Débuter dans les bases modulaires, c’est souvent un vrai casse-tête. Ce qui fait leur force – la modularité – est aussi ce qui les rend complexes à appréhender. La WarBRD-D entre aujourd’hui dans sa quatrième version, avec l’ambition de rendre ce monde de précision et de personnalisation plus accessible. Mais cette V4 tient-elle vraiment ses promesses ? Réponse dans cet test complet de la Virpil Controls WarBrd-D.
Préambule
Ce test de la base modulaire Virpil Controls WarBrd-D a été réalisé avec du matériel prêté par Virpil Controls, sans contrepartie commerciale. Toutes les évaluations ont été menées sur PC. J’ai pris le temps de tester ce produit pendant de longues sessions de jeu, en remplaçant notamment mon setup habituel. Vous aurez donc mon avis basé sur une expérience approfondie, issue de longues sessions de vol.
Un peu de contexte
Virpil Controls ou VPC, est une entreprise lituanienne spécialisée dans la fabrication de périphériques de simulation aérienne civile et militaire ainsi que la simulation spatiale. C’est un acteur relativement récent dans le domaine des périphériques de simulation, mais il a rapidement gagné en popularité grâce à la qualité de ses produits. L’entreprise a été fondée par une équipe de passionnés de simulation de vol qui cherchaient à révolutionner le marché.
Virpil Controls est également reconnue pour la qualité de son service client et son engagement à repousser les limites du marché des périphériques de simulation. Pour en savoir plus sur ce fabricant, je vous invite à consulter la présentation complète de l’entreprise que nous avons déjà réalisée. 👇🏻
La base WarBRD-D représente l’entrée de gamme des bases modulaires chez nos amis lituaniens de Virpil. Pour vous donner un peu de contexte, ce n’est pas la première fois que j’en ai une entre les mains : ma première expérience m’avait d’ailleurs poussé à passer sur une MongoosT-50CM2. Pourquoi ? J’avais trouvé son système de cames plutôt ingénieux… mais peu pratique à l’usage. En effet, devoir les changer tous les jours devenait vite fastidieux. J’avais eu un ressenti similaire avec la MongoosT-CM2, mais dans une moindre mesure. À l’époque, la finition des cames, notamment au niveau du polissage, laissait encore à désirer.
Puis, en mars 2023, Virpil lance une quatrième itération de la WarBRD-D, à peine un an après la sortie de la MongoosT-50CM3. Bref, cette nouvelle itération ne débarque pas en terrain conquis. Elle doit faire ses preuves.
La base Virpil WarBrd-D c’est quoi ?
Bien qu’elle soit positionnée en entrée de gamme, la base WarBrd-D n’est pas une base dédiée spécifiquement au débutants. En fait, chez Virpil Controls, il n’existait pas vraiment de gamme « débutant » jusqu’à récemment. Ce rôle est désormais occupé par la série Cadet, qui se compose d’un joystick tout-en-un (le CDT-AEROMAX-R Flightstick) et une manette des gaz simplifiée (la CDT-VMAX Throttle), pensée pour découvrir le pilotage.
La WarBRD-D, elle, n’en fait pas partie. Il s’agit de la première base modulaire proposée par Virpil – 100 euros moins chère que la MongoosT-50CM3. Avec elle, on entre dans un écosystème où la personnalisation devient possible. C’est moins une question de prix que de philosophie : on commence à changer ses composants, et à personnaliser son setup. C’est tout le principe d’une base modulaire.
Une WarBrd-D de quatrième génération
Clairement, la base WarBRD-D de Virpil s’inscrit dans la continuité des générations précédentes. Plus compacte que sa grande sœur, elle conserve le système à double came, qui permet un réglage précis de la tension des ressorts – et un démontage relativement simple (mais nécessaire, comme nous le verrons plus loin). La principale évolution par rapport aux versions antérieures, au-delà de l’électronique embarquée, c’est l’ajout d’un amortisseur d’embrayage réglable par le dessus. Oui, exactement comme sur la MongoosT-50CM3.
