- Où en est Moza en 2026
- Les bases, de 3,9 à 25 Nm
- Sur quelle plateforme peut-on jouer ?
- Par où commencer selon son budget
- Quelle configuration selon ce que vous roulez
- Choisir sa roue
- Les pédaliers, du SR-P au mBooster
- Shifters et frein à main
- Le mouvement, avec le HMA150
- La gamme flight sim
- V1, V2, Ultra : s’y retrouver
- Faire évoluer sa configuration
- Où acheter et quelle garantie
- Ce que Moza fait bien, et ce qui coince
- Alors, Moza pour qui ?
En cinq ans, Moza est passé du statut d’outsider chinois à celui de marque installée. Le catalogue a suivi. On y trouve désormais sept bases Direct Drive, de 3,9 à 25 Nm, des dizaines de roues, quatre familles de pédaliers, des shifters, un frein à main, et même une gamme flight sim. De quoi s’y perdre.
Cette page sert donc de point d’entrée. Elle explique comment la gamme s’organise, ce qui va avec quoi, et vers quelle page aller pour creuser. Les tarifs affichés dans les encarts proviennent de nos revendeurs partenaires et se mettent à jour tout seuls.
Nous avons par ailleurs testé une bonne partie de cette gamme sur notre chaîne. Vous retrouverez donc nos essais vidéo au fil des sections, base par base et accessoire par accessoire.
Où en est Moza en 2026
Moza Racing est la branche simracing de Gudsen Technology, une société fondée en 2015 dans les stabilisateurs pour caméras. Cette origine explique beaucoup, car la marque maîtrisait déjà les moteurs et l’électronique de précision. Elle est donc arrivée sur le simracing avec un savoir-faire, pas seulement avec un prix.
Le premier produit simracing arrive en juin 2021, et c’est une R16 de 16 Nm. Moza a donc commencé par le haut de gamme, puis est descendu : la R9 en 2022, le R5 Bundle la même année, puis la R12 en 2023.
Le positionnement n’a pas changé depuis. Moza vise le rapport puissance-prix, puis élargit son catalogue plus vite que ses concurrents. En 2026, la marque couvre ainsi toute la chaîne, de l’ensemble d’entrée de gamme jusqu’au pédalier à retour de force actif.
Ce rythme a cependant un revers. Les révisions s’enchaînent, les générations se succèdent, et s’y retrouver demande un peu d’attention. C’est justement l’objet de cette page.
Les bases, de 3,9 à 25 Nm
Tout part de la base. En effet, c’est elle qui produit le retour de force, et son couple se mesure en newtons-mètres.
Sept modèles composent la gamme. La logique est simple : plus le chiffre monte, plus la base encaisse et plus elle coûte cher. Deux exceptions à retenir, la R3 et la R5, que Moza ne vend jamais seules.
R3, le ticket d’entrée à 3,9 Nm
3,9 newtons-mètres seulement. C’est le plancher de la gamme, et de loin le Direct Drive le moins cher du catalogue. La puissance suffit largement pour découvrir la technologie.
Retenez surtout qu’elle ne s’achète qu’en ensemble, roue et pédalier compris. Impossible donc de la prendre seule pour y monter votre propre matériel.

Moza Racing
R3 Bundle pour PC
Pack MOZA R3, associant base Direct Drive, volant et pédalier pour débuter en simracing sur PC.
R5, le second palier en ensemble
5,5 Nm, soit près de moitié plus que la R3. La marche se sent nettement, surtout sur des sessions où la R3 s’essouffle. C’est le meilleur compromis pour qui veut du Direct Drive sans composer sa configuration pièce par pièce.
Elle partage toutefois la limite de la R3 : Moza ne la vend qu’en ensemble, avec sa roue et son pédalier. Elle est par ailleurs réservée au PC, sans version console.

Un repère avant de descendre la gamme. Au-delà de 12 Nm, la question n’est plus le volant mais le support. Une base de 21 Nm arrache en effet un simple wheel stand posé sur un bureau. Prévoyez donc un cockpit rigide avant de viser le haut du catalogue.
R9 V3, la première base vendue seule
9 Nm. C’est le meilleur point d’entrée du catalogue si vous montez votre ensemble pièce par pièce. La puissance suffit largement pour la GT et la monoplace, même en usage soutenu.

Moza Racing
R9 V3 Direct Drive Wheel Base
Base à retour de force Direct Drive MOZA R9 V3 (9 Nm), pour un pilotage précis en simracing.
R12 V2, le meilleur compromis
12 Nm, soit un tiers de couple de plus que la R9 pour un écart de prix contenu. C’est la base que nous recommandons le plus souvent, car elle tient aussi bien le rallye que la piste.

