Test Moza MLTP : un panneau de commande à la hauteur ?

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C’est une grande première sur SuperChicane : on s’attaque cette fois à un accessoire pensé spécialement pour les phases d’atterrissage et de décollage. Il s’agit du MLTP de Moza Flight, conçu pour accompagner la manette des gaz MTP que nous avions testée il y a quelque temps. Reste à voir ce que donne le test de ce nouveau venu, et surtout, ce que vaut le duo Moza MTP + MLTP une fois installé dans le cockpit.

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Préambule

Ce test du panneau de commande MTLP a été réalisé avec du matériel prêté par Moza Flight, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en remplaçant notamment mon setup habituel. Vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.

Un peu de contexte

Voilà un peu plus d’un an que Moza Flight a mis un sacré coup de pied dans la fourmilière de notre petite communauté de flight simmers. Moza a débarqué avec sa base à retour de force, la Moza Flight AB9 FFB, que nous avions d’ailleurs testée sur le site (que vous pouvez lire ici). Le force feedback, technologie oubliée par presque tous les fabricants de périphériques, revenait enfin, et c’est avec un large sourire que nous l’avons accueilli.

Petit rappel pour les nouveaux venus : si le force feedback est bien connu dans le sim racing, il avait totalement disparu du flight sim. Enfin… pour nous, simples mortels. Les pros, eux, avaient toujours accès à cette techno via du matériel dédié. Les plus anciens se souviennent sans doute que Microsoft avait été pionnier sur ce segment avec la gamme SideWinder et son SideWinder Force Feedback Pro, sorti en 1997 : un véritable graal à l’époque, que nous avons eu la chance de tenir entre nos mains. Alors forcément, quand la technologie refait surface, tout le monde tend l’oreille… et garde un œil attentif.

Lors du lancement de la base AB9 FFB, Moza Flight a proposé à la communauté, en parallèle, une manette des gaz pour compléter l’ensemble. Le seul hic : elle n’était pas disponible au moment du lancement et n’est arrivée qu’entre février et mars 2025. Plusieurs petites subtilités ont été modifiées par rapport à la Flight Sim Expo 2024, mais aussi à la Gamescom 2024, que Olive et sa délégation avaient couvertes.

Moza MTP

À ce jour, Moza Flight propose aussi la manette des gaz MTP (pour Moza Throttle Panel), affichée à 359 €. Nous l’avons d’ailleurs testée récemment sur le site. En complément, un panneau additionnel, le MLTP (Moza Landing Take-Off Panel), peut s’utiliser avec ou sans la MTP. Conçu spécialement pour les phases d’atterrissage ou d’appontage, il est proposé à 159 € sur le site de Moza. Comptez un peu plus de 500 € si vous voulez vous offrir le combo complet MTP + MLTP.

La panneau de commande Moza Flight MTLP, c’est quoi ?

test Moza MLTP

Le MLTP, pour Moza Landing Take-Off Panel, est un module additionnel pensé pour les phases les plus délicates d’un vol : décollage et atterrissage. Il s’agit d’un petit panneau autonome, que l’on peut utiliser seul ou en complément de la manette des gaz MTP. Moza a repris ici une approche très “cockpit”, avec une disposition claire de 25 commutateurs et leviers programmables, dont un vrai levier de frein de parking à retour mécanique.

Le boîtier est compact (196 × 135 × 150 mm environ), solide, et mêle plastique dense et métal pour les parties les plus sollicitées. L’éclairage intégré réagit directement à la télémétrie du simulateur, ce qui est pratique pour repérer d’un coup d’œil si le train est sorti ou si les feux sont actifs.

Sur le plan technique, on retrouve des capteurs à effet Hall sur certaines commandes critiques. La connectique est en USB-C, et l’ensemble est immédiatement reconnu sur PC et est contrôlé, bien entendu, par notre Moza Cockpit préféré.

