout simplement parce que la licence officielle, notamment le logo Sukhoï, est absente. Pourtant, le design ne laisse aucun doute : il s’agit bel et bien d’une reproduction fidèle de ce mythique chasseur russe. Mais les licences, ça coûte cher. Et puis ça peut « enfermer » le produit dans un usage unique. Voyez ça comme la vision de Virpil, ni plus ni moins. Et avec ce FLNKR, attendez-vous donc à du brut, du durable, du robuste. D’ailleurs, saviez-vous que ce grip est constitué de 197 pièces ? Oui, c’est très impressionnant.


Une gamme pour connaisseurs
Autre point essentiel : nous sommes dans la gamme Expert. Cela peut paraître redondant, mais il faut insister — cette gamme s’adresse aux utilisateurs exigeants, passionnés, qui savent ce qu’ils cherchent. La réalité virtuelle prend aujourd’hui une place croissante dans le sim racing, avec plus d’un joueur sur trois équipé, selon le dernier sondage matériel. Et même si, dans notre cercle de flight simmeurs, la tendance est moins visible, Virpil anticipe clairement l’évolution : chaque produit de la gamme Expert est conçu pour être VR-friendly.
Qu’est-ce que ça signifie ? Eh bien une personnalisation poussée des boutons et un design pensé pour une utilisation sans visuel réel. Une « réplique » qui, ironiquement, finit par s’adapter et se transformer… Pour mieux coller aux besoins de chacun.
Et pourquoi donc une réplique de Su-35 ?
Bonne question et plusieurs pistes viennent à l’esprit. D’abord, le fondateur de Virpil est d’origine russe, ce qui explique une proximité culturelle et technique évidente avec l’aviation russe. Ensuite, le marché principal de Virpil semble être localisé en Europe de l’Est et en Russie, où les avions Sukhoï jouissent d’une renommée particulière. Ça rend donc ce choix stratégique.
Par ailleurs, contrairement aux répliques occidentales, notamment celles que l’on retrouve chez Thrustmaster, le créneau Sukhoï – quand bien même il n’est pas nommé – était peut-être moins saturé, ce qui laisse un marché plus “libre” pour Virpil. Tout ceci n’est qu’hypothèses bien sûr. Peut-être aurons-nous la chance de pouvoir échanger avec l’entreprise pour comprendre un peu mieux les décisions stratégiques qui se cachent derrière ce produit.
Première rencontre

Quelle fut ma surprise lors de l’ouverture du carton. Une grosse boîte noire, marquée du logo Virpil et de la référence du grip, m’attendait à l’intérieur. La boîte est lourde, et le packaging ultra soigné. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. L’ouverture se fait grâce à une base magnétique, et l’effet “Wouah” est immédiat. J’ai déjà eu du Virpil entre les mains, mais là, on sent clairement la patte “Expert”, ou du moins une attention particulière portée à l’expérience client.
Dès l’ouverture, on tombe sur un petit carton noir. Il contient une pochette de protection noire en similicuir pour garder notre nouvelle acquisition à l’abri. Sur le côté, une autre boîte noire, un peu plus discrète, renferme un objet auquel — personnellement — je ne m’attendais pas du tout. Et une fois de plus, Virpil me surprend.
Nous avons donc droit à un Grip Stand, un support prévu pour poser le grip lorsqu’on ne l’utilise pas, à la manière d’une base modulaire ou d’un présentoir. C’est très bien pensé, et ça fait vraiment plaisir de voir ce niveau de détail et d’attention. Merci Virpil Controls pour cette petite touche supplémentaire, qui renforce le sentiment d’avoir un produit haut de gamme entre les mains.
Le sens du détail
Enfin, l’objet de toutes les convoitises : le grip. Massif, impressionnant dès le premier regard, il impose sa présence. La prise en main est particulière, mais nous reviendrons là-dessus un peu plus loin. En complément, un ensemble de trois boutons interchangeables est fourni, permettant de personnaliser le grip selon ses préférences ou ses besoins en vol. Et la notice dans tout ça ? Eh bien… il n’y en a tout simplement pas. Voici donc ce que contient le coffret :
- Le manche à balai Virpil Controls FLNKR
- Une protection en similicuir pour la base et le grip
- 3 boutons interchangeables
- Le support de grip