Côté conception, le mécanisme repose sur une structure entièrement métallique, en duralumin D16T, un alliage reconnu dans l’aéronautique pour sa robustesse. Ici, pas de plastique donc, comme on peut en retrouver chez certains concurrents. La base est pilotée par un contrôleur maison en 14 bits, avec une précision annoncée de 0,02° sur les axes. Elle est livrée avec un ensemble de cames et de ressorts interchangeables, pour la personnaliser selon ses préférences.
Vous l’aurez compris, quand je dis qu’elle a tout de la grande, ce n’est pas pour rien que j’insiste. Mais alors, pourquoi Fred n’a-t-il pas gardé l’ancienne génération, si elle partage les mêmes caractéristiques que sa grande sœur ? En fait, à l’époque elle ne disposait pas de système d’amortisseur d’embrayage, mais ce n’est pas ça qui m’a rebuté avec l’ancienne WarBRD. Non, le vrai souci avec la WarBRD, c’était son côté peu pratique. Pour changer les cames ou ajuster les ressorts, il fallait tout démonter. Sortir la base, ouvrir, bricoler, refermer, c’est ça qui m’a vraiment gêné avec ce modèle. Et on va le voir, sur ce point, la nouvelle itération fait mieux, mais c’est encore perfectible.
Increvable !
Ah et il faut qu’on parle de la qualité de fabrication de cette WarBRD. C’est vraiment du costaud. Je plaisante un peu, mais si vous la faisiez tomber d’un immeuble… elle fonctionnerait encore, tant ce système est robuste et facile à réparer. Dans le pire des cas, quelques pièces à changer, et ça repart. Bref, on est pas sur du jetable, vous pouvez la garder toute la vie sans aucun problème.
Première rencontre
On commence ce test de la Virpil WarBrd-D avec son unboxing. Pas de fioritures chez Virpil : ici, on mise sur le simple et efficace. Cela n’empêche pas d’avoir un packaging soigné. Après un emballage vraiment impressionnant pour le grip Virpil FLNKR, on retrouve cette fois quelque chose de plus classique chez les Lituaniens.

Mais qu’y a-t-il dans ce beau carton ?
Metal and Quality Power, bienvenue chez Virpil Controls. Je le redis, mais franchement, tout ce que vous prenez en main respire la qualité. Même les caoutchoucs sont d’une finesse impressionnante. C’est justement pour ça que Virpil a toujours mis la barre très haut dans ce domaine. Et sur ce point, elle est un peu supérieure à l’A.V.A, plus lourde également.
On a presque l’impression que tout est pensé pour être utilisé directement dans votre cockpit d’avion. Voilà ce que vous y trouverez :
- La base WarBrd-D
- 2 jeux de ressorts (les medium et les durs)
- 3 jeux de cames (1 Aviasim et 2 Cosmosim)
- 1 câble USB propriétaire aviation vers USB-A

Montage de la base
La base Virpil WarBRD-D peut se monter avec ses « ailes » pour être utilisée directement sur un bureau. Il suffit de dévisser les quatre vis sous la base et de fixer le kit. Attention toutefois à bien retirer la plaque du numéro de série, sinon le montage risque de coincer.
Comme vous vous en doutez, ce n’est pas la configuration la plus ergonomique pour jouer, mais c’est tout à fait envisageable – même avec le Grip Virpil FLNKR, qui est plutôt imposant.

Sans toucher aux réglages de hauteur de mon ensemble Monstertech, je remplace simplement ma Virpil MongoosT-CM3 par la WarBRD-D. Et là, la magie opère : le positionnement de la base est vraiment bien pensé. On cherche moins les réglages du joystick FLNKR, car la base est moins haute. Elle mesure 100 mm en hauteur pour un parallélépipède de 87 mm par 130 mm. Oui, 30 mm de moins que sa grande sœur. Ce n’est ni énorme ni négligeable, mais cette différence améliore clairement l’ergonomie générale et la prise en main.

