Voici notre test complet du cockpit GT Omega Art. Ce modèle d’entrée de gamme chez le fabricant écossais nous attire clairement par son prix, mais qu’en est-il de ses qualités mécaniques et de son confort ? C’est que nous allons vérifier pour vous afin de vous donner un avis complet.
Le Test du GT Omega Art en vidéo comme en texte
Profitez de ce test en deux formats. D’un côté une vidéo sur notre chaîne Youtube avec juste ce qu’il faut de gameplay pour vous faire une idée. De l’autre, un test écrit, détaillé, avec une comparaison des prestations de ce Art face à ses concurrents directs. L’un, l’autre, les deux. C’est à vous de choisir maintenant.
Présentation du GT Omega Art
Dans la gamme de GT Omega, il y a de nombreux sièges de bureau, classiques ou de type gamer. Il y a aussi des wheel stand comme le modèle Apex ou le Classic. On trouve aussi une large gamme de cockpits, parmi lesquels des modèles de référence comme le Titan, le Prime ou le Prime Lite. Et avant de recevoir le Art, qui se positionne en entrée de gamme des cockpits de la marque, nous avions prévenu GT Omega de notre impartialité.


Il faut dire que ce Art Cockpit n’a pas l’esthétique racée du reste de la gamme et que son prix, inférieur à 240€ pour le châssis seul avec support de levier inclus, avait tout pour nous inquiéter quant à sa qualité de fabrication. Les écossais ne se sont pourtant pas défilés et nous voilà avec ce châssis accompagné de son siège RS12 pour un test en bonne et due forme.
Face à son tarif (entre 420€ et 480€ avec un siège de la marque), on trouve principalement des modèles pliables comme le Trophy de PlaySeat à 599€, le GTLite Pro de Next Level Racing à 299€, le F-GT à 549€ et le Oplite GTR S3 Ultimate à 499€.
Montage et pliage du GT Omega Art
Comptez 1 heure pour monter le cockpit (40 minutes à deux), 20 minutes de plus pour installer un siège. La première partie ne pose vraiment pas de difficulté si on suit bien la notice (imagée). Le montage du siège est un peu plus sportif et vous ne serez pas trop de deux pour y arriver. Il faut dire que les rails pré-montés sur le siège peuvent être capricieux et source de pincement des doigts. Attention donc à ne pas vous faire mal.

Le Art n’est pas en soit un cockpit pliable. Mais il offre une séparation en deux très facile à mettre en place. Ainsi, en quelques secondes à peine, vous passez d’un large cockpit à deux parties beaucoup plus faciles à ranger dans un large placard ou au fond du garage. Le montage de roulettes est possible avec le Art … Mais je ne suis pas sûr de vous le conseiller, la rigidité de la barre inférieure n’étant pas comparable à celle d’un GT Omega Titan.
Compatibilité du GT Omega Art
Le GT Omega Art est compatible avec de nombreuses marques et modèles de matériel. Logitech et Thrustmaster ne posent aucun problème de compatibilité, tant du côté des bases que des pédaliers. Nos essais avec Fanatec ont aussi été concluants, même si les modèles CSL Pedals et CSL Elite V2 Pedals impliquent un peu de bricolage pour passer correctement les vis. idem avec les SRP et SRP Lite de Moza.