Le Grip FLNKR
On entre un peu plus en détail dans ce test du Virpil FLNKR en regardant de plus près LA pièce maîtresse. Nous sommes ici sur un manche à balai destiné aux droitiers, conçu spécifiquement pour la simulation d’avions militaires. Pas d’axe Z donc, ce qui est tout à fait normal pour ce type de configuration. En effet, à ce niveau de simulation, on s’orientera vers un véritable palonnier pour ajouter cet axe. Avec ce Virpil FLNKR, on retrouve donc tout le nécessaire pour piloter un Sukhoï, avec des spécificités techniques que je ne connaissais pas moi-même avant ce test.
Les boutons
Tout d’abord, deux boutons-poussoirs classiques, un rouge et un gris, sont présents. Entre les deux, un chapeau chinois surmonté de deux LED servant à indiquer le type de master mode actif. On pourrait croire à une inspiration venue de Star Citizen, mais non : les master modes, les militaires les utilisent aussi.
Pour vous donner une idée, c’est un peu comme le bouton droit sur le grip du Thrustmaster Viper ou du Warthog, qui permet de changer de master mode. Même logique ici, mais avec le style propre au Sukhoï.
Nous avons ensuite un axe virtuel sur notre gauche qui tombe tout de suite sous le pouce, et sur la droite, nous avons aussi un autre bouton à 2 positions, échangeable. Au niveau du contrôle du master mode (Gun Fight mode par exemple), qui se contrôle par l’index, nous avons un switch à 2 positions de forme assez spéciale, un arrondi cranté avec un arrêt sur le dessus.

On continue notre descente pour arriver sur un bouton poussoir sur le grip, et, dans l’alignement du serrage de la poignée, notre petit doigt vient naturellement se poser sur le bouton poussoir des contre-mesures. Le diamantage de la poignée n’est pas trop agressif, mais suffisamment efficace pour éviter que la main, qu’elle soit nue ou gantée, ne glisse. Notre main repose ensuite sur un repose-poignée ajustable, auquel il faudra prêter une attention particulière. Il se positionne très facilement, mais selon votre position de pilotage, il faudra bien le régler afin d’atteindre au mieux les gâchettes situées à l’avant.
Au total, ce joystick offre le contrôle de 30 fonctions distinctes. À cela s’ajoutent les axes X et Y, l’axe d’aérofrein intégré à la poignée, ainsi que deux axes souris pour naviguer dans les menus de DCS, par exemple.
Les gâchettes métalliques
Ce que j’apprécie chez Virpil Controls, c’est leur capacité à surprendre. On trouve une gâchette noire classique à simple détente, mais aussi un système push-and-release métallique pour un changement d’état, ce qui est extrêmement agréable à l’usage. Et ce n’est pas tout : il y en a même une deuxième. C’est pourquoi la position du repose-poignée est très importante. Il faut impérativement bien le régler, sous peine de confusion ou de perte de temps en confondant ces deux gâchettes. C’est d’autant plus important lorsqu’on pilote en VR.
Pour finir, nous avons un nouvel axe avec une gâchette très longue, ultra-pratique pour l’aérofrein. Oui, cette gâchette fait bien office d’aérofrein. Je ne savais pas qu’un aérofrein pouvait se commander via un axe, mais sur les avions Sukhoï, les Russes ont fait ce choix. Cela explique en partie la simplicité avec laquelle leur appareil réalise la figure du cobra. Et il est à noter que la fin de course est gérée par un autre bouton push gris.
Une prise en main particulière
L’ensemble respire une qualité de fabrication rarement atteinte. En fait, quelques fabricants atteignent ce niveau de finition, mais nous ne sommes pas sur le même type d’avion, donc pas sur le même type de joystick. La prise en main est excellente – après tout, c’est un modèle « réel », mais elle me déroute. C’est une sensation très particulière. On pourrait, à l’instar du sim racing, le comparer à un nouveau volant avec une forme différente. En flight sim ou space sim, nous avons généralement des joysticks à forme standard, qu’ils soient ambidextres ou non. Ici, on est clairement dans un autre univers. Ai-je trop piloté avec mon Thrustmaster Warthog ou le Moza MH16 ? Sûrement.