Du côté des éléments que Virpil a volontairement laissés de côté dans la boîte, on trouve les clés BTR (2, 2.5, 3 et 4 mm) ainsi que la clé de 8. Pour un produit premium, c’est un peu dommage de devoir sortir sa propre trousse à outils. Cela dit, peut-on vraiment reprocher ça à Virpil, surtout avec un prix aussi contenu pour une base modulaire ?
Installation logicielle
L’installation du logiciel se fait très facilement. On utilise toujours la version un peu vieillissante, mais à jour, du VPC Configuration Tool, accompagnée du VPC Joystick Tester et du VPC Shift Tool. Le premier est l’utilitaire principal que nous allons utiliser. Pour plus de détails, je vous renvoie au test de la Virpil MongoosT-50CM3, où j’avais déjà décrit en profondeur ce soft.
Comme pour les bases dites « intelligentes » – même si je ne suis pas sûr que ce terme soit vraiment adapté – et à l’image de T.A.R.G.E.T chez Thrustmaster, il est possible de configurer une touche pour un layout particulier, une fonction shift, ou encore une autre configuration.
C’est justement là que les deux autres logiciels entrent en jeu. Je vous ferai une mise en situation, car on aborde là une partie un peu plus complexe… mais aussi très pratique.
Virpil a réalisé plusieurs vidéos tutoriels pour expliquer l’utilisation de cette suite logicielle, la première étant la plus importante. Je vous la partage juste au-dessous.
Les réglages
Virpil offre trois réglages distincts pour ajuster la base modulaire WarBRD-D : les amortisseurs d’embrayage, les ressorts et les cames. Les deux derniers sont d’ailleurs communs avec la base modulaire Thrustmaster A.V.A., que nous avons testée sur SuperChicane. Passons tous ces réglages en revue.
Les amortisseurs d’embrayages
C’est la principale évolution de la base par rapport à la version précédente. Ce n’est pas un changement majeur en soi, mais ça change vraiment la vie d’un pilote. Les amortisseurs d’embrayage permettent de contrôler indépendamment le retour au centre des axes X et Y. Le réglage se fait par le dessus, avec une clé Allen de 4 mm, non fournie par Virpil. On accède directement au réglage : on visse pour bloquer l’axe, on desserre pour le libérer. Rien de plus simple. Je ne me suis pas amusé à faire ça en plein vol, mais théoriquement, c’est possible.
Ce réglage offre aux pilotes la possibilité d’ajuster la force appliquée sur chaque axe, pour un contrôle plus stable et précis – utile notamment pour des manœuvres délicates comme le ravitaillement en vol ou l’alignement sur cible en simulation militaire. Comme je l’ai dit plus tôt, en simulation spatiale, on peut serrer les amortisseurs à fond pour bloquer le manche sur un axe, tout en gardant un axe de strafe (déplacement latéral) souple. C’est aussi via ce réglage qu’on augmente la résistance globale du manche, en complément des ressorts.
Les ressorts
Avec la possibilité de choisir entre trois duretés de ressorts et d’ajuster leur précontrainte, une large gamme de configurations s’offre à nous. Trois options : un couple de ressorts « Standard », un « Heavy » et un « Extra Heavy », ce dernier étant installé par défaut sur la base WarBRD-D.
Le ressort « Standard » offrent un retour au centre léger, parfait pour des mouvements rapides et moins fatigants. Les ressorts « Heavy », préinstallés par défaut, proposent une forte tension de centrage pour une sensation plus réaliste. Les ressorts « Extra Heavy » ont une tension très forte, idéaux avec des grips métalliques plus lourds ou des extensions, pour une réponse au centrage plus marquée.