Les bases Moza R9, R12 et au-dessus se positionnent parfaitement grâce à leur empattement identique aux bases Fanatec. Mais les modèles R3 et R5 demandent à percer 2 trous supplémentaires sur le plaque. Les bases Asetek SimSports posent aussi problème. Elles semblent difficiles à adapter au GT Omega Art d’après notre test.
Côté siège, le Art peut évidemment accueillir toute la gamme de GT Omega, mais aussi n’importe quel baquet à prises latérales. Il faut néanmoins ajouter des équerres, et éventuellement des rails, comme pour le Titan.
Finition et fabrication du GT Omega Art
Le châssis du Art est composé de carré d’acier de 3 centimètres (+ ou – 0,5 suivant les pièces). La partie avant est reliée à l’arrière avec deux tiges verrouillées par des molettes de serrage. GT Omega fournit 2 types de tiges, plus ou moins longues, histoire d’adapter le cockpit à un adulte ou à un enfant. L’ensemble est tout en métal, avec une peinture noire mate, pour une finition globale assez réussie. Mais attention, notre GT Omega Art de test a montré quelques zones présentant de la paille de rouille et, en plusieurs endroits, celle-ci ne pouvait être retirée au chiffon. Pas top.
Côté visserie, pas de soucis particulier, le Art ayant profité comme le Titan de vis et boulons de bonne qualité. Pas de problème non plus avec les inserts, dont la peinture ne gêne en rien à l’insertion de vis. Côté siège, nous avons recyclé le RS12 utilisé pour le test du GT Omega Prime. Et là encore, rien à dire sur sa qualité de fabrication, les armatures comme le tissu étant d’une gamme assez élevée.
Réglages de position : plus de possibilités que le Titan
Le siège est réglable en profondeur grâce aux rails inclus. Sa position, son angle et sa hauteur, bénéficient aussi de plusieurs inserts au niveau de sa fixation. Côté pédalier, pas de réglage de profondeur de la plaque, mais ses rainures permettent d’installer le pédalier plus ou moins près. l’angle du pédalier est réglable grâce à 5 inserts en pointe. Un coup de molette et une minute plus tard vous avez un pédalier avec l’angle qu’il vous faut.


Côté base, le réglage d’angle est léger, de l’ordre de 10 degrés. 5 vers le bas et 5 vers le haut. La hauteur de la base est réglable, mais elle modifie en même temps la profondeur du volant. C’est tout de même là un réglage supplémentaire face au GT Omega Titan. A noter que le cockpit s’adapte facilement à un joueur d’1m90 et qu’il peut accueillir n’importe quel joueur à partir d’1m30. De quoi en faire un modèle familial parfait.
Rigidité : de très bons points, quelques défauts
C’était là ma pire crainte à la réception du Art : qu’il ne soit pas au niveau du Titan, voire qu’il ne soit pas vraiment jouable. Pourtant, sur de nombreux points, le Art s’en sort avec les honneurs. Son siège est stable et ne souffre d’aucune souplesse latérale. Côté pédalier, on peut noter une légère souplesse, un peu comme celle du GTR S3 d’Oplite, lorsqu’on appuie avec un pédalier Load Cell. La gêne est légère, imperceptible même pour certains pilotes ayant partagé ce test avec moi. Mais elle est factuellement là, de l’ordre de 0,8 cm pour 100kg de pression.
Côté levier de vitesses, le résultat est correct, avec tout de même un certain manque de rigidité si vous l’utilisez avec un frein à main. Ce support aurait mérité quelques barres de renfort supplémentaires pour être parfait, mais il reste très jouable en l’état.
La plaque de volant est, elle aussi, sujette à une légère souplesse. Avec un GT DD Pro 8Nm installé, nous avons constaté une petite torsion lorsque nous forçons sur cette plaque. Cette souplesse correspond à celle que nous trouvons aussi sur le F-GT de Next Level Racing. Bien qu’elle soit présente, elle ne gêne pas vraiment en jeu. Dans l’ensemble, ce Art est donc meilleur que l’ensemble des cockpits pliables du marché et sa rigidité est plutôt positive au regard du prix de son châssis.
Le confort du GT Omega Art
Le confort du Art dépend énormément du siège utilisé. Avec un des modèles de la gamme RS de GT Omega, vous retrouverez l’impression d’être dans une petite sportive. Le RS12 que nous avons utilisé ici est un modèle que nous préconisons pour les grands gabarit, là où les plus petits y trouveront surtout un effet “banquette” particulièrement présent.
Avec un baquet (nous avons utilisé un TrakRacer Rally), on arrive à un niveau très élevé, avec une bonne rigidité et un positionnement parfait pour l’ensemble des pilotes l’ayant testé avec moi. C’est clairement cette configuration que nous vous conseillons.

Dans les deux cas, le Art offre suffisamment de réglages pour se positionner comme on aime, tant au niveau du volant que du pédalier. Seul le support de levier de vitesses peine à nous convaincre avec sa position trop éloignée du volant. Mais si dans l’ensemble nous attendions peu de ce GT Omega Art, nous sommes, sur la partie confort, plutôt surpris. Et dans le bon sens du terme.
Piloter avec le GT Omega Art
Après plusieurs heures de test sur ce GT Omega Art, aux commandes d’un GT DD Pro de Fanatec avec son pédalier ClubSport V3, le verdict peut tomber. Le Art est un bon cockpit pour débuter. Il est largement plus stable qu’un GTR S3, plus confortable qu’un F-GT, et après plusieurs heures de jeu, nous nous surprenons à le trouver des plus attachants.