Une manette des gaz non officielle

Tout comme pour la Moza MTP que nous avons testé, Moza ne possède pas la licence US Air Force détenue par Thrustmaster et ne peut donc pas reproduire fidèlement l’implantation des commandes de vol de l’avion. Seule les deux manettes de gestions des moteurs sont des répliques exactes du F/A-18C, avec un ou deux petits ajustements qui permettent à MOZA de rester en dehors du cadre de la licence. Le positionnement des boutons est légèrement différent de la manette originale.

Une autre différence majeure avec l’original, c’est le fonctionnement même de la manette. Sur un F/A-18A, le mouvement est linéaire avec des crans. Ici, on reprend la cinématique classique du quadrant cranté pour l’arrêt complet et le passage en postcombustion. Ce ne sont que quelques détails par rapport à l’avion réel, mais les hardcore simmers ou ceux qui veulent construire un cockpit authentique devront regarder ailleurs. Pour tous les autres, c’est ici que ça se passe !

Première rencontre

Fidèle à ses habitudes, Moza Racing, via sa division Flight, propose un packaging d’exception. On retrouve presque cette sensation systématique qu’on a en ouvrant un produit Apple. Ayant manipulé la manette des gaz MTP de Moza, je trouve que la différence de poids n’est pas évidente. La balance tranchera en toute impartialité.

test Moza MLTP

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?

Tout est là, rien ne manque. Comme pour la MTP, Moza Flight a pensé à tout : visserie, kit de montage… rien n’est oublié. C’est un vrai bon point à leur actif, il faut le souligner. En Europe, on a parfois tendance à négliger ces petits détails pourtant essentiels pour nous, consommateurs. Vous trouverez donc :

  • Le panneau de commande Moza Flight MLTP
  • Une documentation technique
  • Un lot de 2 clés BTR pour les réglages et ajustements
  • Un câble USB-A vers USB-B se connectant sur la MLTP
  • Un câble RJ12 vers RJ12 pour le relais vers la base AB9 FFB ou la manette des gaz MTP
  • 4 vis BTR de 4, 2 courtes et 2 longues avec rondelles
test Moza MLTP

Pas de tout métal

On a beau être sur le même type de châssis que la manette des gaz MTP de Moza, une base en plastique renforcé, le panneau de commande fait tout de même 714 grammes. L’ensemble est très rigide grâce à ses deux renforts en aluminium brossé sur les côtés, ce qui procure un rendu assez qualitatif au final. Certes, on n’a pas la qualité d’un produit tout métal, mais on parle ici d’un produit à 159,00 € TTC.

Vous l’avez compris, on est pas tout à fait au niveau de Virpil Controls en termes de qualité de fabrication. C’est aussi pour cette raison que le constructeur lituanien est plus cher. En effet, si on associe un panneau et une manette des gaz Virpil, on se rapproche plutôt des 700-800 € que des 500 €.

test Moza MLTP

Le MLTP reprend les bases de ce qu’on attend d’un panneau de décollage et d’atterrissage, sans fioritures. Trois commandes principales : le levier du train, celui de la perche d’appontage, et le frein de parking. Ce dernier, coiffé d’une LED rouge, demande un petit temps d’adaptation. Il s’active soit automatiquement via le simulateur, soit après calibration dans le Moza Cockpit. La procédure est fidèle à celle d’un vrai aéronef : on tire la poignée, on la tourne, puis on la retire à nouveau pour libérer le frein. Rien de compliqué, mais il faut le coup de main.

Le levier de train et celui de la perche d’appontage, eux, fonctionnent de manière plus instinctive – on monte, on descend, point. Et dans les deux cas, les sensations mécaniques sont franches, avec juste ce qu’il faut de résistance pour donner du réalisme. C’est simple, mais diablement bien exécuté.