Avec plusieurs milliers d’heures de vol à mon actif et après avoir manipulé de nombreux grips, la sensation reste étrange. Tout tombe bien sous les doigts, certes, mais le positionnement des boutons est différent, tout comme leurs fonctions. Je dois m’habituer à utiliser ce type de périphérique. Comprenez-moi bien : ce n’est pas un défaut, c’est juste que la réflexion mentale est différente : c’est comme si j’apprenais à piloter un nouvel avion, comme si je passais une nouvelle certification de vol.
Montage du pack
Nous avons ici un grip de 239 mm de haut, ce qui le rend encore plus imposant que le MH16 de Moza. Il se fixe sur sa base, que ce soit la VPC WarBRD-D ou la MongoosT-CM3 (que nous avons testé ici). Une fois connecté via le connecteur 5 broches et solidement fixé, il peut être orienté selon vos préférences. En effet, pas d’axe Z, mais sur les chasseurs modernes, le manche à balai n’est jamais parfaitement aligné : il est généralement incliné entre 15 et 20°. Virpil offre la possibilité de régler cet angle à votre convenance. Pensez bien à serrer les deux vis, car sinon, en pleine action — notamment en gun fight, où les secousses sont fréquentes — le grip pourrait bouger.
Installation sur un bureau

Pour me faciliter la vie, j’ai choisi de monter le grip FLNKR sur la base VPC WarBRD-D. L’intérêt de cette base, c’est qu’elle peut s’utiliser directement posée sur un bureau. Nous y reviendrons dans un test dédié, uniquement consacré à cette base. Prenez donc votre calepin, le rendez-vous est pris.
Comme on le voit sur la photo, son utilisation sur bureau est possible. J’insiste bien sur le mot possible. Oui, on peut jouer ainsi, mais avec un joystick qui mesure près de 300 mm, plus la base, ce n’est clairement pas taillé pour de longues sessions de vol. Le confort est primordial, surtout en gun fight. Le mot « confort » est tout relatif, car piloter un jet implique une série constante de micro-ajustements. Il va de soi que l’utilisation optimale du FLNKR sera entre les jambes ou sur des supports de bureau dédiés, comme ceux de MonsterTech.
Montage sur des supports de bureau
Retour dans un univers que je connais bien et apprécie ! Après avoir réglé précisément le repose-poignée du joystick FLNKR pour optimiser l’accès aux boutons push and release métalliques ainsi qu’au bouton rouge situé sur le dessus, j’ai constaté que la main trouve immédiatement une position confortable. La sensation de « poignée cassée » ou d’orientation gênante disparaît complètement. Toutes les fonctions sont accessibles facilement et efficacement.
Bref, je recommande vivement d’utiliser des supports de bureau dédiés ou de monter votre joystick sur un châssis. La hauteur à laquelle vous prenez en main votre manche à balai est essentielle pour éviter toute gêne ou douleur au niveau de la poignée.
Cela devient encore plus crucial lorsqu’on utilise le grip en HOSAS, c’est-à-dire en double joystick. Dans cette configuration, le positionnement prend toute son importance. Vous êtes assis au centre, entre vos deux joysticks, que ce soit dans un siège ou un cockpit maison. Il faut régler la hauteur avec soin, pour que vos épaules puissent naturellement et sans effort positionner vos mains. Ce réglage est essentiel pour garantir un confort optimal lors de vos vols.
Installation logicielle
Rien de vraiment nouveau du côté de nos amis lituaniens en ce mois de mai 2025. Nous restons sur une version un peu vieillissante du logiciel, qui a pourtant fait ses preuves, mais dont l’utilisation demande une bonne dose de patience et de concentration pour en exploiter tout le potentiel. Cela dit, nous avons déjà pu apercevoir une nouvelle version du logiciel, beaucoup plus moderne – au moins sur le plan du design – notamment avec le projet Yoke et l’Aéromax de la gamme Cadet.

