Test MOZA FMP18 : le cockpit de combat DCS

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Le MOZA FMP18 Panel Bundle, panneau de cockpit de combat pour DCS World

Après le MA3F côté Airbus et le MGX1000 côté aviation générale, MOZA Flight termine sa trilogie cockpit. Le FMP18 est donc le plus radical des trois. Cette fois, on quitte les liners et les glass cockpits civils. Direction l’univers du combat, du F/A-18, des DDI, de l’AMPCD et des panels que l’on manipule en pleine mission. Sur le papier, le FMP18 est probablement le module le plus impressionnant de cette nouvelle génération MOZA. Trois écrans carrés, une façade complète, une construction sérieuse. Et une vraie volonté de recréer un morceau de cockpit militaire sur le bureau. Mais c’est aussi le produit qui demande le plus d’investissement côté installation, câblage et configuration. La question est simple. Est-ce que MOZA transforme cette masse de commandes en vraie expérience DCS ? Ou est-ce que l’on se retrouve à binder un superbe cockpit bouton par bouton pendant des heures ?

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Préambule

Ce test du MOZA FMP18 a été réalisé avec du matériel prêté par MOZA Flight, sans contrepartie commerciale. J’ai mené toutes les évaluations sur PC, dans les conditions habituelles de test de Superchicane.fr. L’objectif était d’ailleurs de l’intégrer vraiment dans mon setup de simulation. Pas de le poser sur le bureau pour en faire trois photos. Comme toujours, vous aurez donc un avis basé sur une utilisation concrète. Avec ses qualités, ses limites, ses bonnes surprises et les points qui peuvent franchement agacer.

Pour ce troisième et dernier test de notre série consacrée aux nouveaux modules cockpit MOZA Flight, j’ai placé le FMP18 dans son domaine naturel. C’est-à-dire DCS World, et plus particulièrement le F/A-18C Hornet. Ce produit n’est donc pas pensé pour Microsoft Flight Simulator, ni pour l’aviation générale, ni pour Star Citizen. Il s’adresse à un autre public : les simmers qui passent du temps dans des cockpits militaires. Ceux qui utilisent les MFD, l’AMPCD, les pages systèmes, les armements et la navigation tactique. Bref, toutes ces fonctions que l’on finit trop souvent par gérer à la souris, au clavier ou avec des solutions bricolées.

Je précise aussi un point important : je ne suis pas pilote de chasse, ni spécialiste absolu du F/A-18. Ce test reste celui d’un simmer passionné, habitué au matériel haut de gamme. Mais conscient de ses limites sur un appareil aussi exigeant. L’objectif n’est donc pas de valider le FMP18 comme outil professionnel. Il s’agit de voir s’il apporte une vraie valeur dans un cockpit DCS domestique. Et sur ce terrain, autant le dire tout de suite. Le produit m’a effectivement fait une très bonne impression côté matériel. En revanche, il demande beaucoup plus de temps de configuration que les deux modules précédents.

Un peu de contexte

Voilà maintenant plusieurs tests que nous suivons la même trajectoire chez MOZA Flight. La marque ne se contente plus de fabriquer des périphériques isolés, elle construit désormais un cockpit complet. Avec le MA3F, MOZA s’est attaqué à l’Airbus et à la logique FCU/EFIS. Pour le MGX1000, la marque a visé l’aviation générale et le Garmin G1000. Avec le FMP18, elle bascule enfin dans un autre monde. Celui du combat, de DCS, du F/A-18 et des cockpits où chaque bouton compte en pleine mission.

Ce changement de terrain est important. Dans un avion civil, l’objectif est souvent de rendre le vol plus fluide, plus propre, plus naturel. Dans DCS, en revanche, la logique est différente. On parle notamment de charge de travail, de gestion tactique, de navigation, de capteurs et d’armement. Mais aussi de modes radar, de pages systèmes et de procédures qui doivent rester accessibles rapidement. C’est précisément pour cela que les panneaux physiques ont autant de sens dans ce type de simulation. Plus on enlève de fonctions à la souris, plus on gagne en immersion et en efficacité.

Le FMP18 arrive donc avec une promesse très séduisante. À savoir un ensemble physique cohérent autour des écrans et des commandes frontales d’un cockpit inspiré du F/A-18. Sur le papier, c’est probablement l’un des périphériques les plus ambitieux de MOZA Flight. Mais c’est aussi le plus exigeant. Un périphérique auto-mappé trouve en général vite sa place. Le FMP18, lui, demande de configurer, d’organiser, de binder et de vérifier chaque avion. Et c’est exactement ce que nous allons voir dans ce test.

Qu’y a-t-il dans la gamme MOZA Flight combat ?

Avant de parler directement du MOZA FMP18, il faut le replacer dans la logique actuelle de MOZA Flight. La marque veut en effet couvrir progressivement tous les grands usages de la simulation aérienne.

La partie commandes de vol

Côté commandes de vol, MOZA possède déjà plusieurs briques qui peuvent intéresser les amateurs de simulation militaire. On pense évidemment aux bases AB9 FFB et AB6 FFB, au cœur de la stratégie de la marque. Dans un contexte DCS, cette technologie prend effectivement tout son sens. Elle permet de retrouver une partie des efforts, des réactions et des sensations qu’une base classique ne transmet pas. L’AB9 avait marqué une étape importante dans l’écosystème MOZA, et l’AB6 rend cette technologie plus accessible.

À cela s’ajoutent les grips et commandes orientés combat. Le MH16 reste l’un des manches les plus cohérents pour ce type d’usage. Son orientation aviation militaire est en effet bien plus évidente que celle du MA3X. Dans une configuration DCS, on cherche un ensemble capable d’encaisser de longues sessions. Il doit également multiplier les commandes accessibles au pouce. Et gérer les fonctions avioniques, les armements ou les modes radar sans revenir au clavier.

La throttle et le palonnier ne sont pas en reste

La manette des gaz MTP et la MTQ peuvent aussi entrer dans cette logique, même si leur vocation est plus large. MOZA ne pense pas en « un produit, un usage ». La marque pense plutôt en modules capables de s’intégrer dans plusieurs types de cockpits. Pour le combat, cette modularité est donc intéressante. Chaque pilote virtuel n’a pas le même avion favori ni la même manière de construire son poste.