Quid des fonctions ?

test Moza MLTP

Le panneau intègre un sélecteur à 5 positions avec bouton poussoir, utilisé pour gérer le carburant ou plutôt les réservoirs annexes. La gestion des volets se fait via un commutateur à trois positions, avec un mode automatique pour simplifier les réglages. La fonction anti-skid ou freinage automatique s’active en levant correctement son switch. Juste à côté, on trouve l’allumage des phares de parking, et enfin la dernière commande pilote la sortie et la rentrée de la barre de catapultage.

Le petit plus, c’est que toutes ces commandes possèdent un détrompeur. En VR, impossible de se tromper de fonction, sauf volontairement. Le défaut que j’avais remarqué sur la manette des gaz MTP disparaît donc totalement ici. On comprend alors très bien pourquoi Moza a choisi cette disposition : tout est pensé pour que chaque commande tombe naturellement sous les doigts.

Montage du panneau

Aucun montage n’est nécessaire : le panneau est prêt à être posé sur le bureau. Lors de la première utilisation, seuls deux petits ajustements sont nécessaires pour optimiser la manette des gaz. L’installation reste donc très simple. En revanche, il faudra prévoir un moyen de le fixer correctement, car sa forme originale fait qu’il ne tient pas tout seul sur une surface plane.

Mais vous l’aurez compris : pour profiter pleinement de l’immersion, le MLTP prend tout son sens associé à la manette des gaz MTP. Il suffit de deux vis pour le fixer, et le tour est joué, rien de compliqué. Une fois installé, le panneau devient un vrai “beau bébé” : près de 3 kg pour une longueur totale de 390 mm.

test Moza MLTP

Ma première idée a été de monter l’ensemble sur le port transit-to-transit de la MTP et de la MLTP pour n’avoir qu’un seul port USB à brancher. Sauf que je n’avais pas compris pourquoi Moza Cockpit avait prévu une câblerie aussi longue. Et oui, même avec la notice et après avoir testé pas mal de produits, je me suis fait avoir… tout simplement parce que je n’avais pas lu la documentation. Fred à l’amende !

J’ai donc finalement branché la MTP vers l’AB9 via le transit-to-transit, et j’ai fait de même pour la MLTP. Et là, magie : tout fonctionne parfaitement ! Bien sûr, rien n’empêche d’utiliser les ports USB séparément si on préfère cette configuration.

test Moza MLTP

Une fois posés sur la table, MTP + MLTP donnent immédiatement l’impression d’un produit solide et bien conçu. Même si, vous me connaissez, j’aurais largement préféré une construction entièrement métallique – même de l’aluminium aurait suffi. L’éclairage reste dans un vert militaire discret. On retrouve le même petit défaut de bascule sur la droite que sur la MTP, malgré près de 800 g supplémentaires : je vous renvoie au test de la MTP pour les détails.

À noter que, lorsqu’on utilise les connexions transit-to-transit, l’allumage est instantané, contrairement à l’USB classique où il se fait progressivement. Petit point pratique pour les simracers : comme tout est branché via la base Moza AB9, la détection de la manette des gaz ne se fait qu’une fois la base allumée, le hub Moza étant intégré à cette dernière.

test Moza MLTP

Sans surprise, notre couple MTP + MLTP s’intègre sur les supports de bureau Monstertech. En revanche, j’ai dû percer la plaque de ma Thrustmaster TQS pour obtenir une position confortable, mais pas optimale. Il faudra nécessairement une plaque dédiée cette fois-ci, car les patins de la manette des gaz dépassent de la plaque. 390 mm, mine de rien, c’est long !

