Gran Turismo 7 : notre avis sur la Spec III, le FullForce et le DLC Power Pack !

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Le jeudi 4 décembre est à marquer d’une pierre blanche pour les joueurs de Gran Turismo 7. C’était en effet le jour de déploiement de la Spec III et du DLC Pack Puissance. À savoir les deux mises à jour chacune annoncée il y a quelques semaines. L’occasion pour nous de repasser en revue l’ensemble du nouveau contenu et de vous donner notre avis. On ne perd pas de temps, parce qu’il y a du boulot !

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Un contenu peut en cacher un autre

Ne confondons tout de même pas vitesse et précipitation. Étant donné qu’il s’agit là en fait d’une double news (voire d’une triple si l’on considère l’implémentation du FullForce de Fanatec), un rappel s’impose. Car vous êtes nombreux à confondre Spec III et DLC. Et on vous comprend, il y a de quoi se perdre. Les deux contenus ont en effet été annoncés à des dates rapprochées, à chaque fois via l’apparition de Kazunori Yamauchi, CEO de Polyphony Digital, dans des State of Play. Et tous deux déployés le même jour !

GT7 Spec III Sarah
Merci Sarah !

Nous avons donc d’un côté la Spec III : soit le patch 1.65. Elle correspond à une mise à jour gratuite, déployée passivement à tous les joueurs (PS4 et PS5). Comme toutes les autres en somme. Sauf qu’elle se positionne dans le top 3 des plus ambitieuses depuis la sortie de GT7 (avec la Spec II et le patch 1.49), se voulant améliorer significativement l’expérience de jeu dans sa globalité.

De l’autre côté, le DLC Power Pack. Comme son nom l’indique, on parle d’un contenu additionnel payant – au prix de 29,99€ sur le PS Store. Une première et une surprise pour Gran Turismo 7 ! Ce DLC constitue une nouvelle section cloisonnée : un mode solo tout beau tout neuf. Et il est par contre réservé aux joueurs PS5 uniquement, car construit autour de l’IA Sophy.

Maintenant que l’affaire est éclaircie pour tout le monde, procédons au détail de la Spec III/patch 1.65 puis du DLC.

Spec III : raviver la flamme !

On disait Gran Turismo 7 au point mort, alimenté par des mises à jour minimalistes (bien que gratuites), bref, délaissé par Polyphony Digital au profit de GT8. Eh bien non ! Alors que les consoles se font envahir par de nouveaux titres, le titre phare de la PS5 refait le plein (le dernier cette fois ?) pour repartir de plus belle.

Des voitures, des circuits, des nouvelles épreuves, des petits rajouts un peu partout… Voyons de près ce que Kaz et son équipe nous ont concocté !

Objet Roulant Non Identifié

Qui dit mise à jour dit voitures. Et comme à notre habitude, nous commencerons par les nouvelles venues.

De ce côté là, pas de véritable scoop. Sur les huit nouveaux bolides, quatre ont été annoncés avec la Spec III et deux dans un second temps. L’essentiel a donc déjà été dit : le roster est assez varié et équilibré. Avec notamment une Ferrari GT3 récente (enfin !), une nouvelle monoplace fictive largement inspirée des F1 des années 90, et cet O.R.N.I. (ben oui, il vole pas !) qui a accaparé la place sous les projecteurs. La Renault Espace F1, rencontre improbable (et pourtant bien réelle !) entre un châssis du célèbre monoplace Renault (en carbone et aluminium tout de même !) et un moteur V10 atmosphérique. Attention aux freinages tout de même, elle n’a pas l’agilité d’une monoplace et ne va jamais tourner si vous attaquez trop fort !

Le voile a donc été levé sur les deux derniers modèles. Une seconde Ferrari, la 296 GTB, V6 twin-turbo couplé à un moteur électrique pour un total de 830 ch. Et la première génération de Fiat Panda ! Bah oui, il fallait bien une voiture de tous les jours. Allez faites pas la tête, on va bien s’éclater en course rétro avec !

Voici donc la liste complète des nouveaux ajouts.

