À peine la Moza AB6 testée que je me retrouve à brancher un autre périphérique de la marque : la MTQ Throttle Quadrant. Pas une manette des gaz comme les autres, non. Celle-ci veut tout faire : s’adapter, évoluer, et surtout, s’intégrer dans l’écosystème Moza Flight. L’idée est séduisante sur le papier, mais qu’en est-il une fois installée dans le cockpit ? Réponse dans ce test complet de la Moza MTQ !
Préambule
Ce test de la manette des gaz Moza MTQ Throttle Quadrant et des ses accessoires a été réalisé avec du matériel prêté par Moza Racing, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en remplaçant notamment mon setup habituel. Comme d’habitude, vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.
Un peu de contexte
Lors de la FlightSim Expo 2025 qui se déroulait à Providence aux États-Unis, Moza Racing a présenté une nouvelle série de produits pour sa gamme Flight. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite vivement à relire ces deux articles pour plus de détails :
Pour résumer, Moza a levé le voile sur plusieurs nouveautés majeures dans sa gamme Flight. Parmi elles, le Yoke AY210, premier manche à retour de force grand public – dont notre test complet est prévu avant la fin de l’année. La marque a également présenté un équivalent du Garmin G1000 destiné aux cockpits maison, ainsi qu’un ensemble de commandes de vol inspiré du McDonnell Douglas F/A-18C.
Mais ce qui retient toute notre attention aujourd’hui, c’est bien sûr le bundle Moza Flight AB6 Flight Simulator – que nous avons également testé – ainsi que la nouvelle manette des gaz modulaire, la MTQ, dotée de poignées interchangeables, les Moza TQB et Moza TQA. C’est celle-ci que nous mettons en test dans cet article.


La Moza MTQ Throttle Quadrant et ses accessoires, c’est quoi ?
Entièrement construite en plastique, la Moza Flight MTQ Throttle Quadrant (c’est son vrai nom) incarne la version plus compacte et économique que le couple Moza MTP + MLTP. Elle vise les pilotes virtuels qui cherchent une solution complète et fonctionnelle, orientée aussi bien aviation civile – contrairement à la MTP – que militaire. Le tout à tarif contenu. Avec ses quatre axes, cette MTQ se présente comme le complément idéal de l’AB6, et s’inscrit en entrée de gamme.
Côté commandes, la MTQ met tout ce qu’il faut à portée de main : 10 boutons multifonctions, 3 encodeurs rotatifs, 3 interrupteurs à bascule, ainsi qu’un levier de train d’atterrissage dédié. Le tout s’accompagne d’un rétroéclairage RGB personnalisable (16,7 millions de couleurs), pilotable via le logiciel Moza Cockpit. Ce dernier permet d’adapter la couleur à l’ambiance du cockpit ou même de la synchroniser avec la télémétrie du jeu. Côté axes, on retrouve deux leviers moteurs, un axe pour les aérofreins et un slider à 5 positions pour gérer les flaps ou le trim selon les besoins.
La manette se distingue surtout par sa modularité. Elle accueille en façade une poignée interchangeable, différente selon le type d’appareil. Pour les amateurs de chasseurs, la version militaire intègre un rotary infini, un bouton poussoir et un mini-stick analogique, accompagnés sur la droite de deux hats à 4 positions avec clic central, et d’un sélecteur à deux positions. Cette configuration vient compléter la base MTQ, vendue 219,00 €.
Pour l’aviation civile, Moza propose deux variantes distinctes : la TQB (inspirée Boeing), équipée d’un inverseur de poussée et de ses commandes dédiées, et la TQA (inspirée Airbus), reprenant la configuration spécifique du constructeur européen. Ces deux poignées sont vendues séparément au tarif de 45,00 € chacune.
Première rencontre
Être trop habitué à la qualité du packaging de Moza, c’est presque un piège. À force, on s’attend à une expérience premium à chaque ouverture de boîte. Et quand le niveau baisse – ou simplement change -, une petite frustration s’installe. Rien de dramatique, mais on se surprend à penser : « Bon sang, pourquoi Fred fait-il ça ? » La suite juste en dessous…