Première étape : mettre à jour le firmware de la base avec le grip monté dessus. Ensuite, il faut sélectionner un profil adapté. C’est à ce moment que l’on constate la reconnaissance précise du grip FLNKR par le logiciel. On remarque également que tous les joysticks sont parfaitement détectés et pris en charge.

Une fois le profil créé, on passe à la calibration des axes. Ensuite, on teste tous les boutons, axes, fonctionnalités et même les indicateurs LED… Et voilà, le tour est joué. On branche, on suit la procédure habituelle, et tout fonctionne parfaitement.

Un grip FLNKR et des bases
Comme à notre habitude, nous allons tester le joystick Virpil sur les bases de ses concurrents directs, notamment la base Moza AB9 FFB. Avec cette base, le joystick est partiellement reconnu : l’axe d’aérofrein ne fonctionne pas, tout comme la souris virtuelle. Après avoir contacté Moza, ils nous ont confirmé qu’ils travaillent activement à une compatibilité complète du grip dans leur logiciel, ce qui permettra aussi une meilleure intégration sous Windows.


Chez Thrustmaster, c’est une autre histoire. On retrouve le même scénario que lors du test des joysticks SOL-R2. Je commence à penser que Thrustmaster ne supporte vraiment que ses propres produits. Les bases magnétiques, la base SOL-R ainsi que la base modulaire A.V.A. ne reconnaissent que partiellement le joystick. C’est dommage, surtout avec une connectique 5 broches qui pourrait pourtant offrir une compatibilité large. Virpil devrait envisager, comme pour ses autres périphériques, de développer un driver spécifique pour ce manche à balai afin d’assurer une meilleure prise en charge des bases fabricants tiers.
Et en jeu, ca donne quoi ? Le test du Virpil FLNKR en situation !
Passons à la partie la plus importante de ce test du Virpil Controls FLNKR : mon retour d’expérience avec ce magnifique périphérique. Je reviens à une configuration plus classique, en l’utilisant sur Flight Simulator 2024, DCS, ainsi qu’un long vol sur Star Citizen. J’aurais pu m’étendre davantage sur DCS, mais la spécificité du design Sukhoï me fait parfois sortir de l’immersion, car après avoir longtemps volé sur des avions américains, il est difficile de s’habituer à cette implantation si particulière des commandes de vol.
Microsoft Flight Simulator 2024
Dans un simulateur de vol, le réalisme est primordial. Pour l’aviation civile, un yoke serait idéal pour coller au plus près de la réalité. Cependant, tout le monde ne peut pas investir dans plusieurs périphériques. Grâce à la polyvalence de la base MongoosT, comme toutes les bases modulaires, il est possible d’ajuster la tension des ressorts, personnaliser le profil des axes via les cames, et configurer les masques de limitation de débattement. J’ai donc choisi cette base Virpil, que je connais bien, pour cette série de tests en vol.
Daher TBM 930

Le joystick positionné entre les jambes, monté sur la base MongoosT, telle est la configuration que j’ai choisie. J’ai préalablement changé les cames pour les adapter à l’avion. Ce n’est pas grand-chose, mais dans une optique de réalisme, c’est important. L’expérience est très plaisante, même si je me trouve un peu trop haut. Il me faudra donc baisser la base sur le support pour être à la bonne hauteur et profiter pleinement du FLNKR. Jusqu’à présent, j’ai toujours piloté le TBM 930 avec le joystick déporté, ce qui, je pense, était une erreur. Être dans l’axe avec un joystick de qualité change vraiment la donne. On ressent mieux l’avion, et même si le grip est conçu pour l’aviation militaire, il apporte un réel plus à la sensation de vol.
Airbus A320 Néo