Moza Racing
R12 V2 Direct Drive Wheel Base
Base à retour de force Direct Drive MOZA R12 V2 (12 Nm), pour un pilotage précis en simracing.
R16 Ultra, le palier au-dessus
16 Nm. On entre ici dans le territoire où le cockpit devient obligatoire. En revanche, la finesse du retour progresse nettement, notamment sur les détails de surface.

Moza Racing
R16 Ultra Direct Drive Wheel Base
Base à retour de force Direct Drive MOZA R16 Ultra (16 Nm), pour un pilotage précis en simracing.
R21 Ultra, pour garder de la marge
21 Nm. Peu de joueurs exploitent réellement cette puissance à fond. Elle sert plutôt de réserve : la base ne sature jamais, et le retour reste net dans les gros appuis.

Moza Racing
R21 Ultra Direct Drive Wheel Base
Base à retour de force Direct Drive MOZA R21 Ultra (21 Nm), pour un pilotage précis en simracing.
R25 Ultra, le sommet du catalogue
25 Nm. C’est la dernière arrivée, et elle place Moza au niveau des références du marché. Réservez-la toutefois à un cockpit en profilé aluminium correctement lesté.

Moza Racing
R25 Ultra True Torque Direct Drive Wheel Base
Base à retour de force Direct Drive MOZA R25 Ultra True Torque (25 Nm), le haut de gamme de la marque.
Pour départager deux modèles précis, notre comparatif dédié entre dans le détail : quelle base Direct Drive Moza choisir.
Sur quelle plateforme peut-on jouer ?
C’est la question qui revient le plus souvent. La réponse mérite donc d’être précise.
- Sur PC : toute la gamme fonctionne, sans exception.
- Sur Xbox : la licence est portée par la roue ESX, jamais par la base. Montée sur une base de génération actuelle, du R3 Bundle à la R25 Ultra, elle ouvre la console. Remplacer l’ESX par une autre roue du catalogue ramène en revanche l’ensemble au PC, et les toutes premières générations, R9 V1, R16 V1 et R21 V1, n’y ont pas droit.
- Sur PlayStation : trois volants officiellement licenciés ont été annoncés le 17 septembre 2026, les R5S Pro et R16S Ultra. Aucun n’est encore en vente, et Moza n’a communiqué ni couple, ni prix, ni date.
Le dossier PlayStation a basculé le 17 septembre 2026, au Tokyo Game Show. Nous le tenons à jour ici : volant Moza PS5, c’est officiel, trois modèles annoncés.
Par où commencer selon son budget
Deux ensembles servent de portes d’entrée. Ils incluent la base, la roue et le pédalier, ce qui évite d’avoir à composer soi-même. C’est aussi la seule façon d’obtenir une R3, puisqu’elle n’est pas vendue séparément.
Le R3 Bundle, l’ensemble le plus accessible
Nous l’avons vue plus haut côté puissance. Côté budget, l’intérêt tient à ce qu’elle contient : base, roue et pédalier, sans rien d’autre à prévoir qu’un support. Il existe par ailleurs en version PC et en version Xbox, seule la seconde ouvrant la console, grâce à sa roue ESX.

