Rennsport : mise à jour, toujours les défauts de la 1.0 ?

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Rennsport, mise à jour Kings of the Ring : un peloton de KTM X-Bow GT2 sur la Nordschleife

Un studio qui publie lui-même une note en chute, ça ne se voit pas tous les jours. Competition Company l’a pourtant fait le 8 octobre, dans son Community Debrief #3. Le verdict pour Rennsport : mise à jour Kings of the Ring recommandée à 58 %, contre 73 % pour la précédente. Quinze points de perdus d’un coup, et c’est le studio qui l’écrit.

Et ce bulletin a un air de déjà-vu. Son principal grief, la qualité d’image sur consoles, figurait déjà dans notre test de la version 1.0, en novembre 2025. D’autres aussi, des volants sur Xbox au scintillement des grillages. Reste donc une question : la feuille de route publiée dans la foulée s’attaque-t-elle aux vrais problèmes, ou d’abord aux plus faciles à régler ?

Un peloton de Porsche 911 GT3 R en course dans Rennsport
Rennsport lors de notre test de la version 1.0, en novembre 2025.
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58 % de recommandation : d’où vient le décrochage

Les chiffres viennent de l’enquête menée par le studio après Kings of the Ring, le DLC sorti le 24 septembre. Environ 40 % des répondants s’y disent insatisfaits. Surtout, plus de 70 % ont pris le temps de laisser un commentaire détaillé. Le studio préfère y voir un signe d’attachement. Selon lui, le pire après une mise à jour, c’est le silence de ceux qui ont refermé Rennsport.

La Porsche 919 Hybrid Evo devant une KTM X-Bow GT2 dans Rennsport
Crédit : Competition Company

Le cœur du jeu, lui, tient bon. D’après l’enquête, plus de 48 % des avis désignent la physique de conduite, le grip des pneus et la compliance des vibreurs comme les points forts. La Nordschleife en configuration autonome est saluée pour sa fidélité, issue de scans laser. L’IA, plus disciplinée, est elle aussi bien accueillie. Tout comme les trois voitures du DLC : la Porsche 919 Hybrid Evo, la BMW M1 Procar et la KTM X-Bow GT2.

La Porsche 919 Hybrid Evo, la BMW M1 Procar et la KTM X-Bow GT2 réunies dans Rennsport
Crédit : Competition Company

Rien de très surprenant pour nous. Notre test de la 1.0 saluait déjà un force feedback vivant et une physique qui respecte chaque classe. En revanche, il pestait contre une IA aux trajectoires erratiques et aux freinages imprévisibles. Sur ce point, le patch 1.2.15 livré avec le DLC semble avoir porté ses fruits, du moins aux yeux des répondants.

Le décrochage vient donc d’ailleurs, et le studio le dit sans détour : la principale source de friction, c’est le rendu visuel sur consoles. Ce point pèse près de 19 % des commentaires écrits. Viennent ensuite les limites des salons privés, autour de 15 %, puis le force feedback et les volants, vers 13 %. Enfin, la progression et les performances ferment la marche, avec environ 10 et 7 %.

Or ce premier grief n’a rien de neuf. Dans notre test, on écrivait déjà que sur consoles, « le rendu graphique n’est clairement pas au niveau ». Un correctif était d’ailleurs annoncé à l’époque. Près d’un an plus tard, c’est toujours le reproche numéro un.

Rennsport, mise à jour de fin octobre : la netteté sur consoles d’abord

Premier chantier, donc, l’image sur PS5 et Xbox Series X|S. Les joueurs y décrivent du grain, de l’aliasing et un flou temporel qui gênent la lecture de la piste. Le studio cite lui-même les grillages pixelisés, les bords qui scintillent et les panneaux de freinage flous. Autrement dit, les repères dont on a besoin à haute vitesse.

Une voiture longe les grillages et les murs d'un circuit dans Rennsport
Grillages et barrières en bord de piste, lors de notre test de la 1.0.

Ce scintillement des grillages, on le relevait d’ailleurs dans notre test, y compris sur PC. Cette fois, le studio affirme que les corrections sont « verrouillées ». Elles arriveront avec la prochaine mise à jour de Rennsport, visée pour fin octobre 2026.