Pour cet exercice en position de copilote, j’ai utilisé la base Virpil Mongoos CM3. Toutes les fonctionnalités sont accessibles, et je dois dire que l’axe d’aérofrein est particulièrement agréable à utiliser. Nous sommes sur un avion moderne, avec un grand nombre de commandes mappables directement sur le joystick. Certes, ce joystick n’est pas spécifiquement dédié à cet avion, mais l’association fonctionne plutôt bien. La prise en main est bonne, toutefois, je ressens une certaine gêne liée à la position de la poignée.
Malgré plusieurs ajustements du repose-poignée, la tenue en main reste inconfortable. L’angle de la poignée est plus fermé, sans pour autant donner l’impression d’une poignée cassée. Ce n’est pas très confortable, mais puisque le vol se fait principalement en pilotage automatique, cela ne gêne pas l’approche finale ni l’atterrissage.
DCS – Digital Combat Simulator
DCS est sans doute le simulateur de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer. Son réalisme poussé à l’extrême fait de chaque vol une véritable quête sensorielle. C’est dans cet univers que le grip Virpil trouve toute sa place. Un joystick pensé pour les avions de chasse, un joystick taillé pour les dominer tous. Cette logique d’équipement vaut d’ailleurs pour les simulateurs civils : chaque type d’appareil appelle un périphérique dédié pour une immersion optimale.
Sukhoï 33 – Flamming Climb

Bienvenue dans son univers ! Je place le FLNKR en position centrale sur la MongoosT-CM3, avec les cames prévues pour avions de chasse (celle à un seul point). Les ressorts sont bien tendus, l’amortisseur réglé souplement. Let’s go !
Aucun doute, on est clairement dans un chasseur. Tout tombe naturellement sous la main. Même si j’ai dû un temps oublier les commandes du F-16, c’est un vrai plaisir. Une fois le repose-poignée bien ajusté, tous les boutons et gâchettes sont accessibles facilement, sans risque d’erreur. Basculer en mode missile et tirer devient un jeu d’enfant. Idem en mode gun fight : malgré un positionnement qui ne correspond pas à mes habitudes “américaines”, tout reste intuitif et fluide.
À aucun moment, le grip, par sa conception, ne vous fera défaut. Tout est précis, rigide, et d’une grande qualité. Il est extrêmement agréable à manipuler. Je dirais même que je ne peux pas pleinement l’apprécier à sa juste valeur, simplement parce que je ne suis pas pilote de chasse.

F16 Viper

Avoir le courage de prendre un manche à balai russe pour piloter un McDonnell Douglas F16, ça, je peux me le mettre à mon actif. L’immersion en prend un coup, c’est certain. Cela fait plus de 10 ans que je vole sur F16, mais avec son joystick dédié. Là, je suis complètement perdu, incapable de m’y faire. J’imagine même à quel point Sevyo en VR serait en grande difficulté. Bien que réplica, ce grip n’est clairement pas conçu QUE pour le Sukhoï, mais il faut une gymnastique mentale pour s’adapter et piloter avec cet équipement.
C’est encore plus vrai quand on utilise un avion que l’on maîtrise depuis longtemps. J’oubliais de préciser que j’avais aussi la manette des gaz du F16, la TQS de Thrustmaster. Alors forcément, sortir de ses habitudes devient encore plus compliqué.
Après une bonne heure de désapprentissage, j’ai enfin réussi à reprogrammer mon cerveau au pilotage. Et là, on entre vraiment dans son univers. Toutes les fonctionnalités du grip fonctionnent à merveille et ne vous laissent jamais tomber. On est clairement face à un produit abouti, taillé pour son domaine de prédilection : la chasse et le pilotage de jets. Bravo Virpil pour ce travail remarquable.
Star Citizen
La simulation spatiale par excellence, toujours en plein développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de coller au plus près aux modèles de vol proposés par Cloud Imperium Games.
Il ne faut pas oublier que, pour une expérience optimale sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et l’autre pour les straffes.
Dans notre configuration, je vais utiliser le Virpil FLNKR uniquement pour les mouvements, ça sera un bon test ! C’est un manche à balai conçu pour droitier et, étant droitier, c’est le contrôle du vaisseau qui sera piloté via ce joystick.
Anvil Aérospace F8-C