Une fois le ressort choisi – après avoir consulté le tableau ci-dessous – il n’y a plus aucun réglage de tension possible. Attention à ne pas se tromper, sinon il faudra tout démonter une nouvelle fois.
Les cames
Virpil a misé sur un matériau de qualité et un polissage soigné des cames pour garantir un glissement optimal. C’était un point d’amélioration majeur par rapport aux anciennes générations, qui souffraient encore de problèmes de qualité sur certains modèles. Ce fut d’ailleurs un des reproches que j’avais faits à la MongoosT-50CM2 et aux premières WarBRD. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je m’étais un peu éloigné de Virpil Controls. Désormais, en évitant un usinage trop poussé, la base laisse le roulement transmettre parfaitement la courbe d’axe voulue, sans à-coups ni points durs dans le manche. Amélioration validée par Fred !
Le démontage en pratique
Certains réglages sont plus accessibles que d’autres, et c’est justement là que cette base modulaire déçoit un peu. Laissez-moi vous expliquer. Pour accéder aux ressorts et aux cames, il faut démonter la partie inférieure de la base afin de pouvoir travailler confortablement sur un bureau. Concrètement, il faut retirer les quatre vis qui fixent le connecteur USB, déclipser l’ensemble – en espérant ne pas endommager la nappe ou les connecteurs électroniques – puis enlever les quatre vis supérieures pour libérer le cardan et enfin l’avoir en main. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on peut accéder aux ressorts et aux cames.
Vous l’aurez compris : une fois la base ouverte, mieux vaut changer les cames tout de suite, sous peine de devoir tout redémonter plus tard. C’est la principale raison de ma déception. Ici, la modularité, n’est pas aussi « pratique » que sur la MoongoosT 50 CM3 ou l’A.V.A. Personnellement, j’aime que mon setup corresponde précisément à mon avion ou à mon vaisseau, alors c’est un peu un problème pour moi. Mais tout le monde ne change pas de réglages tous les quatre matins.
Ceci étant dit, le système à came en ciseau est d’une précision redoutable et ne vous laissera jamais tomber. Il repose sur deux roulements, tandis que l’électronique détecte la position des deux cames. Je vous mets ci-dessous le fameux tableau à ne surtout pas perdre, sous peine de devoir tout démonter plusieurs fois “pour le plaisir”.

Le test de la Virpil WarBrd-D en action !
Dans un esprit de bien vous communiquer au mieux mon ressenti sur la base, je me suis efforcé d’entreprendre le montage et le démontage des cames et des ressorts. J’ai aussi utilisé plus régulièrement le grip Virpil FLNKR, le grip Moza MA3X ainsi que le joystick de Thrustmaster, le SOL-R.
Microsoft Flight Simulator
Dans un simulateur de vol, le réalisme est essentiel. Pour l’aviation civile, l’utilisation d’un Yoke serait idéale pour coller le plus à la réalité. Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accumuler plusieurs périphériques. Grâce à la polyvalence de la base WarBrd-D et, comme toutes les bases modulaires, il est possible d’ajuster la tension des ressorts, de personnaliser le profil des axes via les cames, ressorts et amortisseurs d’embrayages.
Daher TBM 930

Nous positionnons notre joystick Virpil FLNKR devant nous. Mon réglage est le suivant :
- Ressorts « Standard »
- Came « Aviasim standard Soft Center »
- Amortisseur moyen
Avec cette configuration, les sensations de vol à bord d’un Daher TBM 930 sont exceptionnelles. Le tangage et le lacet sont doux et précis, permettant un pilotage aux instruments très rapide. Aucune correction n’est nécessaire sur le manche. La phase de décollage se déroule de manière douce et agréable. Je suis impressionné par la précision de la base. J’ai hâte d’atteindre la phase d’atterrissage. Mon sentiment est renforcé. Grâce aux micromouvements de correction avec le palonnier, l’ajustement de l’assiette et le redressement de l’appareil se font sans problème. L’avion effectue un virage subtil. Nous n’avons pas les sensations d’un yoke, mais c’est très similaire. J’ai l’impression d’avoir entre les mains sa grande sœur.