Le R5 Bundle, 5,5 Nm et toujours tout inclus
Nous l’avons vu plus haut côté puissance. Côté budget, il représente le palier au-dessus du R3 tout en gardant la même logique du tout-en-un. C’est donc le choix logique si vous savez déjà que le simracing va durer chez vous.
Quelle configuration selon ce que vous roulez
Le budget n’est pas le meilleur point de départ. Ce que vous conduisez compte davantage, car une roue typée F1 ne sert à rien en rallye et un frein à main ne sert à rien sur circuit. Voici donc quatre ensembles cohérents, selon la discipline.
Piste et GT3, le cas le plus courant
Une R12 V2, une roue rectangulaire comme la GS V2P, et un pédalier à load cell. C’est la configuration qui couvre le plus grand nombre de jeux, d’Assetto Corsa à Gran Turismo. Le shifter reste optionnel, puisque les GT modernes se conduisent aux palettes.
Monoplace et formule
Une R16 Ultra et la roue FSR2. Le couple sert ici davantage qu’en GT, car une monoplace charge fort en appui et le retour sature vite sur une base modeste. Prévoyez en revanche un cockpit rigide, sans quoi le gain se perd en flexion.
Rallye
Une R9 V3 ou une R12 V2 suffisent, mais ajoutez le frein à main HBP et, si vous roulez en historique, la boîte en H. C’est la discipline où les accessoires comptent le plus, davantage que la puissance de la base.
Camion
Une R9 V3, la roue TSW pour son grand diamètre, et le shifter SGP. Inutile de monter en couple ici : un poids lourd ne renvoie pas les mêmes efforts qu’une GT3, et le confort sur de longues sessions prime sur la puissance.
Une remarque vaut pour les quatre. Le pédalier compte davantage que la base pour vos chronos. Si le budget coince, réduisez donc plutôt la puissance que la qualité du freinage.
Choisir sa roue
Moza sépare la base et la roue. Vous gardez ainsi la même base en changeant de roue selon la discipline : typée F1 pour les GT de compétition ou les monoplaces, ronde pour le rallye. Le quick release maison rend par ailleurs l’échange rapide, sans outil.
Le catalogue compte une vingtaine de références. Elles se répartissent en deux grandes familles, rectangulaires d’un côté, rondes de l’autre, et une seule d’entre elles ouvre les portes de la console.
L’ESX, la roue qui ouvre la Xbox
C’est le point à retenir avant tout achat sur console. L’ESX est la seule roue Moza officiellement licenciée Xbox, et c’est elle qui porte la compatibilité, pas la base. Montez-la sur une base de génération actuelle et la console suit, du R3 Bundle à la R25 Ultra. Remplacez-la par n’importe quelle autre roue du catalogue, et l’ensemble revient au PC.
Une limite mérite d’être connue : l’ESX est une roue à méplat, ce que les fabricants appellent une D-shape, c’est-à-dire un volant rond dont la partie basse est aplatie. Un joueur Xbox qui roule surtout en GT3 n’a donc pas le choix de la forme, alors que la discipline appelle une roue rectangulaire.

Moza Racing
ESX Steering Wheel for PC & Xbox
Volant MOZA ESX pour PC et Xbox, compatible avec les bases Direct Drive de la marque.
Les roues rectangulaires, pour la compétition GT et la monoplace
C’est la famille la plus fournie, et de loin celle qui convient au plus grand nombre. En GT2, GT3, GT4 comme en monoplace, on pilote en effet avec une roue rectangulaire typée F1, jamais avec un volant rond.
Cinq références la composent : la GS V2P, la KS, la KS Pro, la Vision GS et la FSR2. La GS V2P couvre l’essentiel des besoins, tandis que la Vision GS ajoute un écran intégré. Nous l’avons testée, écran rotatif compris.
La KS Pro est également passée sur notre banc d’essai, un cran au-dessus côté finition.

Moza Racing
KS Pro Steering Wheel
Volant MOZA KS Pro, volant GT avec écran intégré, pour base Direct Drive MOZA.

La FSR2, le haut du panier
La FSR2 est la référence maison : forme rectangulaire, écran, palettes doubles. Elle vise la monoplace, mais elle fait tout aussi bien l’affaire en GT3, puisque la catégorie emploie le même type de roue.
C’est donc la plus polyvalente de la gamme, et non une spécialiste comme on pourrait le croire. Sa seule vraie limite tient au rallye, où elle n’a pas sa place.

Moza Racing
FSR2 Formula Wheel
Volant MOZA FSR2 Formula, volant monoplace pour base Direct Drive MOZA.
Les roues rondes, pour le rallye et les classiques
Elles répondent à des besoins précis et n’ont rien d’un choix par défaut. En rallye, on croise les mains et on tourne beaucoup : un volant rond devient indispensable. Il en va de même sur les voitures anciennes, où la position de conduite et le braquage n’ont rien à voir avec une GT3.
Deux autres usages les justifient tout autant. Le tourisme d’abord : une TCR ou une voiture de coupe de marque garde un volant rond, et c’est un pan entier du simracing qui n’est ni du rallye ni de la GT3. Le drift ensuite, où l’on braque à fond en croisant les mains, exactement comme en rallye.
Attention enfin au mot « GT », qui recouvre deux réalités opposées. Une Grand Tourisme de route est une voiture de tous les jours, chère mais civile, à consonance sportive : son volant est rond, avec un simple méplat sur sa partie basse. En compétition, « GT » désigne au contraire toute une famille de catégories, GT4, GT3 et GT2, qui roulent en rectangulaire.
La Porsche 718 Cayman GT4 illustre la confusion à elle seule. Dans sa version de route, elle se conduit avec un volant rond en Alcantara. Sa déclinaison de course, qui engage précisément en catégorie GT4, reçoit quant à elle un rectangulaire à écran intégré. Même voiture, même nom, deux volants que tout oppose.
Une nuance pour finir : certaines compétitions courent encore au volant rond. C’est toutefois rare au très haut niveau, où le rectangulaire s’est imposé.
Chez Moza, quatre références entrent dans cette catégorie : la CS V2P, la CS Pro, la RS V2 et l’ESX, cette dernière étant une D-shape, autrement dit une ronde à méplat. Ne les choisissez que si vous roulez vraiment en rallye ou en historique. Sur circuit moderne, une roue ronde vous handicapera plus qu’autre chose.