Le palonnier MRP complète enfin cette base de pilotage. Sur un avion de chasse moderne, on aurait presque tendance à l’oublier. Il y a tant de boutons et de capteurs à gérer par ailleurs. Pourtant, les pieds restent essentiels dans certaines phases de vol, au sol comme en approche. Dans un cockpit DCS sérieux, le palonnier fait partie de la chaîne complète de pilotage. Au même titre que la base, le grip et la manette des gaz.

La partie cockpit combat

Mais le vrai changement arrive avec le FMP18. Jusque-là, MOZA avait surtout travaillé les commandes de vol. Tenir l’avion, gérer les gaz, ressentir les effets via le retour de force. Avec le FMP18, la marque passe à une autre étape. Elle reproduit désormais une partie de la façade avant d’un cockpit de combat. On ne parle plus simplement d’un manche ou d’un throttle. Place aux écrans, aux cadres, aux boutons, aux rotatifs et aux interrupteurs. Bref, à toute cette zone frontale que l’on manipule en permanence sur un F/A-18.

MOZA présente officiellement le FMP18 Panel Bundle comme un cockpit frontal inspiré d’un avion embarqué iconique. Au menu : deux écrans DDI, un AMPCD, un module FPP, des commandes tactiles et une architecture modulaire. La marque annonce des écrans carrés IPS de 7,1 pouces en 800 x 800 et un système magnétique à connexion pogo-pin. S’y ajoutent également un rétroéclairage réglable et la possibilité d’utiliser les modules ensemble ou séparément. Chaque élément peut être acheté seul, de quoi composer son propre cockpit avec un, deux ou trois écrans.

Le MOZA FMP18 Panel Bundle, c’est quoi ?

Carton du MOZA FMP18 Panel Bundle posé sur une table

Le MOZA FMP18 Panel Bundle est un ensemble de panneaux frontaux inspiré de l’univers du F/A-18. Il est pensé avant tout pour les amateurs de simulation militaire, et notamment pour DCS World. Le MA3F venait compléter un cockpit Airbus, le MGX1000 s’adressait à l’aviation générale. Le FMP18, lui, vise un usage bien plus ciblé : reproduire la façade avant d’un cockpit de combat. Écrans, cadres de commandes, boutons, rotatifs et interrupteurs, tout y est. MOZA le présente comme un système de cockpit frontal complet, avec une approche clairement orientée immersion militaire.

Dans sa configuration complète, le bundle regroupe deux écrans DDI, un écran central AMPCD, ainsi qu’un module FPP. L’idée est de retrouver l’organisation frontale que les pilotes de F/A-18 connaissent bien. Deux écrans latéraux prennent ainsi les pages systèmes, les capteurs ou l’armement. L’écran central affiche la navigation ou la situation, selon les usages. Ce n’est donc pas une simple boîte à boutons posée sous l’écran principal. Le FMP18 cherche à sortir une partie essentielle du cockpit virtuel pour la remettre physiquement devant le pilote.

MOZA présente des écrans carrés IPS de 7,1 pouces avec une résolution de 800 x 800. Le format compte en effet beaucoup pour ce type de produit. Sur beaucoup de systèmes bricolés, on utilise de petits écrans rectangulaires, plus ou moins masqués par des cadres MFD. Ici, l’affichage carré colle bien mieux aux DDI et à l’AMPCD que l’on cherche à reproduire. La marque précise aussi que la zone active mesure 7,1 pouces. La dalle complète, elle, fait 7,5 pouces une fois le cadre magnétique installé.

Et des boutons par milliers ^^

Vue éclatée du MOZA FMP18 : deux DDI, l'UFC central et l'AMPCD

La partie commandes est également très dense. Sur la fiche officielle, MOZA parle de 95 boutons, 16 commandes rotatives et 7 interrupteurs. Ce genre de chiffres peut certes faire sourire. Mais dans DCS, cela prend immédiatement du sens. Un cockpit de F/A-18 demande de naviguer entre les pages, les systèmes, les capteurs et les modes radar. Sans oublier l’armement, les menus et les informations tactiques. Plus ces commandes sont accessibles physiquement, moins on dépend de la souris ou du clavier.

L’autre particularité du FMP18, c’est son système de cadres magnétiques. MOZA met en avant un Snap-On Magnetic Control Bezel associé à une connexion par pogo-pin. On retire et on remet ainsi les cadres de commandes autour des écrans en quelques secondes. C’est très intéressant, car cela ouvre la porte à une approche plus modulaire. On peut utiliser certains modules ensemble, ou séparément, selon son cockpit et ses contraintes de montage. Reste à voir si cette modularité tient la route une fois les câbles, les supports et les profils DCS dans l’équation.

MOZA a aussi travaillé la partie éclairage. La luminosité des écrans se règle sur 10 niveaux, le rétroéclairage des boutons et des rotatifs sur 15 niveaux. Une fois de plus, ce n’est pas un détail pour un produit orienté DCS. On ne vole pas toujours en plein jour. Missions de nuit, cockpits sombres, environnements multi-écrans : un panneau devient vite trop lumineux, ou au contraire illisible.

Et on fixe cela comment ?

Face arrière du MOZA FMP18 avec ses platines VESA et son support de bureau à pinces

Côté montage, le FMP18 est également pensé pour plusieurs usages. MOZA annonce une compatibilité VESA 75 x 75 mm sur les modules autonomes, avec des vis M4 x 10 mm. Le panneau accepte aussi les supports maison et des solutions tierces. Clamps de bureau, cockpits en profilé aluminium, montages muraux ou suspendus : le choix est large. Le FMP18 utilise un support de bureau à angle réglable, capable de recevoir l’ensemble complet ou des modules séparés. Ce n’est certainement pas un petit périphérique que l’on cache dans un coin. Il demande de la place, de l’angle, de la stabilité et un vrai positionnement dans le poste de pilotage. Surtout, il n’est pas fait pour être démonté toutes les cinq minutes.

Première rencontre

Dès que l’on sort le MOZA FMP18 Panel Bundle de son emballage, on comprend que l’on change de catégorie. Le MA3F avait ce côté panneau sérieux pour l’Airbus. Le MGX1000 donnait également une vraie présence à l’avionique civile. Le FMP18, lui, dégage quelque chose de plus brutal. C’est plus large, plus dense, plus militaire dans l’esprit. On n’a pas l’impression de poser un périphérique de plus sur le bureau. On installe plutôt un vrai morceau de cockpit devant soi.