Airbus A320 Neo

Position de pilotage en pilote (à gauche du cockpit) avec la base et le grip Moza Flight MA3X. Je me suis basé aussi sur les ressentis perçus lors de mon utilisation de la base Moza AB9 FFB. Et apres un nouveau démontage de la base, mon réglage est donc le suivant :
- Ressorts « Standard »
- Came « Avia cams sans centre »
- Amortisseur moyen
Je suis ravi, avec un grand sourire aux lèvres quand je pilote. Je ne retrouve pas les sensations de la base Moza (qui est à retour de force, je le rappelle), mais franchement, c’est assez impressionnant. Une chose est sûre : le comportement en vol est excellent. On perçoit un ressenti très agréable, presque immersif, tant l’avion réagit avec précision et fluidité. Prendre les réglages de sa sœur et les adapter a la petite WarBrd-D se fait instinctivement. Cela match a 90% a chaque fois.
DCS – Digital Combat Simulator
Le simulateur de combat aérien par excellente, DCS est le JEU de combat aérien le plus fidèle auquel nous pouvons jouer en tant simeur. Le réalisme exceptionnel, est poussé à l’extrême, et les sensations de vol sont une quête en elles-mêmes. Ici, pas de Yoke bien sûr, sauf si on choisit de piloter un aéronef civil, mais principalement un joystick pour les avions de chasse, ou un collectif pour gérer le rotor des hélicoptères. Cette logique d’équipement s’applique d’ailleurs aux simulateurs civils : chaque appareil appelle un type de périphérique ddié pour une immersion optimale.
DLC F-14 A/B Tomcat

Pour le F-14, je choisis une position centrale de la base avec le Grip Virpil FLNKR. Le grip étant plus haut, même sans utiliser la rallonge, je suis presque à la bonne hauteur. Mon réglage est le suivant :
- Ressorts « Heavy »
- Came « Avia cams soft center »
- Amortisseur réglé vers le dur, très dur mais sans aller vers le blocage
Je m’attendais à utiliser plus de force que cela pour tirer sur le manche. Heureusement, la précision est bien présente lors des mouvements. Les sensations sont là ou presque là. À aucun moment la base ne montre de faiblesse. Le grip accentue légèrement le débattement, nécessitant des micro-ajustements de posture pour atteindre la précision souhaitée. Il est simple de positionner le nez du F-14A tant la précision de la base est au rendez-vous. En revanche, il est difficile de trouver le bon réglage sur ce type d’avions ou alors je n’ai pas fait le bon choix.
DLC Sukhoï-33 Flamming Climb

Pour cet avion, j’ai changé d’approche et j’ai choisi un réglage que j’avais initialement conçu pour le P51 Mustang. Voici mon réglage :
- Ressort « Extra HARD »
- Came « Avia Cams sans centre »
- Amortisseur réglé vers le dur, très dur mais sans aller vers le blocage
Bizarrement, j’ai retrouvé les sensations que j’aurais pu avoir avec le F14. Je m’étais donc bien mis le doigt dans l’œil sur mon précédent réglage. Le Sukhoï se manœuvre bien, même si c’est un combat de tous les jours avec cet avion. Mais une fois les choix opérationnels d’un pilote faits, cette association entre le grip et la base fonctionne à merveille. La précision est là.