Moza Racing
CS V2P Steering Wheel
Volant MOZA CS V2P, volant GT pour base Direct Drive MOZA.

Moza Racing
RS V2 Steering Wheel
Volant MOZA RS V2, pour base Direct Drive MOZA.
Pourquoi les roues de course ne sont pas rondes
La question mérite une réponse, car elle commande tout ce qui précède. Sur circuit, les mains ne quittent pas le volant : on roule à 9h15, et l’angle maximal utile dépasse rarement 200 degrés. La trajectoire extérieur-intérieur-extérieur vise en effet le plus petit braquage possible.
Garder les mains en place apporte alors trois choses. La précision d’abord, puisque vous savez en permanence de combien vous braquez, sans regarder. La capacité à contre-braquer ensuite, décisive quand l’arrière décroche : mains déplacées, vous ne pouvez plus rattraper la voiture. La force enfin, par simple effet de levier.
Dès lors qu’on ne balade plus les mains, la partie haute du volant ne sert plus à rien. La retirer permet donc de baisser la tête du pilote, qui n’a plus la piste masquée, et par conséquent d’abaisser le centre de gravité. Voilà le vrai gain du volant rectangulaire, et la raison pour laquelle il s’est imposé en compétition GT comme en monoplace.
En rallye, tout change : on croise les mains, on braque beaucoup et on provoque le survirage pour passer les épingles. Le volant rond redevient donc indispensable, comme en drift et sur les anciennes.
Les répliques sous licence
Moza produit aussi des répliques officielles, dont la Porsche Mission R et l’Essenza SCV12 de Lamborghini. Leur tarif les place à part du reste de la gamme.

Moza Racing
Porsche Mission R Steering Wheel
Le volant MOZA Porsche Mission R est une réplique sous licence officielle, reproduite à partir des données CAO originales de la Porsche Mission R, jusque dans les proportions et l’implantation des commandes. En son centre, un écran OLED flexible de 5,4 pouces en 720p à 60 Hz, protégé par un verre trempé à courbure 300R. Le cadre est usiné CNC dans de l’aluminium aérospatial.
Et pour le camion
Cas particulier, la TSW reprend le grand diamètre d’un volant de poids lourd, pour Euro Truck Simulator 2 et American Truck Simulator.

Moza Racing
TSW Truck Wheel
Volant MOZA TSW, volant de camion pour base Direct Drive MOZA.
Le détail modèle par modèle, avec les diamètres et les matériaux, se trouve dans notre guide dédié : quel volant Moza choisir.
Les pédaliers, du SR-P au mBooster
Quatre familles couvrent tous les budgets. La différence tient surtout au capteur de frein, car c’est lui qui détermine la précision du dosage.
SR-P, le premier prix
Un capteur à potentiomètre, une construction simple, mais une base saine pour débuter. Il accompagne d’ailleurs les ensembles d’entrée de gamme.

Moza Racing
SR-P Pedals
Pédalier MOZA SR-P, 2 pédales à capteur Load Cell, pour débuter en simracing.
CRP2, le passage au load cell
Le frein réagit ici à la pression et non à la course, ce qui change complètement le dosage. C’est le meilleur rapport progrès-prix de toute la gamme Moza.

Moza Racing
CRP2 Load Cell Pedals (Throttle+Brake)
Pédalier MOZA CRP2 Load Cell (accélérateur + frein), conçu pour une sensation de freinage précise en simracing.
SRP2, le cran intermédiaire
Une construction plus rigide et des réglages plus fins. Il s’adresse à ceux qui roulent régulièrement en ligue.

Moza Racing
SRP2 Pedals
Pédalier MOZA SRP2, à capteur Load Cell, pour un pilotage précis en simracing.
mBooster, la pédale active
La pédale y génère son propre retour de force, et simule donc l’ABS ou le blocage de roue. C’est un produit de niche, que peu de concurrents proposent.