La première impression est clairement positive. La construction inspire confiance, les modules donnent une sensation de solidité, et l’ensemble fait beaucoup plus “poste de combat” que “accessoire gaming”. C’est probablement ce qui marque le plus au départ : le FMP18 ne cherche pas à être discret. Il impose sa présence. Il attire le regard. Et surtout, il donne immédiatement envie de lancer DCS pour voir si cette promesse visuelle se transforme réellement en immersion.

Le module UFC du MOZA FMP18 encore calé dans sa mousse de protection

Ce qui m’a plu au premier contact, c’est cette sensation d’avoir enfin une interface cohérente pour le F/A-18. Jusqu’ici, beaucoup de solutions reposaient sur des MFD génériques, des écrans additionnels, des supports imprimés en 3D ou des montages plus ou moins bricolés. Là, MOZA propose quelque chose de beaucoup plus intégré. On sent que le produit a été pensé comme un ensemble, et pas comme une addition de modules posés les uns à côté des autres.

À partir de là, on se pose une question essentielle ?

Mais cette première rencontre fait aussi apparaître un point important. Le FMP18 n’est pas un périphérique que l’on branche cinq minutes avant une mission. Il faut donc lui prévoir de la place, réfléchir à son angle, organiser son bureau ou son cockpit. Et surtout accepter que ce type de produit demande une installation propre. On sent tout de suite que l’expérience finale dépendra autant du matériel que de la manière dont on l’intègre.

Et puis il y a le sujet des câbles. Ce n’est pas une surprise, mais il faut en parler dès le départ. Avec plusieurs écrans, plusieurs modules et une alimentation à gérer, le FMP18 demande plus d’organisation que les deux produits précédents de cette trilogie. Ce n’est pas forcément un défaut, mais c’est une contrainte réelle. Sur un cockpit fixe, cela se gère assez bien. Sur un bureau, il faudra être plus méthodique pour éviter de transformer l’installation en plat de spaghettis.

Au final, cette première rencontre donne une impression très claire. Le FMP18 est un produit ambitieux, sérieux, et probablement le plus “hardcore simmer” des trois modules MOZA de cette série. Il donne très envie et la qualité perçue est excellente. Mais il annonce aussi la couleur. Pour en tirer le meilleur, il faudra prendre le temps de l’installer, de le configurer et de l’intégrer proprement. Le produit fait forte impression, mais il ne pardonnera pas une installation faite à la va-vite.

Mais qu’y a-t-il dans le carton ?

Blocs de mousse du MOZA FMP18 ouverts, modules et accessoires encore en place

Dans le carton du MOZA FMP18 Panel Bundle, on retrouve d’abord l’ensemble qui donne son nom au produit. À savoir une façade complète pensée autour du cockpit du F/A-18. Le bundle réunit les éléments principaux du panneau frontal : les deux DDI, l’AMPCD et le module FPP. C’est cette combinaison qui évite au FMP18 d’être un simple duo de MFD avec des écrans derrière. On tient plutôt un véritable ensemble cockpit militaire à installer devant soi. MOZA le présente d’ailleurs comme un système combinant deux DDI, un AMPCD, un module FPP, des commandes tactiles et une architecture modulaire magnétique.

La liste principale du bundle peut donc être présentée ainsi :

  • 1 module DDI gauche ;
  • 1 module DDI droit ;
  • 1 module AMPCD central ;
  • 1 module FPP ;
  • les cadres de commandes magnétiques ;
  • le système de connexion par pogo-pin ;
  • les câbles nécessaires à la connexion des modules ;
  • le système de fixation / support fourni selon le packaging ;
  • la visserie et les accessoires de montage fournis par MOZA.

Sur la partie montage, MOZA met en avant un quick angle-adjustable desk clamp. Il reçoit notamment l’ensemble complet ou certains modules séparés. Les modules autonomes acceptent aussi des fixations VESA 75 x 75 mm. C’est un point important, car le FMP18 n’est pas un petit panneau à poser au hasard sur le bureau. Il demande un vrai support, un angle correct et une installation stable pour être agréable à utiliser.

Beaucoup trop d’éléments ?

Le panneau central du MOZA FMP18 avec son clavier UFC et ses rangées de rotatifs

Ce qui marque surtout dans ce déballage, c’est la quantité d’éléments à organiser. Modules, écrans, cadres, câbles, pièces de fixation : on comprend vite que le FMP18 est plus exigeant que le MA3F ou le MGX1000. On n’est pas sur un produit que l’on branche en trois minutes avant de lancer une mission. Le contenu du carton donne le ton. Il faudra réfléchir à l’emplacement, au câblage, à la fixation et à l’intégration dans le poste de pilotage.

La bonne nouvelle, c’est que cette densité fait aussi l’intérêt du produit. Les trois écrans carrés de 7,1 pouces, les cadres magnétiques, les boutons et les rotatifs donnent le ton. On a vraiment l’impression d’un cockpit de combat. MOZA annonce officiellement 95 boutons, 16 commandes rotatives et 7 interrupteurs. Ajoutez des écrans carrés de 7,1 pouces en 800 x 800 et l’ensemble est effectivement très complet.

Les trois écrans carrés du MOZA FMP18 et leurs cadres de commandes, séparés

Des câbles, toujours et encore ^^

En revanche, il faut être clair : le contenu du carton implique une contrainte immédiate. Plus il y a de modules, plus il y a de câbles. Et avec le FMP18, ce point devient vite visible. Ce n’est pas un défaut de construction, mais une conséquence logique du concept. Ceux qui veulent une installation propre devront organiser le câblage dès le départ. C’est encore plus vrai si le panneau reste en place sur un bureau ou un cockpit en profilé aluminium.

Au final, le MOZA FMP18 Panel Bundle donne une impression très sérieuse dès le carton. MOZA a voulu livrer un ensemble complet, dense et ambitieux, plutôt qu’un accessoire de plus. C’est plus imposant, plus riche, mais aussi plus exigeant. Et c’est le résumé parfait de ce produit. Le FMP18 donne énormément dès l’ouverture, mais il demande aussi que l’on prenne le temps de l’installer correctement.

Câbles, platines VESA et support de bureau fournis avec le MOZA FMP18

Montage du produit

Le montage du MOZA FMP18 Panel Bundle demande plus de préparation que celui du MA3F ou du MGX1000. Ici, on ne pose pas simplement un panneau devant soi avant de lancer une mission. On installe un ensemble complet et large, composé de plusieurs modules. Avec des écrans, des cadres, des commandes physiques et une alimentation à organiser. Dès cette étape, le FMP18 montre son vrai caractère. C’est un produit pensé pour rester en place, pas pour être branché entre deux vols.