Star Citizen
La simulation spatiale par excellence, toujours en développement. Dans ce jeu, deux approches s’offrent à nous : un réalisme qu’on imagine ou un style plus orienté « shooter ». Pour ma part, je cherche à atteindre le réalisme en m’efforçant de me rapprocher le plus possible des modèles de vol que Cloud Imperium Games nous propose. Il ne faut pas oublier que, pour une véritable expérience sur ce type de jeu, Star Citizen se joue idéalement en HOSAS, c’est-à-dire avec un double joystick : l’un pour les mouvements (Pitch, Yaw, Roll), et le second pour les straffes. J’ai par ailleurs utilisé le couple Virpil WarBrd-D et MongoosT-50CM3 pour apprécier le test.
Origin Jumpworks 350R

En mode HOSAS, malgré la présence d’un yoke dans le vaisseau, la base Virpil est coiffée du manche à balai Virpil FLNKR et pour la main gauche, c’est mon couple habituel MongoosT-CM3 avec le grip Virpil Constellation Alpha Prime. Je préconise le réglage suivant :
- Ressort « Standard »
- Came « Cosmo Cams Soft Center »
- Amortisseur réglé sur moyen.
Le 350R est un vaisseau de course, et dans l’espace, la résistance est quasi inexistante. Une fois encore, cette configuration m’offre un plaisir immense. Certes, je pilote directement avec la base, mais elle procure une sensation de contrôle que je n’avais jamais ressentie auparavant. Une sensation à la fois simple et complexe à décrire. La précision est indéniablement présente. J’ai hésité à l’adopter en remplacement de la base Moza voir même la base A.V.A. de chez Thrustmaster. C’est réellement remarquable. Les mouvements sont d’une grande précision, transmis par une courbe d’axe raffinée.
MISC Starlancer TAC

Finalement, je suis resté dans la même configuration que pour le 350 R, mais avec un ajustement des ressorts, nécessitant un nouveau et énième démontage de la base. Les réglages que j’ai choisis sont les suivants :
- Ressort « Hard »
- Came « Cosmo Cams Soft Center »
- Amortisseur réglé sur moyen.
Nous sommes sur le dernier-né de la gamme de chez MISC, une petite base volante que l’on apprécie tous au final. Comme d’habitude, pour traduire le poids et la lourdeur du vaisseau, il faut augmenter la tension des ressorts et des amortisseurs. Le gameplay est finalement là et les sensations sont présentes. À aucun moment la base ne m’a mise en défaut.
Mon avis sur la base modulaire Virpil WarBrd-D
Tout d’une grande ! Robuste, précise et durable, cette base vous accompagnera longtemps, voire toute une vie. Tous les défauts des anciennes générations, sauf un (j’y reviendrai), ont été comblés avec cette version.
La précédente n’avait pas d’amortisseur, eh bien maintenant c’est corrigé. La précision manquait un peu ? Pas de souci, Virpil a pris les composants de la MongoosT pour les intégrer ici. Résultat : précision validée. Les problèmes liés aux cames sont aussi réglés, grâce à une qualité de fabrication accrue. Plusieurs profils de cames existent maintenant, en plus de ceux fournis, donc les formes ne posent plus de souci. Et cerise sur le gâteau : à 199,95 euros, le prix reste contenu pour une base modulaire.
Cette base coche donc toutes les cases pour devenir une référence dans sa catégorie. Quels sont ses défauts ? Le premier, assez simple à régler, c’est l’absence de gravure sur les profils de cames. Il faut faire attention ou savoir compter les bosses au dos du profil pour identifier lequel est lequel. Une gravure laser faciliterait largement la vie.
Le second, c’est le changement des réglages, qui n’est pas évident. Et c’est un peu dommage pour une base modulaire. En dehors de ça, c’est juste de la mécanique classique. Ah, et il faudra sortir vos outils vous-mêmes, puisque Virpil ne les fournit pas.
Mais pour qui ?
Je pense que vous l’aurez compris en lisant ce test de la base Virpil WarBRD-D : elle s’adresse avant tout à ceux qui ne changent pas de configuration toutes les cinq minutes, et qui ont trouvé un réglage qui leur convient pour l’ensemble de leurs usages. En d’autres termes, elle ne s’adresse pas vraiment à un profil comme le mien, toujours en quête de coller au plus près à la réalité, avec des configurations qui évoluent en fonction de l’appareil ou du type de simulation.