Moza Racing
mBooster Active Pedal
Pédale active MOZA mBooster, pédale de frein à retour de force pour une sensation de freinage réaliste en simracing.
Shifters et frein à main
Trois accessoires complètent l’ensemble, tous à des tarifs contenus. Ils partagent la même logique que le reste de la gamme : ils se branchent sur la base et se règlent depuis le même logiciel.
Le HBP, pour le rallye
Un frein à main à capteur de pression, et non à course. La différence compte en rallye, car le dosage y décide de l’angle pris en épingle. C’est l’accessoire qui change le plus la conduite pour le budget engagé.
Le SGP, le séquentiel
Un levier séquentiel, tirer pour monter, pousser pour descendre. Il couvre la GT moderne, le rallye et le camion. C’est aussi le plus polyvalent des trois, puisque presque toutes les voitures récentes s’en accommodent.
Le HGP, la boîte en H
Six rapports plus la marche arrière, pour les anciennes et le camion. Réservez-le toutefois à ceux qui roulent vraiment en historique : sur une GT3 moderne, il ne sert à rien.


Moza Racing
HGP Shifter
Levier de vitesses MOZA HGP, en métal, compatible avec l’écosystème MOZA Racing.
Le mouvement, avec le HMA150
Un cran au-dessus, Moza s’est lancé dans le mouvement avec le HMA150, un système dynamique qui fait bouger le cockpit tout entier. On change alors de catégorie, de prix comme d’encombrement. Nous l’avons essayé, et c’est le sommet actuel du catalogue.

Moza Racing
HMA150
Système dynamique 3DOF composé de quatre vérins, d’une alimentation de 1 000 W, d’un boîtier de contrôle et d’un arrêt d’urgence. Débattement de 150 mm par vérin, vitesse de pointe de 300 mm/s et accélération de 1 G pour une charge de 250 kg, ramenée à 0,5 G à 350 kg. Se fixe uniquement sur un châssis en profilé aluminium à partir du 80 x 40, avec un entraxe de 40 mm ; les châssis tubulaires ne sont pas supportés. Pilotage par le logiciel Moza Motion Manager sur PC, en anglais ou en chinois. Aucune compatibilité console à ce jour.
La gamme flight sim
Moza a ouvert un second front en 2024 avec une gamme flight sim complète. On y trouve notamment des bases à retour de force, des manches, des manettes des gaz et des palonniers. La logique reste la même que sur le simracing : du matériel bien fini, à un tarif inférieur aux références établies.
Deux bases à retour de force structurent l’offre côté combat et voltige. L’AB6 ouvre la marche, tandis que l’AB9 monte en puissance. Sur ces bases viennent se monter des manches interchangeables, exactement comme les roues sur une base de simracing.