MOZA a prévu plusieurs solutions de montage. Support de bureau, cockpit en profilé aluminium, fixation murale ou suspendue : tout passe. Les modules autonomes acceptent en plus la fixation VESA 75 x 75 mm. Le fabricant précise aussi que le support de bureau à angle réglable reçoit l’ensemble complet ou certains modules séparés.

Et sur un bureau, ça donne quoi ?

Sur bureau, l’installation reste possible, mais il faut prévoir de la place. Beaucoup de place. Le FMP18 occupe en effet la zone centrale du poste de pilotage. C’est là que l’on veut avoir les DDI et l’AMPCD sous les yeux. C’est exactement ce que l’on recherche pour un cockpit inspiré du F/A-18. Mais cela impose tout de suite une contrainte : il faut dégager l’espace devant soi.

Le MOZA FMP18 posé sur un bureau, devant un écran ultra large

Le support de bureau à angle réglable est donc une bonne idée. Il permet notamment d’adapter l’inclinaison du panneau selon sa position de vol. Sur un périphérique de ce type, l’angle est important. Si le panneau est trop à plat, on perd en lisibilité. S’il est trop vertical, il peut gêner la vue ou devenir moins naturel à manipuler. Il faut trouver le bon compromis entre lecture des écrans, accès aux boutons et confort en mission.

Le problème sur bureau, ce n’est pas seulement de poser le FMP18. C’est de l’intégrer au reste du setup. Dans un environnement DCS, on a souvent déjà un joystick, une manette des gaz, un clavier et une souris. Parfois aussi des MFD, un Stream Deck, un palonnier et plusieurs écrans. Le FMP18 vient prendre une place centrale, et il faut réorganiser le poste autour de lui. Si on le pose là où il reste un trou, on perd une partie de son intérêt.

Gros plan sur le MOZA FMP18 installé au centre du bureau

Et sur un cockpit en profilé aluminium ?

Sur un cockpit en profilé aluminium, le FMP18 prend beaucoup plus de sens. On peut le fixer proprement, régler sa hauteur, son angle et sa distance, puis l’intégrer dans une vraie logique cockpit. C’est probablement dans ce type d’installation que le produit révèle le mieux son potentiel. Une fois bien positionné, il devient une vraie façade de travail pour DCS, et pas seulement un gros périphérique posé devant l’écran.

Le MOZA FMP18 intégré à un cockpit en profilé aluminium, avec manche et manette des gaz

La compatibilité VESA 75 x 75 mm est ici un vrai avantage. Elle permet d’envisager plusieurs types de fixation, avec des supports MOZA ou des solutions tierces. Pour les cockpit builders, c’est pratique, même si une platine sera parfois nécessaire selon la structure. On n’est pas sur des axes de perçage aviation militaire standardisés. La logique est plus universelle, plus proche du monde informatique et de la simulation.

Une installation fixe permet aussi de mieux exploiter la largeur de l’ensemble. Le FMP18 n’est pas un petit module que l’on manipule du bout des doigts. Il demande une position stable, surtout si l’on veut utiliser les boutons, les rotatifs et les interrupteurs régulièrement en mission. Sur profilé aluminium, l’ensemble ne bouge pas, ne recule pas, et donne une sensation beaucoup plus sérieuse. C’est clairement la meilleure option pour celui qui veut en faire une pièce permanente de son cockpit DCS.

Les écrans du MOZA FMP18 allumés dans le cockpit en profilé aluminium

La modularité du FMP18

L’un des points intéressants du FMP18, c’est sa conception modulaire. Les écrans, les cadres de commandes et le module FPP se combinent ou s’utilisent indépendamment. C’est un vrai plus. Tout le monde n’a pas le même espace, le même cockpit, ni la même façon de voler. Certains voudront installer l’ensemble complet, d’autres n’intégreront que certains modules dans une structure existante.

Cette modularité ouvre aussi la porte à des montages plus personnalisés. On peut imaginer un cockpit très orienté F/A-18 avec l’ensemble complet. Ou une installation hybride, où certains écrans servent à d’autres fonctions. C’est séduisant, mais cela demande de bien penser son organisation. Plus on multiplie les modules, plus il faut être rigoureux dans le placement, le câblage et les profils de commande.

Dans les faits, je pense que beaucoup d’utilisateurs viseront surtout l’ensemble complet. C’est là que le FMP18 a le plus de sens, visuellement et fonctionnellement. Mais pouvoir séparer les modules reste une bonne idée. C’est utile pour ceux qui ont déjà un cockpit partiellement construit, ou qui veulent faire évoluer leur installation progressivement.

Le câble management, on en parle ?

Les câbles du MOZA FMP18 pendant sous la façade, avant rangement

C’est probablement le point le moins glamour, mais l’un des plus importants : le câblage. Avec le FMP18, il faut clairement prévoir de l’organisation. Écrans, modules, USB 3.0, alimentation : les connexions s’accumulent. On est loin de la simplicité d’un périphérique USB unique posé sur un bureau. Ce n’est pas une mauvaise surprise, c’est logique vu la nature du produit, mais il faut l’anticiper.

Sur un bureau, les câbles peuvent vite devenir envahissants. Si vous avez déjà une base, un throttle, un palonnier et d’autres périphériques, le FMP18 ajoute une couche supplémentaire. Il faudra donc prévoir un hub fiable, des passages de câbles propres, des attaches, et surtout éviter de tout brancher à la va-vite. Sinon, vous risquez de transformer votre poste DCS en plat de spaghettis.

Le MOZA FMP18 monté sur ses bras dans le cockpit, câbles passés dans la structure

Sur un cockpit fixe, c’est plus simple à gérer. On peut cacher les câbles dans la structure, les faire courir le long des profilés et les maintenir avec des colliers. L’installation devient beaucoup plus propre. Mais cela demande du temps au départ. C’est typiquement le genre de produit qui récompense une installation soignée. Bien câblé, il disparaît dans le cockpit. Mal câblé, il devient une source d’agacement permanent.

Installation logicielle

Avec le MOZA FMP18 Panel Bundle, l’installation logicielle prend une importance particulière. MOZA Flight reste fidèle à sa logique d’écosystème. Le matériel passe par MOZA Cockpit, qui gère les écrans, l’éclairage, les commandes et les paramètres des différents modules. La marque met en avant l’alimentation et le transfert via USB 3.0, ainsi que le réglage de la luminosité des écrans. S’y ajoutent le rétroéclairage des boutons et des rotatifs, et l’usage des modules en ensemble complet ou en configuration plus modulaire.