Si précédemment on pouvait noter un défaut d’ergonomie – même en étant habitué au matériel de la concurrence –, le fait d’avoir ajouté la MLTP à la MTP facilite grandement la prise en main générale. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, le défaut pour la VR que j’avais relevé disparaît complètement. Les commandes tombent naturellement sous la main, et c’est un vrai plaisir. On reconnait instantanément chaque bouton.

test Moza MLTP

Installation logicielle

Nous allons utiliser le logiciel propriétaire maison Moza Cockpit dans la version 1.07.22. Afin de ne pas avoir de soucis la première fois, j’ai pris l’option de brancher la MLTP directement sur le PC afin de procéder à la mise à jour du firmware nécessaire. Il est a noté que je n’ai pas eu besoin de faire de mise à jour.

test Moza MLTP

Alors que je m’attendais à pouvoir piloter le couple complet même sans branchement, on n’a accès qu’au panneau de commande. En USB, l’éclairage se fait de façon progressive, ce qui est assez agréable à l’œil. Il faut configurer un faux axe, puisque le switch du train d’atterrissage n’est en réalité qu’un bouton trois positions. Honnêtement, je n’ai pas trop saisi l’utilité de ce réglage, je dois vous l’avouer.

Mais quand on branche la manette des gaz avec le panneau de commande, on entre dans un nouveau monde avec une multitude de fonctionnalités. Déjà, celles de la manette des gaz avec ses 72 boutons et ses 5 axes. À cela s’ajoutent les boutons de commande de notre Moza MLTP.

test Moza MLTP

Je comprends beaucoup mieux maintenant l’intérêt du panneau de commande. À mes yeux, il fait pleinement partie de la manette des gaz – difficile, finalement, de les dissocier tant ils fonctionnent en duo.

test Moza MLTP

La différence entre la version 1.0.7.22 et la 1.0.6.XX tient principalement à l’ajout de profils dédiés aux bases AB9 et AY210 de Moza Flight, désormais dotées d’une icône par défaut. Concrètement, cela veut dire qu’il n’y aura plus besoin de modifier les profils manuellement : ils ont été revus par Moza, avec la participation de pilotes, actifs ou retraités, pour affiner le ressenti du retour de force.

On note aussi une meilleure détection du profil de l’avion selon le simulateur utilisé, quelques filtres supplémentaires pour les bases, une amélioration du trim, ainsi que la possibilité d’assigner des boutons paramétrables pour le cut-offde la MTP.

Les réglages

En soi, il n’y a aucun réglage à refaire. Si vous avez déjà configuré votre manette des gaz Moza MTP, ces paramètres seront automatiquement rechargés avec le panneau de commande. Le profil est donc enregistré directement dans la manette des gaz, ce qui simplifie grandement la vie. Un vrai petit plus bienvenu.

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Et en jeu, ça donne quoi ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous aurez compris que la sensation de vol recherchée — et obtenue — avec le duo Moza MTP + MLTP colle parfaitement à ce qu’on attend d’un pilotage de F/A-18A/C. Certes, le positionnement des commandes n’est pas une réplique exacte, mais l’interprétation reste crédible et réaliste.

Pour ce test, j’ai pris le temps d’explorer plusieurs configurations : le grip MH16 de chez Moza Flight avec son petit add-on, mais aussi le Virpil Constellation Alpha Prime, histoire de voir ce que donnait une config HOSAS sur Star Citizen. Côté simulateur de vol, j’ai privilégié le McDonnell Douglas F/A-18A/C, justement pour maximiser la cohérence du ressenti. La base Moza AB9 était de la partie, avec des réglages FFB adaptés à chaque appareil.

Is the F18 free in MSFS standard edition? : r/MicrosoftFlightSim

Microsoft Flight Simulator 2024

Dans un simulateur de vol, le réalisme, c’est la clé. Pour l’aviation civile, un yoke reste évidemment l’idéal pour coller au plus près des sensations réelles. Mais tout le monde n’a pas forcément la place — ni l’envie — d’empiler les périphériques.

Heureusement, la polyvalence de la manette des gaz Moza permet d’ajuster la friction et la gestion du crantage à sa convenance. J’ai donc fait quelques adaptations maison pour m’approcher au mieux du comportement réel.

Diamond DA-40 NG

Diamond DA40-XLS for Microsoft Flight Simulator 2024 and MSFS 2020 ...

