Alors que nous attaquons le dernier trimestre de 2025, Moza Flight poursuit sa mission : rendre le retour de force accessible au plus grand nombre. La marque revient avec un nouvel ensemble que l’on peut clairement qualifier de bundle complet. Au programme du jour : la toute nouvelle base Moza AB6, accompagnée du grip MHG, réunies dans un bundle baptisé Moza AB6 Flight Simulator. Quelles sensations offre cette base de 6 Nm, et à quel type de pilote s’adresse-t-elle vraiment ? On fait le point dans notre test du Moza AB6 Flight Simulator.
Préambule
Ce test du bundle (Base + Grip) Moza Flight AB6 Flight Simulator a été réalisé avec du matériel prêté par Moza Flight, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en remplaçant notamment mon setup habituel. Vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.
Un peu de contexte
Lors de la FlightSim Expo 2025 qui se déroulait à Providence aux États-Unis, Moza Racing a présenté une nouvelle série de produits pour sa gamme Flight. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite vivement à relire ces deux articles pour plus de détails :
Pour résumer, Moza a levé le voile sur plusieurs nouveautés majeures dans sa gamme Flight. Parmi elles, le Yoke AY210, premier manche à retour de force grand public – dont notre test complet est prévu avant la fin de l’année. La marque a également présenté un équivalent du Garmin G1000 destiné aux cockpits maison, ainsi qu’un ensemble de commandes de vol inspiré du McDonnell Douglas F/A-18C. Et surtout, ce qui nous intéresse aujourd’hui : le bundle Moza Flight AB6 Flight Simulator. Cerise sur le gâteau, Moza a aussi révélé une nouvelle manette des gaz modulaire, la MTQ, dotée de poignées interchangeables. Cette manette, on l’a également testé, on vous invite à la découvrir ici.


Le Moza Flight AB6 Flight Simulator, c’est quoi ?
La base AB6 FFB, c’est la nouvelle venue dans la gamme des bases à retour de force flight sim Moza. Elle propose 6 Nm constants et se positionne en dessous de l’AB9 FFB, qui avec ses 9 Nm de couple, a marqué les esprits à sa sortie. Je vous renvoie au test que nous avions réalisé il y a déjà un an, mais il serait temps de le mettre à jour, tant l’interprétation logicielle a évolué. Et si vous l’ignoriez, la base AB9 se transforme en Active Shifter, un shifter / boîte en H à retour de force.
Est-ce que ça sera également possible avec l’AB6 ? Nous n’en savons rien pour l’instant. Officiellement – c’est à dire d’après le site de Moza Racing – seule l’AB9 est compatible avec le pommeau Active Shifter. Quoi qu’il en soit, pour en savoir plus sur cet Active Shifter, découvrez notre test ici.
Un bundle complet
Moza Racing nous a envoyé un bundle AB6 Flight Simulator, qui comprend la base AB6 ainsi qu’un grip : le Moza Flight MHG Flightstick. L’AB6 est équipée de 8 boutons à LED programmables, ainsi que de 2 curseurs pouvant servir de throttles. L’ensemble est fabriqué et assemblé dans un beau carter en aluminium (le même que l’AB9), avec un similicuir pour empêcher la poussière de passer. Précisons que le système de retour de force repose sur un double moteur et, contrairement à la Moza AB9, une transmission par engrenages.
Le Moza Flight MHG Flightstick est un grip entrée de gamme entièrement en plastique mat renforcé. Son design est assez unique, malgré une forte inspiration du côté de Virpil Controls et son FLNKR. Nous retrouvons une logique similaire de positionnement des touches, et Moza a eu l’intelligence d’y ajouter un axe Z de torsion de la poignée, qui sert de palonnier. Pour l’instant, Moza ne propose ce grip qu’en version droitier, mais j’espère vraiment qu’une version gaucher verra le jour. Avec son palonnier intégré, cela permettrait de faire de la simulation spatiale avec beaucoup plus de simplicité. Ce grip est disponible seul à 109,00 €.
Sur le papier, ce bundle AB6 Flight Simulator, c’est la base tout-en-un, idéale pour bien débuter. Il est vendu au prix de 449,00 €.
Première rencontre
Comme d’habitude du côté de Moza, nous avons un packaging vraiment très soigné. La petite mallette n’est pas si lourde que cela, et je reste légèrement sur ma faim à ce stade : je me demande vraiment ce que je vais découvrir à l’intérieur.

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?
Tout-en-un, c’est exactement ce qui définit ce kit. Alors, que contient-il vraiment ?
- La Base Moza AB6 FFB
- Le Grip Moza MHG
- Deux pinces de serrage pour un bureau
- Deux plaques métalliques de fixation de la base
- Un câble USB A vers USB B
- Deux clés BTR de 2 et une de 4 avec un petit tourne vis en bout PH1
- Une alimentation de 72 W seulement
- Un lot de vis pour fixer la base
- Une documentation, une planche se Sticker Moza ainsi qu’une planche de stickers d’identification

La Base Moza AB6 FFB en détail
La base est conçue en aluminium de grade aéronautique, gage d’une fabrication soignée et d’une vraie rigidité. Sous le châssis, quatre patins antidérapants dissimulent de longues vis de réglage, qui permettent d’ajuster précisément la partie supérieure. À l’avant, on retrouve huit boutons en plastique dur numérotés, capables de gérer les LED RGBavec pas moins de 16,7 millions de couleurs.
Moza reprend ici les mêmes boutons que ceux de ses produits simracing : un toucher légèrement brillant, un peu plastique, mais robuste et fiable.