En position centrale sur le grip, monté sur la base Virpil MongoosT CM3, j’ai conservé mes réglages habituels pour la simulation spatiale. Le pilotage est précis et très souple. L’accès aux boutons est direct et, grâce à une bonne réflexion sur le keybinding, tout est à portée de main. L’axe d’aérofrein, que j’ai assigné au limiteur de vitesse, s’avère très judicieux, permettant des approches très fluides lors des phases d’atterrissage. À aucun moment, le grip ne montre de faiblesse : tout est rigide et solide.
Lors de l’appui sur un bouton, on sent clairement lequel est actionné, rendant les erreurs quasiment impossibles. En phase de combat, la double gâchette métallique pour la gestion des missiles est vraiment géniale et je l’apprécie beaucoup. Impossible de se tromper avec cette position centrale du grip. Franchement, top !
Origin Jumpworks M50

Initialement, je ne comptais pas aborder la course, mais j’ai voulu tester jusqu’où ce grip pouvait me mener. Je suis donc retourné du côté des courses, et je me suis vraiment régalé. Le grip est d’une précision extrême ; certes, la base y contribue, mais franchement, c’est un vrai plaisir.
L’aérofrein fonctionne à merveille — oups, blasphème ! — mais c’est vraiment très agréable. Certes, on n’a pas d’axe Z au manche, mais cela est largement compensé par le palonnier, qui reprend tout son intérêt. Je suis vraiment ravi qu’un tel joystick puisse offrir de telles sensations.
Drake Interplanetery Cutlass Red

Nous restons dans la même configuration de vol, avec le joystick en position centrale. Une fois qu’on a pris l’habitude et qu’on a trouvé le bon réglage du repose-poignée, la prise en main devient très agréable. C’est à la fois le point fort… et le point faible du grip : la poignée doit impérativement être bien positionnée.
Évidemment, sur un vaisseau de secours, il n’y a pas de missile à gérer, donc pas besoin de chercher la double gâchette métallique. Il est à noter que le rainurage en diamant du grip garantit quant à lui une excellente tenue de la main.
RSI Constellation Phoenix

Nous passons maintenant en configuration HOSAS, comme avec le Constellation. J’ai donc monté ma base VPC Mongoos CM3 avec le grip Constellation Alpha Prime gauche, et ajouté la base VPC WarBRD-D avec le grip FLNKR. Après avoir cherché, je l’avoue, une position acceptable pour utiliser ce grip, je retrouve les mêmes sensations qu’en pilotant l’Airbus A320 Neo sous MSFS24. La précision est bien là, mais une sensation de malaise persiste avec le manche à balai. Arriver à actionner la double gâchette métallique sans erreur reste délicat. Dans ma config, la première gâchette ouvre les rampes de missiles, la deuxième bascule en mode missile avant la validation du tir. Malgré le réglage du repose-poignée, on ne retrouve jamais un confort total ni la certitude d’avoir sélectionné la bonne gâchette.
Attention, ce n’est pas un point négatif, simplement en HOSAS, ce grip n’est pas aussi adapté qu’un Thrustmaster F16 Viper ou un Moza MH16. Cela dit, ce n’est pas non plus injouable.
Mon avis sur le Virpil Controls FLNKR