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite en version copilote. Mon réglage est le suivant :

  • Friction souple
  • Inverseur de poussé actif
  • Cran de post combustion retiré

J’apprécie énormément le fait de pouvoir inverser la poussée directement dans le simulateur : plus besoin d’appeler le personnel de piste pour faire une marche arrière. Bon, ce n’est pas très réglementaire, tout ça… mais on ne va pas se mentir, c’est bien pratique.

L’ajout du panneau de commande est, au final, un vrai plus. Sur cet avion, le simple fait de sortir ou rentrer le train d’atterrissage, ou encore d’utiliser le frein de parking, change tout. On tire pour déverrouiller, on tourne, on renclenche… C’est tout bête, mais tellement bien fichu que ça en devient presque jouissif !

Ou sommes nous ? Le Castellet bien entendu !!

McDonnell Douglas F/A-18

F18 Ultimate Worldwide Liveries · Unofficial MSFS Marketplace Browser

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite. La base Moza AB9 est au centre avec le Grip MH16 et son addon. Mon réglage est le suivant :

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de post combustion en service

Il faut commencer par configurer quelques touches dans le simulateur. Le démarrage à froid n’étant pas encore disponible sur Microsoft Flight Simulator, la procédure est simplifiée – et finalement, ça permet de mieux profiter des commandes des panneaux Moza MTP et MLTP.

En vol, la manette des gaz se montre d’une grande précision. Le petit défaut de variation de poussée est toujours là, mais je n’ai plus ressenti le besoin de toucher au crantage. Les sensations sont bien présentes, même sans le fonctionnement des moteurs haptiques. Une manette taillée pour son avion, et franchement, que du bonheur.

Airbus A320-Néo

Transavia F-HXSD / F-HXSE / F-GNEO Airbus A320-252NEO for ...

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite en version copilote. Mon réglage est le suivant :

  • Friction moyenne
  • Inverseur de poussé actif
  • Cran de post combustion retiré

Il en va de même que pour le précédent avion : le plaisir reste intact avec le panneau de commande. Bien sûr, sur un avion de ligne, on n’utilisera pas tous les boutons, mais certains deviennent vite indispensables. Le frein de parking, par exemple, reste un vrai régal à manipuler. La gestion automatique des volets, même si elle n’a rien de très conventionnel, plaira sans doute aux débutants, tout comme la gestion des lumières pour l’atterrissage ou le roulage. Au final, l’ensemble respire la cohérence et reste très agréable à utiliser.

test Moza MLTP

DCS – Digital Combat Simulator

Le simulateur de combat aérien par excellente, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant simeur. Le réalisme exceptionnel, est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes.

DLC F-14 A/B Tomcat

DCS Steam – Free Weekend für die F-14 – simFlight.DE

Pour le F-14, je choisis une position centrale de la base Moza AB9 avec son grip. La manette des gaz est toujours à ma droite. Mon réglage est le suivant :

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de post combustion en service
test Moza MLTP

On entre dans le domaine de prédilection de la manette des gaz, et il est impossible de la prendre en défaut. Les moteurs haptiques fonctionnent de manière équilibrée, sans excès. Je configure les moteurs pour reproduire les vibrations du moteur, l’accélération et les flaps. Les boutons rotatifs universels sont très pratiques pour simuler le trim à droite et à gauche. Le petit plus qui fait plaisir : au décollage, on actionne le switch pour rétracter la barre de catapultage et abaisser notre perche d’appontage avec ce gros bouton Hook. Que dire de plus ? Sans surprise, la combinaison MTP + MLTP de Moza remplit parfaitement son rôle.