Deux petits sliders sont également accessibles. Leur tension n’est pas réglable, mais ils restent dans la norme des fabrications actuelles de la concurrence. C’est un bon point, car ces deux axes pourront, selon les besoins, gérer les réacteurs de manière indépendante ou encore les réacteurs et les volets en vol. Il faudra simplement bien les identifier, et pour cela, une planche d’autocollants est fournie.

Pour finir, la base intègre un hub de seulement 3 ports, mais après réflexion, c’est largement suffisant. La base propose déjà tout ce qu’il faut, et ces ports supplémentaires serviront surtout à ajouter des accessoires comme un vrai palonnier ou une vraie manette des gaz. En effet, une fois que l’on voudra piloter de manière plus conventionnelle et évoluer dans l’univers de la simulation aérienne, on changera de grip et on perdra donc l’axe de palonnier intégré. La base pèse 3 kg tout rond.
Le grip Moza MHP Flightstick
Passons désormais au grip Moza MHG. Celui-ci est entièrement en matériau composite (un plastique plus plus en somme), de couleur mat pour éviter les traces de doigts, contrairement au Moza MA3X, brillant, qui marque rapidement. Sur la face avant du grip, le design est arrondi, et la jointure du plastique est visible, mais pas gênante pour la prise en main. On y trouve une gâchette rouge à deux positions, assez bruyante. Nous avons aussi un bouton gris classique à une position. Aucune gâchette ou axe de frein n’est présent sur ce grip.

Sur la partie principale, deux LEDs paramétrables (avec le même spectre de 16,7 millions de couleurs que la base) servent à identifier des fonctions spécifiques. De gauche à droite, nous avons un bouton push-pull rouge, un bouton 4 positions + push. Sur la partie centrale un mini-stick (à effet Hall) et pour finir un autre bouton 4 positions + push qui surplombe un bouton push-pull gris. L’ergonomie est agréable : tout tombe sous le pouce, et il est difficile de se tromper.

Côté index, un bouton rétroéclairé à LED paramétrable donne accès à un autre bouton 2 positions + push, plus souple, tandis que le bouton rétroéclairé reste assez bruyant. Le sont-ils également sur la gamme sim racing de Moza ? Une question à demander à Olive à l’occasion.

Retour sur le pouce, un nouveau bouton 4 positions + push, similaire au MH16 de la même marque, mais avec une forme légèrement différente et un toucher plus tactile.
Enfin, un repose-poignée tombe parfaitement au niveau de la poignée, sans besoin de réglage. Pour bloquer l’axe de palonnier, deux vis permettent de le verrouiller. Quatre autres vis d’intervention sont prévues pour le SAV, en cas de problème d’accès à l’axe Z. L’ensemble pèse 394 grammes et est bien sûr compatible avec l’AB9.
Montage produit
En soi, rien de compliqué : on procède comme avec toutes les bases. On sort légèrement la fiche du grip pour l’insérer dans la partie femelle de la base. On vise, bien sûr… Ouah, trop dur.
Un problème apparaît immédiatement : le grip ne possède pas d’empreinte de centrage, comme certains grips comme le Virpil FLNKR (testé par mes soins). Cela permet de l’incliner d’un côté ou de l’autre. En réalité, comme ce grip est conçu pour les droitiers, on l’inclinera naturellement vers la gauche.
On remarque aussi, une fois en place, qu’il est très facile d’utiliser l’axe Z de torsion. Un vrai plus pour débuter. Reste à savoir si cet axe sera assez précis pour des manœuvres d’appontage ou de ravitaillement en vol. La sensation est particulière par rapport à un module d’axe Z classique. La force nécessaire pour la torsion est importante, sans être insurmontable, mais le tarage des ressorts est marqué. Résultat, le retour du palonnier est rapide, et il faudra bien le contrôler.
Sur l’exemplaire que nous avons reçu, la base fait un bruit bien audible lorsqu’on manipule le stick. Je vais revenir sur ce bruit – en réalité lié à la technologie engrenage – un peu plus loin dans le test. Retenez à ce stade que c’est une différence notable avec la Moza AB9, plus douce sur ce point.
Et si on joue sur bureau ?
La base, plus basse que la Moza AB9, peut sembler plus facile à utiliser. Seulement, tout comme pour sa grande soeur, le problème que j’ai déjà relevé, persiste : le stick est positionné trop haut (cf photo ci-dessous). Et même si l’ensemble se situe sous la barre des 30 cm, ce qui peut convenir pour une session courte, les sessions longues deviennent vite inconfortables.
La base étant moins large et moins lourde, on est tenté de la déplacer d’un coup de main un peu trop fort à droite ou à gauche. Ce qui peut la faire basculer. Si on la monte sur une interface pour bureau (que je n’ai pas), cela pourrait être envisageable. Les moteurs sont moins puissants (30 % de moins que l’AB9), ce qui devrait offrir plus de stabilité. Reste à vérifier si les perçages correspondent.