Mais qu’y a-t-il de beau dans ce carton ?
Le déballage de l’ensemble est, disons-le, décevant. Le mot est peut-être un peu fort, mais c’est tout de même le ressenti. Pas de mousse, pas de housse, juste du carton moulé comme on en trouve souvent sur les produits Thrustmaster. Rien de choquant en soi, mais je tiens à le préciser, car ça m’a gêné. Pas de doutes, on est bien dans l’entrée de gamme. Dans notre carton, nous avons :
- La manette des gaz Trottle Quadrant modulaire
- Un cable RJ11 – RJ11 de transit vers une base Moza FFB
- Un cable USB A vers USB B de 1,2 m
- Une manette gauche de type Jet
- Une manette droite de type Jet
- Quatre vis de serrage pour fixer les manettes
- Un tourne vis PH1
- Une clé BTR de 3
- Une manette gauche pour les aérofreins
- Une manette droite pour les flaps
- Une documentation technique

La manette des gaz MTQ en détail
Bon, commençons par les points négatifs. La manette des gaz est entièrement en plastique, à l’exception de la mécanique interne et des trois interrupteurs, qui eux sont en métal – heureusement, c’est ce qui compte le plus. Honnêtement, la sensation générale n’est pas incroyable. Même si Moza a utilisé un plastique renforcé, ça reste du plastique, et ça se sent. Je comprends qu’on soit sur une gamme d’entrée ou de milieu de gamme, mais pour l’instant, je reste un peu sceptique.
Sur le côté droit, on retrouve une vis de réglage de friction, qui se règle avec le tournevis fourni, à l’instar de ce que propose Thrustmaster sur ses périphériques flight sim.
Sur la partie gauche, on retrouve quatre boutons poussoirs étiquetés A1 à A4, sans autocollants ni rétroéclairage. En revanche, les six autres boutons poussoirs, rétroéclairés et clairement identifiés, regroupent les principales fonctions de pilotage automatique. Un vrai plus pour l’immersion – et ça, je ne peux qu’approuver.
Sur la deuxième partie, nous avons deux rotatifs infinis avec un détrompeur de position et un sélecteur à cinq positions. J’apprécie particulièrement ce dernier, car il est bien marqué. Nous n’avons aucun rétroéclairage, et j’aurais aimé pouvoir ressentir la position de mon sélecteur. Ou tout simplement la voir. Toujours au même emplacement, nous avons un bouton à trois positions avec retour au centre pour un fonctionnement gauche-droite. Généralement, sur ce type de boutons, on trouve plutôt un mouvement haut-bas ou inversement. Cela reste une habitude de design à tester en jeu. Et pour finir, nous avons trois interrupteurs classiques, dont un dédié au train d’atterrissage, toujours sans rétroéclairage.

Du poids et des axes
L’ensemble pèse 1,295 kg avec la poignée TQF que je nommerai Jet. Sur la partie supérieure, on retrouve quatre axes, chacun ajustable via une petite vis située sur le côté droit. Les crans d’afterburner peuvent être retirés pour assurer la compatibilité avec d’autres accessoires, un bon point pour la modularité. La MTQ offre quatre véritables axes, précis à plus de 65 000 positions. Quant au crantage sur l’axe des flaps, il n’est pas là par hasard : tout pilote vous le dira, le contrôle des volets / flaps par position est indispensable pour un pilotage propre.

Moza a choisi d’intégrer à sa manette des positions et crans fixes, non débrayables, mais contrôlés par des axes complets. En pratique, on peut tout à fait les utiliser comme des axes standards, mais il faudra définir clairement leur rôle.
On retrouve ainsi quatre crans pour les volets (flaps), soit le minimum requis pour l’aviation civile. Pour davantage de finesse, il faudra passer par des positions intermédiaires. Côté aérofreins, Moza a opté pour une logique mixte : un cran d’activation, puis une zone lisse sans crantage, qui laisse la liberté de doser l’action en vol.
Je dois reconnaître que ce choix m’a surpris, car Moza s’éloigne ici de la stratégie de Thrustmaster, qui préfère doubler ses périphériques pour simuler un quadriréacteur complet. À mon sens, l’approche de Moza couvre 95 % des besoins en aviation civile comme militaire – et je dois dire que je valide totalement cette philosophie.
Une question de friction
La vis de réglage de friction permet d’ajuster la résistance des manettes selon vos préférences, pour plus ou moins de réalisme en fonction du feeling recherché. Le système fait correctement son travail, sans surprise. Pour ma part, je trouve le réglage d’usine bien équilibré : ni trop dur, ni trop souple.