Si vous êtes débutant ou initié, que vous souhaitez investir dans du matériel de qualité, que vous possédez déjà plusieurs grips, que vous jouez à un seul type de jeu ou que votre configuration est stable après une phase d’ajustement, alors la WarBRD-D est faite pour vous. Tout du moins, elle mérite votre attention. Surtout si vous aimez pratiquer la simulation sans vous prendre la tête, sans le côté bricolage qui peut « alourdir » l’expérience. Je la trouve idéale si vous ne jouez qu’à Star Citizen, par exemple. Voire en configuration HOSAS dédiée au space sim, avec deux réglages différents, pour avoir deux sensations différentes.
Bref, moins onéreuse qu’une Thrustmaster A.V.A. ou une MongoosT CM3, tout en offrant une précision équivalente, elle vous accompagnera durablement, avec sérieux et fiabilité.
Et la concurrence dans tout cela ?
Les produits concurrents ci-dessous sont également proposés sans grip, afin de se concentrer uniquement sur la base. Pour conclure en douceur ce test, je vais vous présenter un aperçu rapide des principaux rivaux de la base de Virpil Controls WarBrd-D.
VPC Mangoost T-50 CM3
Évidemment, on commence avec sa grande sœur : la base MongoosT-50CM3. Elle s’appuie sur l’héritage des précédentes générations de MongoosT-50, avec une construction encore plus soignée et l’intégration d’amortisseurs d’embrayage réglables de manière indépendante. Tout comme les prétensionneurs d’axe, ces réglages peuvent être effectués à la volée, sans avoir à démonter la base.
Une remarque importante toutefois. La base VPC MongoosT-50CM3 nécessite un montage sur châssis et ne convient pas à une utilisation sur le bureau. Elle pouvait être plus précise qu’une WarBrd-C mais la génération D gomme la différence. Son utilisation est prévu pour l’utilisation avec des rallonges. Les cames et les ressorts sont vendu avec. Vous avez envie d’évoluer dans l’écosystème Virpil et vous hésitez entre les deux modèles ? Tout dépend de votre pratique. Si vous cherchez à trouver LE réglage parfait pour chaque appareil ET que vous êtes prêt à mettre un peu plus, alors préférez la MongoosT-50CM3. Pour les autres usages et les budgets plus serrés, on recommande plutôt la WarBRD-D .
Tarif affiché de la MongoosT : 319.95 € HT. Pour en savoir, plus découvrez notre test ci-dessous 👇🏻
Thrustmaster A.V.A.
La base A.V.A. (Advanced Versatile Aviation) de Thrustmaster est une base modulaire que l’on peut configurer à souhait grâce à des cames, des ressorts et des amortisseurs interchangeables. Son point fort, c’est la simplicité et la rapidité avec laquelle on effectue les réglages. C’est vraiment une excellente base et c’est mon chouchou.
Vendue pour la modique somme de 279.00 €, elle se positionne donc 40.00 € moins chère que la base Virpil MangoosT. Elle se retrouve entre les deux bases de chez Virpil. Pour en savoir plus sur cette base, vous avez mon test ici.
VKB Gunfighter IV
Cette base modulaire signée VKB est sans doute celle qui s’approche le plus de l’A.V.A. de Thrustmaster.
Dans sa quatrième itération, elle propose, tout comme ses concurrentes chez Virpil, un contrôle fin de l’amortissement et de l’embrayage. Elle mise sur une personnalisation poussée avec ses propres cames et ressorts, pensés pour s’adapter à tous les styles de vol : combat, aviation civile ou même simulation spatiale.
Particularité notable : VKB a fait le choix de déporter l’électronique dans un boîtier externe. Un choix technique qui permet de limiter les interférences tout en rendant la Gunfighter IV encore plus compacte.