Et si on utilise des supports ?
Avec les supports Monstertech, ma préférence, ça matche directement. Pas besoin de se poser de questions : on prend, on vise sur le support de perçage de l’AB9, et hop, c’est parti – même avec seulement 2 vis.
Mais comme je suis tête en l’air, je suis parti directement sur mes supports. Je n’ai pas pensé à utiliser le kit fourni avec le bundle Moza AB6 Flight Simulator. Après un peu de montage et quelques ajustements pour visser 4 vis de support de bureau et 4 vis à la hauteur souhaitée sur le support de la base (grâce à la plaque pré-percée), tout devient rapidement plus simple.
Comme d’habitude chez Moza, les supports sont découpés dans des tôles métalliques de 5 mm d’épaisseur. Et comme chacun a ses préférences, la plaque de réception de l’AB6 est percée tous les 2 cm, ce qui permet d’ajuster facilement la position pour une utilisation optimale.
Petite remarque importante : la base Moza AB6, avec tous ses boutons, est conçue pour être utilisée en position centrale, entre les jambes. Si on la décale vers la droite, l’accès à certains boutons deviendra difficile, à moins de les mapper de manière non essentielle.

Installation logicielle
Au branchement de l’alimentation de 74W, pas de gros logo Moza comme nous en avons l’habitude, mais une toute petite lumière verte. Allez, hop, on appuie sur le bouton de mise en route.
Comme pour la manette des gaz Moza Flight (MTP), les LEDs de la base s’allument progressivement. Ce n’est pas grand-chose en soi, mais personnellement, j’aime beaucoup ce style. Notez également la phase de calibrage, qui prend quelques secondes.
Mise a jour firmware

À ma grande surprise, au moment où j’écris ces lignes, je n’ai eu aucune mise à jour de firmware à effectuer. Les versions actuelles sont 1.1.2.3 pour la base Moza AB6 et 1.1.1.2 pour le grip MHG. Comme d’habitude, il faudra vérifier régulièrement les mises à jour du firmware pour faire évoluer cette base et son grip. Ce n’est pas compliqué, mais cela permet de corriger certains problèmes et, surtout, d’ajouter de nouvelles fonctionnalités.
Moza Cockpit 1.0.7.38

Bon, commençons par la partie la plus simple : la base AB6 de Moza Flight. Elle est reconnue sans mise à jour logicielle ou passage en version bêta. Un nouveau panneau apparaît : « Lights » (Lumière). La base s’affiche directement. Pour les deux molettes, trois options s’offrent à nous. Mode Axe pur, Mode 3 boutons distincts. Et pour finir le Mode combiné axe + bouton, où une position précise de l’axe, une fois le bouton activé, déclenche une action secondaire. Exemple concret : réduire la poussée jusqu’à un certain seuil, puis déployer le train d’atterrissage d’un seul geste.
Du côté du rétroéclairage, la personnalisation est simple et efficace. On peut choisir la couleur, ajuster l’intensité et sélectionner différents modes ou cycles lumineux. Le contrôle des LED peut se faire de deux manières : manuellement, via le logiciel Moza Pit House, ou automatiquement, en les liant à la télémétrie du jeu.

Côté manche à balai, le principe reste identique. Avant chaque session de jeu, pensez à calibrer le cogging : cela garantit un grip toujours plus précis. On peut aussi calibrer le mini-stick de POV ainsi que l’axe de palonnier intégré dans la poignée.
Passons à la partie la plus intéressante : nous avons la possibilité de choisir une double configuration, identifiable grâce aux 2 voyants situés au-dessus du mini-stick. Bien sûr, on peut personnaliser les couleurs de ces LEDs. L’objectif, comme pour la base, est d’établir un mode axe, bouton ou combiné pour ce mini-stick. Le contrôle des couleurs peut aussi se faire via télémétrie.
Notons au passage que Moza frappe encore fort avec une interface simple, en anglais, mais compréhensible par tous. Tout y est pour un paramétrage complet.

Les réglages
Dans la nouvelle version de Moza Cockpit, un détail m’avait échappé lors du test de la manette des gaz MTP et MLTP : Moza a redessiné l’interface de télémétrie FFB. L’un des deux onglets principaux pour le réglage des bases FFB offre désormais des informations essentielles qui viendront enrichir votre second écran. Vous y trouverez les données principales envoyées par le jeu, ce qui permet de vérifier que tout fonctionne correctement entre Moza Cockpit et les paramètres de votre simulateur.
Tout à gauche, un système de filtres de commande est désormais accessible. Cela s’avère d’autant plus efficace que beaucoup de joueurs, moi y compris, utilisons des prompts FFB générés par IA pour adapter le retour de force à notre avion. Moza fournit toujours autant de profils personnalisés validés pour les simulateurs et les avions. Mais quand on cherche quelque chose de plus spécifique, les profils par défaut restent un peu limités pour coller à la réalité. On se tourne alors vers l’IA et le Discord de Moza pour recueillir des avis. Dans 9 cas sur 10, ça fonctionne bien, et on obtient la bonne configuration pour notre base FFB.