DLC F-18A/C Superhornet

DCS: F/A-18C

F-18A/C me voila, je choisis une position centrale de la base Moza AB9 avec son grip. La manette des gaz est toujours à ma droite. Mon réglage est le suivant :

  • Friction dure
  • Inverseur de poussé inactif
  • Cran de Post combustion en service

Me voilà enfin lancé pour un démarrage à froid. Je lance la procédure et, même s’il me manque encore quelques fonctions – le panneau droit avec ses quatre fonctions de démarrage et celles du panneau central -, c’est un vrai régal et ça ne sort absolument pas de l’immersion. Comment ne pas être aux anges ? J’ai vraiment hâte de pouvoir mettre la main sur les panneaux de commande avant, si Moza nous fait confiance. Oui, je parle bien des panneaux vus à la Flight SimExpo 2025, auxquels je vous renvoie également.

test Moza MLTP

Je repars pour une phase d’appontage sur porte-avions avec mon McDonnell Douglas F-18. C’est fou comme l’immersion est totale avec ces boutons supplémentaires, au design si proche de la réalité : on s’y croit vraiment et on se prend pour un pilote. Le bouton de largage des réservoirs annexes fonctionne parfaitement, et il est impossible de se tromper… sauf si on le fait exprès. Un vrai plaisir d’utiliser ces commandes dédiées au F/A-18A/C, et je suis totalement convaincue par ce produit sous DCS.

Star Citizen

La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS. Je suis encore capable d’utiliser mon ancienne configuration en HOTAS qui est par ailleurs plus adapter a certains vaisseaux.

RSI Polaris

Nous positionnons notre manette des gaz sur notre droite. La base Moza AB9 est au centre avec le Grip MH16 et son addons. Mon réglage est le suivant :

  • Friction moyenne
  • Inverseur de poussé retiré
  • Cran de Post combustion inactif

La corvette de RSI est un vaisseau impressionnant, et sa poussée est étonnamment bien maîtrisée. Avec l’activation des moteurs haptiques, l’immersion promet d’être encore plus saisissante. Côté caméra externe, la molette de la MTP offre une fluidité agréable tout en restant précise : on ne ressent pas ce décrochage parfois présent avec les commandes dans DCS. En revanche, l’ajout du panneau de commande n’apporte pas vraiment d’avantage fonctionnel ici, si ce n’est le plaisir visuel de voir le train d’atterrissage se déployer ou se rétracter avec sa petite lumière rouge.

VR Ready ?

Je n’ai, pour le moment, pas de casque VR, mais je sais reconnaître un produit réellement compatible VR. Alors que précédemment, je trouvais que la manette des gaz ne remplissait pas très bien cette fonction, l’associer à la MLTP nous fait entrer, selon moi, dans un autre monde.

Vous l’aurez donc compris : le fait d’avoir ajouté la MLTP permet d’identifier les 3 interrupteurs de gestion des batteries de manière quasi naturelle. Il faudra tout de même apprendre le positionnement des boutons, et oui, il faut vraiment le faire. Grâce aux détrompeurs de la MLTP, on se retrouve avec très peu de difficultés d’apprentissage. Seul le bouton L GEN (générateur gauche) peut poser problème une fois le train d’atterrissage descendu, mais c’est un bouton que l’on utilise principalement lors d’un démarrage à froid, donc au sol.

Mon avis sur le MOZA MLTP

Le panneau de commande dédié au décollage et à l’atterrissage remplit parfaitement son rôle. On se rapproche de l’original sans pour autant tomber sous licence de l’US Air Force. Tout tombe sous la main de manière logique, et une fois que l’on a mémorisé le positionnement des touches, il est quasiment impossible de se tromper.

Au final, ce ne sont que quelques interrupteurs, mais ils font toute la différence. Outre leur qualité – même si les trois principaux sont en plastique -, ils restent agréables et très identifiables. Et j’insiste sur ce point : même en vol, et même hors VR, il est impossible (sauf intentionnellement) de se tromper.

Le train d’atterrissage avec sa lumière rouge est un plaisir à manipuler, tout comme la barre d’appontage. Mais mon bouton préféré reste sans conteste le frein de parking, pratique pour tous les avions, et d’une simplicité d’usage exemplaire.