Fenêtre d'activation de MOZA Cockpit avec le module FMP18 FPP encore non activé

Mais dans la pratique, il faut tout de suite poser une différence importante avec le MA3F et le MGX1000. Sur ces deux produits, on était davantage dans une logique de reconnaissance assez directe, avec une configuration plus évidente et des usages bien cadrés. Avec le FMP18, ce n’est pas le même monde. Nous sommes sur DCS. Et là, le FMP18 demande clairement plus de temps.

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MOZA Cockpit : la base de départ

La première étape reste donc de passer par MOZA Cockpit afin de vérifier que les différents modules sont bien reconnus. Il faut contrôler les écrans, les cadres, les boutons, les rotatifs, les interrupteurs, ainsi que les réglages liés à la luminosité. MOZA indique que les écrans disposent de 10 niveaux de luminosité, tandis que le rétroéclairage des boutons et commandes rotatives dispose de 15 niveaux. C’est une bonne chose, car un panneau de combat doit rester lisible aussi bien en plein jour qu’en mission de nuit.

Cette partie ne pose pas forcément de difficulté majeure, mais elle demande de la méthode. On vérifie module par module, on s’assure que tout répond correctement, puis on ajuste l’éclairage selon son environnement. Sur ce point, le logiciel joue son rôle de centre de contrôle. Là où les choses deviennent plus sérieuses, c’est au moment d’entrer dans DCS World.

L’absence d’autoconfiguration complète

C’est ici que se trouve le point le plus important de cette partie logicielle. Je n’ai pas retrouvé d’autoconfiguration assez complète pour exploiter le FMP18 immédiatement. Autrement dit, il ne suffit pas de brancher le bundle et de lancer DCS. Vous ne retrouverez pas un cockpit F/A-18 parfaitement bindé. Il faudra passer par une vraie étape de configuration manuelle.

Et sur un produit aussi dense, ce n’est pas un petit détail. Je vous rappelle que notre module possède 95 boutons, 16 commandes rotatives et 7 interrupteurs sur l’ensemble du FMP18. Cela fait beaucoup de commandes à organiser, vérifier et associer. Le potentiel est énorme, mais il faut le mériter. Si l’on veut que le panneau soit réellement utile en mission, il faut prendre le temps de binder proprement les fonctions.

Binder chaque avion avec le manuel de vol

Le vrai sujet, c’est donc le binding avion par avion. Le FMP18 prend tout son sens avec le F/A-18C Hornet. Mais dès que l’on veut l’utiliser avec un autre appareil, il faut refaire une partie du travail. Chaque module DCS possède sa propre logique, ses commandes, ses pages et ses priorités. Le FMP18 apporte une vraie valeur, mais il ne devine pas ce que vous voulez faire de chaque bouton.

C’est probablement le point qui vous demandera le plus de patience. Il faut définir une logique, créer un profil, vérifier les correspondances et tester en vol. Puis revenir dans les menus, corriger, et recommencer. Ce n’est pas compliqué, mais c’est long, très long. Et si vous volez sur plusieurs avions dans DCS, chaque appareil demandera son propre travail.

Tableau des commandes de DCS World avec les colonnes des modules MOZA FMP18

Un excellent résultat une fois configuré

Une fois cette étape passée, le FMP18 commence réellement à montrer son intérêt. Les commandes physiques prennent enfin leur sens et les écrans deviennent beaucoup plus utiles. On sort enfin de cette dépendance permanente à la souris et aux raccourcis clavier. Le produit n’est donc pas décevant, bien au contraire. Mais il faut comprendre qu’il ne livre pas tout son potentiel dès les premières minutes.

Zone de rendu et affectation des trois écrans du FMP18 pour le F/A-18

C’est exactement le genre de périphérique qui demande une à deux soirées de configuration. Le matériel donne envie d’aller vite, mais DCS rappelle vite qu’un cockpit de combat ne se configure pas à la légère. Si vous prenez le temps de faire les choses proprement, le résultat peut être excellent. Si vous espérez un plug-and-play immédiat, vous risquez d’être frustré.

Le cockpit du F/A-18C dans DCS et les trois écrans du FMP18 déportés

Gestion des profils

À mon avis, la gestion des profils devient rapidement indispensable. Pour le F/A-18, on peut construire un profil très cohérent, proche de l’usage attendu du panneau. Mais dès que l’on passe à un autre avion, mieux vaut repartir sur une organisation dédiée. Bricoler un profil unique pour tout faire ne mène nulle part. Le FMP18 a trop de commandes et trop de potentiel pour servir de simple boîte à boutons générique.

Profil d'écrans du FMP18 configuré pour le Mirage F1CE

C’est aussi là que MOZA aura une carte à jouer dans le temps. La marque peut améliorer l’accompagnement logiciel, proposer des profils plus complets ou faciliter l’import et l’export de configurations. Le produit gagnerait énormément en confort d’utilisation. Le matériel est effectivement déjà là. Ce qui manque, c’est cette couche de simplification entre le branchement et le premier vrai vol efficace.

Commandes du Mirage F1CE à réaffecter une par une dans DCS World

Le logiciel, vrai point de vigilance

Au final, la partie logicielle du MOZA FMP18 n’est pas mauvaise. Elle est simplement plus exigeante que celle des deux autres produits de la trilogie. Le logiciel gère certes les modules, les écrans et l’éclairage. Mais la configuration dans DCS reste un travail à part entière. Et c’est ce point qu’il faut avoir en tête avant l’achat.

Le FMP18 est un excellent ensemble matériel, mais ce n’est pas un produit pour quelqu’un qui ne veut pas passer de temps dans les réglages. Il faut accepter de binder, tester, corriger, organiser ses profils et probablement recommencer selon les avions. Pour un simmer DCS passionné, cela fait presque partie du jeu. Pour un utilisateur plus casual, cela peut devenir un frein. C’est donc moins un défaut qu’une réalité du produit : le FMP18 est ambitieux, mais il demande de l’investissement côté logiciel.

Et en jeu, ça donne quoi ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris une chose. Le MOZA FMP18 ne se juge pas en lançant une mission pour voir si les écrans s’allument. Ce panneau prend tout son sens dans l’usage, une fois installé, câblé, reconnu et configuré dans DCS World. C’est là que le produit montre son énorme potentiel et sa vraie limite actuelle. Le matériel est excellent et l’immersion est bien là. Mais il faut accepter de passer du temps dans les réglages avant d’en profiter pleinement.