Des axes bruyants ?
Avant de parler des sensations en jeu, il faut revenir sur mes premiers essais avec cette base. Outre le retour au centre que je trouve plus ferme, sur le modèle de prêt que j’ai testé, j’ai remarqué que les axes étaient particulièrement bruyants. Surtout lorsqu’on les compare à ceux de la grande sœur, la Moza AB9. J’ai contacté Moza à ce sujet : selon eux, le problème viendrait d’un firmware encore perfectible. Après mise à jour, honnêtement, je n’ai pas constaté de réelle différence. Peut-être que cela s’améliorera avec le temps, mais à mon avis, le souci ne vient pas du firmware.
Les deux bases AB6 et AB9 partagent le même système de contrôle des axes, avec des encodeurs 15 bits. En revanche, elles n’utilisent pas la même technologie de transmission : courroie pour l’AB9, engrenages pour l’AB6. Et c’est probablement là que le bât blesse. Ce système à engrenages rappelle un peu celui du Logitech G29 : efficace, mais bruyant et moins fluide. Une solution technique un peu datée, choisie ici pour réduire les coûts.
Cela dit, rassurez-vous : ce n’est pas un défaut rédhibitoire. Le comportement global de la base reste très bon, et vous allez voir qu’elle a encore de solides arguments à faire valoir.
Et en jeu, ça donne quoi ?
Ceci étant dit, si vous m’avez suivi jusqu’ici, c’est que vous attendez mon ressenti de la base Moza Flight AB6 et de son grip. Les 3 Newton de moins par rapport à sa grande sœur font-ils vraiment la différence en jeu ? Faut-il utiliser des profils différents ? Autant de questions auxquelles je vais tenter de répondre.
Pour ce test, j’ai utilisé plusieurs grips, le MH16 de Moza Flight et bien sur le MA3X, toujours de chez Moza. J’ai volontairement écarté le manche à balai Thrustmaster Warthog. Toutefois, il serait illogique qu’il ne fonctionne pas sur cette base.
J’en ai profité pour tester, sur Star Citizen, le joystick Virpil Control Constellation Alpha Prime en version gaucher. Évidemment, pour les besoins du test, j’ai modifié les réglages et démonté le support de la base afin d’ajuster au mieux la sensation de réalisme.
Microsoft Flight Simulator 2024
Dans un simulateur de vol, le réalisme est roi. Pour l’aviation civile, un yoke serait idéal pour coller à la réalité. Mais tout le monde ne peut pas s’offrir plusieurs périphériques.
Grâce à la polyvalence de la base Moza Flight AB6 – du moins, c’est mon avis pour une base tout-en-un –, on peut, via le logiciel Moza Cockpit, choisir le bon profil et l’ajuster si besoin. C’est une solution flexible pour ceux qui veulent une expérience complète sans multiplier les périphériques.
Diamond DA-40

Nous positionnons notre base Moza AB6 en position central avec le Grip Moza MA3X :
- Premier réglage : MSFS CTSL de Moza Flight pour AB9
- Second réglage : MSFS Diamond DA-40 NG de Fred (IA + Fred et ajustement Pilote Pro)
Première impression : plutôt positive. Au final, ça matche bien.
Avant de parler du ressenti du FFB, je veux souligner que le positionnement des boutons et des sliders est bien pensé. Le feeling à l’utilisation est bon, et le fait d’avoir des numéros sur les commandes s’avère pratique, car les simulateurs parlent en numéros de commande. Autre point : j’ai utilisé un slider pour les flaps et le deuxième pour la throttle. Bien sûr, on n’a pas le ressenti d’une vraie manette des gaz, mais pour débuter, c’est plutôt bien d’avoir tout sous la main.
Côté retour de force, la base se débrouille plutôt bien. On est évidemment en dessous d’un Moza AB9 : les coups dans le manche sont moins forts, ce qui donne un comportement de vol plus souple. En revanche, je trouve que le débattement n’est pas assez important – en partie à cause du positionnement des boutons sur le côté. Cela implique que pour les manœuvres très précises, il faudra être plus rigoureux dans nos mouvements de bras.

Airbus A320-Néo

Nous positionnons notre base Moza AB6 en mode copilote sur la droite avec toujours le Grip Moza MA3X. J’ai utilisé le Thrustmaster TCA Quadrant Airbus Edition (que j’ai piqué à Magic Sim pour le test).
- Réglage : AB9 A320 Family de Moza pour AB9
La rangée de boutons à droite est quasi inaccessible : il faudra y assigner des fonctions secondaires, peu critiques. J’ai configuré un slider en aérofreins et l’autre en flaps. Bon, on n’est pas dans l’immersion totale, mais ça fonctionne plutôt bien. La base AB6 renvoie les informations FFB du simulateur.
Le grip Moza MA3X s’avère efficace : les approches en phase d’atterrissage se passent bien, et on sent la touche du FFB sur les commandes électriques de vol. Le retour est légèrement moins marqué, mais avec assez de précision pour atterrir sans trop de difficulté. Le palonnier est fortement sollicité à ce stade. Un seul bémol : j’ai parfois l’impression qu’il me manque un ressenti dans le grip, comme si une information ne remontait pas totalement. Il y a une petite zone “creuse” difficile à définir, une sensation de manque que je n’arrive pas encore à cerner. Probablement un léger déficit de couple, qui atténue certaines nuances dans le retour de force.