Une histoire de poignées
Ce qui distingue vraiment cette manette des gaz des modèles plus classiques, c’est la possibilité de changer de poignée en un instant, selon l’aéronef que l’on pilote. Aviation civile, militaire ou même simulation spatiale : Moza a pensé à tout. À ce jour, seul VKB propose un module spécifique pour le space sim, intégré à sa propre manette des gaz. Mais avec la modularité et la technologie de Moza, rien n’empêcherait la marque d’en faire autant. Peut-être une piste à explorer dans les prochains mois…

La poignée Jet ou TQF
Je vais mettre de côté les deux petites poignées de flaps et d’aérofreins, bien conçues et efficaces, pour me concentrer sur la fameuse poignée TQF. Et là, soyons clairs : je ne l’aime pas. Le grip, le design général, la prise en main… tout me semble rédhibitoire.
Tout d’abord, la jonction entre les deux manettes est entièrement en plastique, avec un axe qui se replace mal après manipulation. Le toucher est trop lisse, presque glissant, et le ressenti global fait très “jouet”.

Le rotary infini est cranté – bonne idée sur le papier – mais je le trouve trop large, mal dimensionné. Mon auriculaire glisse, et je dois constamment repositionner mes doigts pour l’actionner correctement. Un bon point tout de même : malgré leur aspect plastique, le bouton push et le mini-stick fonctionnent correctement, même si le clic est un peu “cheap”.
En revanche, la position de la main est problématique. J’ai toujours un doigt “perdu”. Soit l’annulaire tombe sur le bouton push et l’index sur le mini-stick, laissant le majeur en suspens, soit il faut se contorsionner pour trouver une position à peu près logique. Les détentes, elles, sont placées trop bas pour être accessibles naturellement – et pourtant, je n’ai pas de grandes mains. Quant aux trois boutons sur la tranche droite… même constat : cheap et plastique. Bref, cette poignée TQF ne me convainc pas du tout.


La poignée Boeing ou TQB
Changement de décor, on passe à l’aviation civile. Alors, que penser de tout ça ? Côté unboxing, on est sur un emballage plastique ultra léger, encore plus léger que pour la Moza Flight MTQ. Pas très excitant, donc… mais honnêtement, ce n’est pas ça qui fera la différence une fois en vol.

Bonne chance pour la suite, ce produit est vraiment de qualité. Le plastique blanc est excellent, et je le compare volontiers au Thrustmaster TCA Quadrant Boeing Edition. La cinématique est assez proche, mais sans cet effet de graduation que la TM pouvait offrir.
La poignée se distingue par sa qualité. La conception est vraiment réussie, le blanc est agréable, et le système de reverse des moteurs inspire confiance par sa solidité. On a l’impression de tenir quelque chose de concret et robuste en main. Même constat pour les deux boutons typiques de Boeing situés au‑dessus du reverse et celui de la poignée. Honnêtement, je suis agréablement surpris par cette finition et j’ai hâte de l’utiliser en vol.


La poignée Airbus ou TQA
Après avoir été emballée par la version Boeing, je m’attendais à ce que le module Airbus ne soit que du bonheur. Quelle surprise en prenant cette poignée en main ! Elle alterne le bon et le moins bon. Outre sa finition noire glossy qui marque facilement les traces de doigts, j’ai surtout regardé le système de détente spécifique à Airbus. Et là, je reste sur ma faim : une seule bille pour le crantage et une poignée dont la tension est trop faible pour être correctement agrippée avec l’index. Dommage !

Pour rappel, pour passer en aviation civile, il faut retirer les cales de la version militaire. Une fois en place, les billes font parfaitement leur travail : elles se positionnent bien dans les crans. Le système de reverse ne peut pas être activé sans la poignée dédiée, ce qui est rassurant, car je craignais qu’en forçant un peu, il soit possible de l’actionner par erreur. Finalement, la conception de la Moza MTQ empêche physiquement le reverse en mode Airbus. Après quelques essais, entre points forts et limites, même si la poignée Airbus me laisse un sentiment mitigé, l’ensemble reste très correct dans son fonctionnement.

Montage du Test Moza MTQ
Je tiens à préciser que volontairement, je ne fixe pas les quatre vis sur les axes car je compte changer et interchanger les poignées pour m’adapter aux différents avions. Une fois de plus, Moza me surprend avec sa modularité. C’est très simple : on branche et on débranche les poignées. Seules les deux poignées des flaps et des aérofreins n’ont pas de connecteur. C’est grâce à un système de 5 broches que Moza permet la connectivité avec ses différents accessoires. C’est vraiment du bon, et cela peut ouvrir la voie à un avenir plus orienté vers la simulation spatiale, ce que j’apprécie.
Et si on joue sur un bureau ?