Contrairement au MA3F ou au MGX1000, qui arrivaient avec une logique d’utilisation assez directe, le FMP18 demande un investissement conséquent. Et c’est normal dans un sens. Nous sommes ici sur un panneau de combat avec plusieurs écrans, beaucoup de boutons, des rotatifs, des interrupteurs et une vocation très orientée cockpit militaire. Dans DCS, chaque avion a sa logique, ses systèmes, ses pages et ses commandes. Il ne suffit donc pas de brancher le FMP18 pour qu’il devienne immédiatement le prolongement parfait du cockpit virtuel.

DCS World

Logo de DCS World

C’est évidemment dans DCS World que le FMP18 doit être jugé. Ce n’est pas un produit pensé pour Microsoft Flight Simulator ou X-Plane. Le FMP18 vise les simmers qui passent du temps dans des cockpits militaires. Ceux qui manipulent des écrans multifonctions, des pages systèmes, de l’armement, des capteurs et des modes de navigation tactique. En clair, on est dans son terrain naturel.

Une fois dans DCS, la première impression confirme ce que l’on ressentait déjà au montage : le FMP18 change la présence physique du cockpit. Avoir les écrans et les commandes devant soi modifie immédiatement le rapport à l’avion. On n’est plus uniquement devant un écran principal avec une souris à la main. On commence à travailler avec un vrai panneau.

Mais il faut être franc : avant d’arriver à ce résultat, il faut binder. Et il faut binder sérieusement. Et pour vous rassurer, il faut encore rebinder. Le FMP18 ne m’a pas offert d’autoconfiguration complète. Impossible de profiter immédiatement de toutes les fonctions comme je l’aurais souhaité. Il faut donc passer par les menus de commandes, associer les boutons, vérifier les rotatifs. Puis tester en mission, corriger, et recommencer. C’est long, très long, mais indispensable pour que le panneau devienne vraiment utile. Dans mon cas, il m’a fallu presque deux demi-journées pour obtenir une configuration satisfaisante. Et je n’avais pas encore atteint le réglage idéal.

F/A-18C Hornet

Session DCS World sur le F/A-18C, le MOZA FMP18 posé devant le pilote

Le F/A-18C Hornet est évidemment l’avion qui donne le plus de sens au FMP18. C’est même le cœur naturel du produit. Dès que tout est correctement configuré, on comprend pourquoi MOZA a choisi cet univers. Les DDI et l’AMPCD prennent une vraie présence. Les pages systèmes deviennent plus accessibles et les commandes physiques réduisent le recours à la souris. L’ensemble donne enfin l’impression d’avoir une façade de travail cohérente devant soi.

Sur le F/A-18, le gain ne se limite pas à l’immersion. Il touche aussi à l’efficacité. En mission, il faut accéder vite aux informations, changer de page, gérer ses systèmes et suivre sa situation. Tout cela sans perdre du temps à chercher une zone cliquable dans le cockpit virtuel. Le FMP18 aide clairement sur ce point. Une fois les commandes bien bindées, l’utilisation devient beaucoup plus naturelle.

Ce qui m’a le plus convaincu, c’est la cohérence de l’ensemble. Les écrans carrés, les cadres de commandes, les boutons et les rotatifs forment enfin quelque chose qui ressemble à un poste de combat dédié. On n’est pas sur deux MFD génériques posés à côté d’un écran. On est sur un ensemble pensé pour donner une façade au cockpit. Pour un utilisateur régulier du Hornet dans DCS, c’est exactement le genre de périphérique qui peut faire franchir un cap.

Les DDI et l'AMPCD du FMP18 affichant les pages du Hornet en vol
Mais, il y a un mais ^^

En revanche, le F/A-18 met aussi en évidence la principale contrainte du produit : le temps de configuration. Il faut prendre le temps de construire un profil propre. Si l’on fait les choses à moitié, le FMP18 perd une partie de son intérêt. Un bouton mal placé, une fonction absente, un rotatif non assigné ou une logique incohérente, et l’on revient vite à la souris ou au clavier. Le produit est très bon, mais il récompense clairement les utilisateurs méthodiques.

À partir du moment où le profil devient cohérent, l’expérience change vraiment. Le FMP18 devient moins un périphérique et davantage une extension du cockpit. On ne pense plus seulement à “appuyer sur un bouton”, on commence à travailler avec son panneau. C’est précisément ce que j’attendais d’un produit aussi spécialisé. Sur le F/A-18C, le potentiel est donc très élevé, à condition d’accepter l’étape de configuration.

Vue pilote du cockpit avec le FMP18, le manche et la manette des gaz

Le résultat final est franchement très bon. Le matériel est à la hauteur, la construction inspire confiance, et l’immersion fonctionne. Le FMP18 apporte quelque chose que les solutions plus génériques ont du mal à offrir : une cohérence visuelle et fonctionnelle autour du cockpit du Hornet. Pour un simmer DCS qui vole régulièrement sur F/A-18, c’est clairement le scénario où le produit prend tout son sens.

Mirage F1C

Le MOZA FMP18 utilisé en vol sur le Mirage F1C dans DCS World

J’ai également essayé le Mirage F1C, pour voir le comportement du MOZA FMP18 hors de son terrain naturel. Ce terrain reste clairement le F/A-18C Hornet. Et là, le constat est assez simple. Le panneau sert toujours d’interface de commandes physiques. Mais il ne faut pas s’attendre à retrouver la même logique que sur le Hornet. Le Mirage F1C n’exploite pas les écrans et la structure du FMP18 comme un cockpit pensé autour des DDI et de l’AMPCD. Autrement dit, on sort très vite de l’usage évident du produit.

Dans cette configuration, le FMP18 devient surtout une grande interface à personnaliser. Les boutons, les rotatifs et certains interrupteurs se bindent selon ses besoins. Les écrans, eux, ne trouvent pas la même utilité que sur le F/A-18. Il faut donc construire une logique de commandes adaptée au Mirage F1C. Autrement dit, choisir ce que l’on veut vraiment avoir sous les doigts. Ce n’est pas inutile, mais cela demande du temps et de la méthode. Et une acceptation claire : on utilise ici le FMP18 en dehors de son usage principal.