  • Ferrari 296 GT3 ’23 : 1,200,000 Cr, Brand Central
  • Ferrari 296 GTB ’22 : 500,000 Cr, Brand Central
  • Fiat Panda 30 CL ’85 : 14,000 Cr, Véhicules d’occasion
  • Gran Turismo F3500-B : 1,000,000 Cr, Brand Central
  • Mitsubishi FTO GP Version R ’97 : 35,000 Cr, Véhicules d’occasion
  • Mine’s BNR34 GT-R N1 : 3,000,000 Cr, Brand Central
  • Polestar 5 Performance ’26 : 120,000 Cr, Brand Central (le vainqueur du Time Trial impliquant la Polestar gagnera des tickets gratuits aux finales des World Series fin décembre à Amsterdam)
  • Renault Espace F1 ’95 : 2,000,000 Cr, Voitures de légende

Deux circuits emblématiques

Nous le savions aussi, deux circuits sont de la partie de cette Spec III : Yas Marina à Abu Dhabi et Gilles Villeneuve au Canada. Ces tracés sont bien connus des fans de F1 car ils y figurent tous deux au championnat. Le circuit canadien est d’ailleurs un rendez-vous incontournable des Grand-Prix depuis 1978 ! Assez différents l’un de l’autre, ils sont très plaisants à rouler, d’autant plus avec des bolides de compétition, avec leurs longues lignes droites et leurs courbes rapides entrecoupées de quelques épingles.


Comme toujours, ces circuits sont extrêmement bien modélisés. Mention particulière au décor de la marina orientale et aux virages 18-19 surplombés par l’hôtel homonyme, une ambiance vraiment à part. Pas de surprise, Polyphony Digital sait y faire en ce qui concerne la réalisation ! Chacun bénéficie bien sûr d’épreuves d’Expérience Circuit pour se familiariser avec les courbes tout en gagnant quelques crédits.

Petite ombre au tableau, pas de sens inversé (comme tous les circuits réels du jeu) et pas de pluie possible sur aucun des deux circuits. Et la nuit profonde (donc des « vraies courses de 24h ») n’est disponible qu’à Abu Dhabi. Un peu dommage, mais bon.

Plus d’épreuves et de devoirs !

La Spec III, c’est aussi de nouvelles épreuves. Et l’occasion de faire connaissance en douceur avec les nouveaux bolides et tracés. Nous avons donc au menu :

  • European Sunday Cup 400 : Goodwood, 4 tours, 52,000 Cr
  • Japanese FF Challenge 450 : Blue Moon Bay Speedway – Central A, 4 tours, 50,000 Cr
  • GT-R Cup : Gilles-Villeneuve, 15 tours, 250,000 Cr
  • Ferrari Challenge : Yas Marina, 5 tours, 90,000 Cr
  • WTC 800 : Yas Marina, 10 tours, 200,000 Cr
  • Super Formula : Gilles-Villeneuve, 15 tours, 250,000 Cr
  • Gr.1 Prototype : Yas Marina, 15 tours, 300,000 Cr
GT7 Spec III nouvelles weekly

Les Weekly Challenges gagnent aussi en variété. Il s’agissait jusque là de finir dans le top 3 de cinq courses solo du jeu (avec souvent une inédite) dans la semaine contre des récompenses de crédits ou de tickets. Le principe reste le même, sauf que le panel peut désormais comporter des Time Trial ou des épreuves issues de la section Missions.

Prendre 20 niveaux en moins d’une seconde…

…ça n’arrive jamais, alors profitez-en ! En effet, le niveau de collectionneur s’élève à 70. On rappelle qu’il grimpe pour chaque crédit dépensé en nouvelles acquisitions. Jusque là plafonné à 50, niveau débloquant la section ultime de la boutique de tuning et la possibilité de réaliser des swaps moteur.

GT7 Spec III niveau 70
Ça fait bien plaisir !