Le summum, vous l’aurez compris, se situe dans l’association avec la manette des gaz Moza MTP. C’est un vrai game changer : elle gomme presque tous les défauts d’implantation, ou du moins aide à mieux comprendre le positionnement des commandes. Bien sûr, cela ne résout pas le problème de sérigraphie sur les deux boutons rotatifs infinis. Après plusieurs calibrations de l’axe du mini-joystick, j’ai même réussi à en améliorer la précision.

Le seul point négatif reste les câbles en transit-to-transit : personnellement, je privilégierais finalement un branchement direct via le hub USB.

Mais pour qui ?

DCS: F/A-18C

À tous les pilotes de McDonnell Douglas F/A-18A/C qui n’ont pas encore investi dans du matériel concurrent : on est tellement proche d’un périphérique intégré dans l’avion que l’expérience est vraiment agréable. Pour ceux qui possèdent déjà du matériel Moza Flight, rester dans l’écosystème Moza est une excellente idée. Cela peut sembler anodin, mais avoir un seul logiciel de contrôle simplifie énormément les choses et permet de mieux exploiter les fonctions dédiées.

Et pour les novices ? La réponse est oui, sans souci, à condition de savoir que les simulateurs de vol deviendront rapidement un vrai passe-temps. C’est clairement le type de panneau de commande incontournable pour tout simmer. Et lorsqu’il est associé à la MTP de Moza, on obtient le combo gagnant.

Certes, il faudra débourser environ 500 € (et ce n’est pas une petite somme), mais on dispose alors d’un périphérique complet, utilisable sur plusieurs aéronefs, prêt à l’emploi, sans accessoires supplémentaires. En résumé : que du bonheur !

Et la concurrence dans tout cela ?

La concurrence dans le domaine des manettes des gaz est assez féroce. Je me suis fixé une limite budgétaire à respecter, tout en cherchant un modèle adapté à une réplique d’avion. Je me suis également penché sur les options pour bi-réacteur, sans pour autant m’y restreindre.

Thrustmaster TQS

On rentre dans le vif du sujet avec la Thrustmaster TQS, dédiée au McDonnell Douglas F-16. Oui, Fred parle d’un biréacteur, et nous sortons un monoréacteur – vous avez tout compris !

D’un côté, nous avons un réplica (la TQS), et de l’autre, une belle copie de F/A-18 (la Moza MTP + MLTP). La qualité de fabrication de la TQS est tout simplement exceptionnelle, et je vous renvoie au test que nous avons réalisé il y a peu sur cette manette des gaz. Son défaut principal ? La gestion de ses LED via T.A.R.G.E.T. et le cache plastique. Sinon, elle dispose de tout le nécessaire pour un vol en F-16. Je l’utilise quotidiennement depuis presque deux ans, et j’en suis totalement satisfait.

On parle du prix ? Non, car elle est vendue 499,99 € – soit le même prix que notre ensemble Moza Flight MTP + MLTP.

Virpil VMAX Prime Trottle + VPC Universal Control Panel 2

La VMAX Prime Throttle est une manette des gaz au design universel. Aucun compromis avec ce modèle : nous sommes bien chez Virpil Controls.

Il est vrai qu’une période d’adaptation et de prise en main est nécessaire, car ce n’est pas un design américain – ce qui peut dérouter nous, pauvres Européens. La construction est entièrement métallique, avec des boutons et des interrupteurs d’une qualité inusable. Virpil nous gratifie même d’un petit ensemble de cabochons détrompeurs pour une utilisation VR-friendly. Elle est disponible à 429,95 € sur le site de Virpil Controls.

Pour compléter l’ensemble et rester totalement cohérent avec une configuration haut de gamme, Virpil propose un panneau de commande type aviation, conçu avec des matériaux issus de l’aviation. Son prix : 239,95 €. Il faut bien garder à l’esprit que l’on est ici sur des produits extrêmement durables. Certes, c’est 80 € de plus que le MLTP, mais on est clairement dans un autre univers.