Écrans du FMP18 en configuration Mirage F1C, radar affiché à droite

L’avis de Fred de SuperChicane.fr

Avec ce MOZA FMP18, je vais être assez clair. Nous sommes probablement devant le produit le plus spectaculaire de cette trilogie MOZA Flight. Le MA3F venait remettre l’Airbus sous les doigts. Le MGX1000 donnait enfin une présence physique à l’avionique d’aviation générale. Le FMP18, lui, joue dans une autre catégorie. Ici, on parle d’un vrai morceau de cockpit de combat, pensé pour DCS et taillé pour le F/A-18C Hornet. La construction est excellente et l’ensemble respire le sérieux. Une fois tout installé, on comprend ce que MOZA cherche à faire. La marque sort les DDI, l’AMPCD et les commandes tactiques du cockpit virtuel, pour les remettre devant le pilote.

Mais c’est aussi le produit le plus exigeant des trois. Le matériel est très bon, vraiment, mais il ne livre pas tout son potentiel immédiatement. Le MA3F et le MGX1000 étaient plus faciles à apprivoiser. Le FMP18, lui, demande du temps, de la méthode et une vraie phase de configuration. Il faut accepter le câblage, l’encombrement et l’absence d’autoconfiguration complète. Il faut aussi binder proprement les commandes avion par avion. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est une réalité importante. Le FMP18 est un produit de passionné, pas un périphérique que l’on branche cinq minutes avant une mission.

Le vrai gain

Le FMP18 devant l'écran, DDI et AMPCD alignés avec le cockpit du Hornet

Le vrai gain du MOZA FMP18, c’est l’immersion physique dans le cockpit du F/A-18C. Une fois les commandes correctement affectées, on ne travaille plus de la même manière. Les écrans, les boutons, les rotatifs et les interrupteurs créent une vraie façade de combat devant soi. On quitte la logique du cockpit virtuel piloté à la souris. L’interaction devient beaucoup plus directe, bien plus cohérente avec ce que DCS demande sur ce type d’appareil.

Sur le Hornet, c’est là que le produit prend tout son sens. Les DDI et l’AMPCD ne sont pas de simples écrans décoratifs : ce sont des outils que l’on consulte et que l’on manipule en permanence. Navigation, armement, capteurs, pages systèmes, modes de combat, tout passe par cette zone du cockpit. Le fait de l’avoir physiquement devant soi améliore à la fois l’immersion et l’efficacité. On gagne en confort, mais aussi en rapidité d’accès une fois le profil bien pensé.

Le FMP18 apporte aussi quelque chose que les solutions plus génériques ont parfois du mal à offrir : une cohérence visuelle. Bien sûr, on peut déjà faire beaucoup de choses avec des MFD Cougar, des écrans additionnels ou des montages DIY. Mais ici, l’ensemble donne une impression plus intégrée, plus propre, plus proche d’un vrai poste de travail DCS. C’est probablement son plus gros argument : il ne donne pas seulement des boutons en plus, il donne une structure au cockpit.

Les cadres de commandes du FMP18 se détachant de leurs écrans

Ce qu’il faut surveiller

Le premier point à surveiller, c’est évidemment le binding. À mon sens, c’est le vrai sujet du FMP18. L’autoconfiguration complète n’est pas au niveau attendu pour un produit aussi spécialisé. Il faut donc passer du temps dans DCS, affecter les commandes, vérifier les rotatifs et tester les interrupteurs. Puis corriger ce qui ne tombe pas bien sous les doigts, et recommencer si nécessaire. Sur le F/A-18, l’effort vaut clairement le coup. Sur d’autres avions, il faudra accepter un travail d’adaptation plus important.

Le deuxième point, c’est le câblage. Le FMP18 est un ensemble dense, avec plusieurs écrans et plusieurs modules. Ce n’est pas un simple périphérique USB que l’on branche et que l’on oublie. Il faudra prévoir une organisation propre, surtout si l’ensemble doit rester installé en permanence. Sur un cockpit en profilé aluminium, cela se gère relativement bien. Sur un bureau, il faudra être plus rigoureux pour éviter que l’installation ne devienne vite pénible au quotidien.

Et aussi ^^

Il faudra aussi surveiller la gestion des profils avion par avion. Le FMP18 est clairement taillé pour le F/A-18C, mais il peut aussi être utilisé ailleurs, comme avec le Mirage F1. Simplement, plus on s’éloigne du Hornet, plus le produit perd son évidence naturelle et devient une interface puissante à personnaliser. Ce n’est pas négatif, mais cela demande d’être méthodique. Pour les utilisateurs qui volent sur plusieurs modules DCS, la sauvegarde, l’organisation et la logique des profils seront essentielles.

Enfin, il faudra voir comment MOZA fait évoluer la partie logicielle. Le matériel est déjà très convaincant. Un accompagnement logiciel plus poussé ferait passer le FMP18 dans une autre catégorie. Des profils prêts à l’emploi, une meilleure autoconfiguration, une gestion simplifiée des avions les plus populaires. Le potentiel est là, mais le confort d’utilisation dépendra beaucoup du suivi logiciel dans le temps.

Mais pour qui ?

Le MOZA FMP18 s’adresse avant tout aux simmers qui passent beaucoup de temps sur DCS World. Et plus particulièrement sur le F/A-18C Hornet. Si vous utilisez vraiment les DDI, l’AMPCD, les pages systèmes, les capteurs et l’armement, ce panneau prend immédiatement du sens. C’est dans cet usage qu’il devient le plus cohérent. Il transforme une partie du cockpit virtuel en véritable façade physique. La logique est bien plus naturelle que la souris ou les raccourcis clavier.

Il vise aussi les utilisateurs qui veulent construire un cockpit militaire domestique plus sérieux. Sans forcément partir dans une reproduction professionnelle complète. Le FMP18 peut devenir une pièce centrale du setup. À condition d’accepter son encombrement, son câblage et le temps nécessaire pour binder proprement les commandes. Ce n’est pas un produit plug-and-play pour joueur occasionnel. Il demande de la méthode, des profils bien organisés et une vraie envie de configurer son cockpit.

Écrans MOZA Flight installés dans un cockpit d'avion de ligne, avec yoke et MCDU

En revanche, ce n’est clairement pas un périphérique pensé pour Microsoft Flight Simulator, l’aviation générale, l’Airbus ou Star Citizen. Et pourtant Moza nous montre le contraire. On peut toujours détourner certaines commandes, mais ce serait passer à côté de sa vocation. Le FMP18 vise les passionnés de combat aérien et les utilisateurs réguliers du Hornet. Et tous les simmers DCS qui veulent franchir un cap dans l’immersion cockpit.