DCS – Digital Combat Simulator
DCS, le simulateur de combat aérien par excellence, reste le jeu le plus fidèle pour nous, simmers. Son réalisme poussé à l’extrême en fait une référence, où chaque détail compte et où les sensations de vol deviennent une quête en soi.
Ici, pas de yoke – sauf pour le futur DLC du C-130 –, mais bien un joystick pour les avions de chasse ou un collectif pour les hélicoptères.
DLC F4U-1D Corsair

Nous positionnons notre base Moza AB6 en position central avec toujours le Grip Moza MHG. J’ai utiliser la manette des gaz Thrustmaster Viper TQS mission pack.
- 1er Réglage : DCS Spitfire de Moza Flight pour AB9
- 2eme Réglage : DCS F4U-1D de Fred (IA + Comparatif DCS Spitfire)
J’ai gardé la configuration des 2 sliders en flaps et aérofrein, car je trouve ça judicieux pour la chasse. Avec la Thrustmaster TQS, je serais quand même plus précis pour abattre un appareil, mais ma config actuelle reste validée.
J’ai fait beaucoup d’allers-retours entre les deux bases, car le ressenti du FFB diffère clairement. Pas de changement dans le comportement général, mais on ressent moins de retour de force (2×3 Nm en moins par moteur). C’est moins brutal, moins sec : le retour est suffisant pour transmettre l’information, mais on n’a pas ce phénomène de « j’ai du mal à ramener mon manche à balais ».
Avec l’AB6, on peut le ramener en forçant un peu, et ça passe. Sur l’AB9, en piqué à pleine vitesse, ramener le joystick demande un effort – si on force trop, on risque de débrayer les moteurs, et on se retrouve avec un grip mou. C’est une sécurité, qui existe aussi d’ailleurs sur l’AB6. Une fois relâché, tout repart comme si de rien n’était. Avec l’AB6, on est plus sur une sensation de fluidité : avec moins de résistance, mais en tirant, ça vient naturellement dans la main.

DLC MiG-29A Fulcrum

On conserve la position et la configuration de la base Moza AB6 en position central avec toujours le Grip Moza MHG. J’ai utiliser la manette des gaz Thrustmaster Viper TQS Mission Pack.
- Premier réglage : DCS Viper de Moza Flight pour AB9
- Deuxième réglage : DCS Fulcrum de Fred (IA + Comparatif DCS Viper)
Encore une fois, beaucoup d’allers-retours entre les deux bases de Moza. Je ne veux pas décrier notre AB6, mais il manque quelques subtilités dans le FFB en vol. En sim racing, on parle de clipping entre une base à 6, 9 ou 12 Nm. Ici, sur des avions exigeants en force, on sent grossièrement les limites de la boîte en alu. Ce qui me gêne le plus, au final, c’est ce manque de finesse dans le manche.
On se situe entre une base milieu de gamme et une haut de gamme – comme si on était entre 12 et 25 Nm. Ça n’a l’air de rien, mais quand on a pris l’habitude de voler avec un retour de force précis, certaines sensations manquent. Pourtant, ça reste très jouable, fun et vraiment agréable. On ressent une sorte de vibration permanente dans la base AB6. Je pense que c’est dû à la transmission par engrenage. Ce que je prenais pour des vibrations moteur sont peut-être dues aux engrenages.

Star Citizen
Star Citizen, la simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Deux approches s’y affrontent : un réalisme poussé à l’extrême ou un style plus proche du shooter. Pour ma part, je vise le réalisme, en m’efforçant de coller aux modèles de vol proposés par Cloud Imperium Games. Car pour une expérience authentique, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS (Hands On Stick And Stick) : un joystick pour les mouvements (tangage, lacet, roulis) et un second pour les translations (straffes).
Mustang Omega AMD Edition

On déporte la base Moza AB6 sur notre droite en maintenant le Grip Moza MHG. J’ai utilisé le couple Virpil Mongoost-CM3 avec le Grip Virpil Constellation Alpha Prime. Pour le coup, je me suis passé d’une manette des gaz et j’ai utilisé les boutons et sliders de la base.
- Premier réglage : Star Citizen de Fred
- Second réglage : Star Citizen Race Mode de Fred
Le jeu n’étant plus pris en charge par le logiciel Moza Cockpit, j’ai utilisé les réglages de ma base Moza AB9, et je dois dire que je suis agréablement surpris. Le feeling est excellent. Avec un réglage de force très faible, les mouvements sont fluides et vraiment agréables. En mode course, avec encore moins de résistance, c’est très fun : on se prend des jets en pleine figure et suivre un circuit sans perdre connaissance reste un défi. J’adore.
En revanche, si on coupe le son du jeu, on entend clairement le bruit de la pignonnerie (la faute à la technologie embryage – j’en reparle plus bas). Je pense que c’est le principal défaut de cette base. Selon la simulation à laquelle on joue, cela peut affecter le ressenti, ce feeling d’accroche que je prenais au départ pour du cogging.