Il fait aussi son mea culpa sur le ciel. Les nouveaux réglages de ciel et d’éclairage de Kings of the Ring ont cassé l’étalonnage des couleurs, avec des teintes bleues et roses sur la piste. Le studio les a donc annulés, le temps de revoir sa copie. Quant aux nuits, jugées si claires que les phares devenaient inutiles, elles ont été assombries, et les faisceaux des phares entièrement retravaillés. Toutefois, le debrief ne précise pas si ces deux changements sont déjà en jeu ou s’ils arrivent fin octobre.

Les stands du Circuit des 24 Heures du Mans de nuit dans Rennsport
Le Mans de nuit, sur un visuel officiel d’avril 2026. Crédit : Competition Company

Côté performances, enfin, les ennuis touchent surtout les consoles. Au départ des courses, le jeu saccade et la fréquence d’images chute. Ouvrir un replay sauvegardé peut aussi le faire planter. Et le chargement du Nürburgring traîne beaucoup trop. Attention cependant à la hiérarchie : la priorité de la prochaine mise à jour, ce sont les plantages. Pour les saccades et les temps de chargement, le studio dit y travailler, sans échéance.

La BMW M1 Procar phares allumés dans Rennsport
Crédit : Competition Company

De 12 à 24 voitures, de 30 à 60 minutes : les ligues respirent ?

C’est le revirement le plus net du debrief. Dans le numéro précédent, le studio défendait encore la limite des salons privés : 12 voitures et 30 minutes de course. Il voulait ainsi préserver le tick rate des serveurs. Cette fois, il écrit qu’il a eu tort d’hésiter.

Il a donc organisé des sessions de stress-test fermées, avec des membres de la communauté. Au programme, des grilles de 24 pilotes et des courses de 60 minutes, sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Selon le studio, la synchronisation des serveurs et le tick rate sont restés stables, et la course multiclasse tient la route.

La liste des pilotes engagés dans une course en ligne de Rennsport
Une liste d’engagés en multijoueur, lors de notre test de la 1.0.

Ces grilles élargies seront présentées à la SimRacing Expo de Francfort, du 16 au 18 octobre. Elles arriveront ensuite dans une mise à jour de Rennsport postérieure au salon. Laquelle ? Le studio ne le dit pas, et rien n’indique que ce sera celle de fin octobre. Autre point flou : 24 voitures et 60 minutes, ce sont les valeurs des tests. Le debrief ne dit pas encore quelles limites seront retenues pour tous.

Pour les ligues, l’enjeu est pourtant très concret. Le studio le reconnaît : à 12 voitures, la moitié d’une grille de ligue reste sur le carreau. On le soulignait dès l’ouverture des Custom Contests à tous, avec la mise à jour 1.2.4 de Rennsport, en mai. Douze joueurs par split, c’était « un peu restreint pour des ligues et encore plus pour de l’endurance ». En effet, au-delà de 12 inscrits, le jeu répartit les pilotes en plusieurs splits.

L'écran de réglages d'un Custom Contest dans Rennsport
La création d’un Custom Contest, lors de notre prise en main de la mise à jour 1.2.4, en mai.

Et 24 voitures, le jeu sait déjà faire. Lors de notre test de la 1.0, les courses officielles Amateur et Pro accueillaient jusqu’à 24 joueurs par split. Le plafond visait donc les seuls salons privés, ceux des ligues justement.

Pour une ligue, française ou non, le calcul est simple. Si la limite passe bien à 24, une grille de vingt pilotes tiendra en un seul split, au lieu d’être coupée en deux. Pour l’endurance, en revanche, une heure reste courte. Le jeu propose pourtant le Circuit des 24 Heures du Mans depuis le DLC Endurance Classics. Or le debrief ne parle pas de formats plus longs.

La ligne droite des stands du Circuit des 24 Heures du Mans dans Rennsport
Le Circuit des 24 Heures du Mans, arrivé avec le DLC Endurance Classics. Crédit : Competition Company
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Volants : des profils sur mesure, et le reste à Francfort

Dernier gros morceau, le matériel, avec environ 13 % des commentaires. Le studio admet que l’expérience prête à l’emploi doit être bien meilleure. D’abord, il prépare des profils par défaut dédiés pour deux bases direct drive, la Logitech G RS50 et la Thrustmaster T598. Objectif : supprimer des zones mortes sans aucun retour de force.