Pour les joueurs de longue date, il est évident que cette montée de 20 niveaux supplémentaires allait être immédiate. Et qu’avons-nous en récompense ? Des invitations permanentes, cette possibilité d’acheter des véhicules très rares à durée jusque là limitée (un mois). Aston Martin, Ferrari, Pagani… elles arrivent toutes comme par magie ! Et elles ne se sauveront plus désormais. Plus besoin d’attendre désespérément l’invitation de l’écurie manquante. Ou alors de devoir farmer pour devoir gérer plusieurs invitations qui tombent comme par hasard toutes en même temps !

Il y a aussi l’accès à quatre menus de collection supplémentaires. Où l’idée est de posséder trois voitures contre un ticket en récompense. S’ajoutent donc les menus 48 (Légendes Alfa Romeo, niveau 70), 49 (Routières de course légendaires, niveau 66), 50 (Audi TT, niveau 52) et 51 (Mazda, niveau 57).

C’est cool ! Mais peut-être suis-je un peu déçu… Ces invitations permanentes étaient déjà teasées. Alors j’espérais une autre surprise. Que voulez-vous ? On n’est jamais content !

Un partenariat uniquement cosmétique ?

Juste avant l’annonce de la Spec III, Polyphony a officialisé un partenariat avec le célèbre fabricant de pneus Dunlop. On nous dit alors que Gran Turismo 7 « devrait bénéficier de données et d’expertise fournies par Dunlop, en ce qui concerne la température, la pression, l’usure en course… »

Concrètement, les pneus sont désormais estampillés de la marque britannique. Il y a aussi des stickers et une section dédiée au musée de Brand Central. Mais finalement, pas de trace d’une mise à jour du moteur physique dans la patch note. Et pas de sensation sensiblement différente sur mes quelques tours d’essai.

La franchise se doit de rester accessible au grand public, on le comprend. C’était pourtant l’occasion d’affiner un peu l’interface avec lasphalte : de rendre visible la montée en température (prise en compte, mais non affichée), de modéliser la déformation des pneus, ou peut-être même de faire intervenir la pression. On verra si le partenariat amène à plus de changements dans le futur…

Enregistreur de donnés : le coach virtuel

L’enregistreur de données était une des annonces les plus intéressantes de cette Spec III. Et il faut dire que ce nouvel outil ne déçoit pas dans sa réalisation.

On parle d’un module intégré au Time Trial (solo et en ligne), Défis Drift, Expériences Circuits et aux épreuves de permis. On y voit le récapitulatif d’un tour de circuit et la possibilité d’une comparaison avec une référence. L’analyse télémétrique se révèle complète. S’affiche ainsi les trajectoires en virage, les points de freinage, des courbes de vitesse, régime moteur, appui sur les différentes pédales, même la tendance à la dérive avec les forces G. Vous retrouverez tous les détails sur l’enregistreur de données ici.

Vraiment, c’est top ! L’outil est clair, paramétrable en fonction des indices télémétriques qui nous intéressent, avec une navigation ergonomique comme Polyphony nous a habitués. La comparaison avec la référence est lisible avec un code couleur bien démarqué. L’analyse est possible avec soi-même pour identifier une marge de progression. On visualise par exemple parfaitement l’intérêt de bien préparer son entrée en virage afin de favoriser la vitesse de sortie. Il est également possible de charger le fantôme d’un top pilote pour comprendre – et essayer de reproduire ! – son pilotage. Le jeu pense même aux ingénieurs en affichant les setups des voitures de chaque référence, afin de bien visualiser la conséquence d’un changement de réglages.

Gran Turismo 7 n’a pas son pareil pour offrir un cadre de progression aux joueurs, quel que soit leur niveau. Et il n’y a aucun doute sur le fait que cette nouvelle fonctionnalité saura bien vite se révéler indispensable. C’est pour moi l’ajout le plus marquant de cette Spec III.

Le FullForce débarque (enfin !) sur PS5 !

C’est l’une des news dans la news : le FullForce de Fanatec est désormais intégré dans GT7. Sont concernées la base ClubSport DD+ et la future Podium DD. La technologie implique la transmission de nouvelles informations dans l’axe via des vibrations haute-fréquence. Pour tous les détails techniques, je vous renvoie à l’article de MagicSim. Pour ma part, je vais me concentrer sur le ressenti concret.