WinWing Orion + PTO 2 Panel of Take Off

À 434,78 € hors frais de port, le principal concurrent de la Moza MTP est son voisin et cousin, la manette des gaz de chez WinWing. Cette manette se distingue par sa polyvalence et sa modularité : elle peut être modifiée pour adopter la forme de celle du F/A-18, du F-16 Viper, ou même transformée en cardan pour hélicoptère. Il est clair que nous sommes ici face à un semi-réplica.

Le panneau de commande, quant à lui, est d’un niveau comparable, voire légèrement inférieur, à celui de Moza. Il s’apparente à un composant de F/A-18B sans pour autant en être une réplique, avec une disposition proche de celle de la Warthog (interrupteurs et commutateurs situés à droite de la manette des gaz).

Pour atteindre le même niveau que son cousin Moza, il faut ajouter 187,77 € (le panneau de commande est actuellement en précommande à 114,24 € HT). On obtient alors un combo F-16/F-18 pour le panneau de commande de décollage et d’atterrissage. Nous sommes là aussi face à un faux réplica, où l’on mélange deux avions américains. Nous avons désormais le PTO (Power Take-Off) dans sa 2ème version.

VKB Stecs Thorttle Systeme

Si on pousse du côté de la Chine, on repense à VKB. Chez eux aussi, nous avons une double manette des gaz encore plus versatile que la WinWing. Personnellement, j’aime moins sa forme et son design, et les difficultés pour se la procurer en Europe sont récurrentes.

Je vous en parle, mais je passe mon tour pour cette version, même si la version space sim peut être judicieuse dans certains cas de figure. Elle coûte 346,00 € HT, hors frais de port. À cela, il faudra ajouter un add-on beaucoup moins agréable à utiliser pour 78,00 €, ainsi qu’un support de MFD à 37,00 €.

Conclusion

Je tiens tout d’abord à remercier Moza qui nous a confié cet ensemble MTP + MLTP. Je ne comprends toujours pas pourquoi Moza a fait le choix d’un grip F-16C Viper alors qu’ils conçoivent une manette des gaz et son Landing/Take-Off Panel sur une base de F/A-18A/C.

Clairement, la MLTP comble ce qui manquait à la manette des gaz de Moza Flight. Avec cet ensemble, Moza valide pleinement son entrée dans notre microcosme. Je suis conquis par ce type de périphérique. Pour 500 €, nous n’avons en face que la TQS de Thrustmaster, ce qui nous donne le choix entre deux matériels de qualité.

Est-ce que l’association Moza MTP + MLTP va mettre au placard ma vieille Thrustmaster Warthog ? La réponse est oui. La construction est solide et apporte de réels changements par rapport à la Warthog. Malgré les 150 € de plus pour le couple Moza, les ajouts apportés par la MLTP complètent parfaitement ce qui manquait à la MTP.

Fiabilité, précision, ergonomie dédiée et qualité de fabrication – même si ce n’est pas entièrement en métal comme j’aime – Moza coche toutes les cases. Ils nous fournissent un périphérique de qualité qui s’intègre parfaitement dans leur écosystème.

Bon vol à tous !

Pour :
  • Ergonomie du F-18A/C
  • La précision des commandes de vol
  • Un périphérique dédié à un aéronef
  • Un écosystème qui s’agrandit
  • Moza Cockpit
Contre :
  • Le plastique dans la construction
  • Un poil trop cher par rapport à la concurrence
  • Un périphérique dédié à un aéronef

MOZA MLTP

  • Type : Panneau de commande 
  • Matériaux : plastique, aluminium
  • Haptique : oui
  • Support Logiciel : Moza Cockpit
  • Compatibilité : PC 
  • Prix officiel : 159,00 €
test Moza MLTP
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Écrit par
Fred

Utilisateur Aguerri de Simulateur de Vol et Spatial.

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