Mais attention, vous ne trouverez pas ici la rigidité d’un Titan et en jeu, ça se ressent. Un peu de perte d’énergie côté pédalier, un peu de perte de précision côté volant, les petites souplesses attaqueront forcément votre performance au fil des tours. Pour autant, dans le cadre d’une utilisation en amateur, voire en cockpit familial, tous les indicateurs sont au vert.
Le GT Omega Art, un bon châssis d’après notre test ?
Avec son positionnement tarifaire très alléchant, nous avions clairement un a priori négatif avant de déballer ce Art. Mais après plusieurs heures de jeu, nos craintes ne sont, pour la plupart, que de vieux souvenirs. Le Art est pratique, facile à monter/démonter, facile à adapter aux différents joueurs, compatible avec de nombreux volants, pédaliers et sièges. Il encaisse d’ailleurs sans problème un volant de gamme moyenne, tant que l’on reste sous la barre des 20 Nm, et offre un bon rapport rigidité/confort pour peu que vous choisissiez judicieusement le siège qui va avec.

Reste qu’il n’est pas parfait, bien évidemment. Nous pointons d’abord ses petites souplesses au niveau du volant, du pédalier, du levier de vitesses. Souplesses qui vous coûteront un peu d’énergie en course. Nous notons aussi sa finition, un cran inférieur à celle du GT Omega Titan. Il est en effet moins racé, moins beau, et surtout nous lui avons trouvé quelques pointes de paille de rouille… Heureusement cachées des yeux des utilisateurs.
Les concurrents du GT Omega Art :
- Le Trophy de PlaySeat à 499€. Beaucoup plus racé que le Art, avec une finition plus haut-de-gamme, le Trophy est un concurrent très sérieux. Le Art a néanmoins pour lui son choix de sièges et ses réglages qui le rendent accessible aux plus jeunes. Sur le reste, il est battu.
- Le Next Level Racing GTLite Pro à 299€. C’est le plus confortable des cockpits pliables et son prix est très intéressant. Mais il est aussi moins rigide, avec plus de pertes d’énergie que le Art. Il est aussi inadapté aux plus jeunes. Je préfère le Art qui reste assez facile à ranger.
- Le F-GT de Next Level Racing à 549€. Ce cockpit marque des points avec sa double position GT et F1. Il est tout de même plus difficile à régler et son confort n’est pas au niveau sur de longues sessions. Le Art est meilleur, sans hésiter.
- Le Oplite GTR S3 Ultimate à 499€. Plus racé, le GTR S3 arrive pré-équipé d’un baquet fibre alliant confort et rigidité. Il est donc devant le Art sur de nombreux points, mais se dernier se rattrape avec un châssis plus stable et des réglages plus accessibles. Entre les deux, mon coeur balance.
Conclusion du test
Le Art de GT Omega fait une belle entrée parmi les cockpits que nous pouvons recommander. Son tarif très accessible ne cache pas de gros défaut et l’offre du fabricant Ecossais nous semble bien adaptée. Reste à choisir le bon siège, dans la gamme de GT Omega ou en dehors pour en faire un combo familial ultime. Les joueurs en quête de performance lui trouveront néanmoins quelques faiblesses … Mais à ce tarif, rien de bien étonnant.
Pour :
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Les possibilités de réglages
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Une bonne rigidité globale
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Adapté à toute la famille
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Le choix du type de siège
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Très facile à monter
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Le support de levier inclus et efficace
Contre :
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Quelques petites souplesses
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Pas de baquet chez GT Omega
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Des traces de paille de rouille sur le modèle de test
GT Omega Art
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Type : Châssis intégral
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Matériaux : Carré d’acier
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Réglages du pédalier : Profondeur et angle
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Réglages du volant : Hauteur, profondeur et angle,
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Usage conseillé : Tous volants jusqu’à 20Nm
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Prix officiel : 169,95€






Ne vous marrez pas avec ma question mais pour des raisons waf, est-ce qu’il serait possible de l’associer à un canapé en y glissant la structure par dessous ?
Bonjour,
Pourriez-vous m’indiquer si les roulettes sont du m8 ou du m10 svp ?