Sachez déjà qu’il n’y a rien a faire dans le jeu. Vous avez simplement à monter le curseur du FullForce sur votre base. Et on se retrouve au premier virage !

Fanatec FullForce GT7

On ressent effectivement de suite un fond supplémentaire de vibrations assez fines (un peu comme des bulles de Perrier). Principalement au gré du régime moteur et du passage sur les vibreurs. Cette surcouche est plus ou moins prononcée selon la catégorie de voiture. Même poussée à fond, elle reste assez discrète (peut-être un peu trop ?) et ne déséquilibre pas l’ensemble.

C’est donc une fonctionnalité assez sympa, qui rajoute un peu d’ambiance pour l’immersion (également sonore, car ces vibrations résonnent dans le châssis !). Mais pas game changer à première vue. Je n’ai pas ressenti de gain en informations utiles notamment sur le grip, sans pour autant avoir pu m’y attarder et évaluer toutes les conditions de conduite.

Selon moi, le FullForce ne révolutionne pas l’expérience. Et ne fera pas changer d’avis ceux qui estiment le retour de force de GT7 trop lisse. Après, cela reste un premier aperçu… Peut-être vous dirai-je dans le temps que je ne peux finalement plus m’en passer ! Surtout que les retours que j’ai pu lire sur internet ou notre Discord sont plus enjoués que le mien.

« Améliorations » du multijoueur

Polyphony nous avait teasé des améliorations en ce qui concerne les courses multijoueur. Finalement, c’était plus un effet d’annonce qu’autre chose.

Il est désormais possible de privatiser un peu plus un lobby en le rendant accessible uniquement en saisissant son ID. S’ajoutent également quelques options pour peaufiner le paramétrage d’events : désactivation de l’aspiration, régulation des voitures par année ou type de transmission, définition d’un nombre minimal de passages aux stands.

Et c’est à peu près tout. Pas de refonte du système de pénalités parfois injuste, pas de swap pilote pour l’endurance communautaire et surtout, pas d’augmentation du fameux plafond à 16 pilotes.

Déception… Allez, on passe à la suite !

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Explorez la efielhcsdroN !

Terminons ce tour de la Spec III avec les quelques nouveautés qui se glissent ici ou là.

Les Menus Saisonniers font leur apparition. Basés sur le même principe que les menus de collections, l’idée est de compléter une sélection de trois voitures contre une récompense. Comme le nom (et la date en haut à droite de la capture) semblent l’indiquer, les dates butoirs devraient être les changements de saisons.

GT7 Spec III Menu saisonnier
Aussitôt débloqué, aussitôt validé !

Il est désormais possible de rouler sur la Nordschleife en sens inverse ! Ca va être sympa de réapprendre tous les points de freinage sur 20 kilomètres. SuperChicane déconseille fortement de tenter l’exercice IRL, surtout avec le trafic ! Mauvaise nouvelle, cette expérience aussi excitante que dangereuse n’est possible qu’en Time Trial solo (dans la version Endurance du tracé). Pas de course possible. Dommage, un jour peut-être ?

De son côté, le tracé Eiger Nordwand bénéficie d’une nouvelle Experience Circuit, en sens inverse également, et à bord d’une Alpine A110.

Une vingtaine de nouveaux swaps moteur est débloquée. Vous en trouverez la liste complète dans la patch note.

Enfin, les adeptes de photographie ont à leur disposition quatre nouveaux Scapes pour faire office de décor à leurs magnifiques créations : Yas Marina, Circuit Gilles-Villeneuve, Atelier de préparation et Emplacement d’éclairage supplémentaire (??!)

Ce qu’il n’y a pas

Gran Turismo 7 n’a plus grand chose à voir avec son état à la sortie. Entre cette Spec III et le DLC dont je vous parle juste après, le titre de Polyphony propose une expérience de plus en plus soignée à tous les types de joueurs. Néanmoins, il persiste quelques aspects sujets à une certaine frustration que l’on espérait corrigés avec cette update.