AEGIS Idris – Tourelle Lourde

Même configuration que pour le Mustang.
- Premier réglage : Star Citizen de Fred
- Second réglage : Star Citizen Vaisseau Capital Mode de Fred
Si le premier réglage n’est pas du tout adapté aux tourelles d’un vaisseau capital à cause des mouvements trop lents, je suis rapidement passé à mon réglage spécial vaisseau capital. Dans ce cas, étant donné que les tourelles sont très lourdes et que les mouvements sont lents, la résistance de la base procure une bonne sensation. Une sensation de puissance, car on a de gros canons, et l’idée qu’une fois la cible touchée, ça va faire « boom ». Une sensation qui demande de la précision, car on veut que notre tir fasse un gros « pischt », ce qui nous pousse à prendre le temps d’ajuster notre tir. C’est tout l’intérêt du retour de force. Dans cet exercice, la base fait son travail et on n’a pas besoin des 9 newtons de l’AB9.
War Thunder

War Thunder, c’est le jeu de combat multijoueur gratuit qui mélange action arcade et simulation réaliste. Au menu : batailles aériennes, terrestres et navales, de la Seconde Guerre Mondiale à l’ère moderne. Trois modes de jeu s’offre a nous, Arcade (accessible), Réaliste (équilibré)et Simulateur (simcade). Je l’ai choisi volontairement : non seulement c’est le dernier intégré à Moza Cockpit, mais en plus, j’avais envie de tester sur un jeu plus simple, pour le fun et sans prise de tête. Juste pour le plaisir.
On est loin de l’hyper-réalisme qu’un Flight Simulator ou un X-Plane peut offrir, avec ses sensations de vol ultra-précises. On attends du retour de force du « tactactactac-boum-boum-boum ». Je ne dis pas qu’on se prive des variations des modèles de vol, la base fait son travail. Elle nous renvoie les informations, mais dans War Thunder, c’est plutôt la sensation et le ressenti « rapides » qui sont recherchés. La base nous permet d’avoir ces sensations-là, et c’est exactement ce qu’on lui demande.
Elle ne délivre pas des sensations aussi spectaculaires qu’une AB9, mais elle est plus smooth, plus accessible. C’est marrant, c’est fun, et au final, c’est bien le but recherché.
Mon avis sur le bundle Moza AB6 Flight Simulator
Difficile d’avoir un avis tranché sur ce produit, même si c’est précisément ce qu’on me demande. Il y a du bon, il y a du moins bon, mais tout dépend finalement de son positionnement tarifaire. À ce niveau de prix, une bonne partie des défauts s’efface d’elle-même. C’est là que tout se joue, et que les vraies questions commencent à se poser. Pour y voir plus clair, je vais donc découper ce test en deux parties : la base d’un côté, et son grip de l’autre.
Un grip pour tous les usages

Tout d’abord, parlons du grip. Certes, le joystick est en plastique, mais il offre tout le nécessaire pour bien débuter, que ce soit en flight sim ou en space sim. Le design rappelle celui du FLNKR de Virpil, mais il me semble mieux adapté à une utilisation quotidienne. Quand on a la chance d’avoir le grip MA3X de Moza, on peut facilement alterner entre l’aviation civile et tout le reste avec le MHG. Le fait d’avoir intégré un axe Z de palonnier débrayable dans le grip est un véritable atout. Rien n’empêche de conserver le manche à balai pour l’aviation civile, car il a son palonnier intégré, et quand on n’a pas trop d’argent à mettre sur la table, il offre tout ce qu’il faut.
La touche LED configurable est un vrai plus, surtout quand on change de fonction : c’est très pratique et ça se fait à la volée. Le mini stick de POV peut servir à la fois d’axe supplémentaire ou de bouton à 4 positions push, voire combiner les deux. Ça peut sembler anodin, mais dans certaines situations, ça simplifie vraiment la vie. Et avec l’indicateur LED, il devient difficile de se tromper.
Du plastique pour un prix
La construction en plastique me dérange, car elle aurait mérité une fabrication entièrement en aluminium. Fred et le plastique, c’est une grande histoire. Cela dit, le revêtement mat a l’avantage de ne pas laisser de traces de doigts comme on peut en voir sur le MA3X. Il manque tout de même une gâchette ou un axe à l’avant, comme sur le MH16 de la même marque. La solution de la gâchette débrayable me manque également, comme celles disponibles sur les modèles Virpil.
Oui, certaines fonctionnalités essentielles manquent quand on est habitué à du matériel haut de gamme, ou même du même fabricant. Mais avec un prix de 109 €, comme évoqué plus haut, c’est exactement là que se joue l’équilibre : malgré ces limites, ça reste une bonne affaire.

Une base FFB tout en 1

Commençons par le principal défaut de la base : le retour de force. Le souci ne vient pas d’un manque de sensations ou d’un excès, mais de la technologie choisie par Moza Flight, basée sur des engrenages et des pignons. Avec le temps et quelques mises à jour de firmware, il est probable que les performances s’améliorent. Ce que je prenais au début pour du cogging correspond en réalité à la force générée par les engrenages. Pour ceux habitués à l’AB9, le ressenti peut surprendre.
Les boutons rétroéclairés de la base sont très pratiques. Ils sont un peu fermes, mais ça évite de les activer par erreur. Numérotés, ils limitent les confusions, ce qui est utile avec les simulateurs et jeux qui se basent sur des numéros. La base dispose également de deux sliders configurables, utilisables comme bouton ou axe. Pour un débutant, cela permet de se passer d’un palonnier ou d’une manette des gaz. En progressant, on peut assigner ces sliders aux volets, aux aérofreins ou au trim. La base propose donc suffisamment de flexibilité pour répondre à différents besoins.
Une base dans un bundle uniquement