Pour le reste, on peut brancher la manette des gaz directement au PC ou via le câble RJ11 à une base Moza FFB AB6 ou AB9. Comme d’habitude avec Moza, le démarrage est accompagné d’un rétroéclairage progressif. Pas de vidéo ici : voir deux fois trois LED s’allumer lentement, ce n’est pas très intéressant.
Et c’est là que vous vous dites : mais comment se fait-il que Fred ne nous ait pas encore parlé des supports MonsterTech ? La raison est simple : cette manette peut s’utiliser correctement sur un bureau et sans support. Nous avons de gros patins en dessous qui permettent d’assurer une bonne stabilité de l’ensemble, et elle ne glisse pas. En revanche, pour en profiter sur un bureau, il ne faudra pas trop toucher à la vis de réglage de friction. Bien sûr, si l’on ajoute de la friction et que l’on rigidifie le quadrant, celui-ci se déplacera simultanément à chaque action.
Et si on utilise avec les supports ?
Bien entendu, pour tirer le meilleur parti de votre quadrant, je vous conseille de le positionner sur des supports de bureau, beaucoup plus ergonomiques. Dans un cockpit réel, le quadrant est à portée de main, pas placé en hauteur avec l’épaule levée. Mais avec moi, vous commencez à avoir l’habitude…
J’insiste souvent sur l’ergonomie dans mes tests. Il faut penser aux troubles musculosquelettiques : comme en sim racing, la position de pilotage est essentielle. La fatigue arrive vite, surtout si, comme moi, on a tendance à laisser la main posée sur le quadrant. Résultat : l’épaule se lève régulièrement au lieu de rester basse.
Installation logicielle
Au branchement de notre cable USB et comme pour la base FFB AB6 de Moza Flight, les LEDs de la throttle s’allument progressivement. Ce n’est pas grand-chose en soi, mais personnellement, j’aime beaucoup ce style.
Mise a jour du firmware

À ma grande surprise, au moment où j’écris ces lignes, aucune mise à jour de firmware n’était nécessaire. Les versions en place étaient la 1.1.1.22. Cependant, lorsque j’ai pris mes photos pour ce test, une nouvelle version est apparue : 1.1.1.24. La dure vie des testeurs, hein ! ^^
Comme toujours avec Moza, il faudra vérifier régulièrement les mises à jour du firmware. C’est simple à faire et ça permet non seulement de corriger certains bugs, mais aussi d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à votre quadrant.
Moza Cockpit 1.0.7.38

Commençons par la partie la plus simple : les calibrations, et en particulier le ministick. Pour être franc, j’avais rencontré un souci avec ce mode. Sans calibration, le ministick fonctionnait correctement, mais avec la version 1.1.1.22, un bug gênant apparaissait. Heureusement, la mise à jour vers le firmware 1.1.1.24 a corrigé ce problème et la calibration s’effectue désormais sans accroc. Quant aux axes, rien de plus simple : haut-bas et bas-haut, et le tour est joué.
Côté rétroéclairage, la personnalisation reste intuitive : choix de la couleur, réglage de l’intensité, sélection parmi différents cycles d’éclairage. Je dois avouer que je suis un peu gourmand : j’aurais aimé pouvoir configurer chaque touche individuellement. Et pour les sessions nocturnes, quelques boutons supplémentaires rétroéclairés auraient été un vrai plus. Mais à part ce petit souhait, tout se fait simplement via le logiciel Moza Cockpit.

Les réglages
Les réglages disponibles dépendent entièrement de la poignée utilisée. Pour la TQB de Boeing, le mode reverse ne nécessite pas de paramétrage particulier. En revanche, c’est bien en jeu qu’il faudra configurer la combinaison : appuyer sur le bouton pour passer en reverse.
En revanche, c’est avec la TQF et la TQA que les réglages prennent tout leur sens. Pour la TQF, comme avec la manette MTQ, on ajuste les axes pour gérer précisément l’allumage et le passage en afterburner.
Pour la TQA, il s’agit de configurer la position du reverse. Concrètement, on définit dans le logiciel la correspondance exacte entre la position physique du levier et l’action dans le jeu, afin que tout fonctionne de manière intuitive.