Des salons toujours bloqués à 16, une interface minimaliste sur le PSVR 2 (on pouvait nous laisser le choix d’afficher ou pas les écarts de temps !), pas de renouvellement sur la physique simplifiée des pneus… Le titre traîne encore quelques boulets qui contrarient une catégorie de joueurs et qui le laisse à deux doigts d’une certaine perfection (pour son positionnement). Surtout que j’avais exprimé l’idée que la Spec III était le moment ou jamais pour corriger ces derniers points. Il faut donc croire que ce sera jamais ! Dommage…

Allez, on passe maintenant au DLC Power Pack !

DLC Power Pack Puissance : le mode carrière qu’on n’attendait plus !

Partons donc à la découverte de ce DLC Power Pack. Avec sa belle promesse de proposer un vrai mode carrière qui fait cruellement défaut à ce Gran Turismo 7. Le départ se fait en cliquant sur la nouvelle section, représentée sous la forme d’un voilier. On ne reviendra pas sur les choix artistiques quelques peu singuliers de Kaz !

GT7 DLC Map

Six routes se dessinent devant vous

Après vous avoir délesté de la somme très correcte de 29,99 € (et alourdi de 5.000.000 Cr virtuels !), le capitaine vous dépose au pied d’un nouvel arbre de progression. Celui-ci est constitué de six branches indépendantes, démarrant chacune sur un thème bien identifié : Hakosuka ’70s, GTI, Muscle car américaines, Bataille de préparation FF et Légendes Coupe Porsche. Chaque branche est une enfilade de cases qui représentent une course ou une récompense (tickets ou crédits).

Pour entamer une branche, vous ne piochez pas la voiture dans votre garage mais en choisissez une parmi une sélection de trois modèles. Selon le modèle choisi (et la difficulté qui en dépend), un bonus de récompense vous sera octroyé. La suite ? Un déroulé a priori classique : à la fin de chaque course, vous obtenez une nouvelle récompense sous la forme d’étoiles et vous débloquez la case suivante… qui vous mène vers votre prochaine aventure.

Au total, le DLC comprend 50 courses réparties sur 20 thèmes iconiques du sport automobile. Parmi ceux-ci : Hachiroku 80’s, Gran Turismo 300, GT ONE, Coccinelle du désert, Souvenirs du Groupe C, Bataille de préparation 1 000 ch, Touriste/Nürburgring et Groupe 3/Nürburgring.

L’important n’est pas la destination…

Les étoiles accumulées au fil de la progression dans les branches vous permettent de vous procurer six voitures exclusives à ce DLC. C’est-à-dire :

  • Ford Mustang 2015 American Racer
  • Porsche 911 Turbo Rally
  • Toyota AE86 Levin D-Tuned
  • Toyota Supra GT Road Car
  • Nissan Skyline GT-R GP-Tuned
  • Volkswagen Beetle 1966 Desert Racer (modèle qui fera plaisir à Olive !)

…mais le voyage !

En introduction du DLC, cette chère Sarah nous promet « des courses plus réalistes et exigentes que ce que vous avez connues ! »

Dès la première course, le DLC marque sa différence par rapport aux events solo classiques de GT7 en nous proposant de vrais week-end de course. Si si, avec séance d’essais, qualifications et course en elle-même. On n’y croyait plus ! Il n’est plus question de commencer dernier (parfois avec un bon train de retard) pour devoir remonter tout le pack d’obstacles mouvants et bousculants que constituent nos adversaires.

En parlant d’adversaires, Polyphony Digital lâche les lions avec la version 3.0 de Sophy, l’IA maison et autrement plus « réaliste ». La communication ne donne pas vraiment de détails sur les nouvelles aptitudes de Sophy, à part des « batailles plus intenses« . Étant donné que les premières courses sont sur un format très court (quelques tours), difficile de se rendre compte en l’état. À part noter la disparition des smileys surplombant les voitures.

On se doute que les nouveautés se feront sentir sur les courses d’endurance – allant jusqu’à 24h ! -annoncées par Kaz. Avec un affinage des stratégies aux stands, actualisées selon les péripéties ou changements climatiques survenant pendant la course.