Je pense que avoir été clair dans mon test : j’apprécie énormément la qualité de fabrication exceptionnelle de ce FLNKR que nous propose Virpil. Tout en métal, avec un usinage CNC précis sur la partie diamantée pour assurer une excellente tenue en main. J’aime particulièrement le système à double détente métallique, très agréable à utiliser pour basculer en mode missile sur un avion. Les boutons sont à la fois précis et robustes.
Si la logique d’implantation des boutons me paraît particulière, c’est simplement parce que je suis trop habitué aux modèles de vol américains. Quelqu’un qui n’a pas autant d’années de simulateur au compteur s’adaptera plus vite. L’axe d’aérofrein est lui aussi extrêmement plaisant à manipuler. C’est un vrai bonheur, surtout avec la possibilité de le régler finement pour l’adapter parfaitement à sa main.
Si je devais formuler un bémol, ce serait que ce joystick n’est pas fait pour tout le monde. Il demande une phase d’adaptation physique assez longue. Physique, car il faut vraiment trouver la bonne position de la main et régler précisément la hauteur du repose-poignée pour atteindre tous les boutons sans risquer de les activer par erreur. Je pense notamment à la double gâchette métallique « press and release ».
En effet, un joueur lambda ne s’en rendra peut-être pas compte, mais mal positionné, on finit presque toujours par accrocher la gâchette centrale par erreur. Il en va de même pour le bouton poussoir rouge, en haut à gauche du grip : si le repose-poignée n’est pas bien réglé et que le grip n’est pas orienté d’un certain angle, y accéder devient compliqué. C’est un peu complexe, mais une fois bien réglé, ce grip devient un outil fiable et solide qu’on ne pourra jamais mettre en défaut.
Alors, à qui se destine ce FLNKR ?

Vous l’aurez compris tout au long de ce test du Virpil FLNKR, pour l’apprécier pleinement, il faut un certain niveau de pilotage. Ou plutôt, une solide expérience en simulation de combat aérien. Certes, il excelle sur les chasseurs, qu’ils soient dans des simulations spatiales ou aériennes, mais il peut aussi s’adapter à d’autres types d’aéronefs, même s’il n’est pas forcément positionné au centre du bureau.
Pourquoi choisir ce FLNKR alors ? Parce que la qualité de fabrication est vraiment top, avec un léger gap notamment par rapport aux modèles Thrustmaster. Il propose plus de boutons et plus de fonctionnalités qu’un Warthog, notamment les gâchettes, son repose-poignée réglable et cet axe d’aérofrein, qui fait vraiment la différence en vol.
Côté look, il ne laisse pas indifférent : ce style “militaire à la russe”, avec un grip usiné en métal et des détails très soignés, c’est un vrai coup de cœur pour les fans du genre. Et pour finir, pour quelqu’un qui n’a jamais touché de joystick haut de gamme avant, cette belle pièce est aussi une très bonne porte d’entrée. En effet, la prise en main est naturelle, et on sent tout de suite la robustesse et la précision. En résumé, si vous êtes pilote de chasse virtuel et que vous avez les moyens, ce grip FLNKR pourrait vous plaire.
Un prix qui peut faire peur
Il faut bien sûr parler de son prix. Car en effet, positionné à 330 euros, ce grip est dans le haut du panier… Mais de mon point de vue, ça les vaut largement. Une fois que vous aurez franchi le pas et intégré l’univers Virpil, il vous sera quasiment impossible de revenir en arrière, surtout si vous êtes un passionné de simulation militaire. Que ce soit en VR ou en mode plus classique. Essayer ce FLNKR, c’est l’adopter, et une fois le cap de l’adaptation passée, vous risquez de ne plus vouloir vous en séparer.
Et la concurrence dans tout cela ?
Le test de ce Virpil Controls FLNKR étant terminé, il est temps de voir comment il se positionne sur le marché. Et en tout état de cause, il n’est pas aisé de mettre en concurrence ce grip. La première raison est simple : il n’existe pas d’autre joystick de type Sukhoï sur le marché. Cela étant dit, j’ai choisi de le comparer, en tant que réplique non officielle, avec ses homologues américains, véritables références dans le domaine. Une chose est sûre cependant : ce FLNKR se distingue clairement par la qualité de sa fabrication.
Thrustmaster F16-C Viper ou A10 Warthog
Le vieux compagnon, toujours aussi performant. Celui que j’ai mis à la retraite en 2024, après une dizaine d’années de bons et loyaux services. Mais, mon dieu, qu’ai-je fait ? En réalité, je devrais me taire, car il est toujours présent dans mon setup, sous sa version Moza cette fois.
Ce grip est reconnu partout comme la référence absolue. Full métal, pression des boutons fidèles à l’original — on pourrait presque croire que Thrustmaster a détourné une chaîne de production du grip pour en faire leur propre version. C’est le réplica par excellence : toujours copié, jamais égalé. Il propose moins de boutons et de fonctionnalités que le FLNKR, mais à 189,99 € TTC, il est aussi moins cher.
Thrustmaster F18-A Hornet