Et en jeu, ça donne quoi ?
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous attendez mon verdict sur la manette des gaz MTQ de Moza Flight en conditions réelles. Peut-elle vraiment devenir un compagnon fiable ? Et surtout, sa polyvalence avec les différentes poignées fait-elle réellement la différence face à un throttle ou quadrant dédié ? Voilà les questions auxquelles je vais tenter de répondre.
Pour ce test, j’ai utilisé plusieurs grips : le MH16 de Moza et bien sûr le MA3X, du même fabricant, associés à la base AB9 FFB. Concernant les jeux testés, comme à notre habitude, j’ai choisi de jouer sur MSFS2024, DCS, mais aussi XPlane12 et, bien sûr, Star Citizen.
Microsoft Flight Simulator 2024
Dans un simulateur de vol, le réalisme est primordial. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke est idéale pour se rapprocher au maximum de la réalité. Le grand avantage de cette manette des gaz est sa polyvalence. On peut ainsi l’adapter parfaitement à nos besoins en termes de réalisme.
Daher TBM930

Nous positionnons notre manette des gaz en mode quadrant sur notre droite base avec le Yoke FFB AY210 du même fabriquant.
- Manette TQF
- Cale d’afterburner et d’arrêt moteur retirée
Malgré un rainurage bien prononcé sur la MTQ, la manette TQF n’apporte rien. Ma main droite glisse constamment, ce qui est désagréable. J’utilise la grosse molette pour gérer mon trim, ce qui positionne ma main à gauche de la poignée TQF, rendant l’accès aux boutons situés à droite difficile. Pour le coup, je ne comprends pas les choix de design de Moza.
La bonne surprise, en revanche, c’est l’excellente utilisation de l’aérofrein, précis et très agréable à manipuler. Il en va de même pour les flaps : pas besoin de se poser des questions sur les degrés, un cran, puis trois crans pour finir sur un full flaps. Vraiment très pratique.
Un autre point positif : les boutons de l’autopilote, qui sont rétroéclairés. On appuie sur une fonction et ça marche, la télémétrie indiquant clairement si c’est actif ou non. Pour parler de la précision des axes de notre manette, je pense que ces derniers sont fidèles et remplissent bien leur rôle. Pour ce qui est de la précision des axes, ils sont fidèles et remplissent parfaitement leur rôle. Avec 65 536 points de position, il serait surprenant qu’il en soit autrement.

Airbus A320neo

Nous positionnons notre manette des gaz en mode quadrant sur notre gauche en position copilote. Nous utiliserons aussi la base AB9 FFB avec le grip MA3X.
- Manette TQA avec calibrage dédié
- AB9 avec le réglage FFB : AB9 A320 Familly de Moza
Bonne pioche ! Avoir la bonne poignée change tout. Jouer avec cette manette des gaz apporte un vrai plus dans cette configuration. Oui, il faut repasser par la case calibration dans le Moza Cockpit. Ce n’est pas vraiment optionnel : pour positionner correctement le reverse et freiner notre Airbus A320 de dernière génération, cette étape est indispensable.
Même chose pour les flaps et les aérofreins : ce n’est pas seulement une question de réglage, mais aussi de toucher et de précision de l’axe, qui sont vraiment agréables. On retrouve un peu l’esprit du TCA Airbus Edition de Thrustmaster.

Xplane 12
C’est le concurrent de Microsoft Flight Simulator 2024. On n’est pas là pour déterminer lequel est meilleur, mais juste pour constater leurs différences. Ici, nous testons notre manette des gaz en mode Quadrant. Peu importe le jeu : ce qui compte, c’est le ressenti et la qualité de la liaison de télémétrie entre le jeu et le Moza Cockpit.
Airbus A320neo

Nous positionnons notre manette des gaz en mode quadrant sur notre gauche en position copilote. Nous utiliserons aussi la base AB9 FFB avec le Grip MA3X.
- Manette TQA avec calibrage dédié
- AB9 avec le réglage FFB : AB9 A320 Familly de Moza
Aucune surprise, ça fonctionne et la télémétrie fait son travail. Le rétroéclairage est tactile. Le glossy de la manette laisse des traces de doigts, mais bon, ce n’est pas une surprise non plus. La manette TQA est très agréable au toucher, et si on a réglé l’inverseur de poussée, on peut facilement se prendre pour un pilote d’A320. Il restera tout de même l’absence de certaines touches, comme celles type Thrustmaster pour la gestion des moteurs ou des boutons réplique, qui auraient apporté un surplus d’immersion.

Boeing 787 Dreamliner

Nous positionnons notre manette des gaz en mode quadrant sur notre droite base avec le Yoke FFB AY210 du même fabriquant.
- Manette TQB
- Cale d’afterburner et d’arrêt moteur retirée
Je ne vous cache pas que j’avais vraiment hâte d’essayer la manette TQB. Elle est vraiment de très bonne qualité. Certes, ce n’est pas une réplique comme on peut trouver chez Thrustmaster, mais franchement, la poignée est juste très agréable au toucher. Le reverse tombe parfaitement sous la main et est vraiment agréable à utiliser, bien plus que la petite languette de son concurrent. Je ne peux que valider cette manette. Elle est tout simplement au top, je ne lui trouve aucun défaut en soi.