Proposée à 329 €, elle se place donc 10 € au-dessus de la MongoosT-50CM3… et 140 € de plus que la WarBrd-D.
Winwing Orion 2
C’est clairement la base que je maîtrise le moins. Elle propose les fonctionnalités attendues d’une base modulaire, mais ne permet pas de verrouiller l’embrayage indépendamment sur un axe, ce qui peut être limitant selon l’usage. Son gros point fort, c’est sa compacité extrême. Winwing a tout miniaturisé, intégrant l’ensemble du mécanisme dans un format réduit. Résultat : elle prend peu de place… mais intervenir dessus n’a rien d’évident.
Comme souvent chez Winwing, tout est une affaire d’options. La base est donc vendue nue, à 207,31 € HT, un tarif attractif… mais à nuancer selon ce que vous attendez d’une base modulaire.
Moza AB9 FFB
J’ai acquis cette base par curiosité, et surtout par nostalgie. J’ai connu les Microsoft Sidewinder Pro et 2, donc forcément, un retour du retour de force, ça me parle.
Le seul indice que je peux vous donner à ce stade : c’est génial, mais pas sans défauts. C’est surtout sur la partie logicielle que Moza a encore du chemin à faire — et ils bossent dur, ça se voit. Le revers de la médaille, c’est que si vous faites les mises à jour du Moza Cockpit trop vite, vous risquez de le regretter. Ce fut mon cas en mai 2025. Bugs, plantages, instabilités… le cocktail classique du joueur un peu trop pressé.
Soyons clairs : si vous voulez tenter l’aventure, faites comme moi. Mais sachez dans quoi vous mettez les pieds. Vous êtes un ALPHA testeur, au sens Star Citizen du terme. Rien n’est figé, tout évolue, parfois dans la douleur. Certains bugs sont encore là, la compatibilité n’est pas totale.
Autre point essentiel : la base AB9 FFB nécessite un montage sérieux. Oubliez l’utilisation sur un bureau — ce n’est pas prévu pour. Elle est vendue 599,00 €, ce qui, pour une base FFB, reste raisonnable… à condition d’être prêt à essuyer les plâtres. Vous êtes passés à côté ? Retrouvez son test ici !
Conclusion du test de la Virpil Controls WarBrd-D
Ainsi s’achète le test de la Virpil WarBrd-D. Je tiens tout d’abord à remercier une nouvelle fois Virpil Controls, sans qui je n’aurais pas eu l’opportunité de mettre la main sur cette base. La quatrième itération corrige enfin le déficit de précision des versions précédentes. Précision et durabilité sont bel et bien au rendez-vous. Elle ne vous mettra jamais en défaut, une fois trouvé le bon réglage.
Ayant possédé les trois meilleures bases modulaires du marché – les Virpil et la Thrustmaster A.V.A. – je peux l’affirmer sans détour : la WarBrd-D a tout d’une grande. Ce n’est pas la première fois que je le dis dans ce test, et j’ai dû le répéter plus d’une fois. Mais ça se confirme à l’usage.
À mes yeux, son seul véritable défaut, c’est sa polyvalence limitée. Elle est modulaire sur le papier, oui, mais dans les faits, l’adaptation des cames et ressorts impose un démontage complet, avec les risques que cela comporte pour l’électronique. C’est long et fastidieux, si vous aimez changer souvent de configuration.
Bon vol à tous !
Pour :
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Le prix
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Les cames pour différents profils
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La qualité de fabrication
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La précision et les sensations au même niveau que la MoogoosT 50CM3
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Increvable !
Contre :
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Une modularité contrariée par la complexité de son accès
VPC WarBrd-D
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Type : base modulaire
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Matériaux : Duraluminum
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Support Logiciel : VPC Configuration Tool
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Compatibilité : PC
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Prix officiel : 199,95 euros

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