La base direct drive Logitech G RS50 et son volant
La Logitech G RS50, l’une des deux bases direct drive citées par le studio. Crédit : Logitech G
Le volant direct drive Thrustmaster T598 et son pédalier
Le Thrustmaster T598, la seconde. Crédit : Thrustmaster

Ensuite, il faut corriger une oscillation au point central sur les volants à courroie, comme le T300. Enfin, le mappage des boutons manque encore pour les bases Fanatec sur Xbox. Ce dernier point fait sourire jaune. Au lancement de la 1.0, notre test relevait déjà un problème de volants qui renvoyait les joueurs Xbox à la manette. Sur PlayStation, au contraire, on pouvait lier ses boutons à sa guise. Rien ne dit qu’il s’agit du même souci. Mais onze mois plus tard, l’Xbox attend encore un correctif côté volants.

Par ailleurs, certains joueurs trouvent trop éclaté le réglage du gain et de l’amortissement voiture par voiture. Notre test appréciait pourtant de pouvoir régler le FFB par véhicule, directement en piste. L’idée nous plaisait, c’est sa dispersion qui agace. Au-delà, le studio enquête sur des retours de force jugés trop faibles sur d’autres modèles, et dit travailler directement avec des fabricants. Aucune date n’est donnée pour ces correctifs volants.

Côté progression, la courbe d’XP qui mène au niveau de compte 80, jugée trop laborieuse, sera aplanie. Le studio veut aller plus loin d’ici la fin de l’année, mais renvoie les détails à une prochaine vidéo.

Le reste se jouera à Francfort. Selon le studio, la prochaine extension répondra à une demande des joueurs. Il s’agit d’étoffer les catégories existantes, plutôt que de semer des voitures isolées dans des classes à part. On le regrettait déjà en mai, quand beaucoup de classes n’alignaient qu’une ou deux voitures. La composition complète des classes sera dévoilée au salon. Elle s’accompagnera d’une autre fonctionnalité majeure, très demandée d’après le studio, qui n’en dit pas plus.

Rennsport fait d’ailleurs partie des exposants attendus à Francfort. Sur le programme de la scène principale, il n’a toutefois qu’un créneau pour l’instant, les finales R1, dimanche à 12h30. Le studio ne précise pas quand tomberont ses annonces.

Le public assis face à la scène principale de la SimRacing Expo 2025
La scène principale de la SimRacing Expo en 2025, à Dortmund. Crédit : SimRacing Expo.

Une feuille de route qui vise juste, mais pas partout

Sur le papier, l’ordre des priorités suit celui des plaintes. La netteté sur consoles, premier grief, est aussi le chantier le mieux daté. C’est cohérent avec la règle que Rennsport s’était fixée en avril : n’annoncer une date que lorsqu’une mise à jour est prête.

Visuel du Community Debrief #3 de Rennsport : une voiture rouge suivie d'un peloton sur un circuit bordé de grillages
Le visuel du Community Debrief #3, publié le 8 octobre. Crédit : Competition Company

Le reste avance sans calendrier. Les grilles élargies attendent le salon, sans limites définitives. Les profils volants n’ont pas de date, les saccades au départ des courses non plus. Quant à la VR, absente de la 1.0 lors de notre test, le debrief n’en dit pas un mot. En clair, pour la prochaine mise à jour, Rennsport ne s’engage fermement que sur l’image des consoles et les plantages de replays.

Deux rendez-vous attendent donc Rennsport : Francfort, du 16 au 18 octobre, puis la mise à jour de fin octobre. On verra alors si le grain a vraiment disparu sur PS5 et Xbox. Après quinze points de perdus, Competition Company n’a plus beaucoup de crédit à griller.

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Écrit par
Ludz

Co-fondateur de Superchicane.fr. J'affute mes trajectoires principalement sur ACC mais aussi en Ducati Panigale 899 dans la région lyonnaise.

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