DCS – Digital Combat Simulator
Le simulateur de combat aérien par excellence, DCS, reste le jeu le plus fidèle pour les simmers passionnés d’aviation militaire. Son réalisme est poussé à l’extrême, et les sensations de vol constituent une véritable quête en elles-mêmes. Ici, pas de yoke… sauf pour piloter un appareil civil. Pour les avions de chasse, on privilégie le joystick, et pour les hélicoptères, le collectif permet de gérer le rotor.
DLC F-18C Viper

Nous positionnons notre manette des gaz en mode manette des gaz sur notre gauche en position de pilote. Nous utiliserons aussi la base AB9 FFB avec le Grip MH16 du même fabriquant.
- Manette TQF avec les cales dédié
- AB9 avec le réglage FFB : AB9 DCS Hornet de Moza
C’est notamment dans ce cas que nous aurions aimé un rétroéclairage différencié. L’idée est simple : pouvoir assigner des couleurs différentes à chaque fonction, pour modifier les valeurs sans avoir à regarder la manette.
Dois‑je râler sur la TQF ? Probablement, car c’est le point faible de la manette des gaz de Moza. Son design n’est pas optimal et la manette est trop large. Certes, on a accès à tous les boutons du côté droit, mais on perd l’accès au trim situé à gauche. C’est un compromis.
Et puis, la manette glisse. On ne la tient pas fermement en main. Dès qu’on cherche les palettes pour démarrer le moteur, le positionnement se perd, ce qui est gênant, idem pour le passage en afterburner. Mes doigts ne sont peut‑être pas assez longs, mais la manette MTP dédiée au F‑18 n’a pas ce problème. Franchement, je ne comprends pas ce choix de Moza Flight.

Star Citizen
La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes.
Greys Market Shiv

Nous plaçons notre manette des gaz sur notre gauche et, malgré une faible utilisation en mode HOSAS, nous l’utilisons principalement pour des raccourcis clavier.
- Manette TQF sans les cales
- AB9 avec le réglage FFB : AB9 Star Citizen de Fred
- Virpil Control Mongoost-CM3 et Virpil Constellation Alpha Prime Gauche
J’apprécie vraiment le toucher des boutons‑poussoirs de la manette des gaz. Je ne parlerai pas de la TQF, elle ne me convient pas. Les touches de la série A1 sont très douces au toucher. Même si elles sont en plastique dur, l’appui donne presque la sensation d’un enfoncement comparable aux touches d’une DJ Hercules. Le plastique dur reste un peu décevant et aurait mérité plus d’attention. Plus surprenant encore, les touches rétroéclairées donnent un ressenti et un bruit d’enfoncement qui font vraiment plastique, peu agréable pour les oreilles.
Les deux rotatifs sont agréables à manipuler, même si un rétroéclairage pour indiquer la position aurait été utile. Le sélecteur à 5 positions est lui aussi plaisant à utiliser, mais attention au risque de collision avec le bouton juste en dessous : un doigt posé dessus peut facilement activer l’interrupteur métallique.
Lors d’une session de minage, j’ai lié des axes à la puissance du laser pour tester la précision. Résultat : très satisfaisant. Avoir un axe avec une course définie permet de doser finement la puissance du laser, ce qui est vraiment plaisant à utiliser.