Pour l’instant, la base n’est disponible qu’au sein du bundle testé aujourd’hui. C’est le pari de Moza Flight. Au début, j’ai cru à une erreur, mais il est possible que la marque propose la base seule selon les résultats commerciaux. Si c’est le cas, ça pourrait bien secouer le marché. En retirant le reste du bundle, on arrive à un prix autour de 340 €. Une base qui permet de très bien débuter dans le flight sim sans se ruiner. Franchement, ça laisse sans voix.
Et si l’on cherche des défauts dans la construction, on n’est pas franchement servis. Certes, le carter est en acier léger et peut paraître un peu « clinquant ». Il y a peut-être moins d’aluminium de qualité aéronautique que sur certaines bases haut de gamme. Mais là où c’est important, il y en a suffisamment. Les encodeurs sont en 15 bits ; est-ce assez ? Pour rappel, Thrustmaster se contentait encore récemment de 8 ou 10 bits. Donc non, ce n’est pas un vrai défaut. On peut toujours trouver des petits points à critiquer, mais au vu du prix, il n’y a pas de discussion : c’est un concentré de technologie dans une petite boîte métallique, proposé à un tarif que seuls les constructeurs asiatiques savent tenir.
Mais pour qui ?
Le bundle est clairement pensé pour les débutants et ceux qui souhaitent découvrir le retour de force sans dépenser une fortune. Cependant, il ne s’adresse pas uniquement aux débutants, mais aussi aux utilisateurs réguliers de simulation.
Oulah, Fred va un peu loin en disant cela ! Le prix tout simplement. Investir 600 € dans une base comme l’AB9, oui, ce n’est pas accessible à tout le monde. Et je parle uniquement de la base, nue, sans grip ! Alors oui, la grande sœur apporte un peu plus en termes de sensations. Mais la petite Moza AB6 fournit tout le nécessaire pour débuter ou progresser. Si l’on doit choisir entre une base modulaire haut de gamme et l’AB6, même dans le cadre d’un bundle, le choix mérite réflexion : une base modulaire ne pourra jamais reproduire exactement les sensations d’un retour de force en temps réel.
ll y a des jours où la simulation réaliste n’est pas de mise. Des jours où l’on veut juste s’amuser et prendre du plaisir. Là encore, la Moza AB6 répond présente. Elle reste accessible à tous. On aimerait simplement que Moza élargisse sa liste de jeux compatibles : Star Citizen et Squadron 42, bien sûr, mais aussi Star Wars Squadrons, Everspace 2, Ace Combat…