Le manche à balai Thrustmaster F18-A Hornet est un périphérique haut de gamme, pensé pour offrir une expérience de simulation de vol ultra-réaliste. Réplique fidèle à l’échelle 1:1 du vrai, il restitue même la sensation de pression des boutons, selon le constructeur. Très apprécié des passionnés de simulation de combat aérien, il séduit par sa précision et sa robustesse.
Avec ses 19 boutons et sa licence officielle Boeing, il figure parmi les best-sellers de Thrustmaster. Et cerise sur le gâteau : il est entièrement en métal. Un vrai bijou qui s’intègre parfaitement à nos simulations. Prix d’achat : 199,99 € TTC. Un investissement que l’on pourrait qualifier de « pour la vie », pour les pilotes virtuels de la Ferrari des airs.
Moza Flight MH16

Le MOZA MH16 Flightstick est conçu en alliage d’aluminium de qualité aéronautique, avec une finition peinture digne de l’automobile. Résultat ? Une durabilité remarquable et un design inspiré des avions de chasse classiques. Ce joystick modulaire intègre 27 signaux d’entrée et un joystick ALPS à 8 voies, le tout configurable via le logiciel MOZA Cockpit. Plug-and-play, il est compatible avec la plupart des bases. Le MH16 est disponible au prix de 189 € TTC.
WinWing ViperAce et NavyAce
Quand on ne souhaite pas payer de licence, mais qu’on cherche à s’inspirer très fidèlement de la réalité, on se tourne souvent vers l’Asie. Contrairement à l’aviation civile, où les répliques bénéficient d’un transfert de technologie rigoureux, dans le domaine militaire, c’est du quasi 1:1. On modifie un petit détail, on ajoute une pièce ou une fonctionnalité, et le tour est joué.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’acheter un grip seul, sauf si vous êtes déjà client chez WinWing. Ces produits sont de véritables répliques — ou plutôt, des réplica — souvent signés Thrustmaster. Malgré cela, ce sont des équipements robustes, qui ont largement fait leurs preuves. Reste que nous n’avons jamais encore testé ces modèles.
Conclusion
Ainsi s’achève ce test du FLNKR et je tiens à remercier Virpil Controls pour m’avoir offert l’opportunité de faire le test de ce grip. J’ai vraiment pu découvrir un joystick d’exception. Ce périphérique se distingue en tout point : qualité de fabrication irréprochable, sensations au pilotage remarquables, il vous immerge instantanément dans le réalisme. C’est un matériel que j’aime, un vrai coup de cœur. Beau, performant, et surtout d’une robustesse à toute épreuve, il promet une longévité certaine.
La question qui me taraude est la suivante : achèterais-je ce périphérique pour l’intégrer dans mon cockpit ? Ma réponse est à la fois oui et non. Oui, parce qu’il représente un investissement durable, pensé pour durer une décennie, et qui ne vous décevra jamais en termes de sensations. Non, parce que je ne me considère pas encore suffisamment expérimenté pour exploiter pleinement le potentiel d’un grip de cette qualité. Ce n’est pas un périphérique pour débutant, mais bien pour ceux qui savent ce qu’ils veulent et qui ont la maîtrise nécessaire pour en tirer le meilleur.
Sur ce, amis lecteurs, bon vol à tous !
Pour :
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Grip dédié au Sukhoï, mais pas que
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Qualité de fabrication exceptionnelle
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Excellente ergonomie
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Accessoires vendus avec et qui justifient le prix
Contre :
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Demande une période d’adaptation
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Trouver le bon réglage pour la main n’est pas évident
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Prix un peu élevé
Virpil Controls FLNKR
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Type : Grip
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Matériaux : Acier
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Support Logiciel : VPC Configuration Tool
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Compatibilité : PC
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Prix officiel : 359,99 euros

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