Mon avis sur le Moza MTQ
Ce test le confirme : la Moza MTQ est un produit qui oscille constamment entre le chaud et le froid. Je ne peux pas dire que je ne l’aime pas, car il a des atouts indéniables. Avoir une manette modulaire à quatre axes, c’est bien, voire génial. Moza est le seul fabricant à proposer cela et ça reste un avantage énorme ! Bien sûr, cela ne remplace pas un périphérique dédié, soyons clairs, mais la manette reste bien pensée, elle peut compenser et procurer du plaisir.
Je reviens sur la TQB, que je trouve mieux finie, plus aboutie et au design supérieur par rapport à la concurrente Thrustmaster. La TQA est plus mitigée, mais tend vers le positif. Son principal défaut reste le plastique glossy, qui se marque facilement à l’usage. C’est dommage, et je ne me souviens pas que cela posait problème chez Thrustmaster. Quant à la TQF, elle accumule les défauts : trop glissante, trop large… Elle est nettement moins agréable à utiliser que les autres. Après, une V2 avec un design retravaillé et un revêtement différent pourrait complètement changer la donne. Rien d’insurmontable donc.
Du côté des axes et des boutons, il n’y a pas grand-chose à redire. On note un léger souci d’implantation d’un interrupteur par rapport au sélecteur 5 positions, mais c’est surtout une question de goût. Les boutons sont agréables, même si le toucher aurait pu être un peu mieux travaillé. Les indications liées à l’autopilotage sont particulièrement intéressantes et très pratiques pour la simulation aérienne civile.
Mais pour qui ?
Pas facile de répondre simplement à cette question. La manette des gaz MTQ de Moza Flight vise d’abord les débutants et constitue un très bon point d’entrée dans l’écosystème Moza. En effet, un puriste ira plutôt chez WinWing voire Thrustmaster pour un quadrant dédié.
Cela dit, la qualité des manettes TQA et TQB change la donne. Je suis très sensible aux beaux produits, et le tout plastique me laisse parfois sceptique… mais l’ergonomie de ces manettes est indéniable. Pour un utilisateur d’aviation civile, elles sont même plus adaptées que les versions équivalentes de Thrustmaster.
Et puis, il y a la modularité : en 30 secondes, on change de manette pour s’adapter parfaitement à l’avion que l’on pilote. Personne d’autre ne propose une telle flexibilité aujourd’hui. La télémétrie des touches d’autopilote est également un vrai plus : savoir si le flight director ou l’autopilote est actif, même en vue extérieure, facilite grandement le pilotage.
En résumé, je pense que la MTQ ne se limite pas aux débutants : elle s’adresse aussi à ceux qui cherchent une solution tout-en-un facile à prendre en main et à un prix contenu. Parce que oui, pour 219 euros la MTQ de base, c’est intéressant. En revanche, elle ne conviendra pas aux pilotes de simulation militaire : la poignée TQF demande une refonte complète. Et le problème, c’est qu’elle est vendue d’origine avec le kit. On conseillera donc plutôt la Moza MTP.
Et la concurrence dans tout cela ?
Difficile de trouver de véritables concurrents à notre Moza Flight MTQ. La concurrence existe, mais elle est soit dédiée à un type d’appareil spécifique, soit nous avons deux concurrents avec une manette des gaz modulaire qui n’est pas adaptée ou qui ne reproduit pas fidèlement les aéronefs d’aviation civile.
Thrustmaster TCA Quadrant Airbus Edition et ADD-ON
Nous sommes clairement dans l’esprit Airbus, et j’apprécie énormément cet ensemble. Son design fidèle et bien exécuté en fait, selon moi, une très belle réplique de notre avion préféré. Certes, on reste sur un produit de milieu de gamme, mais les plastiques sont solides, et les switchs comme les interrupteurs inspirent confiance sur la durée.
Je n’ai pas d’informations précises sur le taux de panne des produits Thrustmaster, mais au vu de leur réputation et des retours utilisateurs, il doit être faible. Et dans le cas contraire, la marque a déjà montré sa réactivité – il suffit de voir les améliorations apportées au T818, désormais disponible en version Black Edition, plus fiable.
Le quadrant est proposé à 109,99 €, auquel il faut ajouter l’ADD-ON à 99,99 € pour obtenir le set complet à quatre axes – une configuration que notre Moza MTP propose d’origine. Pour plus de détails, je vous invite d’ailleurs à consulter le test complet réalisé par Magic Sim sur le site.
Thrustmaster TCA Quadrant Boeing Edition
Et nous voilà cette fois dans l’univers Boeing chez Thrustmaster. Le quadrant est, là encore, en plastique de type aéro, mais l’esprit Boeing est bien présent – notamment grâce au sélecteur de pilotage automatique inspiré des véritables cockpits de la marque. Le réalisme est plutôt convaincant, et l’ensemble donne une belle impression en main.
Son seul vrai défaut, selon moi, se situe au niveau du système de reverse, un peu trop léger. Sur un 787 Dreamliner, cela fait un peu “cheap” visuellement et au toucher. Le mécanisme fonctionne parfaitement, mais il ne met pas vraiment le produit en valeur.
Le quadrant est proposé à 169,99 €, mais attention : il ne dispose que d’un seul axe. Pour profiter d’un ensemble complet et gérer flaps et aérofreins, il faudra investir dans un second quadrant. Pour plus de détails, je vous invite à consulter notre test complet disponible sur le site.
WinWing Ursa Minor