Moza Racing
AB9 FFB
Base à retour de force MOZA AB9 FFB pour simulation de vol, compatible avec l’écosystème MOZA Flight (manches, palonniers, panneaux).
Pour l’aviation civile, Moza propose des yokes, dont la base AY90 et l’ensemble AY210. La logique reste la même : la base d’un côté, la poignée de l’autre.
Le reste du catalogue couvre tout ce qui entoure le manche. On y trouve notamment des manettes des gaz, des palonniers, des modules de commandes électroniques et même des écrans d’instruments façon cockpit militaire. Au total, une trentaine de références.
C’est le seul domaine de la marque sur lequel nous n’avons pas encore de guide dédié. Nos tests des bases AB6 et AB9 restent donc la meilleure porte d’entrée.
V1, V2, Ultra : s’y retrouver
Moza révise ses produits sans changer leur nom. Une R9 peut donc être V1, V2 ou V3. De même, une R16 existe en version d’origine comme en Ultra. Les connecteurs ont également changé en cours de route, ce qui complique les achats d’occasion.
Avant d’acheter un accessoire pour une base ancienne, vérifiez donc votre génération : V1 ou V2, BT ou DC, comprendre la compatibilité Moza.
Faire évoluer sa configuration
C’est le principal intérêt d’un écosystème : on ne rachète jamais tout. Voici l’ordre dans lequel nous conseillons de progresser.
- Le pédalier d’abord. Passer d’un capteur à potentiomètre à un load cell fait gagner plus de temps au tour qu’un doublement de couple.
- Le support ensuite. Un cockpit rigide révèle ce que votre base sait déjà faire. Beaucoup de joueurs montent en puissance alors que leur support plie.
- La roue en troisième. Changer de roue adapte l’ensemble à votre discipline, et coûte souvent moins cher qu’une nouvelle base.
- La base en dernier. Elle se revend bien, et elle reste l’élément le moins limitant tant que le reste suit.
Une réserve toutefois. Cette progression suppose que vos accessoires restent compatibles avec la base visée. Vérifiez donc les générations avant de planifier une évolution.
Où acheter et quelle garantie
Moza vend en direct depuis son site européen, mais plusieurs revendeurs distribuent aussi la marque. Passer par eux présente deux avantages concrets : les délais raccourcissent, et le service après-vente se traite en France plutôt qu’à l’international.
La garantie constructeur couvre 24 mois sur le corps des bases, qu’elles soient de simracing ou de flight sim. Le reste tombe en revanche à 12 mois : roues, pédaliers, shifters et frein à main. Comptez même 6 mois sur les câbles et 12 mois sur le bloc d’alimentation.
Conservez donc votre preuve d’achat, car elle conditionne la prise en charge. Enfin, surveillez les périodes de promotion : les prix Moza bougent souvent, notamment à la rentrée et pendant le Black Friday.
Ce que Moza fait bien, et ce qui coince
Le premier argument reste le rapport puissance-prix. En effet, Moza propose du 9 Nm là où plusieurs concurrents en demandent nettement plus cher à couple égal. La modularité suit : une base achetée aujourd’hui accepte les roues et les pédaliers sortis ensuite.
Le logiciel maison, Pit House, centralise par ailleurs les réglages de chaque périphérique. Une seule fenêtre suffit donc pour la base, la roue, le pédalier et le frein à main. Peu de concurrents en font autant.
Le rythme de sortie a toutefois un revers. Puisque la marque révise ses produits vite, une génération chasse l’autre en dix-huit mois environ. Un accessoire acheté d’occasion peut donc ne pas se brancher sur votre base.
Enfin, l’absence de PlayStation reste le point noir. Sur Xbox, tout passe par la roue ESX, seule référence licenciée de la marque. Autrement dit, Moza s’adresse encore avant tout aux joueurs PC.
Un volant Moza fonctionne-t-il sur PS5 ?
Pas encore. Moza a officialisé le 17 septembre 2026 ses trois premiers produits sous licence PlayStation, pour une sortie visée entre fin 2026 et début 2027, sans prix à ce jour. Sur console, seule la Xbox est couverte, via la roue ESX.
Quelle base Moza choisir pour débuter ?
Le R3 Bundle si vous voulez un ensemble complet, roue et pédalier inclus, sans rien avoir à choisir. La R9 V3 si vous préférez construire votre configuration pièce par pièce : elle offre 9 Nm pour un tarif voisin, mais il faut y ajouter une roue et un pédalier. Les encarts ci-dessus donnent les tarifs du jour.
Faut-il un cockpit pour une base Moza ?
Pas en dessous de 12 Nm : un wheel stand correct ou une fixation sur un bureau épais suffisent. Au-delà, un cockpit rigide devient nécessaire. Une base de 21 ou 25 Nm déforme un support léger et gâche la précision du retour de force.
Les accessoires Moza sont-ils compatibles entre générations ?
Pas toujours. Moza a fait évoluer ses connecteurs au fil des révisions, et une roue ou un pédalier récent peut refuser de se brancher sur une base ancienne. Vérifiez votre génération avant tout achat d’occasion.
Moza est-il moins cher que Fanatec ?
À puissance égale, oui, dans la plupart des cas. L’écart se resserre toutefois sur le haut de gamme, et Fanatec conserve l’avantage décisif de la compatibilité PlayStation, que Moza n’a pas.
Alors, Moza pour qui ?
Pour un joueur PC, la marque coche à peu près toutes les cases. On y trouve en effet du Direct Drive dès l’entrée de gamme, une montée en puissance progressive, et un écosystème qui suit. Sur console, en revanche, il faudra passer par la roue ESX pour la Xbox, ou patienter pour la PlayStation.
Si vous hésitez encore entre plusieurs marques, notre comparatif entre Fanatec, Thrustmaster et Logitech G replace enfin Moza dans le paysage.
Retrouvez-nous
























Bonjour. Vous faites une grosse erreur en parlant de compatibilité uniquement PC. Vous devriez être Au courant que le R3 est-il compatible Xbox
Bonjour.
L’article date de janvier 2023, le R3 n’avait pas encore été annoncé à ce moment, le texte sera prochainement mis à jour.
Merci.