Et puis forcément, ces fameuses courses de fond doivent se trouver à l’extrémité des branches. Il faudra donc attendre avant de se faire un avis plus complet.

NB : je suis tombé sur des retours de joueurs ayant atteint ces courses de 24h. Il semblerait qu’il n’y ait aucun moyen de sauvegarder son avancée – lors des arrêts aux stands par exemple. Si cela devait se confirmer, ce serait une erreur critique à réparer bien vite !

Un signal d’espoir

Dans sa structure, le DLC Power Pack reste assez simpliste : on suit une après l’autre les cases de la branche choisie. Rien de révolutionnaire jusque là. Et incomparable avec le mode carrière des anciens Gran Turismo. Dans lequel on commençait en Sunday Cup avec une poubelle d’occasion. Dont on améliorait progressivement les performances à coup de tuning au gré de nos économies. Avant de pouvoir acheter un bolide plus efficace nous permettant de remonter d’un échelon dans la hiérarchie du sport auto. Et de finir quelques (nombreuses) heures plus tard au sommet de la chaîne alimentaire à bord d’un prototype.

Mais l’idée n’est pas là après tout, ce n’est qu’un DLC avec un contenu semblant très correct au vu de son prix. Je le vois surtout comme un signal d’espoir pour la suite de la franchise. Signal que Polyphony pourrait s’atteler à nous fournir un vrai mode carrière dans le prochain opus. Et surtout, que Sophy prenne le contrôle total de GT8.

Oui je sais, dit comme ça, ça fait peur ! Alors je vais le reformuler autrement : un mode carrière « Car-RPG » avec le sentiment de progression d’antant, dont chaque étape est jalonnée de batailles en piste avec Sophy, ce serait le rêve de beaucoup de fans ! Et suffisant pour mettre une belle longueur d’avance (sur ce point) à la concurrence.

Moi j’suis le numéro un, OK ?

Voici donc Gran Turismo 7 reparti de plus belle grâce à ces deux nouveaux contenus. Malgré le rendez-vous manqué pour quelques améliorations attendues, la franchise aux 100 millions de ventes enfonce toujours un peu plus le clou de la suprématie sur PlayStation. Polyphony Digital donne encore une fois une leçon d’exécution à une concurrence qui patine au démarrage, avec des titres inachevés à la release.

Les joueurs ont donc de quoi s’occuper le temps que les nouveaux venus gagnent en maturité. Jusqu’à ce que Gran Turismo 8 – officiellement en développement, mais sans une quelconque fenêtre de sortie – revienne mettre les pendules à l’heure !

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3 Commentaires

  • Pour sauvegarder la progression sur le dlc, au milieu d’une course de 24h, il semblerait que faire pause, puis fermer le jeu, permette de retrouver sa course là où on l’a laissée… A tester car de ce que j’ai pu voir de Sophy 3, l’expérience n’est pas à la hauteur du prix demandé.
    Sinon, une chose qui était absolument incompréhensible, et qui devient complétement ubuesque avec l’ajout de la télémétrie dans le contre la montre de chaque circuit mondial : l’absence de conditions égales et donc la présence d’un vent aléatoire ! Comment comparer 2 tours chrono dans ces conditions ! Il ne reste donc que les contre la montre en ligne pour faire usage de la télémétrie, et donc limités aux combos choisis par PD…
    Enfin, et dans la mesure ou la température des pneus influe énormément sur les performances, toujours pas d’implémentation dans l’ATH… Ce qui donne un avantage anormal aux pilotes équipés de dashboards tiers ! Là encore, je ne comprend pas qu’une information aussi essentielle au chrono ne soit pas accessible à tous ; information également absente de la télémétrie au passage alors que 5° d’écart entre 2 tours ou 2 pilotes peut aussi expliquer la perte de temps dans un virage…
    Concernant le FullForce de Fanatec, j’ai la chance de pouvoir « enfin » l’obtenir et je suis un peu content, pour les sensations supplémentaires au global, et un peu déçu, pour la saturation du train avant par exemple, trop faible. Un réglage plus fin des effets fullforce, comme dans iRacing, serait également le bienvenu.

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