Du côté de WinWing, deux philosophies cohabitent : le militaire et le civil. La marque propose de superbes répliques tout en acier, qu’il s’agisse de produits Airbus ou Boeing, aussi bien sur les panneaux de commande que sur les manettes des gaz. La qualité de fabrication est indéniable, avec un souci du détail qui frôle parfois la perfection.
Cependant, tout n’est pas si simple. La plupart des produits sont encore en précommande, et c’est lors du FlightSim Weekend 2025 aux Pays-Bas que la marque a levé le voile sur plusieurs nouveautés particulièrement prometteuses. Oui, WinWing travaille à nouveau sur un produit dédié à un constructeur aéronautique bien connu – de quoi piquer notre curiosité.
Mais il faut garder la tête froide : nous restons sur un produit entièrement asiatique, de niche, et souvent proposé hors taxes, hors frais de port, avec une disponibilité incertaine. C’est magnifique, c’est ambitieux… mais c’est aussi un pari. Et puis, soyons honnêtes : le SAV, on en parle ?
VKB Stecs Throttle System
Si on pousse un peu plus loin du côté de la Chine, difficile de ne pas penser à VKB. Eux aussi proposent une double manette des gaz particulièrement polyvalente, voire même plus versatile que celle de Moza. Sur le papier, c’est très séduisant. Il s’agit de la Stecs, récemment mise à jour.
Mais personnellement, je suis moins convaincu par son design et sa prise en main. Et puis, soyons honnêtes, la disponibilité en Europe reste un vrai casse-tête : entre les délais, les taxes et les frais d’import, il faut être motivé pour se l’offrir.
Je vous en parle parce que le produit mérite d’être cité, mais pour ma part, je passe mon tour. Seule la version Space Sim peut avoir un réel intérêt dans certains cas spécifiques. Niveau tarif, on est sur 346,00 € HT, hors frais de port, auxquels il faut ajouter un add-on (nettement moins agréable à utiliser) à 78,00 €, ainsi qu’un support MFD à 37,00 €.
Conclusion
Je tiens avant tout à remercier MOZA Racing pour la confiance qu’ils nous accordent en nous permettant de tester un produit encore non commercialisé. C’est une marque de respect et de véritable partenariat, et il est important de le souligner. Je précise également – et c’est essentiel pour moi – que nous ne touchons rien pour dire cela. Ce que j’exprime ici, vient du cœur. J’éprouve la même reconnaissance chaque fois que nous participons à un développement produit.
Dans le cadre d’une utilisation en aviation civile, j’apprécie vraiment cette manette des gaz MTQ. Elle est agréable, pratique, et les boutons rétroéclairés pour l’autopilote sont un vrai plus. Le fait d’avoir quatre axes pour gérer à la fois la propulsion, les flaps et les aérofreins en fait un ensemble complet. Ce n’est peut-être pas grand-chose à première vue, mais au quotidien, c’est un périphérique tout-en-un vraiment plaisant à utiliser. À mes yeux, c’est peut-être même LE complément idéal à la base Moza Flight AB6, que nous avons testée récemment.
Bien sûr, tout n’est pas parfait : il y a encore des ajustements de design et des améliorations logicielles à prévoir dans Moza Cockpit, mais rien d’insurmontable pour la marque. Et c’est là que réside toute la promesse : Moza est à l’écoute, réactive, et la marge de progression est énorme.
La concurrence s’annonce féroce, notamment sur le segment milieu et entrée de gamme, mais nous vivons clairement un âge d’or de la simulation aérienne et spatiale. Les fabricants innovent, se réinventent, et pour nous, passionnés de simulation, c’est tout simplement le meilleur moment pour voler.
Sur ce, bon vol à tous.
Le Moza AB6 Flight Simulator est désormais disponible à la précommande sur le site de Moza ou bien les distributeurs habituels.
Pour :
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Quadrant 4 axes d’office !
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Versatile et modulaire
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Dédié à l’aviation civile
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La TQB, juste exceptionnelle
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Le prix
Contre :
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La jeunesse du produit
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Le manque de RGB
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La construction, un peu légère
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La poignée TQF, à revoir
MOZA MTQ Throttle Quadrant
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Type : Manette des gazs, quadrant modulaire
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Matériaux : Plastique
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Support Logiciel : Moza Cockpit
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Compatibilité : PC
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Prix officiel : 219,99 euros (hors accessoires)

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Merci pour ce test, et tout ces tests, ultra complets et très bien rédigés ! C’est un plaisir d’avoir un site comme celui ci en France, qui continue de faire du vrai journalisme ! C’est une chose qui se perd ! (non je citerais pas de ref mais on a tous compris hein ^^ ) Moza se bouge vraiment fort ! tout comme les autres d’ailleurs, dommage que Virpil ne se sorte pas un peu les doigts, également point de vue software.. qui est une purge sans nom !
Merci GrumP, ça fait plaisir de lire ton message !