Et la concurrence dans tout cela ?
Il est temps désormais de faire un rapide tour d’horizon de ce qui se fait au niveau de la concurrence. Je ne vous cache pas que je suis bien embêté pour écrire ces lignes, et le panorama que je vous propose n’est pas exhaustif. Si j’oublie certains fabricants, c’est simplement par crainte de trop me répéter, car au final il n’y a que deux types de concurrents : d’un côté, les bases à retour de force, et de l’autre, les bases modulaires qui n’offrent pas le même ressenti et ne sont pas dans le même budget.
Moza Flight AB9
C’est immédiatement ce qui me vient à l’esprit. L’ayant testée et acquise personnellement, je ne peux m’empêcher de la comparer constamment. Tout au long de ce test, les comparaisons avec elle se sont imposées d’elles‑mêmes. La Moza AB9, c’est sa grande sœur. En réalité, elle s’adresse à une clientèle différente : c’est une base plus puissante, sans options modulaires, et avec un budget nettement plus élevé.
Pour l’instant, la Moza AB6 n’est pas vendue séparément, mais on peut imaginer qu’elle coûterait entre 300 et 350 € si l’on retire le grip MHG. À côté, la AB9 est affichée à 599 €, soit quasiment le double. Sa cible est donc clairement les simmers réguliers, professionnels ou hardcore.
WinWing Cyber Taurus
Pas de nouvelle, bonne nouvelle. Après leur annonce fracassante à la Flightsim Weekend 2025 et à la FlightSim Expo de Providence en 2025, plus rien, mais quand je dis plus rien, c’est vraiment plus rien. À cette période, il y avait des précommandes ouvertes sur la page Facebook de WinWing, et depuis, silence radio. Contrairement à Virpil qui a lancé un Kickstarter, on pourrait être, en théorie, sur le même concept mais directement avec la marque. Alors, que dire et qu’en déduire ? Le projet avance, c’est une certitude, car tous les autres éléments vus aux conférences ont déboulé et sont désormais en vente.
Pour le moment, je serais d’avis d’attendre ces périphériques, même s’ils sont très prometteurs. Nous serons dans une gamme de prix en fonction de la puissance de Moza, peut-être plus ou moins cher, mais ce ne sont que des spéculations à ce stade.
Thrusmaster A.V.A.
Désormais, c’est bye bye le retour de force. Nous passons aux bases modulaires. Commençons par notre Thrustmaster national avec leur base A.V.A. C’est une base à utiliser au quotidien, et pour moi la plus polyvalente de toutes les bases modulaires. Changer de came ne prend que 5 minutes, tout comme ajouter les amortisseurs. Toute la base est conçue pour être modulable le plus rapidement possible. Alors oui, elle a un cache en plastique, et Fred n’aime pas le plastique, mais c’est son seul défaut. On peut également noter le manque de variété de cames, malgré l’arrivée de nouveaux accessoires que nous avons testé ici, mais c’est un produit jeune avec une durée de vie prévue d’une dizaine d’années. Son prix est de 279,99 €, et c’est ma préférée ! Retrouvez mon test ici.
Virpil Control Mongoost-CM3 et WarBrd-D
La concurrence directe avec Thrustmaster sur le segment des bases modulaires se compose d’un modèle légèrement plus cher que l’A.V.A et d’un autre moins cher. Par rapport à notre Moza AB6, aucune n’offre de retour de force, mais elles s’appuient sur un ensemble de ressorts, cames, amortisseurs et embrayages pour simuler ce retour. Il s’agit uniquement de mécanique avec un peu d’électronique pour contrôler le tout. Si vous cherchez un peu de modularité, optez plutôt pour une MongoosT-CM3 à 319,95 €, qui est increvable et offre un excellent rapport qualité-prix. Sinon, choisissez la WarBrd, le meilleur rapport qualité-prix à 219,95 €, mais elle sacrifie la simplicité pour le changement de came. En effet, cette dernière nécessite un démontage complet de la base pour accéder à ces réglages. Je vous invite à consulter les deux tests que nous avons réalisés sur le site.
Conclusion
Je tiens à remercier Moza pour la confiance qu’ils nous accordent et pour nous avoir permis de tester ce produit en avant-première.
Depuis le début de ce test, je suis bien embêté entre les allers-retours de comparaison avec la Moza AB9, sa grande sœur, pour vous donner un avis tranché. Alors oui, cela fonctionne, et même plutôt bien. La résistance nécessaire pour avoir un retour de force est présente, et la base redistribue bien cela. En jeu, c’est assez amusant et réaliste, bien qu’il manque des informations dans le manche à cause du manque de puissance de la base.
Mais pour débuter, car on parle d’une base tout-en-un prévue pour les débutants, je ne peux que valider l’ensemble, qui rappelons-le, propose également un support bureau ! Le prix est agressif à 449,99 € et pour l’instant, elle n’a pas vraiment de concurrence sur le segment retour de force. La construction de la base est solide. La technologie embarquée me pose quelques problèmes, mais à ce prix si agressif, les défauts de la base sont gommés. Même si le grip est en plastique renforcé, son design et l’emplacement des commandes conviendront à tous, car au final, je n’ai pas rencontré de problème comme avec certains grips.
Moza Flight propose un très bon bundle, et je dois l’admettre, malgré ses nombreux petits défauts. À ce prix, c’est parfait pour mettre un pied dans la simulation aérienne ou spatiale. Ou tout simplement pour passer un bon moment sur un jeu avec de bonnes sensations. Pour moi, le contrat est rempli.
Sur ce, bon vol à tous.
Le Moza AB6 Flight Simulator est désormais disponible à la précommande sur le site de Moza ou bien les distributeurs habituels.
Pour :
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Accéder au retour de force + grip à ce prix là – seule sur son segment à ce jour
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Ergonomie globale
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Qualité du grip
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Bundle proposé avec support bureau
Contre :
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La jeunesse du produit
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Ressenti des engrenages – qui sera (peut-être) corrigé avec le temps
MOZA AB6 FLIGHT SIMULATOR
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Type : Base FFB + joystick
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Matériaux : Aluminium, composite mat, plastique
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Support Logiciel : Moza Cockpit
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Compatibilité : PC
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Prix officiel : 449,99 euros

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Bonjour, merci pour l’article détaillé.
La base AB6 propose t’elle comme sa grande sœur l’AB9 un trim dynamique, j’entends par là le mouvement du manche lors du trim et le blocage de celui-ci via un bouton paramétré (comme c’est le cas dans la réalité dans les hélicoptères).
Merci d’avance
Bonjour Jules,
Je ne vais pas te répondre simplement par « oui » ou « non ». Le trim automatique de la Moza AB6 fonctionne de la même manière que sur l’AB9. Cependant, il est essentiel de bien le paramétrer, à la fois dans le logiciel Moza et dans Flight Simulator.
Pour t’aider, je te conseille de regarder la vidéo de SimHanger Flight Simulation, qui explique en détail comment le configurer correctement. Voici les passages clés :
De 9’07 à 10’00 : Explications sur le paramétrage.
De 14’27 à 14’44 : Démonstration physique.
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=K118j3W2drA
N’hésite pas si tu as d’autres questions !
Bon vol à toi !
Merci beaucoup pour cette réponse précise. En effet ça a l’air de fonctionner d’après la vidéo ce qui est vraiment appréciable pour un produit a ce prix là.
Bonjour, est il possible d’utiliser la base comme un shifter ?
Bonjour,
Pour faire simple, j’ai complètement oublié de tester la fonctionnalité. Aïe aïe, je mérite presque le pilori. Comme je n’ai plus la base, je ne peux pas répondre affirmativement à ta question. Mais je ne vois pas pourquoi Moza n’aurait pas intégré la fonction dès le départ. Le pattern en H serait assez faible, mais pour du shifter classique, ça fonctionnerait.
Passe une bonne journée