Et la concurrence dans tout cela ?

Avant de parler concurrence, il faut déjà poser le prix du MOZA FMP18 Panel Bundle. Sur la boutique officielle européenne, le bundle est affiché à 889 € TTC, hors livraison éventuelle. À ce tarif, MOZA propose un ensemble complet inspiré du cockpit frontal du F/A-18 :

  • deux DDI, un AMPCD et un module FPP
  • trois écrans carrés de 7,1 pouces en 800 x 800
  • 95 boutons, 16 commandes rotatives et 7 interrupteurs
  • un système magnétique à connexion pogo-pin
  • un montage compatible VESA 75 x 75 mm
FMP18 Panel Bundle

Moza Racing

FMP18 Panel Bundle

Pack de panneaux de commande de vol MOZA FMP18, pour cockpit de simulation aérienne.

Compatibilité : PC
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889,00 €

WinWing / WINCTRL

Le concurrent le plus évident reste WINCTRL, anciennement WinWing, avec son univers TOP GUN MIP. Leur boutique officielle liste un TOP GUN MIP 2 à 799,96 $ en prix remisé, contre 866,21 $ hors remise. On y trouve aussi un Legend MIP 2 à 1 001,79 $ remisé. La page dédiée au TOP GUN MIP indique un tarif européen de 831,54 €. L’ensemble comprend notamment un UFC, un HUD, trois MFD, trois écrans USB 3.0 et trois supports de panneau.

Face au MOZA, WINCTRL a donc une proposition très solide et déjà bien installée dans l’univers DCS. La philosophie n’est toutefois pas exactement la même. Le FMP18 cherche à proposer une façade cohérente autour du F/A-18, avec ses DDI, son AMPCD et son FPP dans un ensemble très intégré. WINCTRL, de son côté, propose une approche plus large autour du MIP, avec plusieurs éléments de cockpit. Le choix dépendra donc du besoin : façade F/A-18 très ciblée chez MOZA, ou écosystème MIP plus étendu chez WINCTRL.

Thrustmaster MFD Cougar

L’autre solution historique, beaucoup plus accessible, reste le Thrustmaster MFD Cougar Pack. Thrustmaster le présente comme un pack de deux panneaux MFD USB, répliques des MFD de F-16. Chaque MFD embarque 20 boutons et 4 interrupteurs, soit 48 commandes programmables au total. S’y ajoutent un rétroéclairage réglable, des bases lestées et la compatibilité avec les jeux qui gèrent le multi-USB. Le prix officiel américain est affiché à 99,99 $. Les offres françaises relevées par Idealo commencent autour de 79 € selon les marchands.

Le Thrustmaster MFD Cougar Pack et sa boîte, deux panneaux MFD répliques du F-16

Le MFD Cougar reste donc imbattable sur le prix, mais il ne joue pas dans la même catégorie. Il n’intègre pas d’écrans, ne propose pas de façade complète, et demande généralement d’ajouter des écrans derrière ou de l’intégrer dans un montage maison. C’est une excellente base pour bricoler un cockpit DCS à petit budget, mais on est loin de l’approche tout-en-un du FMP18. MOZA s’adresse ici à ceux qui veulent moins de bricolage et une solution beaucoup plus intégrée.

TekCreations

Avec TekCreations, on entre dans le monde du cockpit builder plus spécialisé. La marque propose de nombreux panneaux pour F/A-18, F-16 ou A-10, souvent orientés DCS-BIOS, USB HID et intégration cockpit. Sur leur boutique, on trouve par exemple un TekFrame F18 MIP Bundle à 905 $. Le F18 Hornet Controller Bundle, lui, monte à 4 722 $. S’y ajoutent de nombreux panneaux séparés : Front Left Controller, ALR-67, ECM, Master Arm, Hook Lever ou Gear Lever.

TekCreations ne se positionne donc pas comme un concurrent direct du FMP18 sur le même format. On est davantage sur une logique de construction progressive, panneau par panneau, avec une approche cockpit builder. C’est très intéressant pour qui veut reproduire un cockpit de manière plus complète. Mais cela demande plus de choix, plus d’intégration et souvent un budget qui grimpe vite. Le FMP18 garde l’avantage d’un ensemble beaucoup plus immédiatement lisible et cohérent.

Conclusion

Avec ce MOZA FMP18, MOZA Flight conclut cette trilogie cockpit de manière assez spectaculaire. Après le MA3F pour l’Airbus et le MGX1000 pour l’aviation générale, la marque s’attaque à l’univers du combat. Le produit est beaucoup plus spécialisé, plus dense, et clairement pensé pour DCS World. Le résultat matériel est très convaincant. La construction est excellente et l’ensemble respire le sérieux. Une fois installé devant soi, le FMP18 donne vraiment l’impression d’ajouter un morceau de cockpit militaire à son setup. Sur le F/A-18C Hornet, c’est là que le produit prend tout son sens.

Mais il faut aussi être très clair : le FMP18 est le plus exigeant des trois modules testés. Le MA3F et le MGX1000 se laissaient apprivoiser plus facilement. Ce panneau, lui, demande du temps, de la méthode et une vraie organisation. Le câblage est plus présent et l’installation demande de la place. Surtout, l’absence d’autoconfiguration complète oblige à passer par une vraie phase de binding dans DCS. Pour le F/A-18, l’effort est largement récompensé. Sur d’autres avions comme notre Dassault, les écrans restent utilisables. Mais le panneau devient une interface à adapter, plutôt qu’un cockpit qui tombe naturellement sous la main.

Au final, le MOZA FMP18 Panel Bundle est un excellent produit, mais pas un produit universel. Il s’adresse aux passionnés de DCS et aux utilisateurs réguliers du Hornet. Et à ceux qui veulent franchir un vrai cap dans l’immersion cockpit militaire. Ce n’est pas un accessoire casual, ni un périphérique que l’on branche rapidement avant une mission. C’est une pièce centrale de cockpit combat, exigeante, mais très gratifiante une fois bien intégrée. Si MOZA améliore encore l’accompagnement logiciel et les profils prêts à l’emploi, le FMP18 pourrait devenir une référence. Une référence sérieuse pour les simmers DCS qui veulent aller plus loin que le simple couple joystick-throttle.

FMP18 Panel Bundle

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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

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